
On s’est déjà interrogé ici même sur la nature du lien social, ce précieux ensemble de solidarités naturelles qui, à travers le temps historique des Cités, unit entre eux les hommes qui y vivent ensemble, dans la déférente mémoire de ceux qui y ont vécu et la pensée attentive de ceux qui y vivront à leur suite.
On sait la dynamique de ces solidarités, moteur irremplaçable de ce que la philosophie classique appelle le « bien commun », principe d’unité fondateur et dispensateur de l’ordre nécessaire à l’épanouissement humain ; et nous avons déjà observé que l’institution républicaine, par l’idéologie égalitariste et libertaire qui la fonde, les principes sociaux qu’elle promeut, les lois qu’elle édicte, les croyances qu’elle diffuse, les contraintes qu’elle impose, les modes de vie qu’elle insinue, a apporté un bouleversement radical, une véritable subversion de cet ordre où, désormais, dans un État sans sociétés intermédiaires, les relations de base les plus communes sont passées de la concorde à la confrontation ; aussi n’est-ce pas d’hier qu’on a pu commencer à se demander si la société française n’en était pas arrivée à un point de rupture annonciateur de son imminente désagrégation.
Ainsi, substitution à l’identité vécue des nations historiques, de mythes abstraits sans prise sur la réalité, désocialisation forcée, c’est-à-dire atomisation des individus, expliquent en totalité la généralisation de la violence et, plus grave encore, sa banalisation, au point qu’elle semble être devenue le mode de communication le plus courant entre les personnes ; qu’on en soit arrivé au fait, extrême mais non point isolé, que deux automobilistes attaquent à coups de couteau, l’un un piéton, l’autre un cycliste qui avaient simplement manifesté leur réprobation contre une conduite dangereuse ayant menacé leur sécurité, est révélateur de « l’ordre républicain » et fait comprendre la permanente nécessité du recours aux interventions policières et judiciaires.
Face à une si cataclysmique déliquescence, ne laissons jamais diluer ni nos identités, ni nos solidarités naturelles ; réveillons-les ou suscitons-les là où nous sommes en capacité d’agir. Il ne s’agit pas de survivre, mais de donner son sens véritable à la vie.
Philippe Champion
« …révélateur de « l’ordre républicain » et fait comprendre la permanente nécessité du recours aux interventions policières et judiciaires. »
Si les guillemets n’existaient pas, il faudrait les inventer.
C’est aussi parce que parfois les « institutions » policières et judiciaires sont infiltrés par une colonne communautariste ou une autre ou dans le meilleur des cas, au service servile et vénale d’une colonne communautariste ou d’une autre, que le Français apprend souvent, tôt ou tard, qu’il doit subir ou ronger ses freins dans une société marchant à la racaille (Ai écrit « racaille », pas « Raca »: aucun blasphême donc), racaille communautariste au pseudodieu de secte ou en col arc-en-ciel ou couleur tous-drapeaux.
I.e. : le Français apprend qu’il n’aura qu’à contacter les « institutions » policières et judiciaires quand et seulement quand il n’aura besoin de rien, sous peine, dans le meilleur des cas, de ne gagner que le droit d’être fiché d’une manière ou d’une autre.
Quand bien même le second amendement n’est toujours qu’américain.
Jusqu’au jour éventuel où ça tonne, où ça gronde, où Marianne, son proxénète et ses clients ont trop chargé la bombe.
Pendant c’temps là dans les romans (ou documentaires de boîte à troubadour), certains nous racontent comment, même en allemand, outre-rhin, outre-rhin pourtant bien servi et pas seulement au marché de Noël de Berlin, que la France discrimine et se rend bien responsable d’une frustration génératrice de violence.
Chacun ses causes.
Pour Ma part, pensées et prière pour tous les Français incarcérés ou condamnés pour avoir rencontré sur leurs chemins le Malin communautariste qui leur a tordu le bras et les a fait déraper en outrances quand ils ont osé dénoncé les agissements déviants et agressifs de certain(e)s de ses ouailles.
Egalement pensées et prière pour tous les Français incarcérés ou condamnés pour avoir tenté de détruire la Macronie.
Aucune apologie de terrorisme ici. Simple exercice de la liberté de culte.