
Commentant le traitement que le système politico-médiatique actuel a réservé à la réunion tenue dernièrement dans une ville chinoise par les membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (O.C.S.), Régis de Castelnau le considère comme « l’expression d’un mélange d’ignorance crasse, de mensonges, de bêtise arrogante », et il s’interroge sur ce qu’on peut finalement attendre « d’un Occident terminal dirigé par des abrutis qui ne comprennent rien à ce qui se passe, et ne voient que dans des rodomontades bellicistes le moyen de se rassurer et de continuer à se mentir ».

Notre rationalité d’Action française nous fait adhérer pleinement au jugement de l’ancien avocat. Et pour nous, les délires de cette République, et singulièrement l’infantilisme prétentieux et moralisateur de l’ère macronarde qui, au niveau international, se fait passer pour de la diplomatie, sont une raison suffisante pour nous interroger sur ce que, en France, quelque deux siècles de régime démocratique ont fait de la politique. Ars magna de nos anciens, puisque c’est par la politique, et seulement par la politique, que peuvent se réaliser en plénitude et se déployer les conditions du « Bien commun » temporel !
Autrement dit, lorsque l’État est un État normal (ce qui veut dire un État légitime), c’est dans ce cadre que s’effectue la mise en œuvre de ce qu’on appelle les fonctions régaliennes. Ces fonctions vitales sont au nombre de quatre : la politique extérieure, l’ordre intérieur ou sécurité publique, la justice, les finances. Tout le reste, dont l’État moderne, l’État anormal, le Léviathan totalitaire se gorge jusqu’à en crever, n’est qu’usurpation tyrannique, entraînant à terme la destruction de l’ordre social. Contre les incompréhensions persistantes de toute origine, redisons inlassablement que telle est la base de notre « Politique d’abord ».
Au premier rang de ces fonctions éminentes se trouve donc évidemment la politique extérieure, puisque c’est d’elle, et de son extension naturelle, la question militaire dont elle est inséparable, que dépend la défense des remparts de la Cité, condition sine qua non de l’exercice des autres fonctions. C’est bien, en effet, sous la protection de la sécurité préalablement assurée vis-à-vis des éventuelles menaces venues du dehors, qu’ordre intérieur, justice et finances pourront converger efficacement à la réalisation du seul véritable droit de l’homme, qui est de vivre en paix.

Selon Carl Schmitt, qu’il faut suivre sur ce point, en effet, l’un des trois présupposés du politique est « la différenciation de l’ami et de l’ennemi », différenciation spécifique – dit-il – « à laquelle se ramènent les actes et les motivations politiques ». Et ce phénomène de l’altérité, essentiel à la compréhension du monde, entraîne des conséquences absolument infrangibles. C’est pourquoi l’importance de cette première fonction est telle que nous en traiterons à part, à la fin de ce propos.
D’abord, donc, le principe général, le principe élémentaire fondateur grâce auquel la société civile peut mettre en œuvre les autres fonctions régaliennes, et en particulier celle qui concerne l’ordre intérieur, est que le pouvoir de décision doit se trouver au plus près des intérêts en cause ; c’est pourquoi, dans la logique de ces fonctions que l’État est le seul à pouvoir exercer directement, ce n’est pas de lui que relève le domaine privé, beaucoup plus étendu même que nous avons aujourd’hui l’habitude de le concevoir.
Ne relèvent évidemment pas davantage de lui ni l’exercice des métiers, ni les responsabilités des divisions territoriales superposées qui constituent le cadre naturel de la vie des hommes, provinces, communes, etc. C’est pourquoi, normalement, la vie de famille, sous l’autorité du père et de la mère, doit lui échapper.
L’AF citait cette déclaration du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV : « Le souverain, quoique juge de tous ses sujets, ne doit point ériger, pour ainsi dire, son tribunal jusque dans les foyers » ;
et aussi : « Quoique l’Évangile fasse la loi en France (…) il n’est pas cependant de la compétence du magistrat de rechercher ceux qui en négligent les devoirs dans le particulier ou même qui iraient à les mépriser. »
Voilà une véritable déclaration d’une véritable liberté, tout au rebours du flicage général contemporain !

La Royauté est un gouvernement, et ne prétend pas être autre chose ! La République, elle, est une Église, qui prétend, selon les principes de Jean-Jacques Rousseau, prendre l’homme dans la totalité de sa nature. Son dessein n’est pas de rendre la France plus forte, plus riche, plus paisible, d’assurer aux hommes, comme on le veut depuis Aristote, le plus de bien possible dans les conditions terrestres, mais de promouvoir les idéologies qui lui permettent de dominer.
Mais cela veut-il dire que l’État (nous parlons toujours de l’État normal) doive rester étranger aussi bien à la vie des familles qu’à l’exercice des professions, ou à la gestion des provinces et des communes ? Évidemment pas, puisque, gardien de l’ordre, il doit être attentif à ce que règne entre les habitants du pays cette union, aussi complète que possible, qui assure la paix, sans laquelle la recherche du « Bien commun » est illusoire.
Et c’est donc en complément ou suppléance des autorités inférieures, souveraines et libres de leurs décisions dans leur domaine propre, mais qui peuvent faillir, déroger, qu’il peut lui-même intervenir en cas de besoin, et a le devoir de le faire, au nom du principe de subsidiarité.
C’est pourquoi l’État qui, nous l’avons dit, ne s’occupe que des intérêts les plus élevés, ceux qui concernent le gouvernement proprement dit, n’a pas, en situation normale, à considérer les personnes. S’il peut être amené à le faire, c’est seulement en vue de l’intérêt de tous, à titre exceptionnel, pour rendre à chacun selon ses œuvres, c’est-à-dire soit pour récompenser ceux qui servent l’unité au service du Bien commun, soit, au contraire, pour punir ceux qui, violant de quelque façon l’implicite pacte social, rompent l’unité collective et rendent plus difficile l’exercice des droits de chacun ; c’est pourquoi seuls le scandale public, ou toute autre mise en cause factuelle de la paix publique, peuvent justifier des interventions à ce niveau. C’est seulement à ce titre de sauvegarde du pacte social que s’exerce la fonction de justice, dont le rôle n’est que de sanctionner les manquements aux conditions externes du Bien commun.
Ainsi, l’exercice par l’État de toutes les fonctions régaliennes s’inscrit dans une rigoureuse logique de liberté des personnes. Notre formule, à l’Action française, a toujours été : « Libertés à la base, autorité au sommet ! »
Autorité, c’est-à-dire pouvoir absolu, à ce niveau de décision qui ne concerne pas les personnes privées.
Contrairement à l’amalgame pervers actuellement en vigueur, l’économie, comme son nom l’indique, relève de l’ordre privé, et chacun, homme ou institution légale, est le maître de ses propres œuvres. La seule et unique fonction légitime de l’État dans ce domaine, restant sauf évidemment le principe de subsidiarité, est d’ordre purement financier, ce qui veut dire qu’il doit absolument s’assurer la maîtrise de la monnaie, élément essentiel de la souveraineté, sans laquelle il n’y a pas de pouvoir politique digne de ce nom.
Aujourd’hui, c’est à un dévoiement total de la puissance publique que se livre l’État totalitaire que nous subissons, auto-institué, auto-proclamé, contre toutes les libertés personnelles ou collectives, maître à penser, directeur de conscience, médecin et pharmacien, instituteur et professeur de gymnastique, etc., détournant même au profit de ses affidés, de son propre appareil ou de ses idéologies les fonctions les plus normales de finance, de police et de justice.
Philippe Champion

« Au premier rang de ces fonctions éminentes se trouve donc évidemment la politique extérieure, puisque c’est d’elle, et de son extension naturelle, la question militaire dont elle est inséparable, que dépend la défense des remparts de la Cité, condition sine qua non de l’exercice des autres fonctions »: l’une seulement des conditions sine qua non, surtout depuis que les remparts ont été allègrement franchis, pont-levis abaissés.
La déclaration d’un cinq étoiles au congrès des maires de France, aura été,
bien davantage aux derniers Français historiques de banlieue, et souvent restés bien malgré eux , et souvent isolés (car souvent plus ou moins lâchés jusque par les leurs qui pris par une peur qui consiste à dire le contraire de ce qu’ils disaient tout haut- et même dit tout haut, cela resterait tout HAUT- il y a à peine 25 ans, sont presque semblables à ces proches qui, dans certains pays autoritaires, n’hésitent pas à dénoncer leurs proches pour délit idéologique)
qu’à la lie traîtresse de La Fausse Infecte,
glauque, pour rester correct.
Le prétexte avancé fut qu’il y aurait un correspondant Défense dans chaque mairie. Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir fait passer un p’tit mot gentil à la pop’ par ces correspondants?
Le général sait-il que dans certaine(s) banlieue(s), les recenseu(r)(se)s se déplacent désormais par singleton et rencontrent parfois des « responsables » de syndic qui les boutent sans complexe tandis que curieusement exceptionnellement, les recensables pas très historiques sont comme par hasard tous partis le jour de la visite? Et qu’il arrive que les bouté(e)s se contentent juste d’un « ils ne sont pas gentils »?
C’est que les boutés n’ont pas la paie d’un général ou de brave soldiers de sous-marin filmés par une journaliste de 20h ne s’attardant pas trop sur le manque de mixité – une fois n’est pas coutume (ni sur le mâle blanc amiral dominant de cinquante ans).
Qu’est-ce que c’est beau une panoplie de général: pas un pli. Et puis il y a les décorations et les pièces de broderies.
« « Quoique l’Évangile fasse la loi en France (…) »… ? Anachronisme qui tombe à pic:
Laisser pourrir l’intérieur, et dévaler des myriades de troupeaux de chevaux de Troie depuis maintenant de nombreuses années et bien sûr particulièrement depuis la présidence ordure (ce qui n’était même pas « nécessaire » car ces chevaux de Troie se sont bien reproduits), et demander d’être prêts à mourir plus que d’habitude.
Méprisable.
Dans des banlieues, de jeunes adultes muhammadians (tant hommes que femmes) sont bien assez gonflés pour « subtilement » déployer leur prosélytisme auprès de cibles 15, 20, 30 ans plus âgés qu’eux. Ne doutant de rien. En d’autres termes un peu plus biologiques, ne se prenant vraiment pas pour des m____s (Au pluriel, 6 lettres donc).
Typiquement, le goy solitaire, dégageant une certaine naïveté (peut-être un christiano-morphisme plus ou moins enfoui que les suiveurs de faux prophète ne savent pas détecter), et il faut bien le dire, une certaine inconscience dangereusement pragmatiquement anxiolytique, est a priori une cible de choix pour les jeunes muhammadians qui se sentent depuis longtemps nettement davantage sur terre quasi-conquise.
« Vous faites votre sport Monsieur? » » bla bla bla , questions réponses, blabla », sensations, sentiments, confidence, but dans la vie, et puis soudainement, 30 mn éternelles écoulées: « Tu peux m’tutoyer ». Sympa d’mettre à l’aise comme ça.
Cela se prolonge, et vous vous dites que le gars a des ressources, bien que les astuces pour prolonger la discussion ont commencé à montrer l’artificialité de l’ingénuité.
Vous arrivez à mettre fin à la délicieuse entrevue si spontanée, et le gars fait un effort pour maintenir une expression de compréhension empathique. Vous reprenez votre cours et vous voyez à dix ou vingt mètres trois ou quatre individus -des frères?- qui s’éclipsent doucement concomitamment.
A noter que lors de ce genre de chaleureuse rencontre à ciel ouvert, il n’est pas rare que des passants bien dans leurs banlieues applaudissent avec leurs yeux et leurs sourires cette merveilleuse scène de coexistence pluri-ethno-culturelle qui semble leur ravir le cœur.
Cela change des méthodes ‘’évangéliques ‘’: deux correspondants en simultané (un qui parle, l’autre qui observe, avec éventuellement échanges de rôles), mais qui au moins annoncent la couleur très rapidement: ils/elles sont venus vous parler de religion.
Comme quoi, la version de la relidjionne directe et franco du dinar contre la ‘’religion de l’hypocrisie’’ est peut-être un peu à revoir.
A remarquer tout de même qu’à la décharge de ses djeunes bien conscients d’avoir reçu un trésor spirituel à répandre, moyennant reconnaissance de l’Oumma, il y a bien longtemps que l’Eglise Catholique Romaine a renoncé à une telle activité.
Mais elle dénonce que la Méditerranée est en train de devenir un grand cimetière (un grand El Halia en somme ?). Et il y a même prêtre(s) de banlieue qui a pu exhorter à accepter de se faire aider par des muhammadians.
Fly Emirates, y compris désormais en admirant le ballon ovale.
Ita missa est.