
Il y a un siècle, une action mémorable de Charles Maurras a contribué à éviter la guerre.
Nous nous souvenons cette année du 90e anniversaire de la « loi Maurras ». Contrairement à l’usage d’appeler une loi du nom de celui qui l’a proposée, cette dernière a été désignée du nom de celui qu’elle visait : le directeur de L’Action française, Charles Maurras. Publiée le 10 janvier 1936, la nouvelle loi, qui réprimait la menace de mort, valut à l’écrivain une condamnation à plusieurs mois de prison le 21 mars suivant. Pourtant, selon les partisans de Maurras, les faits auraient plutôt justifié l’attribution du prix Nobel de la paix.
Que l’on en juge ! En 1935, l’Italie fasciste a engagé une guerre contre l’Éthiopie, nation africaine avec laquelle elle avait eu maille à partir depuis le XIXe siècle. L’Italie, tardivement unifiée, rêvait de se tailler un empire colonial, ce qui correspondait aux idées « civilisatrices » de l’époque, et la France et l’Angleterre, qui dominaient des empires considérables en étendue, étaient assez mal venues à s’en offusquer. Or, cent quarante parlementaires français, maçons et/ou de gauche, publièrent un manifeste appelant la Société des Nations à prendre des sanctions contre l’Italie et, partant, à déclencher une guerre avec cette puissance. Circonstance aggravante, cette initiative avait lieu à l’époque de la montée en puissance de l’Allemagne de Hitler, dont la dangerosité aurait dû accaparer en priorité l’attention des responsables politiques français. En conséquence, dans le quotidien L’Action française, Maurras publia les noms de ces parlementaires en les traitant d’« assassins de la paix » et d’« assassins de la France », et conclut en s’adressant à eux : « En l’absence d’un pouvoir national capable d’arrêter le cours de vos entreprises de trahison, il importe que les suprêmes mesures soient ordonnées, il faut que votre sang soit versé le premier. » (AF du 22 septembre 1935).
Le journal poursuivit sa campagne au cours des semaines suivantes, et Maurras la renforça même par une expression qui fit fortune (AF du 13 octobre 1935) : « Ceux qui poussent à la guerre doivent avoir le cou coupé. Comme la guillotine n’est pas à disposition des bons citoyens… vous avez quelque part un pistolet automatique, un revolver ou même un couteau de cuisine. Cette arme, quelle qu’elle soit, devra servir contre les assassins de la paix… » C’est à la suite de cet appel qu’a été promulguée la « loi Maurras » et que le polémiste, qui avait persisté, fut condamné à la prison ferme et vit même sa peine allongée du fait d’autres menaces visant Léon Blum. Toujours est-il que la guerre projetée par certains contre l’Italie n’eut pas lieu, et Maurras put se sentir satisfait, en proférant une menace sous condition, d’avoir contribué à éviter une guerre que les Français n’avaient aucun intérêt à faire. L’on observera néanmoins que, si la paix européenne fut sauvegardée dans l’immédiat, les politiciens n’en profitèrent guère pour préparer la France à parer à la menace allemande. L’on peut d’ailleurs penser que l’initiative des cent quarante nuisibles a contribué à jeter le Duce dans les bras du Führer, c’est-à-dire à accroître le péril national.
C’est un fait historique que les républicains ont la fâcheuse habitude de jeter le pays dans des aventures guerrières « quoi qu’il en coûte », sans même se demander si ces guerres sont utiles à l’intérêt national ni si elles peuvent être gagnées. Ce fut le cas en 1792, avec le déclenchement d’un quart de siècle de conflit européen par les révolutionnaires, et une défaite à la clé. Ce fut encore le cas avec l’inutile prolongation de la guerre de 70, et encore avec le déclenchement de la guerre de 1940, puis le refus de l’armistice sauveur.
Fidèle à sa ligne de maintien de la paix et de défense exclusive de l’intérêt national, lors de la crise de Munich, en 1938, l’AF paraphrasa un couplet de L’Internationale, initialement dirigé contre les généraux :
« S’ils s’obstinent, ces cannibales,
à faire de nous des héros,
il faut que nos premières balles
soient pour Mandel, Blum et Reynaud. »
Ces combats politiques sont-ils l’écho d’un temps révolu ? L’on peut en douter, du fait de l’analogie avec notre époque troublée, où des dirigeants annoncent froidement aux Français, qui, pour la plupart, ignorent jusqu’à l’existence du Donbass (et ne s’en portent pas plus mal), qu’il faut qu’ils se préparent à voir leur jeunesse mourir pour Kiev. Et, compte tenu du précédent historique, il y aurait peut-être lieu de redouter que le président Macron et son chef d’état-major, en raison de leurs déclarations bellicistes et matamoresques en faveur de la guerre qu’ils souhaitent, ne finissent par trouver quelque jour leur Maurras et ne s’entendent sommer d’assumer personnellement les conséquences de leurs actes, au nom du principe suivant lequel « la vie des tyrans appartient à ceux qui n’ont pas peur de mourir ».
Franck Bouscau

L’Europe de Maastricht ne peut organiser et encore moins tenir une guerre existentielle.
Il n’y a pas besoin d’avoir suivi d’études politiques ou en sciences humaines de quelque niveau que ce soit pour le comprendre.
Tout au plus, il suffira d’un nombre de neurones dans la moyenne d’Homo Sapiens Sapiens accompagnées d’une capacité à s’extraire
tant des électrochocs BFM-C-News-RTL-RMC-France1fausse-RadioClassique et cætera
que de l’hypnose des serpents à sonnettes 5 étoiles en rangers de plateaux TV.
Et ce n’est pas parce que des bretonesques thierryens utilisent des « nous » pour parler au nom de 450 millions d’humains qui ne sont pour les premiers qu’une masse de consommateurs ou d’administrés dans leurs calculs, que ces premiers convaincront les générations actuelles de se préparer à revêtir leurs costumes de Captain Franca/Polonia/Autrica/Etcæteramerica.
D’autant plus que ces derniers – au moins pour ce qui est des Toutatissiens- sont souvent depuis bien longtemps
non seulement extraits de toute démarche de préparation initiatique ou périodique de défense de péril national (et depuis encore plus longtemps pour ce qui est d’une préparation autre qu’un moment de coexistence en-chichonnée au milieu d’encadrants parfois tout aussi dégénérés)
mais aussi, souvent, tacitement ou explicitement, en entreprises ou en vie dans l’espace publique, interdits de se sentir et se constituer en peuple patriotique comme un individu est garant de ses propres cellules – la seule transcendance tolérée au-delà du respect de sa propre personne étant de se sentir citoyen du monde, mixeur des identités européennes et propulseur de la diversité,
diversité décrétée autoroute en elle-même vers l’excellence des âmes, direction le chaos communautaristo-africanisateur de l’Europe.
Un cortège de « professionnels » traîtres à Toutatis, à Odin, à la louve de Rome, aux Walkyries, à Akhileus, autour du philosophe-ordure et de sa politique à milliards pour l’IA, 100 rafales et le financement d’un confinement très peu suédois, n’emmènera rien d’efficace dans une guerre existentielle.
Dans le meilleur des cas belzébutiens, une apocalypse nucléaire.
Mais c’est oublier que ces gens, sans leurs sbires bennalaïens, n’ont pas d’ovoïdes à productions monohélicoïdales , tels ces ganymèdes appelés d’infanterie encaporalisés qui prenaient précaution, dans les gares où allaient en permission les autres appelés – ceux qui n’étaient et ne seront jamais des enculés- à ne pas y faire leurs marioles, sous peine que les seconds leur règlent leurs comptes dans cette gare hors des limites de la caserne.
Et si, dans cet état des forces psychosociales en présence, le Grand Bouc trouvait une faille pour satisfaire l’Ordure, J’appelle tous ceux qui ne sont pas des enculés et qui auraient l’opportunité d’être à proximité d’un serpent à sonnettes (pas l’animal) domestique de l’Ordure, à l’exécuter dans un élan Cosaque.
Tutti fratelli.