Dans ce deuxième volet consacré à l’actualité de l’Education en France, notre ami Thierry Aillet, ancien chef d’établissement et Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique, pointe du doigt les idéologies des Droits de l’Homme. 

Tout devrait pourtant donner la nausée. D’abord, le fait que l’afflux de migrants, d’Afrique ou du Moyen-Orient, qui est l’histoire d’un grand remplacement annoncé depuis Boumediene ( Extrait du Discours prononcé à l’ONU le 10 avril 1974: “Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller dans l’hémisphère Nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire”) est le fruit de la politique occidentale de déstabilisation des régimes en place. Au nom des droits de l’homme, et sans davantage d’analyse, l’on renverse des dictateurs qui, certes, ne sont pas des anges, loin s’en faut mais qui deviennent un prétexte pour légitimer l’élimination physique de tout un peuple sous les bombardements (Bagdad par exemple) sans autre forme de procès. Mais, si l’Irak et la Libye en furent les victimes, pour le Qatar, l’Algérie, la Turquie ou l’Arabie Saoudite nous soutenons et courtisons ces tyrans voisins, non moins sanguinaires, pour qui l’histoire se poursuit à cause de   la couardise occidentale. L’accueil inconsidéré des migrants, valide entièrement le sale boulot des passeurs (ceux qui balancent les enfants par-dessus bord ou qui enferment des dizaines de personnes dans des camions hermétiques) ; passeurs dont les liens avec les ONG, les associations islamogauchistes, les mafias locales et les groupes islamistes ne sont plus à démontrer ; à vouloir sauver leurs victimes, ce sont ces groupes que l’Occident droitdelhommiste finance. Que ces meurtriers remercient nos humanistes-philanthropes, ils leur doivent bien ça.

Comment avons-nous pu accepter les déclarations de Najat Belkacem, exprimées dans un français approximatif: « C’est le rôle de l’école que de véhiculer des valeurs, c’est le rôle de l’école de venir contrecarrer que la société envoie en permanence qui sont des messages d’inégalités, de stéréotypes. L’école trop souvent conforte les schémas et les stéréotypes nous lui demandons de les contrecarrer ».
 
Aujourd’hui, c’est le wokiste Pap Ndiaye qui reprend le flambeau de la culture d’inversion, priorisant la déconstruction à travers une éducation affective et sexuelle – exhumation des ABCD de l’égalité de Belkacem- plutôt que l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du calcul, de l’histoire de France, de la Littérature et des arts, du jardinage du respect de soi, des autres et de la Création.
 
Cet Ordre Nouveau promeut un nouvel ordre anthropologique et va même jusqu’à établir une nouvelle religion syncrétique, fondée sur une adoration du progrès et une fausse philanthropie.
 
Pour mémoire, la même ministre de la déséducation nationale Belkacem avait lancé une grande réflexion sur l’Ethique républicaine, c’était une bonne idée, si tant est qu’il existe une éthique particulière qui serait républicaine… Elle voulait rétablir ou établir, à la suite de M. Peillon, des leçons sur les valeurs de la République et la morale laïque dans les écoles. “Retirer les enfants le plus tôt possible de leur conditionnement familial et culturel”, était le projet. Cela a été le programme de toutes les dictatures.
 
Arracher l’enfant à l’amour de ses parents, c’est le priver du fondement même de ce qui structure la personnalité d’un homme ou d’une femme. Tous les psychologues expliquent les blessures très profondes d’une enfance privée de l’amour des parents. Il y a dans ces terrifiantes théories un remake angoissant de ce que l’histoire récente a expérimenté. Enlever l’enfant de l’amour familial, c’est vouloir le programmer dans une société révolutionnaire pour en faire un individu sans racine et dépourvu d’autonomie de jugement. Hannah Arendt exprime avec justesse cette idée dans la Crise de la culture, au chapitre sur la crise de l’éducation :
« En Europe ce sont surtout les mouvements révolutionnaires à tendance tyrannique qui croient que pour mettre en place de nouvelles conditions, il faut commencer par les enfants, et ce sont ces mêmes mouvements qui, lorsqu’ils accédaient au pouvoir, arrachaient les enfants à leur famille et se bornaient à les endoctriner ».
 
« Si la république ne dit pas quelle est sa vision de ce que sont les vertus et les vices, le bien et le mal, le juste et l’injuste, d’autres le font à sa place. » aboyait le ministre Peillon.
Qui sont « les autres » Monsieur ? Ceux à qui l’on a dit et qui l’ont vécu depuis la Genèse, puisque nous en sommes les héritiers naturels, que l’homme et la femme sont complémentaires et que le don du sang de l’homme au sang de la femme, offre à un être le privilège de naître à la vie et consacrent l’homme et la femme, père et mère ? Ceux qui contre vents et marées témoignent quotidiennement, auprès de leurs enfants et petits-enfants de l’amour qu’ils se vouent et qu’ils leur donnent ? Tout cela ne serait que balivernes, contes à dormir debout, salades obscurantistes des religions et du catholicisme en particulier ?
 
Thierry Aillet 
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