Messes pour Louis XVI et hommages en 2021

Messes pour Louis XVI et hommages en 2021

Ces Messes pour Louis XVI, dites partout en France – et à l’étranger – depuis 1793, ne sont pas de pure commémoration. Elles DOIVENT surtout, pour aujourd’hui, nourrir le processus de dérévolution dont la France a tant besoin pour renouer avec son Histoire, se replacer dans le droit fil de sa trajectoire historique et, s’il se peut, reprendre, un jour, sa marche en avant. 

– MERCREDI 20 JANVIER

⚜ AMIENS (80) :18h30,Chapelle Saint-Vincent-de-Paul

– JEUDI 21 JANVIER

⚜ PARIS (75) : 19h Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile

– Église Saint Germain l’Auxerrois, 18h15.

– Rendez-vous Place de la Concorde, 10h.

⚜ VERSAILLES (78) : 19h Chapelle Notre-Dame des Armées

⚜ BREST (29) : 19h, église Saint Michel.

⚜ BAYONNE (64) : 17h, église Saint-Amand.

⚜ TOULOUSE (31) : 18h30, Messe en Mémoire du Roi Louis XVI Place saint-Roch

⚜ BIARRITZ (64) : 18h30, église Saint Martin.

⚜ MONTPELLIER (34) : 18h Messe en Mémoire du Roi Louis XVI Chapelle Royale des Pénitents bleus, rue des Étuves

⚜ LOURDES (65) : Messe privée au couvent.

⚜ FABREGUES (34) : 18h30 Au Prieuré Saint-François-de-Sales

⚜ BEAUJEU (69) : Messe à 18h église Saint-Nicolas.

⚜ FONTAINEBLEAU (77) : 19h église du Carmel,

⚜ VIC-FEZENSAC (32) : 18h, Collégiale St Pierre.

⚜ NICE (06) : 10h église Saint-Jacques-le-Majeur

 – Église Saint Germain l’Auxerrois, 18h15.

⚜ SAINT-DENIS  (93) : Le Mémorial de France à Saint Denys, fera célébrer par M. l’abbé Thierry Laurent une messe à la mémoire du roi Louis XVI en la basilique Saint-Denys le à 12h00. Métro ligne 13, Arrêt Saint Denys Basilique. Le Mémorial de France à Saint Denys assure ainsi la pérennité de l’ordonnance du roi Louis XVIII, en date de 21 janvier 1815, qui fonda les messes perpétuelles à la mémoire du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette.

⚜ MARSEILLE (13) : Église Saint Pie X, 44 rue du Tapis vert (1er arrdt), 12h15.

⚜ BEZIERS (34) : Église Saint-Jacques 16h30.

⚜ GRENOBLES (38) : 16h30 Collégiale Saint-André de Grenoble

⚜ POITIERS (86) : messe à 16h à la Chapelle de Montbernage

⚜ LYON (69) : 18h30 église Saint-Just

– 18h30 église Saint-Georges 

⚜ COMPIEGNE :​ (60) Renseignements compiegne@actionfrancaise.net

⚜ LA ROCHELLE (17)  Cathédrale de Saint-Louis Prière de 12h à 14h

⚜ MIREPOIX (09) : 11h à la cathédrale. La messe sera célébrée par le P. David Naït-Saadi, curé de la cathédrale Le prince Jean assistera à la messe à la mémoire de Louis XVI, de la Famille royale et des victimes de la Révolution.

⚜ CARCASSONNE (11) : 11H à la Basilique Saint Nazaire & Saint Celse de la Cité Médiévale de Carcassonne

⚜NANTES (44) : 7h messe chantée, 17h messe basse requiem pour le Roi martyr en l’église Saint Clément

⚜MONTAUBAN (82) : 10h, messe de requiem en l’honneur du roi Louis XVI à l’église saint Jacques, célébrée par le chanoine Mahlberg de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre.

⚜VALENCE (26) : 16h30, Une Sainte Messe de Requiem à la pieuse mémoire du Roi, sera célébrée à l’église Notre-Dame, rue Marcellin Berthelot

– SAMEDI 23 JANVIER

⚜ AVIGNON (84) : 11 h, messe de Requiem célébrée par l’abbé Vella, assistant général de l’Institut du Bon Pasteur et aumônier de l’Action Française. Chapelle de l’Oratoire, 32 rue Joseph Vernet, un apéritif dinatoire suivra, réservation au 06 46 33 56 95 ou provence@lactionfrancaise.fr

⚜ EPINAL (88) : 11 h, Église Saint Laurent, 3 place du souvenir.

⚜ NIMES (30) 11 h Messe en Mémoire du Roi Louis XVI depuis 1870, cette année à la Chapelle Sainte Eugénie 3 rue sainte Eugénie

⚜ Fontaine-les-Dijon (21) 11h Basilique Saint Bernard 

⚜ TOULOUSE (31) Messe de requiem en Mémoire du Roi Louis XVI à la chapelle saint Jean Baptiste 7 rue Antonin Mercié. Métro Capitole ou Esquirol ou Parking Esquirol.

⚜ MOULINS(03) 15h Réservation ici 

⚜ STRASBOURG (67) : Messe de Requiem pour Louis XVI, Strasbourg

– DIMANCHE 24 JANVIER

⚜ NANCY (54) : 10h30, Église Marie-Immaculée, 33 avenue du général Leclerc.

⚜ NICE (06) :10h  La Chapelle des pénitents rouges, Église Marie-Immaculée

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Louis XVI par Jacques Bainville

Louis XVI par Jacques Bainville

Ces lignes sont parmi les dernières écrites par le grand historien d’Action Française Jacques Bainville, de l’Académie Française. 

Louis XIV avait de l’intelligence et du caractère. Louis XV avait de l’intelligence et manquait de caractère. Louis XVI, avec toutes les vertus, avait une intelligence médiocre et il était indolent. On ne peut pas s’étonner que, malgré les meilleures intentions du monde, il ait perdu la monarchie.

Un hasard malheureux fit encore qu’il avait perdu son père, si bien qu’à Louis XV déjà vieilli succéda un jeune homme de vingt ans, très confit en dévotion, à qui l’on avait surtout appris que le grand-père menait une vie scandaleuse. On imagine bien que les filles du défunt roi avaient Madame du Barry en horreur. Elles avaient endoctriné leur neveu qui ne se contenta pas d’exiler la favorite mais qui se mit à défaire systématiquement tout ce que son prédécesseur avait fait.

Un de ses premiers actes fut de rappeler les Parlements orgueilleux qui tenaient tête à la couronne. Comprit-il très bien ce qu’il faisait ? c’est douteux. Il obéit surtout aux influences qui s’exercèrent sur lui. Mais, dès ses débuts, il s’enfonçait dans une contradiction insoluble et destinée à devenir mortelle. En effet il appelait au ministère un réformateur qui s’appelait Turgot, et les Parlements, défenseurs des droits acquis, s’opposaient à toutes les réformes. Pour réformer le royaume et supprimer les abus, il eût fallu que le roi agît par voie d’autorité. Il avait, d’emblée, entamé la sienne en rétablissant celle de ces magistrats qui s’étaient arrogé le pouvoir de repousser les lois qiu étaient contraires à leurs idées ou à leurs intérêts, bien que la puissance législative fût censée appartenir au souverain.

Combattu et paralysé par les Parlements, ne pouvant faire aboutir ses projets, Turgot dut se retirer. Entre son ministre et les magistrats, le malheureux Louis XVI avait dû choisir et ne pouvant plus revenir sur le mal qu’il s’était fait, ce fut le ministre qu’il sacrifia. Par une contradiction non moins absurde le public lui en fit le reproche, tandis qu’il applaudissait ces parlementaires privilégiés et défenseurs des privilèges qui parlaient un langage insolent et factieux et se présentaient comme les défenseurs de la liberté.

Dès lors Louis XVI s’épuisa dans la vaine recherche d’une amélioration impossible. Il y perdit peu à peu sa popularité. A la fin, impuissant devant les parlementaires unis à la noblesse et au clergé, il se résolut à sauter le grand pas et à convoquer les États Généraux, espérant trouver dans le Tiers État l’appui qui lui était refusé ailleurs.

C’est pourquoi il voulut que la représentation du Tiers État fût doublée. Mais le troisième ordre, ayant autant de députés que les deux premiers, demanda et devait demander à voter par tête. De plus le roi, pour faire entendre la voix de la bourgeoisie, avait invité tous ceux qui avaient des idées à les exposer librement. Ce fut une pluie d’écrits de toutes sortes parmi lesquels figura la célèbre brochure de Sieyès : «  Qu’est-ce que le Tiers État ? Rien. Que doit-il être ? Tout. ».

Louis XVI avait semé le vent. Il récolta la tempête et de plus, faisant ce qu’il avait déjà fait avec Turgot et avec le Parlement, au lieu de suivre la voie qu’il avait lui-même tracée, il vint se mettre en travers. Lorsque les députés du Tiers, forts de leur nombre et de l’autorité qu’il leur avait donné, voulurent transformer les États Généraux en assemblée, il prétendit de son côté maintenir la distinction des trois ordres, conformément aux traditions, aux usages et à l’ancienne constitution du royaume. C’est ainsi que de ses propres mains, Louis XVI fit la Révolution. Pouvait-elle être évitée ? Nous répondrons « Oui, certainement ».

La France avait besoin de réformes. Il fallait y procéder d’autorité et brisant les coalitions d’intérêt qui s’y opposaient. C’est ce que les rois de France avaient toujours fait, ce qu’avait fait encore Richelieu puis Louis XIV. Sans cela la monarchie n’eût pas duré aussi longtemps. Pour être un roi réformateur, il fallait être un roi autoritaire.

N’était-ce pas ce que la France attendait ? Le XVIIIe siècle, dans la personne du plus illustre de ses interprètes c’est à dire Voltaire, avait exalté des souverains qui étaient de purs despotes, comme Frédéric II et Catherine, mais qui imposaient le progrès par le despotisme.

Au fond les Français, en 1789, n’aspiraient pas à la liberté mais à l’égalité, qui en est d’ailleurs exactement le contraire. C’est si vrai que, dix ans plus tard, dix ans seulement, la dictature de Bonaparte était acclamée. Il était vraiment inutile pour en venir là, de mettre la France sens dessus dessous et de faire couler des torrents de sang. Avec des intentions excellentes, l’infortuné Louis XVI avait fait un mal immense. Il l’a expié si durement qu’on ne peut pas avoir la dureté de lui en vouloir. Mais il serait faux de voir en lui une victime de la fatalité.

Supposons un roi qui eût continué la politique commencée par Louis XV dans les derniers jours de son règne. On fût arrivé, sans bouleverser le pays et sans tout détruire, à un état des choses fort semblable à celui que créa le premier consul, lequel, du reste, rétablit et restaura une partie de ce qui avait été détruit dans l’anarchie révolutionnaire.

Finalement, Louis XVIII, qui était fort intelligent, prit la France telle que Napoléon l’avait laissée. Pour en venir là, il était bien inutile d’avoir fait couper la tête d’un roi, d’une reine et d’une quantité de braves gens sans compter tous ceux que vingt ans de guerre avaient tués.

Jacques Bainville, de l’Académie Française

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Pourquoi l’Action Française doit rester aconfessionnelle

Pourquoi l’Action Française doit rester aconfessionnelle

Dès les débuts, notre mouvement s’est fondé sur la nécessité d’une alliance entre libres-penseurs, agnostiques ou athées, persuadés de l’enjeu du combat, et catholiques français pénétrés de leur tradition, et déterminés à la sauver.

La déclaration d’adhésion à l’Action Française est rédigée ainsi : 

« Français de naissance et de cœur, de raison et de volonté, je remplirai tous les devoirs d’un patriote conscient. Je m’engage à combattre tout régime républicain. La république en France est le règne de l’étranger. L’esprit républicain désorganise la Défense nationale et favorise les influences hostiles au catholicisme traditionnel. Il faut rendre à la France un Régime qui soit français. »

Nulle part il n’est précisé que l’AF obéit à la hiérarchie catholique ni que la foi catholique est un préalable à l’engagement dans le mouvement.

Pourquoi Maurras a- t-il choisi de rompre avec le « principe d’inséparatisme » qui imprégnait le légitimisme avant 1890 ? L’inséparatisme était animé par l’idée qu’il y avait une solidarité totale entre l’Eglise et le royalisme et que l’on ne pouvait défendre l’un sans l’autre et réciproquement. Cette vision des choses, à vrai dire, était compatible avec le gallicanisme traditionnel, mais nullement avec l’ultramontanisme qui dominait la pensée contre-révolutionnaire au XIX° siècle.

En effet, pour les ultramontains, la royauté française, et la France elle-même, étaient du domaine du contingent alors que Rome s’affirmait comme la voix de l’Absolu ; de sorte que lorsque Léon XIII, poussé par le Cardinal Rampolla, décida de rallier l’Église à la république, il s’attendait à être obéi sans exception ni murmure. D’ailleurs, après l’échec de cette politique, le pape attribua son fiasco, non au caractère idéologique de la république française, mais à l’indiscipline des catholiques. Maurras, qui resta toujours meurtri par le Ralliement, constata que l’inséparatisme était logiquement impraticable. Cependant, d’autres raisons motivaient son attitude.

N’oublions pas qu’à la fin du XIX° siècle 90% de la population pratiquait la religion catholique. Malgré cette majorité écrasante, la monarchie chrétienne n’avait pu être rétablie, car une grande part des élites s’étaient rangés du côté du libéralisme ou de l’athéisme. Maurras va adopter à leur égard une attitude nouvelle qui consiste à leur montrer combien la tradition ne s’oppose pas au progrès des connaissances. Et il s’appuie sur une partie de la pensée d’Auguste Comte, laissant dans l’ombre le reste.

Pour l’AF de l’orée du siècle, on peut être fidèle à n’importe quelle religion ou irréligion, juif, protestant, païen, athée ou agnostique, à la condition d’accepter le salut public national et reconnaître au catholicisme la place de religion nationale. Non pas la religion de la majorité des français, comme la Charte révisée de 1830, mais religion de la France. Au moment de la mise à l’index de l’ensemble des publications et du mouvement, c’est ce qui lui fut reproché.

Certes, il y avait bien des manœuvres politiciennes dans cette condamnation, mais, plus profondément, Pie XI n’admettait pas que l’on pût être favorable à l’Eglise sans se soumettre à ses dogmes et à ses injonctions. Dans une lettre à Wladimir d’Ormesson de 1927, le Maréchal Lyautey, qui se tenait pourtant à distance des maurrassiens, s’indigne de « l’anathème jeté par Etienne Borne, abstraction faite de l’A.F., sur tous les  « non-croyants » qui aiment l’Eglise, sont convaincus de son indispensabilité sociale et nationale et sont résolus à marcher pour elle, pour ses œuvres, pour son soutien, sans en être intégralement. C’est le thème du journal la Croix. C’est l’essence même des paroles du Vatican.                                                                                                          Jamais l’AF ne céda sur ce point, malgré la détresse de ceux qui, comme Robert d’Harcourt, lui écrivirent avec leur démission : « Quels que soient les déchirements, un catholique ne peut sortir de l’obéissance, sans risquer de voir s’éteindre en lui la lumière qui est le guide de sa vie. »       

Cette fermeté de Maurras se justifiait aussi, quoiqu’il ait eu la brève, mais forte, satisfaction d’être soutenu par Pie X, par l’appréhension de voir le catholicisme se tourner vers une conciliation avec la démocratie idéologique. Cette tendance n’est pas nouvelle et se retrouve dans toute l’histoire de l’Eglise, comme un courant minoritaire, mais constant, rejeté par le Magistère, mais toujours renaissant. Ce mouvement resurgit au XIX° siècle avec Lamennais, lui aussi condamné, mais continue de manière souterraine son travail de taupe.

En témoigne l’acceptation par Pie XII de la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ». Or, on constate qu’après de nombreuses conquêtes, comme par exemple le rejet quasi-théologique de la peine de mort, cette vision politique a pris possession du Pontificat avec François, de manière, sinon définitive, au moins très claire. Suspicion répétée à l’égard de l’Europe, injonction répétée d’accueillir inconditionnellement les étrangers, mépris de la souveraineté et de la frontière, partialité tiers-mondiste, déjà présents sous Paul VI, ont pris aujourd’hui la forme d’une admonestation permanente, dans laquelle les évêques de France ne sont pas de reste, à quelques exceptions près. Elle est bien loin, l’Eglise de l’Ordre, et cette papauté qui, selon Maurras, régissait « par-delà tous les espaces », la « seule internationale possible. »

Cela dit, nous aurions beaucoup de mal à tenter de prouver que le pape n’est pas le pape, ni qu’il n’est plus catholique. En revanche nous pouvons, sans faire de concession mais courtoisement, montrer combien les propos de François sont contraires à l’enseignement de l’expérience dans les sciences sociales, selon les leçons de notre école de pensée, et ne peuvent conduire qu’à de catastrophiques issues.

Dans le même ordre d’idées, qu’il nous soit permis, à titre personnel, de formuler quelque critique sur la façon dont les organisations catholiques, même proches de nos idées, ont cru devoir mener le combat contre les « réformes sociétales » en cours. Comme leurs dirigeants savent que les interdits issus du dogme ne suscitent pas l’approbation des Français, ils jugent préférable de ne pas les mentionner, mais enveloppent l’ensemble des techniques et législations discutées dans un discours réprobateur au vocabulaire « humaniste » imprécis, où les mots honnis d’eugénisme, de commercialisation du corps humain, et de transhumanisme sont fustigés sans faire le détail des objets désignés.                                                                                                                                                 Alors qu’une critique sociologique effectuée dans la ligne de Le Play, et attachée seulement à l’utilité sociale, permettrait de distinguer ce qui est intolérable et pourquoi, ce qui reste dans les limites du privé et ce qui peut être utile et à quelle condition. Nous serions sans doute mieux écoutés.

Pierre de Meuse 

Article issu du site : Je suis Français 

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Éloge funèbre de Marielle Pujo

Éloge funèbre de Marielle Pujo

Marie-Gabrielle Pujo, fille de Maurice Pujo, membre du Comité Directeur de l’AF nous a quitté le 22 décembre. Voici l’éloge funèbre prononcé par Clément Gautier lors de la messe de funérailles célébrée le 4 Janvier à Ferrières-en-Gâtinais, par l’abbé Vella, aumônier de l’AF. 

 

Monsieur l’abbé, bien chers amis,

Marie-Gabrielle Pujo nous a quittés le 22 décembre dans sa 89ème année, après avoir consacré une grande partie de sa vie à l’Action Française. Marielle n’était pas une femme politique, mieux que cela, elle a transmis les idées du salut national, les idées de l’espérance politique. Elle a, à la suite de son père Maurice Pujo et de son frère Pierre Pujo, sacrifié sa carrière pour le royaume des Lys et pour ce trésor de l’intelligence politique qu’est l’Action Française. Marielle fut une militante énergique et dès son plus jeune âge, elle participa à l’organisation des camps Maxime Real del Sarte et des grandes manifestations de l’AF. Son instinct lui permettait de déterminer le caractère des gens qu’elle observait scrupuleusement en analysant leurs faits et gestes, mais aussi leurs expressions. Elle avait également le don de découvrir les grands traits de la personnalité, à partir de l’écriture. Elle mettait ainsi ce don et cette expérience au service de son frère Pierre, en le mettant en garde contre certaines personnes. 

Comme Pierre, Marielle s’est employée à travailler pour le bien commun : l’expression « Préserver l’héritage en l’absence de l’Héritier » prend alors tout son sens. 

Marie-Gabrielle Pujo et son frère Pierre

Après le décès de Pierre Pujo, elle dépassa son caractère discret et effacé pour continuer cette œuvre. Elle maintint le journal de l’Action Française non sans difficultés, et mena une lutte acharnée contre ceux qui infiltrèrent l’Action Française. Elle fut présidente de la société éditrice de l’Action française 2000 (PRIEP) de 2007 à 2018. 

Membre du Comité Directeur, elle assista avec une grande tristesse à une dédiabolisation du mouvement impulsée par certains, les principes étaient oubliés au nom de l’efficacité. Marielle soutint donc, avec l’ensemble du Comité Directeur, l’association “Amitié et Action Française” et participa à nombre de ses manifestations. Nous avions eu la joie de l’accueillir le 29 février 2019 lors du grand banquet organisé pour fêter les 120 ans de l’Enquête sur la Monarchie, elle avait expliqué s’y être rendue avec avec la cane de son père, Maurice Pujo, qui avait servi à administrer quelques corrections à de célèbres républicains célèbres du siècle dernier !

Dans un texte de conférence qu’il avait intitulé « Être d’Action Française », Pierre Pujo citait dès la première ligne une formule de Charles Maurras et à laquelle, manifestement, il identifiait sa démarche d’héritier : « Je me vois accusé de mettre en avant la politique mais dans cette passion de la politique, il y a, tout en haut, la passion de la vérité. La vérité ! Quelque chose de sacré dont ma vie a été fascinée, tout entière ». Cette passion pour la vérité politique avait poussé Marielle à réagir avec force alors qu’on nous accusait d’être un repère de nostalgiques de l’Algérie Française et de pétainistes. À un ancien rédacteur du journal qui avait évoqué « Pétain », Marielle avait répondu: « Monsieur, à l’AF, on l’appelle le Maréchal » !

Marielle comme Pierre se sont souvenus toute leur vie de la manière dont Maurice Pujo avait rejeté le libéralisme qu’il avait fait sien pourtant au cours de sa propre jeunesse.

« Le libéral, écrivait Pierre Pujo, capitule sur toutes les valeurs tout en se présentant comme partisan de la famille, de la patrie, et de la religion ». 

La grandeur de Marielle, ne l’oublions pas, c’est qu’elle n’a jamais voulu être une libérale. Et que libérale, elle l’a été en un autre sens, dans sa générosité, sa passion pour nos idées, dans sa volonté de montrer aux Français la voie royale du salut national.

Marielle était la filleule de Charles Maurras et elle évoquait avec passion ses souvenirs d’enfance : les visites à Maurras, Bainville, Daudet… le bouquet de fleurs qu’elle avait offert au Maréchal, la visite en famille à la sœur de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus au Carmel de Lisieux. Elle a comme son frère Pierre, baigné dans cette grande famille de l’Action Française depuis sa plus tendre enfance et fut donc un témoin des multiples crises que connut notre mouvement. Ainsi, malgré les difficultés rencontrées, les trahisons de beaucoup, les erreurs parfois, et les brimades dont elle a fait l’objet, Marielle gardait, avec son caractère bien trempé, des principes clairs et une grande espérance.

L’exemple de Marielle nous enseigne la piété filiale : elle se savait « débitrice insolvable », elle avait à l’esprit que le patrimoine reçu était là pour être transmis et non uniquement pour qu’on en jouisse de manière égoïste.

Ses actions pour les fêtes historiques de Ferrières témoignent de cette piété à l’égard de la Patrie charnelle. Aussi, c’est parce que cette impiété à l’égard de la Patrie n’a jamais été aussi grande que nous continuons à honorer ceux qui ont fait la France : nos rois certes, mais aussi l’immense cortège de tous nos saints, de nos héros et de nos soldats, célèbres ou silencieux, qui ont foulé le sol de notre beau pays et contribué à transmettre et à enrichir le patrimoine de notre civilisation.

A la suite de Marielle et de tous ceux qui ont marché avant nous sur le sillon du nationalisme intégral, continuons fidèlement le combat, montrons aux Français la voie royale du salut national et sachons courageusement garder l’Espérance. Demeurons fermes. 

 Marielle a rejoint son frère et son père et nous pouvons dire des Pujo, qu’ils furent de grands serviteurs de la France. « Défendre l’Héritage en l’absence de l’Héritier » dans le souci de l’intérêt national, telle fut la passion des Pujo et telle est aussi notre devoir de militants. Aujourd’hui, avec sa famille et ses amis nous pleurons Marielle. Mais comme le dit l’apôtre Saint-Paul « ne soyons pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance ». Car maintenant nous espérons, nous croyons, que Marielle peut dire, comme Paul l’écrivait il y a près de vingt siècles en attendant la mort du fond de sa prison : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi ».

« Seigneur, endormez-moi dans votre paix certaine entre les bras de l’Espérance et de l’Amour. »

 

Adieu Marielle, merci, à bas la Gueuse et Vive le Roi !

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Vœux de l’Action Française

Vœux de l’Action Française

 

« Pour des idées confuses, pour des nuées, pour des mots, on ne risque rien. Pour une idée vraie, pour une pensée issue du réel, on affronte facilement les coups et la prison. »

Maurice Pujo

A l’aube de cette nouvelle année, alors que 2020 fut une année globalement mauvaise pour la France, l’Action Française souhaite à tous ses militants et amis une belle et heureuse année 2021. Aux jeunes qui étudient, à ceux qui travaillent, aux anciens qui nous encouragent coûte que coûte, TOUS, vous avez œuvré cette année encore pour la diffusion de nos idées qui seules, sont en mesure de remettre de l’ordre dans la Maison France. Soyez-en fier, vous êtes les derniers remparts de la Cité et sans vous l’Espérance est perdue.

L’Action Française s’adresse à tous les Français de bonne volonté pour leur souhaiter le courage et la lucidité nécessaire en vue d’affronter cette nouvelle année qui, soyons réalistes, ne s’annonce pas meilleure que 2020. Nous formons le vœu que les patriotes désertent enfin les partis politiques qui les bercent d’illusions ainsi que les mouvements qui confondent politique et morale.

L’Action Française s’adresse enfin aux Français qui croient définitivement fermées les portes de l’Espérance. La France n’est pas condamnée à disparaître, il n’y a pas de fatalité, « tout désespoir en politique est une sottise absolue ». 

Du combat, seuls les lâches s’écartent

Homère

Bonne et sainte année à tous, et pour que vive la France, Vive le Roi !

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Décès de Marie Gabrielle Pujo

Décès de Marie Gabrielle Pujo

 
Marie-Gabrielle et son frère Pierre Pujo, deux vies au service du bien commun
 
L’Action Française est en deuil. C’est avec une grande tristesse que nous faisons part du décès à l’âge de 89 ans de Marie-Gabrielle Pujo, fille du fondateur de l’Action Française et filleule de Charles Maurras. Elle a, à la suite de son père Maurice Pujo (1872-1955) et de son frère Pierre Pujo (1929-2007), sacrifié sa carrière pour le royaume des Lys et pour l’Action Française.
 
Marielle fut une militante énergique dès son plus jeune âge, elle participa aux camps Maxime Real del Sarte et aux grandes manifestations de l’AF. Au décès de son frère, elle reprit le flambeau en devenant présidente de la société éditrice de L’Action française 2000 (PRIEP), de 2007 à 2018.
Membre du Comité Directeur, c’est avec une grande tristesse qu’elle assista à une dédiabolisation du mouvement impulsée par certains. Elle soutint donc, avec l’ensemble du Comité Directeur, l’association « Amitié et Action Française » et participa à nombre de ses manifestations.
 
Dans un texte de conférence qu’il avait intitulé « Être d’Action Française », Pierre Pujo citait dès la première ligne une formule de Charles Maurras et à laquelle, manifestement, il identifiait sa démarche d’héritier. « Je me vois accusé de mettre en avant la politique mais dans cette passion de la politique, il y a, tout en haut, la passion de la vérité. La vérité ! Quelque chose de sacré dont ma vie a été fascinée, tout entière. » Cette passion pour la vérité politique avait poussé Marielle à réagir avec force alors qu’on nous accusait d’être un repère de pétainistes. 
 
Marielle comme Pierre se sont souvenus toute leur vie de la manière dont Maurice Pujo avait rejeté le libéralisme qu’il avait fait sien pourtant au cours de sa propre jeunesse. « Le libéral, écrivait Pierre Pujo, capitule sur toutes les valeurs tout en se présentant comme partisan de la famille, de la patrie, et de la religion. »
La grandeur de Marielle, ne l’oublions pas, c’est qu’elle n’a jamais voulu être, en ce sens, une libérale. Et que libérale, elle l’a été en un autre sens, dans sa générosité, dans sa volonté de montrer aux Français la voie royale du salut national.
 
Marielle était la filleule de Charles Maurras, elle a comme son frère Pierre baigné dans cette grande famille de l’Action Française depuis sa plus jeune enfance. Elle fut donc un témoin des multiples crises que connut notre mouvement. Malgré les difficultés rencontrées, les trahisons de beaucoup et les brimades dont elle a fait l’objet, Marielle gardait, avec son caractère bien trempé, des principes clairs et une grande espérance.
 
Nous avions eu la joie de l’accueillir le 29 février 2019 lors du grand banquet organisé pour fêter les 120 ans de l’Enquête sur la Monarchie, elle s’y était rendue symboliquement avec la cane de son père qui avait servi à administrer quelques corrections à des républicains du siècle dernier !
 
L’exemple de Marielle nous enseigne la piété filiale : elle se savait « débitrice insolvable », elle avait à l’esprit que le patrimoine reçu est là pour le transmettre et non uniquement pour en jouir de manière égoïste. Aussi, c’est parce que cette impiété à l’égard de la Patrie n’a jamais été aussi grande que nous continuons à honorer ceux qui ont fait la France : nos rois certes, mais aussi l’immense cortège de tous nos saints, de nos héros et de nos soldats, célèbres ou silencieux, qui ont foulé le sol de notre beau pays et contribué à transmettre et à enrichir le patrimoine de notre civilisation.
 
A la suite de Marielle et de tous ceux qui ont marché avant nous sur le sillon du nationalisme intégral, continuons fidèlement le combat, montrons aux Français la voie royale du salut national et sachons courageusement garder l’Espérance.
   
 
A bas la Gueuse et pour que vive la France, vive le Roi ! 

Seigneur endormez-moi dans votre paix certaine entre les bras de l’Espérance et de l’Amour.

 

Charles Maurras

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