UNE NOUVELLE ICONE REPUBLICAINE

UNE NOUVELLE ICONE REPUBLICAINE

 

Depuis le décès de Bernard Tapie le 3 octobre dernier, la sphère médiatique est toute bruissante d’une immense déploration pour la perte d’une si haute figure morale de la République macronienne.  À commencer par le Président des vaccinés qui s’est « fendu » d’un message exaltant l’exceptionnelle personnalité du défunt. L’on apprend aussi qu’il y aura un hommage parisien et qu’un registre de condoléances a été ouvert aux admirateurs du disparu . L’on annonce même deux messes, une à Paris et une à à Marseille ( ce n’est peut-être pas de trop, mais plus de discrétion aurait été souhaitable…)

Apportons notre pierre à ce monument à la gloire de Bernard Tapie .  Sans le sou devenu homme : d’affaires (le mot est assez juste) , il a assis sa fortune sur le rachat d’entreprises en faillite pour un euro, puis la  liquidation de l’actif à son profit, le personnel étant remis à la charge financière des contribuables. Même si ces pratiques choquantes étaient légales, elles apparentent plutôt leur auteur à Harpagon qu’à  Robin des Bois.

Entrepreneur-pilleur d’épaves, Bernard Tapie s’est cependant acquis des sympathies dans les milieux populaires en rachetant et en dirigeant le club de football de Marseille. L’on sait à quelle exploitation politique scandaleuse les ennemis de la nation ont fait servir le ballon rond .  De mauvaises langues–mais aussi les tribunaux–disent d’ailleurs que Tapie  n’a pas acheté que le club . Pour plus de précisions, il suffit d’ aller chercher du côté de Valenciennes…

Tapie a aussi voulu se lancer en politique ce qui lui a valu d’être un éphémère ministre de la ville sous François Mitterrand. Évidemment opposé aux idées nationales, et ne craignant pas d’injurier jusqu’aux simples électeurs nationaux,  il a soutenu le cosmopolitisme et l’immigration-invasion. Bon chien chasse de race !  L’on ne fera que mentionner en passant  les goûts de parvenu de ce « flambeur », achetant hôtel particulier et yacht de luxe pour ne pas faire mentir la formule « le grisbi est à gauche. »

Mais le rachat de l’entreprise sportive Adidas, qui marquait une nouvelle étape de l’ascension financière de Tapie, se solda par une faillite retentissante et une descente aux enfers, avec un épisode bref de passage en prison. Se comparant à Monte Cristo, Bernard Tapie qui avait accusé le Crédit Lyonnais d’avoir provoqué sa faillite, a cru approcher de sa revanche en obtenant de l’Etat, maître de cette banque, une indemnité faramineuse par le biais d’un arbitrage. Mais cet édifice, sur lequel planait l’ombre complice d’un ancien Président la République, s’est effondré comme un château de cartes : l’arbitrage a été annulé (ce qui est très rare) et, nouveau revirement de la fortune ,  Tapie a été condamné à rembourser, ce qu’il n’a d’ailleurs pas fait…

Devant la carrière de cet aventurier, l’on comprend que la classe politico-médiatique se sente instinctivement attirée : « tous les républicains ne sont pas les bandits, mais tous les bandits sont républicains. » L’on serait tenté de faire une suggestion aux admirateurs du défunt : le faire reposer dans leur Panthéon, en bien mauvaise compagnie, pour les services éminents qu’il a rendus à l’anti France.

François Marceron.

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JEAN-MARIE LEPEN : L’ACTION FRANCAISE N’A PAS BESOIN DE SE DEDIABOLISER !

JEAN-MARIE LEPEN : L’ACTION FRANCAISE N’A PAS BESOIN DE SE DEDIABOLISER !

 

Jean-Marie le Pen, fondateur du Front National, est la figure contemporaine de la droite nationale. Il nous livre son analyse de la situation politique aussi bien interne qu’internationale en rappelant les causes qui ont entraîné notre pays dans le chaos. La franchise de son analyse rejoint parfois les idées de l’Action Française.

L’Action Française : Comment considérez-vous la situation générale de notre pays d’un point de vue social, économique et politique ?

Jean-Marie Le Pen : Notre pays subit les conséquences des politiques de droite comme de gauche que j’ai dénoncées depuis des décennies. Cette attitude m’a valu la diabolisation médiatique que vous savez.

Les problèmes sociaux que vous évoquez sont la conséquence logique de l’abandon de la Nation. Notre souveraineté et nos spécificités nationales et culturelles ont été délaissées. La France s’est progressivement fondue dans la mondialisation qu’elle a suivie en masse sans savoir en choisir les aspects qui lui sont profitables. Nous avons légué notre indépendance à l’Union Européenne qui s’est érigée en autorité fédérale supérieure au lieu d’être une organisation régionale, nécessaire aux pays de notre continent.

Par ailleurs, nous avons ouvert nos frontières à un nombre considérable d’immigrés sans avoir la capacité de les prendre en charge, de les intégrer et de les assimiler. Une grande partie de ces populations a obtenu la nationalité française avec le droit du sol adopté par notre Code de la nationalité. De nombreux jeunes issus de parents immigrés et vivant sur le territoire ne se sentent pas français.

Il me semble qu’il y a eu une volonté délibérée de détruire notre pays avec sa culture et ses traditions et de construire sur ses ruines une « nouvelle France » avec un modèle cosmopolite. La catholicité culturelle de la France, « fille aînée de l’Eglise », était la cible principale de nos adversaires qui ont transformé la séparation de l’Eglise et de l’Etat en une « laïcité à la française », outrancière, coupant les Français de leurs racines.

L’Action Française : N’avez-vous pas l’impression que les pompiers pyromanes dénoncent ce qu’ils ont favorisé ? Comment expliquez-vous l’islamisation de la France ?

Jean-Marie Le Pen : Au nom de la laïcité et des Droits de l’Homme, des groupes politiques ont œuvré pour la « défrancisation » de notre pays. Ils ont favorisé ce flux migratoire et ont mené un combat acharné en vue de faire disparaître nos traditions, en culpabilisant les Français, en ridiculisant l’Eglise. Certains de ces groupes dénoncent aujourd’hui ce qu’ils ont, par le passé, favorisé.

Personnellement, je ne m’en suis jamais pris aux masses populaires, aux groupes sociaux y compris aux immigrés, mais aux politiques qui sont responsables de cette situation.

Malheureusement, le système politique actuel en France favorise la démagogie. La question migratoire a été instrumentalisée par mes adversaires pour des calculs électoraux, non seulement à mon encontre, mais aussi et surtout contre l’intérêt supérieur de la Nation.

Ainsi donc, la France a perdu progressivement son âme. Sa société s’est « décatholisée » spirituellement et culturellement. Prenons à contrario l’exemple des Anglais, majoritairement anglicans. Qu’ils soient agnostiques ou athées, ces derniers se réclament anglicans, tout en respectant les autres communautés. Cet aspect culturel de l’anglicanisme est préservé aussi bien dans la société anglaise que dans les hautes fonctions clés des institutions. Mieux que la France, l’Angleterre a su préserver son identité et son indépendance, allant jusqu’à sortir de l’Union Européenne.

Quant à nous Français, en renonçant à notre identité et à notre culture, nous avons créé un vide. Par conséquent, une partie de la population issue de l’immigration et originellement de confession musulmane, en quête de repères identitaires, a été séduite par un courant religieux transnational cherchant à substituer l’« Oumma islamiya » à l’appartenance des individus à leurs nations respectives, à l’instar du sionisme qui, dès la fin du XIXème siècle, cherchait à créer une « nation juive » (העם יהודי).

Cette instrumentalisation de la religion à des fins politiques a donc touché une partie de la population en France, grâce à l’émergence des moyens de communication qui ont facilité la propagande des mouvements islamistes. Ces derniers ont, par ailleurs, bénéficié de larges moyens financiers dont l’origine réelle demeure occulte. C’est ainsi que l’islamisation de la France déchristianisée est devenue visible. J’ai assisté à cette déchristianisation progressive de notre société : plus de religieuses voilées dans les rues, plus de prêtres en soutane, plus de femmes franchissant les églises avec des mantilles, etc… Je me souviens aussi de ma mère qui portait la coiffe bretonne ; une manière de manifester une identité provinciale.

Nous avons, hélas, délaissé nos traditions et encouragé d’autres cultures à s’implanter chez nous. Le drame c’est de voir les minorités, visibles et invisibles, commander la majorité et cette dernière de sentir devenir une minorité. C’est ce qui se produit chez nous et qui n’est que la conséquence des politiques destructrices de notre civilisation et de notre nation.

Je ne crois pas à l’existence d’un projet politique téléguidé par les musulmans pour islamiser la France car il n’existe aucune puissance musulmane capable d’établir et de réaliser un tel projet : le monde musulman fait face à de très nombreuses luttes internes.

L’Action Française : Et le terrorisme ?

Jean-Marie Le Pen : Il s’agit d’actes effectués par des mercenaires au profit de groupes politiques étrangers dont on n’est pas encore parvenu à en élucider les vrais meneurs et véritables responsables.

Les actes terroristes ont pour objectif d’adresser un message politique aussi bien à la population qu’aux gouvernements. Mais la plupart du temps ils sont effectués pour faire réagir l’opinion publique, grâce à l’ampleur médiatique donnée à ces événements et à l’interprétation de ces actes par certains journalistes et chroniqueurs.

J’ai constaté que les auteurs de ces actes commis en France ont des noms à résonance arabe (à l’exception d’un Tchétchène). Néanmoins, il y a un bon nombre de Français qui sont convertis à l’Islam et qui sont soumis aux idéologies de l’Islam politique qui n’est qu’une dérive de la religion musulmane. Ils ont, de surcroît, été enrôlés dans les organisations terroristes islamistes tel que Daëch et ont commis les pires atrocités en Syrie voire en Bosnie, en rejoignant les Moujahidines. Curieusement, cette catégorie d’islamistes a épargné la France.

Par ailleurs, les circonstances des actes terroristes commis sur notre territoire ainsi que les interpellations de leurs auteurs, conduisant la plupart du temps à leur élimination physique, me laissent perplexe : Mohamed Merah aurait pu être neutralisé dans l’appartement où il se trouvait par des gaz anesthésiants ; les cartes d’identité de certains auteurs d’attentats auraient été retrouvées dans leurs voitures ; le passeport du kamikaze qui s’est fait exploser au stade de France aurait également été retrouvé intacte, etc…

Je pense que ces terroristes sont formatés pour commettre ces crimes. Certains d’entre eux ont un palmarès judiciaire de grande délinquance. D’autres sont désœuvrés, démunis et fragiles psychologiquement, ce qui facilite leur manipulation à l’instar d’un certain nombre de personnes entraînées par le « jihad », qui vont combattre principalement leurs coreligionnaires au Moyen – Orient.

En France, il existe un certain nombre de personnes présentant le profil idéal pour se faire instrumentaliser. Ces individus sont pour la plupart issus de milieux peu éduqués, pauvres, sans activité professionnelle, ou présentant des troubles psychologiques en raison de problèmes sociaux ou familiaux. Par conséquent, la connaissance des phénomènes migratoire et démographique est indispensable pour comprendre l’ensemble de ces phénomènes.

L’Action Française : « Notre planète souffre d’une poussée démographique », Qu’entendez-vous par là ?

Jean-Marie Le Pen : La population mondiale ne cesse de s’accroître de manière exponentielle. En cent ans, la population mondiale est passée de 2 à 8 milliards de personnes. Ce phénomène est une évidence. Il est surtout observé dans les pays pauvres ou en voie de développement. Prenons l’exemple de l’Algérie. En 1966, la population de ce pays était de 12 millions. Elle est aujourd’hui de plus de 43 millions. Nous allons donc assister, dans les décennies qui viennent, à des déplacements intenses de populations sur la planète. Il s’agit essentiellement de populations des pays pauvres qui sont tentés de s’aventurer, d’aller travailler et de s’installer dans les pays qui leur paraissent plus riches.

Parallèlement, nous allons assister à une sur-industrialisation et donc à des bouleversements climatiques. Ainsi donc, la planète tout entière va assister, en raison de cette poussée démographique, à des catastrophes aussi bien naturelles que socio-politiques : propagation de maladies, virus, pénuries alimentaires et pauvreté. Cela provoquera inéluctablement des déplacements démographiques continus et des problèmes sécuritaires. La pauvreté conduira certaines personnes à commettre des actes portant atteinte à la sécurité et à la stabilité des sociétés. L’état de nécessité sera un fléau planétaire.

Notre pays sera également touché par cette situation. C’est la raison pour laquelle nous devons urgemment adopter des mesures législatives pour la préservation de nos intérêts nationaux.

L’Action Française : Quelle est votre point de vue sur la politique étrangère et sur le monde francophone ? 

Jean-Marie Le Pen : Notre politique étrangère doit être animée par deux principes : d’abord et principalement par celui de l’intérêt supérieur de la France, ensuite par nos amitiés historiques avec les nations, comme le soulignait Bainville.

Malheureusement, notre pays a progressivement rompu avec ces principes sous la Vème République en se soumettant aux diktats d’organisations internationales dominées par le monde anglo-saxon (OTAN et l’Union Européenne) et aux groupes de pression (les lobbies). C’est la raison pour laquelle nous avons perdu notre influence et la place que nous occupions sur la scène internationale malgré notre statut de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous avons reculé en Afrique tandis que d’autres pays étendent leur influence sur ce continent à l’instar de la Chine, des Etats-Unis, de la Russie récemment, voire de la Turquie qui est en train de gagner des marchés en Afrique. Ce recul a commencé vers la fin du mandat de Jacques Chirac.

Nous nous sommes éloignés du monde arabe, des pays d’Afrique du Nord avec lesquels nous avons une histoire, pour plaire à Israël. Or, ce dernier est en train de normaliser ses relations avec certains pays arabes qui s’orientent de plus en plus vers le monde anglo-saxon dominé par les Etats-Unis.

L’Action Française : Quelles sont les conséquences de notre inféodation au monde anglo-saxon ?

Jean-Marie Le Pen : Nous n’avons pas pris les choix politiques opportuns vis-à-vis de certains conflits politiques, à l’instar de la guerre en Syrie. Nous avons participé, sous l’impulsion des Etats-Unis et de l’Union Européenne, à la déstabilisation de cet Etat. Cela a conduit à l’émergence des groupes extrémistes : Daëch ou Front Al Nosra, (branche locale d‘Al Qaïda, à laquelle l’ancien ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avait rendu hommage en exprimant dans un entretien au quotidien Le Monde : [ce groupe] « fait du bon boulot en Syrie » !

En rompant nos relations diplomatiques et notre coopération sécuritaire avec Damas, nous avons été empêchés de lutter contre les « jihadistes » qui menacent notre pays et nos intérêts en portant atteinte à notre sécurité.

Nous avons également, sous l’impulsion de l’OTAN, déstabilisé les institutions et l’Etat libyen ce qui a favorisé le phénomène migratoire. Nous avons suivi et encouragé la propagande relative au « Printemps arabe » qui a permis l’émergence de l’Islam politique, courant qui instrumentalise la religion à des fins politiques et qui a remis en cause plusieurs institutions étatiques du monde arabe avec lequel nous avions des relations historiques. Ces choix politiques masochistes ont contribué au renforcement du fléau migratoire. Des millions de personnes ont été contraintes de fuir les conflits militaires et les massacres.

Historiquement, la France a toujours eu une politique étrangère équilibrée sur la scène internationale, respectueuse des principes généraux du droit notamment celui de la non-ingérence et la non-intervention dans les affaires internes des pays. Elle a aussi joué un rôle catalyseur dans le règlement des conflits.

La France a été entraînée dans des conflits internes en violation de ces principes. En toute objectivité, il faut reconnaître la volonté du Président Macron de faire un pas vers la Russie, de prendre des initiatives pour la Libye, de tenter de calmer les velléités du Président turc, de trouver une issue au blocage de la situation au Liban. C’est le cumul des politiques des gouvernements successifs de la Vème République qui ont affaibli notre rôle et notre place dans le monde.

L’Action Française : Les Français sont-ils las de la république ? Dans quelques mois, notre pays connaîtra de nouvelles élections présidentielles. La campagne électorale débutera très probablement dès l’automne. Qui voyez-vous au sommet de l’Etat ? Quels sont vos pronostics ?

Jean-Marie Le Pen : Il est difficile de prédire. Tout dépendra des événements qui permettront à l’un des candidats d’émerger en profitant de l’actualité, en adoptant un discours qui attirera l’opinion publique en sa faveur et en bénéficiant bien entendu du soutien des médias. Ceux sont les événements qui favorisent les candidats et non le contraire.

Il faut rappeler que les Français se sont lassés des promesses électorales voire du système en général. Les dernières élections régionales l’ont démontré. Ce désintéressement de la politique est également illustré par le déclin des partis politiques, de droite comme de gauche. Les Français ont besoin à la fois de libertés mais aussi d’une autorité rassurante et arbitre. Ce n’est pas vous qui allez me contredire à ce sujet. Il s’agit de la fameuse formule de Charles Maurras : « l’autorité en haut, les libertés en bas ».

L’Action Française : Le Front National est allé jusqu’à changer de nom et adopter une stratégie de dédiabolisation. Comme vous le savez, l’Action Française connait une nouvelle dissidence avec le Centre Royaliste d’Action Française. On nous reproche d’être fidèles aux idées de Charles Maurras ou à la mémoire du Maréchal Pétain. Que pensez-vous de cette stratégie de dédiabolisation ?

Jean-Marie Le Pen : Nos politiques adoptent un langage démagogique pour amadouer l’opinion publique afin d’arriver au pouvoir, ce qui n’était pas mon cas. Il m’a même été reproché par certains de ne pas avoir voulu le pouvoir et sa conquête, ce qui n’est pas vrai. En réalité, je n’ai jamais voulu céder au système (à l’« establishment »), en adoptant le « politiquement correct », en me compromettant et en trahissant mes convictions profondes. Cela m’a valu toutes les attaques aussi bien de la part de mes adversaires politiques que des médias, avec un acharnement inébranlable.

En me succédant à la tête du Front National, Marine a décidé de se rapprocher du système, en le ménageant. Cela lui a permis d’avoir une plus large visibilité médiatique. Elle a progressivement écarté les fondamentaux du parti.

Certains ont suivi l’exemple du Rassemblement National, y compris au sein de l’Action Française, en reniant le combat séculaire de Charles Maurras et de ses compagnons ainsi que la défense de la mémoire du Maréchal Pétain, celle des Harkis, etc…

Je comprendrais que le Front National (ou le Rassemblement National) veuille se dédiaboliser en ménageant le système pour arriver au pouvoir, ce qui n’est pas le cas de votre mouvement politique. L’Action Française n’a pas besoin de se dédiaboliser et de se rapprocher du système car elle n’est pas un parti politique dont l’objectif est la conquête du pouvoir. Votre mouvement préconise un autre système et, par conséquent, n’a pas pour objectif de participer aux institutions de ce dernier.

Notre famille nationale est ainsi morcelée. Certains mouvements qui se disent nationalistes se laissent instrumentaliser par des courants stipendiés par l’étranger qui, comme je l’ai expliqué, ont délibérément encouragé l’état du pays. Ils prétendent aujourd’hui y remédier en semant la zizanie et en encourageant la violence et donc le chaos. Le nationalisme français est construit sur des valeurs positives irréprochables : l’amour et la défense de la Patrie.

Il manque aux nationalistes un chef fédérateur pour redresser la barre. C’est un principe logique et humain. Votre mouvement politique en a payé le prix, en particulier depuis la mort de Pierre Pujo. Il a fallu du temps à sa sœur, malgré son âge avancé et les difficultés qu’elle a endurées, pour redresser l’Action Française et la ressusciter grâce, bien entendu, à votre équipe intègre et fidèle aux principes fondamentaux de votre mouvement qui est appelé à porter l’étendard du nationalisme français.

                                                                                  Propos recueillis par Arnaud Delorme

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Contre toute « CANCEL CULTURE » : FAUT-IL LAISSER DEBOULONNER NAPOLEON ?

Contre toute « CANCEL CULTURE » : FAUT-IL LAISSER DEBOULONNER NAPOLEON ?

Un fait divers nous ramène à parler de Bonaparte : nous avons entendu le 22 septembre 2021, aux informations télévisées, que le maire socialiste de Rouen envisageait de déplacer la statue de l’Empereur pour la remplacer par celle de l’avocate d’extrême-gauche Gisèle Halimi…

Que penser de ce type d’initiative ?

Tout d’abord il ne faut pas se tromper d’ennemi. Nos critiques de Napoléon ne lui enlèvent pas sa place dans l’histoire de France : « Malgré tout je trouve grand », disait Maurras. La menace sur la statue de Napoléon aujourd’hui nous rappelle qu’il y a peu celle de Colbert, placée devant l’Assemblée Nationale, a été dégradée. Il y a d’ailleurs en commun entre les deux personnages leur rôle – qui n’est qu’un aspect mineur de leur activité foisonnante – dans la question de l’esclavage colonial. Nous ne devons donc pas, même s’il s’agit d’un personnage à propos duquel nous avons des réserves, hurler avec les loups. Nous ne tirerions aucun profit du succès de lobbys gauchistes. Il y a des gens avec qui l’on ne coopère pas. A titre de comparaison, en théologie, l’on admet que l’on puisse coopérer pour apporter des matériaux à une église entre des catholiques désireux d’y entendre la messe et des amis des beaux-arts souhaitant conserver un monument pour des raisons esthétiques ; en revanche des catholiques ne sauraient entreprendre le transport en commun de matériaux avec ceux qui veulent s’en servir pour brûler l’église. De même, nous n’aurons jamais rien de commun avec les assassins de l’histoire de France et les partisans de la « cancel culture. » Donc il faut défendre la statue.

L’on ne se laissera pas abuser par l’astuce municipale qui consiste à dire qu’il s’agit seulement de changer l’emplacement. Ces aménagements sont prodigués pour faire accepter le principe. Néanmoins il s’agit de déplacer Napoléon pour un endroit moins prestigieux, ou moins visible, pour laisser la place à une personnalité à la mode (et à la mode gauchiste, car Rouen n’a pas « fait » dans le consensualisme).

En effet, notre conviction est renforcée par le choix de la « remplaçante » de Napoléon, à savoir Gisèle Halimi. Il s’agit d’une avocate d’extrême-gauche issue d’une famille juive d’Afrique du Nord. Elle n’a pas de lien spécial avec la Normandie où elle n’a pas vécu ou exercé. C’est donc en tant que personnalité « nationale » que le maire pense à l’honorer. Or qu’a fait la dame Halimi ? Avocate, elle est surtout connue pour avoir été l’une des « salopes » (justement surnommées ainsi) qui, pour disqualifier la législation qui réprimait alors l’avortement, ont proclamé avoir recouru à cette pratique assassine. Prudentes, et nullement héroïques, elles s’étaient d’abord assurées que la prescription leur procurait l’impunité (nous pensons d’ailleurs à ce sujet que la loi comporte une lacune, et que l’apologie d’un crime ou d’un délit par celui qui reconnaît l’avoir commis devrait rouvrir les délais de poursuite). Gisèle Halimi a renforcé sa triste célébrité lors du « procès de Bobigny », et  les relaxes de femmes ayant avorté qu’elle a obtenues ont joué un rôle dans l’évolution politique qui a permis l’odieuse loi Veil. En honorant Madame Halimi, le maire de Rouen s’inscrit donc dans l’espèce de canonisation républicaine de l’avortement, des avorteurs et des avortées que la classe politico-médiatique célèbre comme un dogme. Cette initiative est donc une gifle infligée aux défenseurs de la France traditionnelle et aux catholiques. L’on ne peut pas faire plus « clivant » comme l’on dit en français contemporain.

Pour justifier encore son initiative pour le moins surprenante, Monsieur le maire de Rouen nous affirme benoîtement que, parmi les noms de rue de sa ville, il n’y en a que 5 % qui sont dédiés à des femmes et que ce serait l’une des raisons de son projet. Il y a pourtant bien des moyens de remédier à cette situation, si on la déplore (ce qui, jusqu’ici n’a pas semblé être le cas des rouennais). Pourquoi ne pas ajouter Joséphine à Napoléon (ceci est une pierre dans le jardin des anticolonialistes qui n’aiment sans doute pas beaucoup l’aimable créole) ? Par ailleurs Rouen ne manque pas de places et de rues, qui pourraient être dédiées à des femmes illustres ou accueillir leur statue. À ce propos, si Jeanne d’Arc est honorée dans cette ville (qui ne lui a pas toujours été très favorable !), d’autres femmes de valeur n’ont pas leur rue à notre connaissance, comme Jeanne Hachette ou Marie-Antoinette… Bref la défense sent le prétexte. En fait, l’on a voulu s’attaquer à ce qui est généralement ressenti comme un symbole de l’histoire de France, et un symbole masculin et glorieux au plan militaire. Il y a bien là une agression contre l’histoire de France.

En agissant ainsi, le maire socialiste, probablement inspiré de basses considérations électoralistes, flatte le progressisme, le gauchisme et les milieux féministes. À quoi pense un élu ? Il pense à être réélu ! Il en résulte que la prise en considération des revendications des minorités agissantes par les prétendus « partis de gouvernement » prend des citoyens ordinaires en otages d’initiatives extrémistes.

Le maire de Rouen a dit que son projet de relégation de la statue de l’Empereur et d’installation d’un mémorial de l’avorteuse serait soumis à référendum local. Nous espérons que la population s’opposera à cette provocante sottise. Mais, même si l’indifférence, la nonchalance ou la distraction de la vie de tous les jours permettaient à ce projet subversif, anti historique et anti-français de prospérer, cela ne garantirait pour le maire ni sa réélection, ni la soustraction de la future statue de son icône féministe aux justes pinceaux de peinture rouge d’éléments incontrôlés …

François Marceron.

NB : Les noms des rues et les ornements des espaces publics ne sont pas une chose indifférente. Nous pensons qu’il conviendrait de légiférer à ce sujet. En particulier, les noms de rues et les monuments anciens ne pourraient être changés que pour des raisons valables, et non en fonction de modes. De même, les nouveaux noms seraient soumis à l’approbation des habitants. Dans tous les cas, des historiens et des personnes enracinées auraient leur mot à dire…

 

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En sortir

En sortir

Bruno Gollnisch évoquait les évolutions désastreuses de l’Union Européenne ( https://lactionfrancaise.fr/leur-europe-nos-identites), les résistances croissantes traitées par le mépris ( https://lactionfrancaise.fr/leur-europe-nos-identites-ii), et la possible renégociation pour une toute autre vision (https://lactionfrancaise.fr/leur-europe-nos-identites-iii). 

IV- EN SORTIR…

On ne peut exclure que cette renégociation échoue, du fait de l’obstruction des institutions communautaires, ou de gouvernements d’États-membres acquis à l’Eurocratie. Malgré cette mauvaise volonté, qui serait alors dûment exposée aux citoyens, rien ne serait perdu. Le Royaume-Uni a démontré que l’Union n’était en rien l’inéluctable sentier radieux qu’empruntait l’Histoire et que le Destin aurait fixé. Elle n’est ni absolue, ni intangible, pas plus que ses principes faussés et ses orientations malsaines.

Le célèbre article 50 du Traité sur l’Union européenne (TUE) prévoit expressément une clause de retrait. Des conditions sont à remplir : conformité de la décision avec la Constitution du pays demandeur (il faudra donc supprimer l’article 88 de la Constitution française, ce qui ne sera pas juridiquement plus difficile que ne l’a été son insertion) ; notification de cette intention au Conseil européen, et négociation limitée à deux ans des modalités de retrait et des relations futures. En l’absence d’accord, les traités cesseraient tout bonnement de s’appliquer à la France.

Nouvelles coopérations

En un tel cas, il faudra résolument se tourner vers  d’autres coopérations internationales.

Une nouvelle organisation internationale pourrait naître, incluant par exemple des pays et des peuples européens qui ne font pas encore partie de l’Europe. Je pense notamment à la Russie qui est en butte aujourd’hui à l’hostilité  des cénacles euro-atlantistes, à des mesures de rétorsions de la part de l’Union Européenne que je juge contre-productives. Le malheureux contentieux avec l’Ukraine requerrait plutôt de notre part une médiation d’une autre teneur.

Vers l’Est ?

J’ai précédemment écrit que nous pourrions renouer avec une tradition nationale naturelle en termes de  géopolitique, illustrée par l’alliance Franco-Russe scellée à la fin du XIXe siècle. Il ne s’agirait pas ici comme par le passé d’une alliance défensive, mais de faire que l’Europe ainsi réconciliée surmonte sa grande division, qui remonte au partage de Théodose au IVe siècle entre Empires latin et grec, et à la séparation sous Photius du catholicisme et de l’orthodoxie. Cette ligne de partage est très exactement le méridien de Sarajevo, ligne d’affrontement de 1914 à nos jours. Refaire l’Unité de l’Occident, abroger les conséquences politiques de la division de l’Europe chrétienne, participer -à profits partagés- à la mise en valeur des considérables richesses naturelles, notamment énergétiques, de ces immenses espaces ; voilà un champ d’action nouveau.

Union latine ?

Et si, en quelque sorte, cette voie de coopération vers l’Est restait fermée,  une autre piste possible supposerait une volonté politique nouvelle de la part des Etats latins : France, Espagne, Portugal, Italie, avec la mise en oeuvre de leurs réseaux d’influence pour les trois premiers de ces pays, influence tenant à leurs liens historiques, culturels, économiques, politiques avec de nombreux pays dans le monde. Les Etats francophones, hispanophones, lusophones sont au nombre de 52 ! Ils représentent une masse d’un milliard d’êtres humains. Une force culturelle capable de faire contrepoids à la domination culturelle jusqu’ici incontestée du monde anglo-saxon. Une force politique décisive dans le concert des Nations-Unies. Un terreau pour un vrai développement du tiers monde, fondé sur l’intérêt réciproque de tous les acteurs concernés.

Nos atouts

En dehors de ces perspectives, la France peut-elle se relever ? Une victoire des nationaux n’y sonnerait pas seulement la fin d’une illusion, mais aussi celle d’un alibi. «C’est à cause de Bruxelles»ne pourrait plus être l’excuse de l’inaction, de l’irresponsabilité de nos dirigeants politiques, de leurs promesses non tenues, des réformes en souffrance.

Or, un sursaut national est possible. Car la France a de réels atouts :

Le jardin français

Nous avons les ressources d’un territoire le plus vaste, le plus diversifié, et le plus hospitalier de l’Europe occidentale. Et qui pourrait sans difficulté héberger 100 millions de Français, si l’aménagement du territoire était plus harmonieux, et si nos villages étaient aussi peuplés qu’au Moyen Age, quand les rendements agricoles étaient cependant vingt fois inférieurs à ce qu’ils sont aujourd’hui.

Empire maritime

Nous possédons les prolongements de ce territoire légués par nos marins, pionniers, découvreurs : confettis d’un ancien empire répartis encore sur tous les océans : Atlantique, Indien, Pacifique, Mers Australes. Ce qui nous vaut le second domaine maritime du monde, en vertu de la Convention de l’ONU de Montego Bay sur le droit de la mer. Et ce à l’heure où l’avenir de l’humanité se joue davantage dans les mers que dans l’espace.

Notre culture

Notre influence culturelle, naguère dominante en Europe,  peut retrouver son éclat pour peu que les élus et politiciens Français se décident à l’affirmer avec fierté à la face du monde, au lieu de  se targuer d’appartenir aux « élites mondialisées ». Entre autres éléments notre langue, qui fut celle de la diplomatie mondiale et des Cours d’Europe, peut retrouver sa place,si les mêmes la défendent partout, et spécialement dans les assemblées internationales plutôt que d’affecter de s’y exprimer directement en anglais même en Europe depuis le Brexit… ! Et le monde entier nous envie un art de vivre qui ne s’altère que par la progression de l’égoïsme social et de l’insécurité conquérante.

Nos capacités

Nous sommes encore riches du savoir-faire exceptionnel de nos concepteurs, ingénieurs, techniciens, capables de construire les meilleurs avions, les trains les plus rapides du monde, les viaducs et ponts les plus audacieux, des fusées intercontinentales, d’excellentes voitures, et beaucoup d’autres réalisations encore.

Notre statut

Membres fondateurs de l’Organisation des Nations unies, nous disposons, comme les Etats-unis, la Chine, la Russie, et la Grande-Bretagne, d’un siège de membre permanent du Conseil de sécurité, seul organe dont les décisions aient un caractère obligatoire. Ceci nous donne le fameux « droit de veto », dont contrairement à d’autres nous ne faisons pratiquement jamais usage. Dans cette organisation, il est certain qu’une position indépendante des super-puissances dominantes, et en défense de l’indépendance et de la liberté des nations, nous vaudrait la sympathie du plus grand nombre. Nous sommes et resterons membres de quantité d’organisations subsidiaires spécialisées (Union postale universelle, OMS, FAO, UNESCO, Organisation Maritime, aérienne, etc.), et de quantité d’autres organisations internationales. Partie prenante à des milliers d’accords et traités internationaux, nous n’avons à craindre aucun isolement sur la scène internationale…

Conclusion

A chacune de ces consultations populaires concernant l’Europe, qui se font de plus en plus rares –et pour cause !- on veut faire peur aux Français en leur disant que la claque fantastique que constituerait un rejet de l’Eurocratie contre l’établissement politique qui la soutient ouvrirait une crise de régime. Mais quand le régime a failli, la crise de régime est salutaire ! Nous ne sommes pas chargés d’organiser la survie d’une classe politique solidaire dans la corruption morale politique ou financière. Les uns et les autres sont solidaires dans le reniement des promesses, solidaires dans le mensonge institutionnel et la duperie des Français, solidaires dans l’effroyable décadence morale, solidaires dans le trucage des modes de scrutin, solidaires dans l’instauration de la police de la pensée dans le pays autrefois le plus libre du monde.

Nous ne sommes pas chargés de la survie du système, nous sommes chargés de la survie de la France. A nous de lui offrir l’occasion de sa renaissance !

 

 

 

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Hommage à Damien Tarel

Hommage à Damien Tarel

« L’héritage des camelots du roi se survit encore dans les âmes d’élite »

Lors d’un déplacement à Valence le 8 juin dernier, le vulgaire et inculte président Macron, que les médias du système et ses figures de proue toutes aussi ignorantes, viles et répugnantes réputent « cultivé » et « brillant », était souffleté par un gentilhomme de 28 ans, enraciné dans sa terre, son histoire et sa culture, au cri capiteux et exaltant de « Monjoie ! Saint Denis ! », devise de nos chevaliers français du nord de la Loire du Xe au XIIIe siècle (on la rencontre dans des œuvres en ancien français écrites au XIIe siècle comme Le Couronnement de Louis). Le cri de guerre « Monjoie » étant un mot d’ordre typiquement mérovingien et carolingien d’origine francique, produit de l’évolution phonétique du germanique mund-gau* (littéralement « protection, chef du pays », est un très vieux terme non seulement germanique, mais aussi indo-européen qui remonte très haut dans notre histoire, à l’âge du bronze vraisemblablement et Homère appelle par exemple souvent dans l’Iliade Agamemnon ἂναξ ἀνδρῶν, que Paul Mazon traduit par « protecteur de son peuple ») en langue d’oïl (forme que le latin a prise au nord de la Loire dans la bouche de Celtes et de Francs romanisés et qui deviendra ensuite l’ancien français et plus tard le français) doit délecter et transporter Damien, qui est passionné d’histoire médiévale. 

Connaissant à l’inverse des incultes qui nous gouvernent la valeur et la beauté infinie des nombreux héritages dont nous sommes dépositaires, il suffit déjà de déambuler dans nos villes et nos villages (Paris, Lyon, Arras, Bordeaux, Metz, Charleville-Mézières, Sarlat par exemple), voyant l’abîme entre l’éclat sublime de nos belles cités et la population qui les habite de plus en plus hydroponique et inconsciente de ce patrimoine inestimable, produit des siècle, il doit s’affliger quotidiennement. « Être libre, c’est être chez soi dans l’autre », disait Hegel. Damien ne doit pas souvent se sentir chez soi dans l’autre, comme tous les hommes encore un peu virils, traditionnels, enracinés et accomplis en Europe de l’Ouest. C’est pourquoi sous l’empire d’une force incoercible qui devait sourdre en lui quand il a aperçu ledit Macron, il a trouvé expédient de souffleter ce dernier afin d’exhaler son aversion pour cet « homme » ou prétendu tel et ce qu’il représente, ainsi que son écœurement de voir sa patrie perpétuellement dirigée, bafouée et souillée par des menteurs, des cosmopolites, des ploucs ignorants qu’on nous présente comme des gens brillants, des quidams indifférents à l’histoire, au passé de ce pays, disons-le, des histrions qui n’ont strictement rien à faire là où notre époque malfaisante les a préposés.

Mais que Damien sache que son geste n’est pas méprisable mais fort honorable, il n’est pas sans tradition, il s’inscrit dans une histoire glorieuse, une longue série d’algarades et d’esclandres, dont les camelots du roi depuis leur création en 1908 jusqu’à l’entre-deux-guerres se sont fait une spécialité insigne. Ce sont les camelots qui ont inventé peu ou prou l’agit-prop de droite, une manière joviale, hardie et provocatrice de faire de la politique. On oublie qu’il y a un agit-prop de droite, comme il y a une bohème et une marginalité de droite. On ne recensera pas ici tous les exploits et les hauts faits d’armes des camelots. Je conseille de lire le beau livre de Xavier Cheneseau, Camelots du roi : Les troupes de choc royalistes. Il y a eu deux éditions, une en 1997 chez Défi et une autre en 1999 chez Fol’Fer. L’aventure des phalanges royalistes participe un peu de nos récits épiques et il faut bien avouer que la jeunesse monarchiste de France ne manquait pas de panache, cette pudeur et cette frivolité de l’héroïsme comme disait Edmond Rostand. Les camelots se riaient du danger, leur bonne humeur était constante et rien ne les effrayait : les poursuites pénales, les incarcérations et même la vie. Il y a un martyrologe à l’Action Française, on l’oublie souvent. Beaucoup de camelots ont expié leur engagement nationaliste par le trépas tout uniment. Il y eut bien entendu les 6 héros tombés sous les balles de la police le 6 février 1934, mais il y eut aussi les camelots assassinés comme Marius Plateau en 1923 par la militante anarchiste et dépressive Germaine Berton (brochant sur le tout, cette pouffe fut acquittée en cour d’assises ; pour « ceux qui croient en la justice de leur pays » comme on dit, être de droite radicale à l’époque ne nous rendait pas plus la justice très favorable) ; Ernest Berger le 25 mai 1925 à la sortie des locaux de l’AF rue de Rome par une illuminée Maria Bonnefoy, qui l’avait confondu avec Maurras ; Jean Guiraud abattu froidement en 1928 par un garde républicain, alors que lui et deux de ses amis avaient simplement effleuré le buste du maçon abject Emile Combes, qu’un autre maçon, l’obèse Herriot devait inaugurer le lendemain ; Marcel Langlois, chef d’un groupe de camelots abattu par des voyous communistes le 3 février 1935. Autre temps, autre mœurs : l’activisme et l’engagement franc, viril et périlleux des camelots contrastaient avec la veulerie, la vulgarité, la fatuité des « Youtubeurs » actuels sacrifiant à l’illusion démiurgique habituelle dans cette situation. Le « youtubeur » omniscient et divin savoure sa célébrité fugace derrière son ordinateur avec ses « followers », bavarde parfois comme une femme sans rémission pendant des heures. Les analyses de Debord ont connu une fortune nouvelle avec l’essor des réseaux sociaux et n’ont jamais été aussi justes : le spectacle est devenu accessible à tout le monde, il est maintenant constatable partout, même chez notre voisin. Chacun se construit une image sur internet, dont il est esclave ensuite toute sa vie, les réseaux sociaux sont un mirage, un chancre immonde où le faux triomphe trop souvent.

On peut dire aussi que les troupes de choc de l’Action Française ont fait trembler la Gueuse à plusieurs reprises, le 6 février 34 en a formé l’acmé, mais on a oublié un peu vite certaines affaires. Il y en eut des célèbres, nous en rappellerons quelques unes afin que les lecteurs profanes puissent s’aviser des méthodes anciennes de militantisme inventées et cultivées avec zèle par l’AF, méthodes infiniment plus allègres, formatrices et génératrices de bonnes passions pour le corps et l’esprit (goût de l’aventure, apprentissage de la vie communautaire réelle bien plus belle que les forums sur internet, apprentissage également de la nature agonistique et joyeuse de la vie, de l’amitié mâle qui s’éprouve dans le péril, le malheur, mais aussi la joie des conversations, des bibliothèques, des salles de sport, des banquets, des cafés, des restaurants et des sorties la nuit) que le réseautage internet actuel complètement dématérialisé et virtuel, foyer au contraire de toutes les mauvaises passions : narcissisme exacerbé, jactance détestable, féminisation, tropisme logorrhéique, solitude et individualisme méprisable. On peut dire que l’AF était alors non seulement une école de pensée, mais aussi d’énergie, d’amitié vraie et de virilité.

Une des premières affaires célèbres fut l’affaire Thalamas, l’insulteur de Jeanne d’Arc en 1909. Les nationalistes intégraux vont inaugurer et éprouver ici leur méthode : l’esclandre. Pendant trois mois, la jeunesse d’Action Française a tenté de faire cesser le cours de ce gauchiste arrogant et cosmopolite (préfiguration de tous nos « profs d’université » actuels tout aussi cosmopolites, mais en sus incultes), malgré la présence massive des forces de l’ordre et les nombreuses arrestations qui ont ponctué les manifestations dirigées contre le chargé de cours. Les camelots toujours hardis et intrépides se sont aussi fait une spécialité du canular téléphonique. En 1912, ils réussiront à faire libérer le militant Gabriel de Baleine, purgeant une peine de 15 mois de prison, en contrefaisant au téléphone la voix du président Poincaré et de son secrétaire. Ces derniers réincarnés dans les facétieux d’AF enjoignirent à l’administration pénitentiaire d’élargir incontinent le vaillant camelot du roi. Les camelots réitèreront l’exploit, mais il sera encore plus grandiose cette fois-ci, en 1927 avec Léon Daudet. En novembre 1925, le professeur de droit à l’université de Dijon, Georges Scelle, nommé à la faculté de droit de Paris par népotisme, donna sa démission, harcelé et chahuté sans cesse par les royalistes qui avaient su rallier à eux d’autres facultés de Paris (médecine et pharmacie notamment), ainsi que les universités de province. Ce ne fut pas un simple chahut d’étudiants, le 28 mars 1925, une centaine de manifestants et onze policiers furent blessés et trente arrestations opérées au cours d’une journée où les étudiants nationalistes sous la conduite des monarchistes exhalèrent violemment leur dégoût des institutions et du favoritisme régnant. Un autre universitaire, le célèbre professeur de droit public Gaston Jèze, connut les mêmes infortunes en 1935. Il dut suspendre ses cours sous la pression des camelots. Jèze fut le conseiller du Négus et s’opposa à l’agression italienne en Ethiopie.

Qui pourrait imaginer aujourd’hui un tel activisme étudiant et de tels succès surtout ? L’AF jouissait grâce à Maurras, mais aussi de tous les écrivains, les savants et tout le milieu cultivé et éditorial qui gravitaient autour d’elle, d’un tel magistère dans l’intelligence de cette époque que ses troupes de choc jouissait de la faveur d’une partie de l’Université et d’une partie des milieux politiques. Considérons par exemple l’affaire Hennessy, les camelots arrivèrent même à pénétrer dans le ministère de l’agriculture et à le mettre à sac. Je n’ai mentionné ici que les affaires les plus célèbres, mais ce furent des dizaines de réunions des partis de gauche et de rassemblements démocrates-chrétiens perturbés par les militants royalistes ; d’innombrables esclandres lors de procès, de pièces de théâtres, de réunions publiques, dont même une séance de l’académie française. Les camelots toujours très irrévérencieux n’hésitaient pas à conspuer un mandarin bien en vue ou des fonctionnaires de justice comme des juges. Nous ne comptons pas non plus les manifestations très importantes, parfois violentes, organisées à Paris et en Province pour honorer sainte Jeanne d’Arc (au prix de 10000 jours de prison) ou s’opposer à une décision délétère du gouvernement.

 

Par combien de peines pénales, d’amendes, de jours de prison, de pertes d’emploi les militants royalistes intrépides d’AF ont dû expier leur engagement, alors que la grosse Berton a été acquittée pour avoir assassiné le très digne Marius Plateau ?

Les juges ne valaient pas mieux à l’époque qu’aujourd’hui. Vacher de Lapouge, qui a été lui-même magistrat, procureur même au début des années 1880, ne disait-il pas que la magistrature et les professions assimilées (notariat, barreau) ne brillaient pas par leur valeur intellectuelle ? « C’est un axiome très reçu que si un bachelier n’est ni intelligent ni travailleur, sa place est à l’école de droit, et quand il est licencié, ce qui n’use ni ne meuble beaucoup son cerveau, s’il n’est pas assez disert pour faire un avocat, pas assez madré pour faire un avoué, pas assez flexible pour faire un sous-préfet, mais trop honnête pour faire un politicien, la magistrature est ce qui lui convient ».   

Il faut donc replacer le et la geste de Damien sub specie aeternitatis, sous l’angle de l’éternité. Ces quatre mois fermes sont son honneur et sa gloire. Et comme nous parlons de son audace, un soufflet administré à un homme d’Etat, considérons maintenant sa tradition plus directe. Et ici encore, qui trouvons-nous ? Nos camelots du roi, qui ont inauguré cette noble pratique. Les nationalistes intégraux ont été impertinents et insolents, mais ils n’ont jamais assassiné personne à l’opposé des anarchistes, ils voulaient tout uniment édifier l’esprit public par leurs actions. Il n’y eut jamais d’attentat sanglant enlevant la vie d’innocents perpétré au nom de l’Action Française et tous les royalistes ont encore sur la conscience l’attentat de la rue Saint-Nicaise commis par le grand et très estimable chouan breton Georges Cadoudal sur Napoléon le 24 décembre 1800. Vingt-deux innocents ont trépassé et l’usurpateur fut sain et sauf comme toujours.

Les camelots venaient également de toutes les classes sociales et ne croyons pas qu’il n’y eut que des bourgeois parmi les royalistes. Lorsque les camelots du roi sont nés en 1908 dans le groupe royaliste du XVIIe arrondissement organisé par Henry des Lyons, il comprenait certes des hommes des classes supérieures comme les frères Réal del Sarte, Théodore de Fallois et Armand du Tertre, mais aussi des hommes de condition plus humble comme Marius Plateau, futur secrétaire général des camelots du roi en 1920, garçon de course à la bourse, Lucien Lacour, le patron de notre article, menuisier, Louis Fageau, commis-boucher, etc.

Je crois que c’est Lucien Lacour qui a inauguré le premier la geste du gifleur d’homme d’Etat. En novembre 1910, alors qu’Aristide Brillant inaugure un monument à la mémoire de Jules Ferry, il est souffleté en public par le futur vice-président des camelots. Eugène Weber dans la monographie la plus complète sur l’histoire de l’AF tient ce langage : « La gifle de Lacour prenait donc une signification qui dépassait la simple voie de fait ; mais c’était la voie de fait, et commise sur la personne du président du Conseil, qui choquait les personnes respectueuses de tous les partis », nous pourrions rajouter : « à la bonne heure ! », c’est l’effet attendu afin de provoquer un sursaut et c’était sans doute ce que s’était proposé Damien. En 1909, Maurice Pujo est condamné également à 5 mois de prison pour avoir fessé le susmentionné Thalamas.

Le 26 décembre 1908, un garçon de café de 34 ans, Jean Mattis reconnaît le « président de la République », le monument maçon de nullité Armand Fallière qui se promène autour de L’Elysée et part à sa rencontre afin de lui tirer la barbe. Cette attaque à la barbichette lui vaut quatre ans de prison ! Mais contrairement à ce que disent d’aucuns, Mattis n’était pas camelot du roi, c’est simplement Maurras qui exaltera son geste ensuite dans l’Action Française. Lors de la célébration du millénaire normand qui commémore le fameux traité de Sainte-Claire-sur-Epte, le même Fallières se rend à Rouen le 24 juin 1911. Le camelot du roi beaucoup plus connu Henri Lagrange, proche de Georges Valois et un des membres fondateurs du cercle Proudhon le conspue aux cris de « Vive la Normandie ! Vive la France ! Vive le Roi ! À bas la République ! À bas Fallières ! ». Il fut condamné à six mois de prison ferme et mourut ensuite au champ d’honneur en 1915.

Damien a donc une longue histoire derrière lui, c’est l’ornement de l’esprit français dans notre bien morne année 2021, c’est le panache ressuscité. Il faut lui rendre hommage pour magnifier son noble geste. Avant d’agir, il faut toujours savoir ce qui est admis, universel, bon, noble et vrai. Nous avons à droite depuis 1908 une tradition de chahut, d’irrévérence et d’insolence de bon aloi à l’endroit des fausses élites et des bons à rien qui nous gouvernent.

Cette tradition n’est aucunement méprisable. Les être malfaisants et funestes comme Aristide Briand et Armand Fallières valaient en outre 100 fois mieux que Macron, ils avaient au moins un peu de culture, de tenue et évitaient de se commettre dans les raouts organisés par leur ministère ou la présidence de la République avec des travestis noirs arborant des maillots avec l’inscription étonnante « fils d’immigrés, noir et pédé » (comme dit Jérôme Bourbon, « il ne manquait plus que le mot juif ! » ), je vous renvoie à la fête de la musique de 2018 à l’Elysée. Jamais la fonction présidentielle n’a été aussi avilie. Damiens n’a aucunement forfait à l’honneur, il a des devanciers fameux, au premier chef : Lacour, Lagrange et Pujo. Son soufflet donné à ce qui nous tient lieu de président de la Gueuse s’inscrit dans une tradition légitime, estimée et prisée par une grande partie de la population française de 1908 à 1939.

Il convenait donc d’honorer le courage et la valeur de Damien, il nous rappelle les grandes années du militantisme d’AF, d’autant plus le cri de guerre « Monjoie ! Saint Denis ! » n’a pas nui à son geste, mais l’a transfiguré ! 

David Veysseyre 

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Livre événement : Précis d’histoire de l’Action  Française

Livre événement : Précis d’histoire de l’Action Française

Que recouvre l’appellation fameuse d’ « Action Française » ? Un mouvement politique, un journal, une pensée, une méthode, des combats, des polémiques, des hommes – d’abord Charles Maurras – qui ont profondément marqué la vie intellectuelle, politique et même religieuse de la première moitié du XXe siècle français… De nombreux écrivains, philosophes et hommes politiques ont fréquenté « l’école d’Action Française » ou ont, du moins, été influencés par « le Maître de Martigues ».
Voici enfin un livre qui offre une présentation – résumée mais complète – de l’Action Française et de son célèbre penseur, qu’on évoque encore souvent, à droite et à gauche, sans toujours savoir de quoi il retourne exactement. Par la même occasion, l’auteur propose une défense pied à pied de la doctrine et des combats de l’Action française face aux accusations diverses dont ils ont pu faire l’objet.
Gérard Bedel, membre du Comité Directeur de l’Action Française propose ici un ouvrage précieux pour quiconque désire posséder une culture politique élémentaire et connaître un point de vue « d’AF ».

 Vous pouvez commander l’ouvrage au prix de 22 euros en écrivant à notre secrétariat : contact@lactionfrancaise.fr

Introduction

Il n’y a aucune possibilité de restauration de la chose publique sans une doctrine

Barrès, Journal, 30 octobre 1899

Mon royalisme vient de mon patriotisme

Berryer

Pour le cent cinquantième anniversaire de sa naissance, Charles Maurras figurait dans le Livre des commémorations nationales publié à la fin de 2017 avec un avant-propos du ministre de la Culture. Cette publication provoqua les hurlements des chiens de garde de la Pensée unique, la presse aux ordres emboîta le pas, le ministère se coucha et l’ouvrage fut retiré de la vente. Le nom de Maurras doit disparaître du monde contemporain comme celui du poète Heine sous le IIIe Reich[1]. Tant il est vrai que l’idéologie salit tout dans les régimes totalitaires et obscurcit les esprits.

Et pourtant des ouvrages consacrés à Maurras ou à Bainville paraissent, les éditions Robert Laffont, par exemple, ont publié L’Avenir de l’intelligence et autres textes[2].

Mais on est étonné de voir comment l’Action française est souvent traitée par ceux qui se réclament d’elle. Il semble qu’on a honte de l’attitude du mouvement dans l’Affaire Dreyfus, honte du soutien qu’il apporta au maréchal Pétain dans la plus grande épreuve que subit la France à cause de l’incurie de la République. Une « Action française » dreyfusarde et gaulliste ? Ce paradoxe est devenu réalité après mai 68.

Dans l’Action française « revisitée », pour utiliser un terme à la mode, Pierre Boutang, qui quitta le mouvement, semble au moins aussi important que Charles Maurras, Jacques Bainville est présenté comme un professeur de Sciences-Po et Léon Daudet poussé vers la porte de service. Boutang, prestigieux professeur de philosophie, plus métaphysicien que politique, adopta une attitude ambigüe face au gaullisme, entre sympathie et rejet. On constatera aussi que dans les études postérieures à 1968, la Nouvelle Action française et tout ce qui en est sorti semble plus important que la Restauration nationale et Aspects de la France. On sent aussi une résignation à une monarchie constitutionnelle, une Ve République couronnée, rêve de certains bourgeois gaullistes dits « de droite ».

Pourquoi une nouvelle histoire de l’Action française ? On peut lire dans l’histoire du mouvement de François Huguenin les propos suivants qui laissent perplexe : « Incohérente politiquement, la position de Maurras est explicable psychologiquement. »[3] Et le livre, plein de faits et de références intéressants, est truffé de ces petites piques qui amènent à se demander si on ne perd pas son temps quand on s’occupe de l’Action française ! Alors, comme les histoires classiques du mouvement ne sont pas rééditées et semblent le plus souvent passées sous silence parce qu’elles n’entrent pas dans le moule universitaire, j’ai pensé que le moment était venu pour une nouvelle histoire libre du mouvement royaliste, libre des condamnations a priori, des réticences et des silences qui ouvrent les portes officielles de l’empyrée démocratique.

Je suis d’Action française, politiquement et intellectuellement. Je suis d’autant plus attaché à ce mouvement qu’il est dénigré par beaucoup de ceux qui s’en réclament et voudraient tout changer en gardant le nom. Il existe cependant des tendances, encore modestes mais sûres, qui permettent d’espérer un renouveau.

Certains voudraient sauver Maurras écrivain, poète et philosophe, le faire accepter en sacrifiant l’homme politique, mais, je l’ai montré dans plusieurs études, s’il a pu montrer l’opposition entre le politique et le poète chez Anatole France, un tel distinguo est impossible chez lui : « Notre nationalisme commença par être esthétique ».

Je propose un Précis d’Action française.

Il est possible, en prenant son temps, d’accumuler des fiches pour rédiger un ouvrage de mille pages ou plus dans lequel les détails étouffent les vues générales comme c’est le cas dans la biographie à l’américaine. J’ai voulu, au contraire, en écartant toute érudition, montrer l’essentiel, les grandes idées, les grands thèmes, la méthode et l’esprit de la méthode, exposer les grandes campagnes d’un mouvement politique qui n’eut qu’un but, l’intérêt de la France, guidé par des chefs qui furent des hommes comme on n’en rencontre pas dans chaque siècle de l’Histoire. Il s’agit cependant d’éviter l’hagiographie. J’aurais pu consacrer un chapitre aux faiblesses du mouvement ; d’autres se sont chargés de le faire, et avec un tel zèle qu’il est superflu que je vienne porter ma pierre à l’édifice du dénigrement.

Ceci est un livre d’espoir, le livre d’une histoire qui espère ouvrir sur un avenir, celui de la France.

Gérard Bedel, membre du Comité Directeur de l’Action Française

 

 

[1] Heine était juif. Ses poèmes les plus célèbres furent attribués à un poète inconnu.

[2] Charles Maurras, L’Avenir de l’intelligence et autres textes, Préface de Jean-Christophe Buisson, Edition établie et présentée par Martin Motte, Bouquins, Robert Laffont, 2018.

[3] Il s’agit de l’attitude de Maurras et de l’AF pendant la seconde guerre mondiale. Edition Perrin, collection Tempus, 2011.

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