Nous sommes Cassandre

Nous sommes Cassandre

L’affaire a éclaté à propos d’une pancarte maniée par une manifestante, Cassandre F… lors de la manifestation anti-passe sanitaire du samedi 7 août à Metz. Cette pancarte qui a été photographiée et souvent présentée dans les médias comporte un certain nombre de noms et, au milieu, le pronom interrogatif « Qui ? » L’on a accusé le texte de cette pancarte et cet innocent pronom interrogatif d’être des manifestations d’antisémitisme ! Crime suprême à notre époque qui admet notamment l’avortement et envisage d’un bon œil l’euthanasie.

Ce petit fait, anecdotique en soi, a fait l’objet d’un énorme battage. Il a servi à escamoter la manifestation elle-même et son succès. Pensez-y ! En plein mois d’août des milliers de personnes se mobilisent contre la politique sanitaire gouvernementale. Cela ne peut-être que des comploteurs sortis de sombres officines et plus ou moins nostalgiques du nazisme (au passage, si j’étais le gouvernement, je m’inquiéterais d’apprendre qu’il y ait tant de néonazis en France !).

En réalité, ce sont les médias, ou certains d’entre eux, qui ont construit de toutes pièces une accusation à laquelle ils ont voulu donner un relent scandaleux. Dans cette affaire, l’accusation d’antisémitisme est une forgerie et une machine à tuer médiatique. L’on n’oubliera pas que les médias actuels, et en particulier la télévision, agissent fréquemment comme une sorte de tribunal populaire qui condamne avant tout jugement… Mais reprenons les faits qui ne sont pas indifférents : Cassandre F., opposante à la politique sanitaire du gouvernement, a exercé le droit qu’elle croyait être celui de tout citoyen en République – puisque nous subissons ce régime-, le droit de manifester et d’exprimer sa pensée (ce qui fait partie des « Droits de l’Homme »). Malheureusement son expression n’a pas plu aux maîtres de l’heure : la parole n’est libre que si elle plaît au gouvernement. Cassandre a donc été rapidement identifiée : aide de quelques délateurs–qui rappellerait les « heures les plus sombres de notre histoire » –ou peut-être reconnaissance faciale que notre bonne République emprunterait à l’exemplaire démocratie chinoise… Retrouvée, la malheureuse a été mise en garde à vue et, enseignante, naturellement suspendue. Un ministre a même souhaité qu’elle soit fermement sanctionnée. Comme elle n’avait tué personne, il n’y a pas eu de bonnes âmes pour rappeler la présomption d’innocence : la suspecte a tout de suite été déclarée coupable.

Si l’on en vient au message lui-même : ce sont les médias, et non Cassandre, qui ont cristallisé l’attention sur les Juifs afin de nourrir le grief d’antisémitisme. Cassandre n’a nulle part écrit le mot «Juif » ou « Israélite » ni dessiné quelque symbole s’y rapportant. Les commentateurs et eux seuls ont fait cette assimilation. Et ils ont pris leur désir pour une réalité. En effet si, parmi les noms cités, certaines personnalités sont connues comme d’origine israélite, d’autres, sauf révélation inattendue, ne sont pas juives, telles Messieurs Macron, Véran et Ferguson… Ainsi, travestissant la pensée et l’action de l’auteur de la pancarte, ces commentateurs ont englobé dans une catégorie (les Juifs) diverses personnalités juives et non juives. Et le parquet a embrayé : les voleurs et les assassins peuvent courir, ce menu fretin qui n’ennuie que les honnêtes citoyens est bien moins intéressant qu’une antisémite de fabrication.

En réalité, quelles était les personnes visées par Cassandre ? « Qui ? » si l’on ose ainsi encore parler ? Ce n’est certes pas le peuple juif ou les personnes de religion juive qui sont diverses et de conditions différentes. Il est évident que Cassandre ne se souciait aucunement des personnes qui se rendent à la synagogue ou de celles qui habitent le quartier parisien du Sentier… La présence sur sa liste de personnages comme Messieurs Macron et Véran nous donne une indication bien plus précieuse : ceux que visait la pancarte sont d’abord les organisateurs, politiques ou médicaux, de la politique sanitaire suivie en France, ainsi que la chaîne BFM, propriété de Monsieur Drahi, qui relaye fidèlement cette politique. L’on trouve ensuite l’agitateur d’idées Bernard Henri Lévy, qui exaspère les nationalistes par son interventionnisme débridé et intempestif. Il fait la liaison entre les précédents et deux meneurs mondialistes, Messieurs Soros et Schwab. Ces gens sont totalement détachés des barrières nationales. Monsieur Soros est partisan des « sociétés liquide » et adversaire historique du franc ; c’est donc un ennemi de notre nationalité et de notre pays. Qu’il soit juif, musulman, sikh ou bouddhiste, la réalité n’en est pas moins là. Monsieur Schwab, promoteur du « grand reset » ne nous paraît pas non plus un admirateur des quarante rois qui en mille ans firent la France. Lui-même et son forum de Davos cherchent à façonner un monde dont les Français attachés à leurs sols et leurs civilisations ne veulent pas. Or, iI n’est pas douteux que les mondialistes profitent de la crise pour bousculer ce qui reste des souverainetés nationales et préconiser l’imposition de normes applicables au monde entier, à commencer par la vaccination universelle. Les personnages cités par la pancarte sont donc des gens qui ont pris position pour la vaccination, ou qui se sont mis en évidence lors de la crise en approuvant des contraintes, ou qui se sont posés en défenseurs de l’imposition d’un ordre mondialiste. Ce qui est visé, ce n’est pas un groupe humain ou religieux, c’est un certain nombre de décideurs politiques financiers et sanitaires. Les uns sont désireux de ravir à chacun la maîtrise de son destin vaccinal ou politique, les autres veulent contrôler les populations au nom d’un ordre mondial et anti-national. L’on peut contester le lien fait par la pancarte entre le lobby vaccinal et le lobby mondialiste, mais il s’agit d’une opinion politique, non d’une infraction à soumettre à un tribunal.

Certains ont cependant voulu trouver une preuve supplémentaire d’antisémitisme dans le pronom « Qui ? » en le reliant à un incident qui s’est produit il y a quelque temps, le 18 juin dernier, à la télévision, lorsque le général Delawarde, un des signataires de la tribune des généraux, interrogé sur la partialité de l’information, a mis en cause certain groupe qui tient les médias en Amérique et en Europe. Ici encore il ne s’agissait pas d’une ethnie particulière, mais simplement de gens qui chassent en meute et qui mettent en coupe réglée les médias au service de leur idéologie progressiste et internationaliste, en quelque sorte la partie médiatique de l’État profond. Comme l’auteur du propos ne pouvait pas, en raison de la censure médiatique, préciser autant qu’il le voulait, l’interrogateur s’est mis de manière fébrile à l’assaillir d’insolents « qui ? », avant de lui couper grossièrement la parole !

Suivant un procédé qui tend à devenir habituel, l’accusation d’antisémitisme est déployée et détournée pour permettre aux États profonds, qui constituent une pieuvre internationale -qu’elle soit incarnée par des Juifs ou des non-Juifs- d’échapper à toute dénonciation. La mésaventure de Cassandre prouve seulement que la terminologie manque pour bien caractériser ceux qui se cachent, mais dont l’action n’est que trop visible. Les valets de presse et les larbins de l’oligarchie mondialiste veulent détourner la colère populaire de la vraie cible : ce sont les oligarques, quelle que soit leur origine, que dénonçait la pancarte litigieuse.

Cassandre est déjà jugée. Le calendrier des tribunaux nous surprendra toujours. Le crime de Cassandre est-il si grave, pour justifier une telle précipitation ? Par comparaison, l’étranger en situation irrégulière qui avait incendié la cathédrale de Nantes en juillet 2020 ; se trouve encore en France, au motif qu’il a été retenu sur notre territoire pour être jugé, et ce délai lui a permis d’assassiner un prêtre. L’on pourrait aussi ajouter le cas du sieur Benalla, ex favori du président Macron, dont le procès n’a toujours pas eu lieu. Pour finir l’on peut ajouter au palmarès du gouvernement l’instrumentalisation de la justice et méditer –c’est de circonstance- la fable des animaux malades de la peste : selon que vous serez puissants ou misérables…

Nous voudrions terminer ces quelques réflexions par une considération qui touche la communauté juive. Il nous semble qu’elle se fait instrumentaliser. Elle aurait tout intérêt, au lieu de crier avec les loups, à se désolidariser de la mafia internationaliste et oligarchique susdite.

L’ennemi du peuple français, ce n’est pas le peuple juif, ou tout autre, c’est l’internationalisme, c’est le mondialisme ! Cette idéologie délétère veut écraser toute réaction dirigée contre la politique gouvernementale d’abandon de la souveraineté et de contrôle mondial de la population. Paraphrasant saint Paul (« il n’y a ni Juif, ni Grec… »), nous remarquerons que, au-delà des distinctions entre Juifs et Chrétiens, démocrates et  monarchistes, il y a une unité profonde (et perceptible par la bonne entente que l’on voit entre porteurs de bannières disparates dans les manifestations) entre des personnes qui veulent sauvegarder leur liberté en face d’une des tentatives de dictature les plus hardies et les plus dangereuses (en raison des techniques modernes d’informatique et de reconnaissance) que le monde ait connu…

Alors « Qui ? » Nous sommes tous Cassandre. La condamner, c’est nous condamner.  Rappelons pour terminer que l’héroïne troyenne de ce nom avait la particularité de ne pas être crue lorsqu’elle prophétisait des malheurs qui arrivaient inéluctablement… Puisse la tyrannie mondiale annoncée par la pancarte de notre Cassandre ne pas se réaliser !

François Marceron

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L’heure de vérité

L’heure de vérité

            « Le covid. Le covid. Le covid ».

            Et devinez quoi ? « Encore le covid ».

            Ça c’était 2020

            « Le vaccin. Le vaccin. Le vaccin ».

            Et devinez quoi ? « Encore le vaccin ! »

            Ça c’est 2021

            Vaccin : on ne parle plus que ça, on n’entend plus que ça. On ne vit plus que de ça (puisqu’on ne meurt plus que du covid selon la doxa covidiste.

            Nous aimerions bien pouvoir vous dire : « Allez, qu’importe, ça passera, faisons comme si ça n’existait pas ». Nous aimerions bien pouvoir vous dire : « Bon, ça va aller, il faut laisser couler un peu d’eau sous les ponts, faire quelques recours administratifs, attendre la décision du Conseil constitutionnel ».

            Mais non. Ça ne passera pas. Ça n’ira pas.

            C’est là. C’est maintenant. C’est l’heure. L’heure de vérité. Oui : l’heure a sonné.

            Cela fait bien longtemps que nous sommes en lutte. Bien longtemps… et du temps, nous en avons perdu beaucoup. Dans « nos milieux » certains se sont bien souvent embourgeoisé, ils ont cherché à survivre dans la République, ils n’ont pas voulu faire la contre-Révolution. Ils ont végété, ont accepté de se faire engraisser comme des oies par Marianne. Ils ont trouvé sans cesse mille prétextes pour ne pas lever ne serait-ce que le petit doigt, mille raisons pour ne pas se battre, mille excuses pour être lâches.

            Certains ont essayé de se battre mais beaucoup ont manqué de virilité. Nous ne voulons par leur jeter la pierre et les accabler d’injures. Mais nous constatons que s’ils avaient été plus déterminés, plus forts, plus combatifs, s’ils avaient posé des lignes rouges bien en amont, nous n’en serions peut-être pas là. Soit nous serions tous morts, soit nous aurions vaincu. Mais nous en sommes là à stagner encore, et certains tout tremblants tentent de faire reculer notre dernière ligne rouge : le vaccin. Ils se demandent s’ils ne pourraient pas éventuellement accepter ou alors s’ils ne pourraient pas tricher en usant de faux QR code, de tests violeurs de cavités nasales.

            Ils ont été lâches et mous bien trop longtemps. Maintenant, vraiment non : NON NON NON ! Cette fois : nous n’irons pas plus loin. Nous ne franchirons pas la ligne rouge. Il est temps d’être fort : l’heure de vérité a sonné. Nous allons reconnaître les nôtres de ceux qui ne le sont pas. Ceux qui se battront de ceux qui capituleront. Les fidèles des traîtres. Les héros des vendus. Les princes des esclaves.

L’heure a sonné : il faut choisir un camp. Il est impossible désormais de faire semblant, impossible désormais de ne pas choisir. Il faut prendre parti. Ceux qui feront mine de ne pas choisir, ceux qui voudront rester dans le système, dans leur petit confort, ceux qui feront semblant, qui useront de QR code, de tests, de faux « pass » : ceux-là sont les mêmes que ceux qui prendront le vaccin : des faibles. Des couards. Des serfs de la tyrannie sanitaire.

            Que ceux qui ont la force soutiennent ceux qui n’en ont que peu afin qu’ils ne succombent pas. Que ceux qui ont la force épaulent et retiennent ceux qui n’en ont que peu s’ils le peuvent. Que ceux qui ont la force soient des rocs où ceux qui n’en ont que peu puissent s’accrocher

            Que ceux qui ont la force, que ceux qui veulent l’avoir sans savoir s’ils l’auront ne craignent rien : il est une certitude, c’est qu’on est plus heureux en héros qu’en parjure, qu’importe de tout perdre – la vie même. Qu’ils s’affermissent. Qu’ils ne craignent rien, ne redoutent pas la solitude qui résultera pour eux de l’abandon des lâches. Mieux vaut être seul que mal accompagné : il ne restera que les forts. Ils seront peu sans doute. Mais ils se connaîtront. La lâcheté des faibles ne les empêchera plus d’agir. Le combat sera leur, et leur donnera des forces nouvelles pour se battre encore.

 Hilda Lefort

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Simone Veil, un leurre

Simone Veil, un leurre

En matière militaire, l’on appelle un leurre un objet secondaire que l’on lance pour attirer les coups de l’adversaire et pour protéger ainsi un objet principal. Un fait divers récent–la dégradation par « tags » d’une stèle consacrée à la politicienne Simone Veil le 14 août dernier à Perros-Guirec nous paraît se situer au cœur même de l’application de cette méthode.

L’on passera rapidement sur les aspects secondaires : l’on est surpris de trouver à Perros-Guirec, dans les lointaines Cotes d’Armor, une telle stèle… Par ailleurs la dégradation, qui a pris notamment la forme de croix gammées, est évidemment incongrue, et au surplus équivoque. Incongrue tout simplement parce que la croix gammée, symbole du national-socialisme allemand, n’est pas « de chez nous. » Et équivoque car on ne sait si, dans l’esprit des auteurs, cette symbolique visait la bénéficiaire de la stèle en raison de son origine juive, ou bien les innombrables victimes que sa loi sur l’avortement a occasionnées… L’on suppose cependant que le choix de ce symbole répond au rejet quelque peu pavlovien qui entoure le national-socialisme chez nos contemporains : les actions d’Hitler suscitent un dégoût et une horreur particuliers (à la différence de celles des regrettés des médias Staline et Mao, qui le valaient bien), et invoquer le nazisme à propos d’un adversaire revient à le disqualifier et à se dispenser de tout débat…

Mais le centre de la question  nous paraît être l’escamotage politique opéré à partir de la personnalité de Simone Veil. C’est le président Giscard, politicien snob et progressiste, qui a voulu imposer la loi sur l’ « interruption volontaire de grossesse » (IVG) –en bon français hors langue de velours, l’avortement. C’était une révolution non seulement législative mais éthique : un Etat facilitait la destruction de sa propre population en autorisant des femmes à détruire leur fruit dès lors que cet acte était  pratiqué dans certaines conditions. À vrai dire, la loi était habilement rédigée : sans l’approuver ouvertement, elle dépénalisait l’avortement, dès lors qu’il était avait lieu conformément à ses dispositions. Ce n’est que plus tard que les socialistes–toujours avide de surenchère anti nationale et anti familiale–ont voulu faire de l’avortement non plus une exception à la répression mais un droit, en prenant des dispositions sévères contre les «  sauveteurs » et ceux qui tentent de faire obstacle à l’avortement. Inversion des valeurs : l’acte naguère puni est désormais protégé et ceux qui veulent l’empêcher encourent  les foudres de la loi ! Il ne lui manque plus que de devenir un de leurs « droits de l’homme » internationalement reconnu…

Quoi qu’il en soit, pour en revenir à la loi de 1975 que l’on appellerait mieux « loi Giscard Chirac Veil» du nom du trio malfaisant qui l’ a mise en place, elle a constitué un changement considérable par rapport non seulement à la morale religieuse catholique mais aussi au droit naturel: il suffit pour s’en convaincre de voir que l’État français, officiellement laïque depuis 1905, a continué de tenir l’avortement pour une infraction très grave et de le réprimer pendant soixante-dix ans. Il ne s’agissait donc pas seulement, ni même principalement, d’un interdit religieux.

C’est dans le cadre de la préparation de cette loi scélérate de 1975 que le président Giscard a fait un calcul que nous qualifions de leurre. Il était évident qu’un projet de loi dépénalisant l’avortement serait attaqué violemment par les partisans de la vie, catholiques, mais aussi patriotes soucieux du maintien de notre natalité, ou encore personnes au fait de l’horreur de l’opération (empoisonnement ou charcutage des embryons). Pour faire diversion, il a choisi de se référer à la répulsion qu’inspirait le souvenir du national-socialisme. Et, pour mener à bien l’opération, il a choisi Simone Veil, une personne d’origine juive et ancienne déportée. Et la manœuvre a fonctionné et fonctionne encore comme un leurre en matière militaire : toute attaque un peu violente–comme il n’est pas anormal qu’il y en ait dans un débat qui mêle politique religion et morale–était et est  déviée vers le reproche d’antisémitisme comme un bateau que l’on rejette sur des brisants (faut il y voir un rapport avec la localisation d’une stèle à Perros-Guirec, sur la côte de granit rose ?). Attaquer la loi sur l’IVG était assimilé à attaquer Madame Veil et attaquer Madame Veil était assimilé à attaquer la communauté juive et les déportés … Les médias menteurs se sont rués dans cette voie. L’exercice de manipulation a été réussi : le tour de passe-passe permettant de disqualifier tous les opposants à l’avortement, en les transformant faussement en opposants aux Juifs, manifeste encore maintenant sa redoutable efficacité. Il va même jusqu’aux crétins qui, en inscrivant des croix gammées sur la stèle de Perros-Guirec ne se sont pas rendus compte du fait qu’ils se trompaient d’objectif et entretenaient le mensonge. Malheur à ceux qui veulent se conformer à l’image que leurs ennemis ont d’eux !

 Peu de monde, d’ailleurs, pense à souligner que la Synagogue n’est pas, a priori, favorable à l’avortement et que Madame Veil, juive « éclairée », en défendant la loi qui déshonore son nom, agissait contrairement aux principes de sa communauté d’origine.

C’est pourquoi nous voulons le redire, n’en déplaise aux féministes de tous poils : que Madame Veil ait été juive, esquimau, papoue ou bretonne, son action en faveur de l’avortement ne nous paraîtrait pas moins en soi abominable et odieuse. Pour faire simple, et sans nous rallier à la philosophie droit de l’hommiste, nous dirons comme le pape Jean-Paul II que « le premier Droit de l’Homme c’est de naître. » L’avortement constitue-t-il d’un génocide ? Ou simplement d’un crime de masse ? Peu nous importe : l’avortement est un crime qui crie contre le ciel. Ceux qui l’ont voulu le tolérer, l’autoriser ou le banaliser sont des criminels, quelle que soit leur origine…

C’est pourquoi nous estimons que la stèle de Simone Veil, à Perros-Guirec ou ailleurs, est une offense à Dieu, à la nature humaine et à la France, une incongruité et une absurdité. Si le conseil municipal de Perros-Guirec, dans cette Bretagne qui fut jadis royaliste et catholique, voit dans cette stèle un symbole des valeurs de la République, nous ne pouvons que lui laisser ces pseudos valeurs…

Sans approuver les profanateurs à croix gammée, que nous enverrions volontiers étudier les vraies sources de notre civilisation et à qui ne pourrions que recommander la croix du Christ, nous estimons à leur décharge que leur action illégale était dirigée contre un monument d’imposture.

Pour terminer, un conseil à Monsieur le maire de Perros-Guirec : il est dommage de voir une belle pierre comme celle de cette stèle abîmée par des dégradations. Pour l’éviter à l’avenir, il vaudrait mieux la consacrer à un personnage qui mérite véritablement la considération publique. Nous pourrions suggérer d’en modifier la dédicace au profit de la grande philosophe Simone Weil, connue pour ses recherches  sur la condition ouvrière, sur les partis politiques (qu’elle souhaitait voir dissoudre), sur la pensée grecque et l’attrait de la spiritualité chrétienne. A la différence de l’autre-est-ce la distance entre V et W ?- cette Simone Weil-là illustre l’apport positif d’une israélite bien née à la communauté nationale et au véritable humanisme.

François Marceron

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Réflexion sur la violence de Georges Sorel, par Philippe Champion

Réflexion sur la violence de Georges Sorel, par Philippe Champion

       

      

          L’abstention massive des dernières élections qui a vu 68 % des français se montrer indifférent à l’onction sacrée du légalisme a de quoi inquiéter le clergé de la religion démocratique et fait peser une sourde menace sur un système de gouvernement qui n’a pu durer que grâce à la soumission fidéiste au dogme, au respect tatillon du rite ; mais place désormais au doute sur la légitimité même du pouvoir issu de telles élections ! Pas étonnant que la France majoritaire, qui s’est refusée à Macron, se fraye par compensation des routes imprévues en dehors de l’institution et des limites fixées par celle-ci ! De quoi s’interroger sur l’opportunité d’une relecture ouverte des à peine plus que centenaires Réflexions sur la violence de Georges Sorel.

Bon marxiste –quoique hétérodoxe– Sorel raisonne sur la situation d’un prolétariat opprimé et exploité par une bourgeoisie oppressive et exploiteuse. Mais, constate-t-il, dans ce conflit vital, le prolétariat français s’est laissé prendre en otage par ceux qui, voyant avec effroi « des mouvements qui pourraient aboutir à ruiner les institutions dont ils vivent », enseignent « que le bulletin de vote a remplacé le fusil ». Détourné ainsi, par un légalisme stérilisant, de sa route révolutionnaire légitime, le prolétariat en est arrivé à une connivence de fait où il s’accommode des miettes concédées par ses exploiteurs.

Pour revenir à sa mission historique, il doit donc répudier l’« invasion des idées (et) des mœurs de la classe ennemie », rejeter tout compromis et entrer franchement sur la voie de la révolution ; or, à l’opposé de la mollesse dans laquelle l’entretient la caste dominante, la révolution requiert une certaine violence, simple réponse à celle que l’Etat se réserve ; soit celle qu’il fait peser par ses lois iniques, soit celle qu’il légitime sous le nom de « force », contre les rebelles, grâce à ces deux piliers du temple républicain que sont le gendarme et le percepteur. La violence sorelienne n’est pas la violence brutale à laquelle se livrent les nervis gauchistes ou immigrés pour jeter le bourgeois dans les bras de l’État ! Elle s’appelle la « grève générale prolétarienne ».

La grève, suspension par l’une des parties d’un contrat de l’exécution des clauses la concernant envers l’autre partie, coupable de détourner ledit contrat à son profit, est, pour Sorel, sur le terrain politique, l’acte que n’attend pas l’ennemi ; donc le seul d’authentique opposition, le seul acte susceptible d’une certaine efficacité : elle souligne et aggrave les conditions de la « ligne de fracture » entre les dominants et les dominés, afin de la faire passer du terrain du heurt entre les principes, toujours résolu par quelque compromis politicien, à celui des actes réels, du terrain de la rhétorique électorale à celui de la guerre. Nul besoin de l’absurde présupposé marxiste de la lutte des classes : le fait est que sur un champ de bataille, ce sont bien deux ennemis qui s’affrontent, et qui doivent le faire selon le modèle de la bataille napoléonienne, –la comparaison est de Sorel– visant sinon la destruction de l’adversaire, du moins sa soumission totale.

Paraphrasant Sorel, nous pouvons donc dire que le peuple français, objet d’une oppression matérielle et idéologique grandissante, d’une servitude administrative  grandissante, se trouve jeté, malgré lui, sur un champ de bataille, et qu’il ne peut plus faire autre chose que de se tendre lui-même dans une résistance grandissante jusqu’à l’effondrement de la structure oppressive. Foin des dimanches électoraux où se complaît la couardise ! La violence sorelienne est rupture, dissidence, insoumission civique, etc., et elle doit se manifester partout où elle peut prendre le contre-pied de ce que croit maîtriser la caste.

Philippe Champion

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Les Principes de la Communauté (partie III)

Les Principes de la Communauté (partie III)

LES DEUX ARTICLES FONDAMENTAUX (I, II) : « SERVIR » 

Ces deux articles courts, s’avèrent très denses. Ils précisent les fondements philosophiques sains qui permettent l’existence durable d’une société humaine. Chaque être humain, du fait de sa nature humaine, dispose d’une dignité propre, spécifique. Il n’est pas un animal, ni une chose (un esclave).

Une société saine n’énumère pas une liste interminable de droits, parfois impossibles à mettre en pratique, ou paralysant l’autorité de l’Etat.

L’être humain n’existe pas par lui-même et pour lui-même : ce raisonnement erroné est pourtant celui de la France depuis 1789, solennellement confirmé et allongé en 1946, avec le Préambule de la Constitution de la IVème République, et 1958, avec la Constitution de la Vème République.

L’être humain ne se comprend que dans son cadre de vie, sa famille, son métier -à organiser sur un mode corporatif-, sa patrie. Ces cadres lui donnent pleinement son sens. Il doit songer à se mettre au service de sa famille, son entreprise, sa patrie, avant de réclamer des droits éventuels.

Cependant, en cas de conflit les droits des travailleurs sont préservés dans la Charte du Travail du 4 octobre 1941.

4 octobre 1941 : Promulgation de la Charte du Travail par le maréchal Pétain

LE TRAVAIL (III, IV, V, VI, VII, XIII, XIV) COMME VALEUR CENTRALE

Le Travail est une valeur centrale. Aucune société ne tient si la majorité de ses membres ne travaille pas. Les mères de famille effectuent aussi une forme de travail, elles recevront donc un salaire maternel pour la bonne exécution de leur tâche.

Le travail est accompli de façon positive, en songeant avant tout à la Patrie.

L’esprit du texte consiste à privilégier le véritable travail, productif, dans l’agriculture, l’artisanat, l’industrie, les services authentiques.

Les entreprises elles-mêmes doivent songer à offrir de bonnes conditions de travail et de salaires, autant que possible, à leurs employés. Elles doivent être conscientes de leur responsabilité envers la Patrie. Les entreprises doivent donc être pensées avant tout selon le marché national français. Ce marché serait préservé de la concurrence étrangère, et les importations réduites surtout à celles qui sont indispensables -comme les hydrocarbures que la France ne possède pas-.

Le travail déconnecté de toute réalité, comme les entreprises purement virtuelles, ou les spéculations financières, ne doit au contraire pas être valorisé. Le supprimer totalement serait toutefois quelque peu utopique.

L’ETAT (VIII, IX, X, XI, XII, XVI) COMME CADRE INCONTOURNABLE

L’Etat doit être le cadre de référence. Il ne s’agirait plus de se plier aux diktats de l’ONU, de l’OMC, ou de l’Union Européenne, entreprises antinationales. Le cadre national reste le seul pertinent contre les pratiques du capitalisme transnational et les idéologies prolétariennes, socialistes ou communistes.

L’Etat doit veiller concrètement à l’intérêt national : cela implique une justice ferme face aux criminels, aux patrons-voyous et bien entendu aux mauvais agents de l’Etat. De même, cela implique ainsi de briser les cartels oligarchiques qui se forment en permanence pour briser son autorité, appelés « féodalités » dans le texte. Ceci peut sembler facile à dire. Et ce serait facile aussi à mettre en œuvre pourtant, à la seule condition d’être animé d’une authentique volonté politique.

Enfin, l’enseignement est pensé comme étant aussi une des responsabilités de l’Etat, en coordination avec les familles françaises, premières responsables de l’éducation des enfants. Cet article n’est pas forcément à considérer comme un idéal de long terme, mais une nécessité pratique, pour diffuser une éducation patriotique authentique, par le haut, alors que la société ne l’est plus.

Octave Thibault

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Les Principes de la Communauté, une politique réaliste face aux Droits de l’Homme, (partie II)

Les Principes de la Communauté, une politique réaliste face aux Droits de l’Homme, (partie II)

Refonder sur des valeurs saines

Face à l’idéologie des « Droits de l’Homme », nous opposons des principes basés sur le réel, les Principes de la Communauté. L’Homme seul n’existe pas et ne peut se concevoir qu’à l’intérieur de communautés naturelles : la Famille et la Patrie (Famille des familles de France). Nous proposerons une analyse sur ces principes dans le prochain volet.

I – L’homme tient de la nature ses droits fondamentaux, mais ils ne lui sont garantis que par les communautés qui l’entourent ; sa famille qui l’élève, la profession qui le nourrit, la nation qui le protège.

II – Reconnaître à l’homme des droits sans lui imposer des devoirs, c’est le corrompre. Lui imposer des devoirs sans lui reconnaître des droits, c’est l’avilir.

III – La liberté et la justice sont des conquêtes. Elles ne se maintiennent que par les vertus qui les ont engendrées : le travail et le courage, la discipline et l’obéissance aux lois.

IV – Les citoyens doivent travailler à rendre la société toujours meilleure. Ils ne doivent pas s’indigner qu’elle soit encore imparfaite.

V – L’esprit de revendication retarde les progrès que l’esprit de collaboration réalise.

VI – Tout citoyen qui cherche son bien propre hors de l’intérêt commun, va contre la raison et contre son intérêt même.

VII – Les citoyens doivent à la Patrie leur travail, leurs ressources et leur vie même. Aucune conviction politique, aucune préférence doctrinale ne les dispensent de ces obligations.

VIII – Toute communauté requiert un chef. Tout chef, étant responsable, doit être honoré et servi. Il n’est pas digne d’être un chef dès qu’il devient oppresseur.

IX – L’État a pour fins la sécurité, le bonheur et la prospérité de la souveraineté de la Nation. Il doit au criminel le châtiment, à l’innocent la protection, à tous la souveraineté des lois. Ces hauts devoirs définissent sa mission. Il ne l’accomplit qu’en exerçant l’autorité dans la justice.

X – L’État doit être indépendant et fort. Aucun groupement ne peut être toléré, qui oppose les citoyens les uns aux autres, et tend à ruiner l’autorité de l’État. Toute féodalité met en péril l’unité de la Nation. L’État se doit de la briser.

XI – L’État demande aux citoyens l’égalité des sacrifices : il leur assure en retour l’égalité des chances.

XII – L’École est le prolongement de la Famille. Elle doit faire comprendre à l’enfant les bienfaits de l’ordre humain qui l’encadre et le soutient. Elle doit le rendre sensible à la beauté, à la grandeur, à la continuité de la Patrie. Elle doit lui enseigner le respect des croyances morales et religieuses, en particulier de celles que la France professe depuis les origines de son existence nationale.

XIII – Ni la naissance ni la fortune ne confèrent le droit au commandement. La vraie hiérarchie est celle du talent et du mérite.

XIV – L’économie d’un pays n’est saine que dans la mesure où la prospérité des entreprises privées concourt au bien général de la communauté.

XV – La fortune n’a pas seulement des droits ; elle a aussi des devoirs proportionnés aux pouvoirs qu’elle confère.

XVI – L’État délègue à ses fonctionnaires une part de son autorité et leur fait confiance pour l’exercer en son nom ; mais pour cette raison même, il punit leurs défaillances avec une sévérité exemplaire.

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