Après Robert II le Pieux, Henri 1er (1 031-1 060)

Après Robert II le Pieux, Henri 1er (1 031-1 060)

Michel Fromentoux, membre du Comité directeur de l’Action Française continue son histoire de la formation de la France par les premiers Capétiens.

Henri 1er, fils de Robert lI le Pieux, devint donc seul roi de France en 1031, à l’âge de vingt-trois ans. Les premières années de son règne furent troublées par les intrigues raffinées de Constance, devenue reine-mère. Celle-ci, après avoir tant travaillé à dresser ses fils contre leur père allait désormais s’employer à dresser les cadets contre Henri. Elle avait la discorde dans le sang.

Cette chipie,  qui allait quand même, en mourant en 1033, faire construire un palais et un oratoire à Étampes et faire édifier un monastère de chanoines à Poissy, incita son plus jeune fils, Robert, à se révolter. Henri inaugura ainsi son  règne en défendant contre sa propre mère et ses propres frères le principe capétien de succession.

En deux ans, s’organisa une véritable conjuration de féodaux soutenant les droits de Robert (!) et conduits par Eudes  II, comte de Blois. Tout le nord du domaine royal fut pris, de même que la ville de Sens, l’Orléanais fut incendié. L’habileté d’Henri 1er consista à faire jouer le droit féodal pour détacher de la conjuration Robert le Magnifique (qu’on appelait aussi le Diable, mais c’est souvent la même chose…), duc de Normandie. Allié à celui-ci à partir de 1034, il put poursuivre sa guerre contre le comte de Blois et s’empara de Gournay-sur-Marne. La révolte était brisée, mais Robert de Normandie, qui avait le sens des affaires, se fit payer en demandant à Henri 1er le Vexin français. Finalement, pour tenir son frère tranquille, Henri 1er lui céda le duché de Bourgogne (de cette Maison de Bourgogne, allait sortir un jour la Maison royale de Portugal !).

 

La Trêve de Dieu

Henri 1er tenait désormais parfaitement son rôle d’arbitre souverain. Il se faisait respecter de ses vassaux, non pas tellement en cherchant à les vaincre militairement, mais en  se les attachant et en faisant ressortir que, selon le droit féodal, il y avait autant de grandeur à obéir qu’à commander ; comment d’ailleurs se  faire respecter dans les fiefs si l’on ne donnait pas soi-même l’exemple de l’obéissance au roi qui, lui-même, n’obéissait qu’à Dieu seul ?

C’est ainsi qu’il parvint à se maintenir au-dessus de la mêlée à cette époque où se consolidaient les grandes dynasties féodales : Maisons de Flandre, de Bourgogne, de Normandie, d’Aquitaine notamment… Sous l’influence de l’Église, était en train de naître la chevalerie, que le duc de Lévis-Mirepoix définissait comme « une invention géniale du Moyen-Âge qui consistait à opposer une violence éclairée et généreuse à une violence aveugle. Elle donna lieu à une magnifique floraison de poèmes qui firent briller sur toutes les chutes humaines l’appel de la spiritualité ». Les soldats chrétiens se trouvaient ainsi rassemblés dans une vaste fraternité et les prouesses n’avaient de sens que dans le service qu’elles rendaient aux plus humbles. La Trêve de Dieu, qui suspendait les combats du mercredi soir au lundi matin, jours évoquant la Cène, la Passion et la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, contribua largement à mieux orienter les volontés de puissance. Il faudrait encore plus d’un siècle pour que ces principes entrassent réellement dans les faits. Mais la voie était tracée, avec l’appui total du roi de France Henri 1er.

On se prend à rêver aujourd’hui que certains jours soient consacrés à une Trêve de Dieu qui puisse interrompre le massacre industriel des nouveau-nés par avortement. Mais Emmanuel Macron n’est, hélas, pas de la trempe d’Henri 1er… Lui, se plaît dans le crime !

Le prestige d’Henri était tel que Robert le Diable, dit le Magnifique, duc de Normandie, partant pour la Terre sainte afin d’expier ses graves péchés, laissa sous sa protection Guillaume, un jeune bâtard qu’il avait eu d’Arlette, fille d’un tanneur de Falaise. Or Robert mourut sur le chemin du retour et, comme il fallait s’y attendre, le jeune Guillaume fut fortement contesté par les barons normands. Fidèle à sa parole, Henri 1er se porta à son secours et manqua se faire tuer en combattant au Val-des-Dunes en 1047, les seigneurs du Bessin et du Cotentin.

Puis ce gringalet de Guillaume grandit et s’apprêtait à donner bien du fil à retordre aux Capétiens… Déjà, il lorgnait vers l’Angleterre où la monarchie anglo-saxonne était en décadence, il encourageait même des nobles normands à s’y installer – il faut dire que ces descendants des Vikings, ces géants aux cheveux blonds et aux yeux bleus, avaient le goût de l’aventure ; certains n’étaient-ils pas déjà partis à la conquête du royaume de Sicile ?

Pour le moment, Guillaume tentait d’arracher le Maine au comte d’Anjou, vassal direct du roi de France. Ce fut la guerre, au désavantage d’Henri 1er lequel fut battu au gué de Varaville en 1 057. Mais, magnanime, Guillaume ne poussa pas trop loin son avantage : il avait tout intérêt à respecter le roi de France, son suzerain, lui dont les propres vassaux étaient plutôt turbulents…

 

Anne de Kiev

Côté cœur, Henri 1er  fut beaucoup plus paisible que son pieux père. Il avait épousé en premières noces Mathilde, nièce de l’empereur Henri II, mais elle mourut en 1 044 sans lui avoir donné d’enfant. Trouver une autre femme n’était pas simple car toutes les princesses d’Occident étaient ses cousines à des degrés divers ! Et il ne tenait pas à revivre les ennuis de son père avec le pape et les évêques. Le mieux serait alors d’envoyer chercher une femme à l’autre bout du monde : la Russie était alors un pays brillant, récemment converti au christianisme et dont on disait le plus grand bien.

Henri Ier chargea une ambassade, conduite par les évêques Gauthier de Meaux et Roger de Châlons, de se rendre à Kiev pour demander, de la part du roi de France, la main de sa deuxième fille Anne au grand-duc Iaroslav, prince de Kiev. La fiancée arriva à Montreuil- sur-Mer après un long et somptueux voyage de plusieurs mois. Henri la reçut à Senlis. Elle avait vingt ans, lui, trente-six.

On raconte qu’au moment où Anne descendit de son attelage, le roi, immédiatement amoureux du charme slave, se précipita sur elle pour l’embrasser avec ferveur, incapable de se présenter et de maîtriser son enthousiasme. « Je suppose que c’est vous qui êtes le roi, n’est-ce pas ? », s’enquit la belle, confuse et rougissante…

Henri se rendit en personne à Reims pour accueillir sa fiancée aux portes de la cité du sacre. Le mariage eut lieu à Reims le 19 mai 1051, immédiatement suivi du couronnement et du sacre, présidé par l’archevêque Guy de Châtillon.

Anne fut la toute première reine de France à recevoir elle-même le sacre royal qui n’était réservé jusqu’alors qu’au roi seul. Aucune difficulté d’ordre confessionnel ne sembla avoir été soulevée alors que les relations entre Rome et Constantinople s’étaient dégradées depuis longtemps. Ce ne fut que trois ans après leur mariage, en 1054, que la séparation des Églises d’Orient et d’Occident serait consommée, avec, à la clé, anathèmes et excommunications réciproques.  Anne donna à Henri Ier trois fils, l’aîné fut appelé Philippe en souvenir des rois de Macédoine desquels prétendait descendre la Maison de Kiev.

Sur le plan européen, Henri essaya, semble-t-il, de prendre la Lorraine, ce qui le brouilla avec l’empereur germanique. Il comprit vite que c’était un peu trop tôt pour attaquer de ce côté-là.

Pressé de rétablir les finances royales, il se laissa aller à vendre généreusement des évêchés, ce qui ne fut pas du goût du pape Léon IX. La question n’allait être réglée que pendant les règnes suivants.

Henri 1er sut nouer une alliance fort intéressante avec la Maison de Flandre, en mariant sa sœur Adélaïde avec le comte Baudoin V, grand seigneur, bienfaiteur de la ville de Lille, beau-père de Guillaume de Normandie, puisque sa fille, la célèbre reine Mathilde, avait épousé en 1 056 l’ambitieux Normand.

Fidèle à la tradition déjà bien ancrée, Henri avait fait sans difficultés élire et sacrer son fils aîné Philippe à l’âge de six ans, lequel prononça le serment du sacre de sa jolie petite voix encore enfantine en 1 059. Il était temps car Henri 1er mourut l’année suivante à cinquante-deux ans ! Pour la première fois, le royaume capétien allait se trouver entre les mains d’un enfant mineur. Son oncle, le comte de Flandre Beaudoin V, allait exercer la régence.

Le royaume était de taille à affronter l’épreuve ; les féodaux ne contestaient pas les droits du petit Philippe : désormais la dynastie était bien consolidée. Je donne la plume au duc de Lévis-Mirepoix pour conclure : chez Henri 1er « la volonté de triompher de tant d’embûches, de dominer les troubles où il a failli disparaître n’était pas menée par une ambition stérile du pouvoir, mais par le souci de répondre au serment du sacre qui est de protéger l’Église et les humbles et de faire avant tout respecter la justice »

Tel fut sans doute ce que pensèrent les Français tandis que la dépouille mortelle d’Henri rejoignait celles d’Hugues Capet et de Robert II dans la basilique de Saint-Denis, désormais nécropole royale des rois de France.

 

Une reine-mère un peu volage

Des nouvelles de l’étrange Anne de Kiev pour finir. Depuis qu’elle était veuve, elle vivait à Senlis où il lui était arrivé une singulière aventure. Un beau seigneur, Raoul de Crépy-en-Valois, propriétaire d’immenses terres entre Amiens et Mantes, se mit à rôder autour d’elle. Il la connaissait bien puisqu’il avait fait partie de la troupe de chevaliers chargée par Henri 1er en 1044 d’aller l’accueillir à son arrivée à Montreuil-sur-Mer et de l’escorter jusqu’à Senlis. Depuis lors, il n’avait cessé de rêver d’elle, bien qu’il fût marié, fût devenu veuf, puis fût remarié, semble-t-il sans amour… Alors, ce qui risquait d’arriver n’allait pas tarder à se produire.

Un beau jour, Raoul enleva tout bonnement la reine-mère dans la forêt de Senlis et trouva même un prêtre pour les marier ! Énorme scandale : l’Église lança les foudres de l’excommunication ; Raoul refusait de se soumettre, mais les choses se calmèrent du fait de la disparition de son épouse légitime et mal aimée.

Raoul et Anne vécurent heureux quelques années, puis Raoul mourut en 1071 et les historiens perdirent toute trace de la reine Anne : eut-elle d’autres aventures en France ? Regagna-t-elle son lointain pays ?  On est là devant un grand mystère.

 

L’avènement de Philippe 1er

Voici donc sur le trône un petit garçon de huit ans. Le régent, Baudouin, comte de Flandre, veillait paternellement sur lui et le formait au cours de voyages incessants entre les rives de l’Escaut et celles de la Loire.

Dans le pays, ce n’était pas encore la sécurité, et les évêques avaient bien du mal à empêcher les seigneurs de se quereller pour un oui ou pour un non, voire de massacrer sur leur passage les récoltes, les bêtes et les gens. Mais la féodalité avait mis une sourdine à ses intrigues politiques. Le régent n’était pas contesté, tout juste avait-il à réprimer quelque agitation de seigneurs bourguignons. Les propriétaires de fiefs étaient bien trop occupés avec leurs propres problèmes.

Le goût des entreprises audacieuses était en train de transporter la jeunesse féodale. Le fils cadet de Baudouin de Flandre, Robert le Frison, cousin germain du roi de France donnait lui-même le ton. Il parcourait l’Europe, luttant en Galice contre les Sarrasins, essayant de se tailler une seigneurie en Macédoine, puis secourant, avant de l’épouser, la veuve du comte de Hollande, Florent 1er, en lutte contre des brigands…

Tout laissait à penser que l’on était à l’aube d’une grande époque, la population avait fortement augmenté, le commerce et l’agriculture étaient en plein essor comme en témoignait le développement des foires et des marchés, les routes étaient emplies de foules de toutes classes sociales se rendant en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, à Saint-Martin de Tours, voire à Jérusalem et le royaume de Philippe 1er serait celui d’une pleine floraison économique, religieuse et artistique. Quelle exaltante mission pour ce jeune roi de quinze ans qui, désormais, allait exercer son pouvoir personnel !

Michel FROMENTOUX, membre du Comité directeur de l’Action Française

La France de Zemmour

La France de Zemmour

Dans ce troisième et dernier volet, David Veysseyre analyse la certaine idée que Zemmour se fait de la France. Face à la place médiatique qu’occupe le journaliste il est important de montrer son vrai visage.

Quelle est la France de Zemmour ? Celle malheureusement du faux roman national qu’il narre d’ailleurs très mal et la France inorganique née en 1789 où l’individu ne se définit plus par une appartenance à une communauté naturelle et historique, mais par une citoyenneté fondée sur la raison et des valeurs universelles. On s’aperçoit cependant très vite que la raison est très insuffisante pour sustenter l’harmonie d’une nation et autoriser sa perpétuité sans faillir. Voilà la France qu’aime Zemmour, la France des parvenus haineux de la Révolution où se dire Angevin, Tourangeau, bas Poitevin et haut Normand nous faisait déjà passer pour des ploucs au XIXe siècle. C’est la raison pour laquelle la France est aujourd’hui le foyer nucléaire de la dégénérescence en Europe avec son égalitarisme consubstantiel à son idéologie officielle qui fait passer les traditions pour des reliques réactionnaires oppressantes empêchant l’individu de s’épanouir. Le développement ultime de 1789 dans la conscience collective, c’est l’enfantement tératologique du cad’sup en poste à New York comme modèle anthropologique supérieur en lieu et place du saint, du héros et de l’honnête homme. Dans la France que goûte Zemmour, il suffit d’adhérer aux valeurs de 1789 pour devenir français. Zemmour et ses amis veulent donc vivre ici en paix, dans une France assimilationniste sans être importuné par les musulmans, mais peu leur importe la nature réelle de ce pays, son identité véritable, sa continuité ethnique, historique, culturelle et anthropologique.

Qu’il défende le maréchal Pétain ne nous convainc pas non plus. Zemmour affirme après tant et tant d’autres que la France est tout sauf une race, elle serait seulement une société politique et un Etat. Le peuple français est partant un peuple politique sans aucune racine, identité ethnique, historique et culturelle. Pour être plus précis, voici ce qu’il dit, quand il a fait la une de la revue d’Eléments d’octobre-novembre 2018, interrogé par François Bousquet: « notre pays a été forgé plus qu’aucun autre par l’histoire. Son unité est là. Elle n’est ni une langue, ni une race, ni une géographie« . Voilà qui devrait faire réfléchir tous les thuriféraires de héros de Cnews. Il dévoile ici sa vision de la France, la France telle qu’il la conçoit. Il faut simplement se concentrer sur cette assertion, tout ce qu’il raconte ailleurs dans ses livres est logorrhéique, répété 100 fois à satiété ailleurs, on s’aperçoit alors qu’il parle comme les médias, l’Education nationale et tous les partis du spectre républicain depuis 1880. C’est non seulement faux sur le plan scientifique, mais Zemmour ne fait ici qu’opiner avec ceux qui depuis des lustres protestent que la France est un terrain vague qui s’est construit avec l’immigration. Charlie Hebdo et toute l’extrême gauche communient exactement dans la même vision d’une France charnelle qui n’existe pas et qui s’est construite sur une idée et des arrivages sporadiques d’individus.

La science la plus élémentaire insulte pourtant à toutes ces marottes sur l’histoire et l’identité françaises, elle témoigne au contraire d’une existence ethnique d’un peuple français depuis le début de la protohistoire au début de l’âge du bronze. Les Indo-Européens ou Aryens (mais le terme est un peu galvaudé) sont arrivés dans la péninsule eurasiatique (Europe occidentale) au début du chalcolithique vers -3000 environ. La culture de la Céramique cordée qui va embrasser toute l’Europe septentrionale (territoires actuels de l’Allemagne du nord et centrale, Pologne, Pays baltes) va être en -2800 la première culture archéologique authentiquement indo-européenne. Elle va inaugurer la fin de la principale vague migratoire des steppes pontiques et l’arrivée des Indo-Européens en Europe occidentale à cette période. La culture de la Céramique cordée va être le foyer principal de l’indo-européanisation de l’Europe. De cette indo-européanisation de l’Europe centrale, va naître la deuxième grande culture archéologique indo-européenne : la culture des gobelets campaniformes qui sera à l’origine de nos proto-Celtes, selon l’archéologue Patrice Brun. Il l’avait déjà présumé en 2008, mais il l’a de nouveau affirmé récemment à un colloque de l’INRAP en 2015 en étayant sa démonstration sur les résultats récents de la paléogénétique. La culture d’Unétice du bronze ancien en Europe centrale (Allemagne du sud actuelle, Autriche, Bohème, Slovaquie) à partir de -2200 sera le foyer de la future indo-européanisation et celtisation du territoire de la France actuelle avec la civilisation des tumulus au Bronze moyen, la civilisation des champs d’urnes au Bronze final, la civilisation de Hallstatt et de la Tène à l’âge de fer. C’est au Bronze ancien (2200-1600 av. notre ère), voire un peu avant que vont commencer les premières incursions indo-européennes sur le territoire de la future France, ces populations indo-européennes proto-celtiques vont coloniser peu à peu ce dernier et donner aux populations de chasseurs-cueilleurs mésolithiques néolithisées et aux populations d’agriculteurs néolithiques présentes sur notre sol 3000 ans avant une forme, une culture et un embryon d’Etat.

Notons que cette population d’agriculteurs néolithiques anatoliens était importante, les Celtes ne seront pas majoritaires à tous les endroits, le peuple français va naître en grande partie ici, comme le montre la paléogénétique actuelle, du métissage entre ces deux couches, néolithique et celtique, que l’on pourrait appeler aussi aryenne ou pontique dans la mesure où les Celtes descendaient des Indo-Européens venant des steppes pontiques entre mer Caspienne et mer Noire.

Au Bronze moyen (1600-1350), presque la moitié de la France va être indo-européanisée, la culture des tumulus moyen dans tout l’est de la France embrassant la Bourgogne, la Lorraine et l’Alsace actuels (pensons à la grande nécropole de la forêt de Haguenau où on a dénombré 500 tertres funéraires, on peut encore les voir aujourd’hui quand on se promène ou quand on fait un jogging dans ladite forêt, beaucoup ont été fouillés par l’honnête homme et ancien maire de Haguenau Xavier Joseph Nessel au début du XXe siècle) et la culture des Duffaits sur le territoire actuel de la Saintonge, du Poitou, de l’Angoumois actuels l’attestent. L’indo-européanisation va se poursuivre avec l’âge du bronze final (1350-800) et la culture des champs d’urnes qui se répand en deux vagues principales de populations proto-celtiques sur presque tout le territoire de la future France. C’est à cette époque, dit le grand archéologue alsacien Jean-Jacques Hatt, que l’on va observer la pénétration sporadique, mais sur des grandes surfaces, de petits groupes de guerriers dans des régions restées jusqu’à présent à l’écart de la colonisation du Bronze moyen : « Leur répartition, visible sur la carte archéologique de la Gaule, constitue un tissu assez lâche, correspondant à des principautés guerrières gouvernées par des aristocraties militaires ».  L’âge du fer (750-50) va connaître les invasions véritablement celtiques (Gaulois d’abord et Belges ensuite à la période de la Tène) avec les périodes de Hallstatt (750-480) et de la Tène (450-50). Les fameuses « tombes à char » de la fin de Hallstatt avec la Dame de Vix et le Prince de Lavau mise à jour dernièrement témoignent d’une civilisation celtique aristocratique parvenue à sa pleine maturité. On pense que nos Gaulois sont arrivés vers -500 et les Belges vers 300. Quand César va conquérir la Gaule chevelue à partir de -58, il aura devant lui une nation entièrement celtique et celtisée (certains endroits n’avaient été que partiellement aryanisés ou celtisés), sauf l’espace entre Garonne et Pyrénées peuplé d’Aquitains comme on les appelait, mais qui n’étaient en fait que des proto-Basques. Après la conquête, l’Empire va certes romaniser la population, mais hormis quelques colonies de vétérans dans le midi de la Gaule conquise un siècle plus tôt, les légions installées aux frontières du Rhin, la haute administration romaine dans les grandes villes de Gaule (Trèves aujourd’hui allemande, Lyon et Arles), les hommes d’affaires, les entrepreneurs et les commerçants italiens éparpillés ici et là sur le territoire, la Gaule va rester celtique, même si elle va perdre sa langue et en adopter peu à peu une autre qui deviendra le gallo-roman dans sa phase romane proprement dite et ensuite le langue d’oïl ou français au nord de la Loire et la langue d’oc au sud au occitan. Quant au francoprovençal (Lyonnais, Savoie, sud du Jura, Val’d’Aaoste, Suisse romande), il appartient plus à la langue d’oïl. La dernière conquête de la Gaule, mais qui aura des incidences tout aussi importantes au plan culturel, moins au plan linguistique, mais beaucoup plus au plan ethnique, viendra du nord et sera germanique. Ce sera la deuxième indo-européanisation de notre territoire après les Celtes 2000 ans avant. C’est la conquête franque qui va inaugurer notre haut Moyen Âge à la fin de Ve siècle. Celui que l’on considère comme le fondateur de la nation française avec son baptême était un franc. Mais il n’est pas venu uniquement avec sa truste de 3000 guerriers en Gaule. Ce fut une colonisation germanique de peuplement très importante jusqu’à la Seine et partielle jusqu’à Loire, ce qui explique la scission du gallo-roman en deux ensembles qui va avoir lieu un peu plus tard, mais elle était déjà en travail au VIe siècle. Au nord de la Loire, le superstrat germanique important va favoriser la différenciation du gallo-roman et être à l’origine de la naissance du gallo-roman septentrional, qui deviendra le roman d’oïl divisé en plusieurs dialectes (champenois, normand, picard, gallo, lorrain, francien, angevin, orléanais, bourguignon, berrichon, poitevin, saintongeais, etc.) et dont le français sera la langue générale et littéraire. Au sud de ce fleuve, la langue romane restera plus proche du latin et donnera la langue d’oc. Voilà pourquoi la France est divisée en deux, elle est celtique et celtisée à la base, mais elle est plus germanisée au nord et elle est demeurée plus romanisée au sud. Elle est gallo-franque ou celto-germanique au nord de la Loire, celto-romaine au sud, toutefois entièrement de langue romane.

Tous ces éléments suggèrent donc que le pays de Molière, Racine et Corneille est tout de même une nation ethnique et culturelle. Le peuple français est né au IXe siècle à peu près quand la fusion entre les différents peuples composant la Gaule fut définitivement consommée : Celtes romanisés et Francs au nord ; Celtes romanisés et Burgondes au sud-est ; Celtes, Aquitains et restes de Wisigoths dans le Sud et Sud-Ouest. De nombreuses disciplines attestent péremptoirement cette existence d’un peuple français ethniquement constitué à partir de cette date, d’autant plus qu’elles ont beaucoup progressé depuis un siècle. Il était plus difficile au XIXe siècle de déterminer et d’identifier exactement les populations établies dans le territoire de la France actuelle à la pré- et à la protohistoire, dans l’Antiquité et haut Moyen Âge. C’est au haut Moyen Âge avec les Invasions Germaniques que le peuple français sera définitivement constitué. Lesdites disciplines sont au premier chef : l’archéologie, l’histoire littéraire, la toponymie, l’anthroponymie, la linguistique romane, l’histoire du droit, aujourd’hui la génétique des populations qui a fait d’énormes progrès depuis deux lustres. Il faut attendre les résultats définitifs du projet ANCESTRA pour la paléogénétique. Ce projet scientifique s’est proposé de retracer le peuplement du territoire correspondant à la France de nos jours en étudiant l’impact de chaque vague de migration depuis le Néolithique jusqu’à l’époque mérovingienne, la période où comme je l’ai dit plus haut la France va être définitivement constituée sur le plan ethnique. Pour ceux qui voudraient s’enquérir, j’expose toutes les conclusions de ces disciplines attestant l’unité ethnique, linguistique et culturelle du peuple français dans ledit numéro spécial des Ecrits de Paris de janvier 2019, mais sans la pré et la protohistoire (du moins j’en parle assez vite, j’ai bien signalé la couche néolithique et la celtisation, mais je suis parti de la France telle que l’a trouvé César en -58), ainsi que la paléogénétique dans la mesure où nous manquons encore de données complètes pour la France.

Pour voir le type d’arguments captieux qu’utilise ce cacographe et donner en même temps un aperçu de la prétendue érudition et science de Zemmour que Bergeron croit entrevoir chez lui, on exposera simplement ici les éléments qu’il allègue pour témoigner de l’inexistence d’un peuple français autochtone majoritaire. En effet, dans l’entretien susmentionné que Zemmour a donné à F. Bousquet dans le numéro d’Elément d’octobre-novembre 2018, le nouveau champion des nationalistes dit pour corroborer sa thèse selon laquelle la France ne serait ni une langue, ni une race, ni une géographie, qu’il n’y a pas de différence entre Nice et Turin, Strasbourg et Cologne, Lille et Bruxelles[1]Ah bon ?

Zemmour, en héraut de l’histoire de la France et qui essaie de passer pour un homme cultivé, devrait savoir que tous les pays qui ont une longue histoire ont obligatoirement des minorités en leur sein. Il n’existe aucun Etat-nation homogène ethniquement et culturellement homogène. L’Allemagne, même après 800 ans de colonisation germanique à l’est a encore une communauté slave, les Sorabes qui résistent à la germanisation, dans le Land actuel de Saxe. Mais qu’il n’existe aucune différence entre Nice et Turin, Lille et Bruxelles relève de l’inculture la plus crasse et de connaissances très approximatives sur l’histoire de France et d’Europe. Comme le signale Jérôme Bourbon dans son excellent éditorial de Rivarol 3459 du 17 février 2021, la culture historique et littéraire de Zemmour est celle du journaliste et non celle de l’érudit. Bergeron nous fera décidément toujours rire. Le polémiste a seulement raison pour Strasbourg et Cologne qui sont tout simplement deux villes allemandes, la première est simplement alémanique avec un petit superstrat franc et un substrat celtique et roman (Argentorate s’est développée autour d’une légion romaine stationnée le long du Rhin), la deuxième intégralement franque avec un petit substrat roman (Cologne est une fondation romaine et fut une très grande ville sous l’Empire romain, le toponyme Cologne, Köln en allemand, vient de Colonia Agrippinensis). Mais Nice est une ville purement occitane comme Toulouse, Aix-en-Provence, Nîmes, Limoges, Rodez, Narbonne et Montpellier, elle fut politiquement piémontaise un temps avant son rattachement à la France en 1861, mais l’appartenance politique d’une contrée ne préjuge en rien son identité. Quant à Lille et Bruxelles, celui que Touzé (je ne prends pas toujours l’exemple de Bergeron) qualifie d’homme de haute culture devrait savoir que la première est une pure ville romane, gallo-franque certes et proche de la frontière linguistique germano-romane (français-néerlandais), mais que la langue ancestrale y est le picard (langue d’oïl, c’est un dialecte français) et non le néerlandais à l’inverse de Boulogne et Calais qui parlaient encore cet idiome au XIIe siècle. Bruxelles est quant à elle une pure ville néerlandophone qui s’est francisée durant le XIXe siècle pour des raisons que je n’ai pas le loisir d’exposer dans ce bref article. Reportez-vous audit numéro des Ecrits de Paris de janvier 2019.

On peut donc comprendre que Zemmour préfère une France républicaine où le projet est simplement une adhésion à des valeurs vides, il peut s’y mouvoir plus à l’aise, mais on lui saurait gré de nous épargner ses distorsions idéologiques, d’autant plus que les Français n’ont pas besoin de Zemmour et des juifs pour se renier eux-mêmes, pour se désintéresser de leur histoire et de leurs antiquités. 1789 a donné le signal en abominant le passé, toujours réactionnaire, violent, inégalitaire, etc. Il fallait partant reconstruire une cité heureuse en répudiant tout ce qui était tenu comme supérieur, historique et distingué avant. C’est pourquoi la connaissance intime du passé et sa continuité harmonieuse n’était pas la première préoccupation des avortons, des cancres et des demi-ratés qui ont pris le pouvoir à cette époque. Le maître Maurras l’avait compris le premier. Nos Sarkozy-Mallah, Hollande et Macron ne sont que les épigones encore plus nuls et décrépits de cette pouillerie, je le répète. C’est la raison pour laquelle Renan parlait dans la Réforme intellectuelle et morale de la nécessité d’un centre aristocratique permanent défendant le goût, la culture, l’art, le passé contre le béotisme latent, souvent produit de maints types dépourvus de scrupules et d’instruction, mais prompts à y parvenir par tous les moyens. C’est en gros Macron qui affirme qu’il n’y a pas de culture française. Zemmour opine dans son sens quand il dit que la France n’est pas une culture, une langue et une géographie. En l’absence de centre aristocratique permanent (Renan) et de classes éduquées, on ne peut donc plus rien opposer aux marchands d’orviétan. Vous rajoutez les moyens de communication actuels avec Internet et des éditeurs peu scrupuleux, toutes ces élucubrations se diffusent partout et arrivent à devenir digne de créance pour beaucoup de nos contemporains. Et on en arrive à Zemmour comme héros de la droite ! Quelle chute dans l’abîme.

J-P Maxence que l’on a hélas un peu oublié et qui pour vous camper un peu l’ambiance de l’époque avait déclaré lors d’un meeting en 36 : « Si jamais nous prenons le pouvoir, voici ce qui se passera : à six heures, suppression de la presse socialiste ; à sept heures, la franc-maçonnerie est interdite. À huit heures, on fusille Blum ». Programme hautement d’actualité aujourd’hui, sauf qu’il va falloir remplacer l’efféminé et narcissique Blum par d’autres personnes dont il vaut mieux taire les noms pour l’instant afin d’éviter les poursuites judiciaires. En attendant, formons-nous, instruisons-nous, cultivons-nous, fortifions-nous. Acquérons assurance, confiance, caractère et aussi de notre propre chef ce qu’il était possible d’apprendre dans un collègue jésuite au XVIIIe siècle, connaissances actualisées par les progrès de la science survenus entre temps. Les personnes qui viennent d’être mentionnées étaient prêtes à en découdre et avaient un autre caractère que les nullités de la droite actuelle, mais elles étaient en même temps hautement instruites et avaient une autre conscience de notre passé que ce guignol de Zemmour qui nous dit que le modèle de la France est Israël ou quelque chose d’approchant et que Saint Louis est un roi juif, du moins ami des juifs, alors que ce fut le roi le moins judéophile de notre histoire.

[1] Voilà ce que dit exactement Zemmour interviewé par François Bousquet dans le numéro d’Elément 174 d’octobre-novembre 2018 : « […] c’est que notre pays a été forgé plus qu’aucun autre par l’histoire. Son unité est là. Elle n’est ni une langue, ni une race, ni une géographie. Il n’y a pas de différence entre Nice et Turin, Strasbourg et Cologne, Lille et Bruxelles ».

David Veysseyre 

Le 19 mars ou le Gaullisme assassin

Le 19 mars ou le Gaullisme assassin

 

 

Une tache indélébile sur le front du gaullisme

 Le 19 mars 1962 De gaulle Charles capitulait devant le FLN, en imposant à l’armée française, victorieuse, un cessez-le-feu unilatéral. Cet acte de trahison restera une tache indélébile sur le front du gaullisme. Il livra l’Algérie et le Sahara au FLN, enclencha le massacre des français musulmans fidèles à la France et le plus grand mouvement d’épuration ethnique du 20 ème siècle dont furent victimes nos compatriotes d’Algérie.

Une guerre  jamais finie

 Aujourd’hui La Vème république, camoufle le crime gaulliste et commémore La fausse PAIX d’EVIAN en présentant le 19 mars 1962 comme la date marquant la fin de «  la  guerre d’Algérie ». Soixante ans après, la guerre d’Algérie continue sous une autre forme : l’Algérie n’est plus française mais la France devient Algérienne. La république gaulliste  acquiesce aux oukazes du pouvoir FLN en faisant repentance et en ouvrant les portes à l’immigration-invasion de la population algérienne.

Liquider la Vème république gaulliste

Les français qui n’en finissent pas de payer le prix de la trahison gaulliste du 19 mars 1962, doivent se souvenir de l’exemple des patriotes d’Alger. Un comité de salut public, regroupant les civils et les militaires mit fin, en 1958, à la quatrième république. Ce qui fut possible en mai 1958 peut et doit se reproduire.

Le peuple français, menacé de disparition, ne retrouvera sa liberté et sa dignité qu’en abattant à la Vème république gaulliste.

Jean-Pierre Papadacci, membre fondateur d’Amitié et Action Française 

 

La France de Zemmour

Zemmour, fourrier du national-sionisme

 

Face à l’ampleur que prend le phénomène Zemmour, David Veysseyre analyse dans ce deuxième volet le piège du  national-sionisme dans lequel sont tombés beaucoup de patriotes. 

Zemmour est d’abord l’incarnation, le parangon de ce qu’Alain Soral a désigné sous un nom heureux : le national-sionisme. On peut être très circonspect à l’endroit du complotisme exacerbé d’Alain Soral, mais reconnaissons-lui un génie rhétorique naturel et une faculté de forger certains termes qui ont le mérite signalé de résumer de manière éblouissante certaines tendances idéologiques de notre temps. Le national-sionisme est tout simplement un renversement des alliances opéré par la droite juive au profit de la droite française apparemment honorée par cette sollicitude pour nous envoyer combattre l’Islam, alors que depuis trop longtemps les juifs ont été pour une grande partie d’entre eux les ouvriers passionnés de toutes les dépravations et les promoteurs infatigables du cosmopolitisme, de l’immigration et du métissage.

Mais seulement ici et pour le goy, on peut s’apercevoir qu’ils sont tous nationalistes, conservateurs et très pieux en Israël. Mais que l’on s’entende bien, je ne veux pas non plus rendre les juifs responsables de tous nos maux, c’est une attitude malsaine, malhonnête et méprisable, c’est la raison pour laquelle j’abhorre les théories du complot. Les Français de souche sont encore bien plus responsables de leur misère et ils n’ont pas besoin des juifs pour se détruire eux-mêmes. Il suffit de hanter une « salle des profs » pour s’apercevoir que 90% des « profs », la plupart crasseux et incultes, sont d’extrême gauche et des immigrationnistes forcenés contempteurs de tout ce qui est traditionnel, populaire, raffiné, historique, enraciné, aristocratique, universel, particulier, tout ce qui constitue partant l’identité traditionnelle d’un Français. C’est donc l’attitude du juif qu’il faut dénoncer, sa duplicité constante, mais il est difficile d’apprécier sa nocivité, sa perniciosité dans un organisme déjà moribond et putréfié comme la France. Il est en revanche constant que le juif a tout intérêt à soutenir des régimes libéraux et démocratiques, les régimes qui le laissent en paix et où il passe le plus inaperçu. C’est le cas de Zemmour et de beaucoup de ses coreligionnaires comme Bercoff, Goldnadel, Finkelkraut dont la Houtzpah est sans limite. Qui sait par exemple que l’ancien gauchiste Finkelkraut écrivait avec Bruckner à la fin des années 1970 Le Nouveau désordre amoureux, dans lesquels ces ordures ne condamnaient nullement les pratiques du pédomane taré Tony Duvert se prévalant de ses expériences sexuelles avec un millier d’enfants ? Tous ces gens-là sentant le vent tourner se veulent maintenant de droite. Mais quelle droite ? Ces gens-là ont révisé leurs prétentions, ils veulent vivre ici tranquillement et l’immigration musulmane qu’ils ont soutenu de concert avec les loges et une majorité de Français de souche dégénérés qui apportent à chaque élection leurs suffrages aux partis du système depuis 60 ans, est en train de se retourner contre eux maintenant.

On peut faire maints reproches aux musulmans, mais ils ont au moins l’honneur d’être restés plus fidèles à la religion et à la culture de leurs pères. Avec les problèmes géopolitiques qu’ont engendrés la création de l’État d’Israël en 1948 et l’hostilité forte cultivée entre Israël et les pays arabes depuis cette époque, beaucoup de musulmans sont devenus judéo-sceptiques. Beaucoup de membres de la communauté juive ne se sentent donc plus en sécurité en Europe et en premier lieu en France. Le pays des droits de l’homme possède la communauté juive la plus importante d’Europe. Certains juifs ont partant pensé qu’il était préférable de contracter une alliance avec la droite française judéo-compatible pour conjurer ce péril. Zemmour est le principal champion de cette tendance, il ne parle que d’islam et il ramène tous les problèmes de ce pays à cette religion, ce qui semble un peu louche. Il ne s’agit pas de nier ce problème, mais l’islam n’est que la conséquence d’une immigration inadmissible fomentée et encouragée par tout le monde depuis maintenant 70 ans, profs, syndicalistes, patrons, fonctionnaires, politiques. Que l’on ne vienne pas pleurer maintenant, détourner notre attention des causes pour ne considérer que les effets et s’affliger de ces derniers. Zemmour et ses comparses veulent simplement nous attacher aux effets, ce qui n’est pas très probe, en tout cas moralement inacceptable.

Alain Soral avait forgé aussi un autre terme très heureux, le libéralisme sécuritaire qu’il opposait au libéralisme libertaire, forme de libéralisme de droite bête, opportuniste et affairiste qu’il opposait au libéralisme de gauche, dégénéré, cosmopolite et LGBT+. Le national-sionisme est partant une forme juive du libéralisme sécuritaire. Il faut envoyer le goy faire la guerre à l’Islam pour assurer la tranquillité des coreligionnaires de Goldnadel, Finkelkraut et de Zemmour. Pour augmenter la motivation et exaspérer l’agressivité des nouveaux suppôts de Zemmour, Bercoff, Elisabeth Lévy et Goldnadel (Riposte laïque, les Identitaires…), tant on sait que l’on se bat encore mieux quand on est mû par une idée qui nous exalte, il faut impatroniser dans la conscience du goy la notion d’Israël comme rempart de la civilisation « occidentale » contre le « péril islamique », ainsi que l’imposture du « judéo-christianisme ».

Voilà le piège dans lequel choient beaucoup de nos amis. L’erreur est humaine, mais s’opiniâtrer dans cette erreur est diabolique. On les aura prévenus !

Communiqué sur l’Affaire Génération Identitaire

Communiqué sur l’Affaire Génération Identitaire

; l

Communiqué de Presse : l’affaire Génération identitaire

 

Il ne va pas sans dire que notre conception de la nationalité diffère de celle de Génération identitaire. L’Action Française ne fait pas du critère ethnique l’Alpha et l’Omega de sa pensée politique. Notre nationalisme n’est pas un identitarisme. Toutefois nous partageons avec les courageux militants de Génération identitaire et avec tous les Français de bon sens la volonté de défendre la France contre la tsunamigration qui menace de détruire sa civilisation et de rendre impossible toute assimilation des populations d’origine étrangère qui seraient encore désireuses de s’y intégrer.

L’affaire Génération identitaire ne sera pas sans conséquences et elle intéresse tous les opposants au pouvoir en place. La procédure de dissolution de G.I est un scandale d’État. Il s’agit d’une décision arbitraire et politique de la part d’un régime qui ne supporte pas qu’on lui rappelle qu’il est le complice de l’invasion migratoire et islamique. L’actuelle persécution de certains nationalistes et l’affaire Génération identitaire révèle que la république gouverne mal mais se défend bien. Alors que les Français sont les grands oubliés et que la république a rendu nos frontières quasi inexistantes, l’Etat menace de dissolution un mouvement politique (au seul motif qu’il dénonce l’invasion migratoire) qui n’a jamais enfreint la loi et qui a gagné tous les procès qui lui ont été intentés.

Ces événements nous donnent encore une fois raison car jamais autant que sous nos yeux ne s’est vérifiée cette expression de Charles Maurras : « La république en France est le règne de l’étranger« . La république et sa religion laïque sont les mères-porteuses de l’islam. Aussi, puisque le problème est avant tout politique, notre obsession doit être celle de convaincre les Français de bon sens de débarrasser la France du régime républicain. Il n’y a pas d’autre alternative pour que vive la France, travaillons sans relâche au salut national, 

A bas la Gueuse ! 

La France de Zemmour

Les effluves capiteux de Zemmour sur la droite hors les murs 1/3

 

L’Action Française ne pouvait pas ne pas réagir face à l’ampleur que prend le phénomène Zemmour. David Veysseyre analyse dans ce premier volet les raisons de ce phénomène, il reviendra ensuite sur le national-sionisme propre à Eric Zemmour avant de dresser un portrait de la France rêvée par le journaliste de CNEWS : une France inorganique, uniquement politique et républicaine.

En janvier 2019, j’écrivis un numéro spécial de 47 pages des Écrits de Paris dont le libellé du titre ne s’embarrassait pas de circonlocutions : L’imposture Zemmour. Il n’est plus disponible en numéro papier, uniquement par PDF. J’y faisais état de ma stupéfaction relative à la fortune que connaît ce forban de presse dans une partie de nos milieux de droite et de droite radicale et je mettais en garde notre famille politique contre la séduction qu’exerce à la fois ce héraut du national-sionisme par des discours prétendument radicaux, mais oh combien insidieux.

Horresco referens, on a pu ouïr ces derniers temps ici et là quelques voix qui s’élevaient implorant le journaliste prolixe et plumitif prolifique de se présenter à l’élection présidentielle. En ce 15 février 2021 par exemple, dans le journal maçon La Provence, Jacques Bompard vient de publier une tribune en faveur de la candidature à l’élection présidentielle du nouveau coryphée de l’espérance nationaliste. Cette tribune d’un homme si estimable et honorable en faveur de Zemmour devrait nous exhorter à la réflexion. Je rappelle que Jacques Bompard à Orange (son épouse Marie-Claude a fait le même travail à Bollène, mais moins longtemps) peut être considéré à maints égards comme l’ornement de notre famille politique dans la mesure où c’est le seul à avoir réussi à s’implanter depuis maintenant un quart de siècle dans une grande municipalité. Il a prouvé en cinq mandats, nonobstant toutes les conjurations de médiocres et d’envieux, sans compter toute la vermine gauchiste crasseuse (profs, associations diverses, syndicats professionnels, partis), qui se coalisaient contre lui, que la gestion d’une commune par des hommes traditionnels, classiques et enracinés était possible ; il a prouvé que la droite radicale n’était pas une tourbe de tranche-montagnes juste bons à discourir pour réaliser tout l’inverse ensuite, comme on l’a constaté tant de fois dans cette sentine d’incompétence et de nullité que fut toujours le FN et encore plus le néo-FN actuel. C’est pourquoi la parole de l’honnête homme Jacques Bompard compte et nous devons la considérer comme plus importante que les autres. Récemment, Ludovic Lefebvre, délégué du Parti de la France pour Paris, a rédigé également une tribune parue sur le blog de Thomas Joly. Il opine également que Zemmour devrait se présenter.

Il est constant que les arguments de Messieurs Bompard et Lefebvre ne sont pas du tout sots et ineptes, ils sont rationnels, je vous encourage à prendre connaissance de leur tribune respective. Marine Le Pen est un monument d’incompétence, d’inculture et de mauvais goût, elle nous fait honte et une candidature de Zemmour serait en effet un moyen d’en finir définitivement avec ce parti et de convaincre sa tenancière en chef de se consacrer à sa vocation profonde, vocation à laquelle elle n’aurait jamais dû forfaire : l’élevage de chats.

Je ne veux pas être polémique ici. Quand une nation n’est même plus capable de trouver parmi ses enfants des représentants dignes, elle se donne à n’importe qui. Rappelez-vous ce qu’aurait dit Jugurtha dans la guerre éponyme, le Bellum Jugurthinum narrée d’une main de maître par Salluste, le meilleur peintre de la décadence de Rome à la fin de la République. Le chef numide de Cirta (actuelle Constantine en Algérie) ayant stipendié tous ses juges à Rome pour avoir un jugement favorable, se serait récrié en revenant en Afrique : 

Urbem venalem et mature perituram si emptorem invenerit, « Rome est à vendre et elle périra si elle trouve acquéreur ». Il en est de même pour la France.

Il n’y a plus rien à tirer de nos peuples en grande partie déracinés, hébétés, abâtardis, avilis depuis trop longtemps par des promesses égalitaires du plus bas aloi, devenir roi à la place du roi. Depuis 1789 chez nous, plus tard ailleurs, des millions de sous-prolétaires sont devenus rois, sans les supériorités d’éducation, de goût, de culture et encore moins de race (lignée qui s’enracine dans un passé millénaire s’entend) que l’on est en droit d’exiger pour qui veut parvenir et briller. On peut maintenant s’imaginer ce qu’un tel dépérissement enfante au plus haut sommet de l’État. Il suffit de s’aviser de la nullité, du désastre anthropologique et disons-nous de la sous-humanité de tous les derniers présidents de la Ve République.

Mes idées politiques - Charles Maurras

Mon vieux maître Maurras, dans son plus grand livre, Mes idées politiques, livre qui fut toujours un viatique pour moi déplorant ladite sous-humanité des chefs modernes, disait déjà en 1937 au chapitre des « Conditions de l’autorité vraie, L’éducation des chefs »  

Le trésor intellectuel et moral dont il [les chefs républicains] leur appartenait de recueillir l’héritage a été dédaigné et finalement s’est perdu. Ainsi en disposa l’esprit de la démocratie libérale qui a désorganisé le pays par en haut, (…), il a fait abandonner le seul instrument de progrès, qui est la tradition, et la seule semence de l’avenir, qui est le passé. L’histoire de la troisième République peut suffire à montrer l’inconvénient qu’il peut y avoir à livrer la législation, les armées, l’économie, la diplomatie, et toutes les formes de l’autorité et de l’influence à des esprits sans direction et sans culture, à des cœurs sans maîtrise et sans dignité. L’histoire symétrique de l’Angleterre conservatrice, où tout ce qui gouverna et servit dans les hauts emplois avait subi la dure et longue préparation intellectuelle et morale des vieilles universités, à grand renfort de vers grecs et de discours latins, vérifie combien il est certain que le bonheur réel des peuples dépend du bon dressage de leurs conducteurs. L’épée du conquérant, le bâton du pionnier, même le crayon de l’homme de bourse, toutes ces modalités de la force et de la ruse peuvent et doivent réaliser de grands biens à la condition d’avoir passé le temps nécessaire sous la férule de l’éducateur. Tout ce que l’on ôte à la férule n’est pas ôté à la férule ni à l’autorité qui la tient : cela est retranché à la masse entière du peuple ; c’est la nation et le genre humain qui sont les premiers dépouillés. La diminution du commun avoir intellectuel et moral est une perte pour tout le monde : les petits y perdront autant que les grands. Ils y perdront même beaucoup plus que les grands, car ce qui perfectionne, affine, élève les grands constitue, au profit des autres, la garantie la plus précieuse et souvent la seule, contre les abus du pouvoir auquel exposent précisément les grandeurs. Certaines nuances de vertu et d’honneur, certains beaux accents persuasifs de la voix qui commande sont les fruits directs de la seule éducation.

Charles Maurras

Mes Idées Politiques - Conditions de l’autorité vraie, L’éducation des chefs

La Révolution, mère de tous nos maux

Ce qui est consommé est consommé, mais je tiens bien à démontrer ce que nous avons perdu en 1789 et ce que nous ne réussirons plus jamais à reconstituer aujourd’hui : une dynastie royale, des longues lignées qui s’enracinent dans la longue histoire millénaire de ce pays, un goût, une haute culture, mais haute culture ordonnée au bien commun (Maurras parle ci-dessus de vers grec et de discours latins, mais entendons bien ce que signifiait Maurras, savoir du grec et du latin pour avoir un concours ou briller en public est complètement vain, il s’agit ici de culture classique qui doit participer à la formation d’un homme ayant vocation à servir un pays et une civilisation, à incarner l’universel et le particulier à la fois, le meilleur dans ces deux ordres bien entendu), une attitude, un discours, un comportement rationnel, une continuité, etc.

Notre seule consolation est l’espérance qui est universelle, mais aussi un fait positif, tangible et historique : nous sommes certes le pays de la Révolution, mais nous sommes aussi celui de la contre-révolution et du légitimisme. Aux avortons et aux culs-de-jatte à l’orgueil blessé (c’est ainsi que Chateaubriand qualifiait certains révolutionnaires exaltés) Danton, Sieyés, Marat, Barras, Robespierre, Barrère font pendant la chouannerie, la chambre introuvable de 1815, Joseph de Maistre, Louis de Bonald, Blanc de Saint-Bonnet, Charles X, Chateaubriand, Balzac, Barbey d’Aurevilly, Bloy, Maurras, Daudet, Bainville, Drumont, Albert de Mun, René de la Tour du Pin, Frédéric Le Play, ainsi que de nombreuses phalanges d’écrivains toutes aussi brillantes, énergiques et inexpiablement hostiles aux idées modernes égalitaires et cosmopolites héritées de 1789. La dernière pléiade en date étant celle des Hussards du siècle dernier, dernières reliques de la France monarchique, historique et organique, magnificente droite littéraire et buissonnière de formation maurassienne (J. Chardonne, M. Aymé, R. Nimier, M. Déon, J. Laurent-Cély). Toute cette longue tradition devrait nous raffermir. Mais hélas, la loi de régression des castes dont parle Evola n’a jamais été autant confirmée qu’aujourd’hui.

Dans les années 30, l’Action Française détenait le sceptre de l’intelligence dans toute la droite française et son magistère intellectuel s’étendait bien au-delà de ses frontières idéologiques. Proust était par exemple un fervent lecteur de la feuille de Maurras, Daudet et Bainville et il confessait même qu’il prenait de l’altitude mentale en la lisant.

Une issue à vue d’homme difficile à entrevoir aujourd’hui

Maurras parlait des hommes de la IIIe République, mais que dirait-il aujourd’hui d’un Chirac, d’un Sarkozy-Mallah, d’un Hollande, d’un Macron ? C’est d’autant plus grotesque que l’on nous présente ces histrions comme des éduqués, des distingués, l’élite, à commencer par les cacographes du journal Présent qui rêvent apparemment des palais de la Gueuse et de devenir énarques…

Dans nos solitudes d’Europe de l’Ouest affligées par l’absence de transmission depuis tant de décennies, à commencer par la France, dont l’histoire glorieuse s’abîma dans une révolution d’avocats ratés, de plumitifs crasseux, de prêtres défroqués et de fonctionnaires concussionnaires, il n’est donc pas surprenant qu’un animateur télé et un forban de presse feignant le palladium de la tradition et vociférant des discours aux accents conservateurs et nationalistes, soit l’ultima ratio regum d’un peuple de droite désespéré, désemparé, stupéfié et ne sachant plus à qui se vouer.

Mais comme toujours, l’homme est dupe et aime être dupé et il ne s’agit pas ici d’exhorter nos amis politiques à être méfiants, la méfiance instinctive est une attitude malsaine, la tradition catholique de notre culture, qui est aussi païenne (aristocratique basée sur l’honneur) ne l’oublions pas, nous invite en outre à être toujours confiant en notre prochain et charitable avec lui. Cette charité a cependant quelques limites quand notre patrimoine immatériel est menacé, pis quand il s’agit de confier sa protection et sa promotion à une personne, dont la fonction consiste en principe à honorer ces nobles obligations.

Dans les années 30, nous avions encore une Action Française très puissante, comme organisation politique et comme organe de presse, mais aussi pléthore d’autres ligues, de feuilles, d’organisations et de formations nationalistes diverses. Qui a remplacé aujourd’hui l’Action Française ? Qui a remplacé nos feuilles capiteuses, érudites et très engagées à la fois comme l’Action française, Candide, Je Suis Partout, Gringoire ?  Zemmour !

Mais sans même disputer de la baisse de niveau, de goût, de lettres et de culture, partant de l’abîme résidant entre cet animateur-télé et folliculaire prolixe et toute la droite intellectuelle éblouissante hautement cultivée et brillante de l’entre-deux-guerres, c’est la fortune des idées de Zemmour qui ne laisse pas d’inquiéter et même de tourmenter des homme traditionnels et classiques désirant voir le pays où il sont nés demeurer dans un minimum de continuité anthropologique, ethnique, culturelle et historique. Il ne s’agit pas de blâmer Zemmour parce qu’il est juif, nous ne nous mouvrons pas à ce niveau, car ce procédé est indigne et vil ; encore moins de signaler sa parentèle interlope comme certains n’hésitent pas à le faire, procédé encore plus abject et que nous réprouvons avec la dernière énergie, il rappelle la Sippenhaftung des anciens Germains, le kanun des Albanais actuels et la vendetta de certaines régions italiennes comme la Corse. Nous ne sommes pas responsables des actes de nos ancêtres et des membres de notre famille. Peut nous chaut aussi le sionisme de Zemmour, Israël est un État souverain et les juifs ont le droit d’avoir leur État comme les autres. Nous connaissons également des juifs qui ont été des patriotes, voir même des hommes exceptionnels et accomplis, des gentilshommes, des nationalistes sincères comme le Badois Paul Nikolaus Cossmann et le Prussien Ernst Kantorowicz en Allemagne ou tout simplement des êtres d’une rare qualité, merveilles du genre humain à l’instar de la philosophe Simone Weil (ne pas confondre avec l’abominable avorteuse Simone Veil). Nous désavouons aussi toute analyse et démarche complotiste, quelle qu’elle soit ; le complotisme est la providence des sots et ruine le peu de crédit que nous avons.

L’imposture Zemmour

Il s’agit donc de dénoncer ici Zemmour dans ses œuvres en quelque sorte, nous nous appuyons uniquement sur des faits positifs, au premier chef sa double-éthique, qui nous semble ici parfaitement juive et ensuite ses idées indigentes, très modérées et complètement républicaine. Rien ne distingue le polémiste de Cnews du Système, dont il est le pur produit. Nous voudrions simplement prévenir les hommes estimables et honorables comme Jacques Bompard et Ludovic Lefebvre, qui sont de bonne foi et d’honnêtes patriotes soucieux de voir leur pays se perpétuer et leur peuple se survivre. A l’instar de beaucoup de leurs pareils, ils abominent le RN et ils ont raison, mais prennent cet individu pour un homme défendant et promouvant des idées saines et traditionnelles. Le seul problème est que les tribunes de Messieurs Lefebvre et Bompard cachent une énorme forêt, qui est elle, peut-être beaucoup moins rationnelle.

Le nombre de sectateurs du journaliste vedette de notre famille politique, sectateurs ayant abdiqué tout jugement et même toute espérance, ne cesse également d’augmenter et cela nous consume d’affliction. Nous sommes donc en droit de faire connaître nos préventions et nos inquiétudes devant de tels ralliements et de tels enthousiasmes.

Que l’ancien militant d’extrême gauche Robert Ménard qui singe aujourd’hui le bourgeois de droite à Béziers mette Zemmour sur le pinacle, n’est pas trop grave, son parcours parle pour lui, le caractère, la gravité et la constance doctrinale ne doivent pas être ses premières qualités. Il en est de même pour Jean-François Touzé, dont il faut connaître les multiples positions depuis 20 ans, sans compter son admiration pour l’œuvre de Matzneff… Ce qui est plus inquiétant en revanche est de lire le journal Présent pour se convaincre de l’aveuglement, de la naïveté d’une grande partie de notre famille politique. Il fallait lire par exemple le principal soutien journalistique de la nef des fous marinistes fin 2018. Son rédacteur en chef Françis Bergeron avait décidé de faire concourir le énième livre de Zemmour, Le Destin Français, pour le prix des lecteurs du journal. Mais le paroxysme de cette hystérie collective fut atteint quand on a pu lire sous la plume exaltée de Françis Bergeron, sans doute transporté par la lecture du Destin français, une litanie de louanges à l’adresse de l’œuvre du nouveau prince de la droite. En voici quelques extraits qui sont représentatifs, emblématiques et symboliques de l’hystérie régnante : « l’érudition le dispute au talent polémique »; « une synthèse si brillante, si intelligemment émaillée de citations iconoclastes »; « œuvre qui mériterait de passer à la postérité », etc.  Rien que ça !

Essayons ici de démystifier les zélateurs de l’animateur-télé en examinant tout simplement l’essence de la pensée de Zemmour : sa vision toute prosaïque et républicaine de la France s’inscrivant dans un national-sionisme d’un fort mauvais aloi.

Nous pouvons circonscrire l’idéologie de Zemmour à deux étais : le national-sionisme et la défense d’une France inorganique uniquement politique, républicaine et universelle, sans aucune identité historique, linguistique, charnelle et religieuse.                                                                                                                                                         Cette dernière est chez Zemmour de « droite », national-sioniste, c’est-à-dire indifférente aux communautés naturelles, mais individualiste, sécuritaire et défendant les honnêtes gens à commencer par tous nos boomeurs 68ards à la retraite qui ont ruiné 1500 ans d’histoire en 60 ans. Zemmour est le premier soldat de la république et de la démocratie libérale, c’est pourtant le régime qui souille tout, ruine tous nos héritages, hébète nos compatriotes, interdit toute transmission, corrompt nos gouvernants. Mais c’est aussi un gage de sécurité pour les juifs, qui eux se protègent et sont jaloux de leur culture. Si un juif était conséquent avec lui-même, il abhorrerait la république et tout le salmigondis républicain qu’on nous sert matin, midi et soir dans les médias, les discours politiques et à l’école. La république insulte normalement au judaïsme et à son attachement naturel aux traditions. Ce dernier est cependant invisible au milieu d’un peuple autochtone déraciné, avili et dépravé. Une république universelle, la France nouvelle de 1789 fût-elle de droite, ne sera jamais la France, elle reste un terrain vague, c’est la société ouverte de Popper, qu’il opposait aux sociétés fermées, sociétés qui ne sont pas du goût de Zemmour et de beaucoup de ses amis, à part en Israël…

David Veysseyre

Le prochain volet traitera du national-sionisme de Zemmour.