La pire des masculinités toxiques ? Le transgenrisme !

La pire des masculinités toxiques ? Le transgenrisme !

Les féministes férues d’études de genre condamnent avec la plus grande fermeté ce qu’elles nomment en leur jargon « masculinité toxique », c’est-à-dire les aspects et normes de comportement masculins qu’elles affirment néfastes pour la société et pour les hommes eux-mêmes. En particulier tout ce qui a trait à la domination, entraine la violence familiale, conjugale, sexuelle, l’homophobie, la mysogynie, le fait de prendre trop de place dans le métro en écartant les jambes, de boire des bières en faisant griller des entrecôtes ou de hausser les sourcils au ciel devant une lesbienne aux cheveux roses porteuse d’un anneau dans le nez.

En fait elles ont presque raison. S’il n’existe pas de masculinité toxique (naître et être mâle, comme être et naître femelle, n’est ni bien ni mal, c’est une des deux façons pour un être humain d’exister), il existe bien un masculinisme toxique, c’est-à-dire une façon empoisonnée et empoisonnante de considérer le sexe masculin. Et la forme pire de ce travers a un nom : transgenrisme. En voici la preuve. Le transgenrisme est la manifestation la plus éclatante de la division de l’humanité en deux sexes. En effet, de deux choses l’une : soit un transgenre naît homme et entend devenir autre chose (le plus souvent femme, quelque fois lapin ou bégonia), soit un transgenre naît femme, et il entend aussi devenir autre chose, par exemple femme.

Prenons le premier cas, celui d’un individu né homme. Qu’il prenne des hormones, qu’il subisse l’ablation du pénis et des gonades, une mammoplastie et une vaginoplastie, ou non, il a la prétention d’être femme. Or, les TERF (trans-exclusionary radical feminists) l’ont fort bien remarqué, non seulement il se fourre le doigt dans l’oeil jusqu’à l’omoplate, mais il perpètre une grave agression contre les femmes. Né homme, il n’a rien connu de la réalité physique des femmes, ni de leur réalité mentale et sentimentale, ni de leurs contraintes sociales : il prétend seulement incarner, avec la plus grande naïveté, le fantasme qu’il s’est fait de la femme, un fantasme masculin. D’ailleurs, dans certains cas limites, cela s’est vu dans une prison anglaise pour un trans qui n’avait pas subi de chirurgie, cela se concrétise par des viols de ses prétendues « congénères ».

Voyons maintenant le cas des femmes qui veulent devenir hommes. Pourquoi ce choix ? Pour se conformer aux préjugés dominants, pour devenir le mâle alpha qui les excitait en tant que femmes. Pour échapper à la condition de femme telle que le décrit le féminisme. En somme, pour devenir un mâle toxique. CQFD : de quelque manière qu’on prenne la question, le transgenre est un masculiniste toxique. C’est d’ailleurs assez naturel puisque la dysphorie de genre est une folie.

                                                    Martin Peltier 

Tribune du prince Charles-Philippe d’Orléans: Quand la langue meurt, la France vacille

Tribune du prince Charles-Philippe d’Orléans: Quand la langue meurt, la France vacille

La langue française, fruit d’une histoire millénaire, est bien plus qu’un outil de communication : elle est un héritage, un trésor, un acte de civilisation. Elle est le fil conducteur de notre histoire, le miroir de notre culture et le pont vivant entre les peuples qui partagent notre mémoire, nos valeurs et notre vision du monde. Pourtant, ce trésor est aujourd’hui en péril. Son influence décline, sa présence s’efface, et son avenir est menacé par l’indifférence, l’oubli, et parfois même la honte.

Ce que révèle, entre les lignes, le rapport au Parlement sur la langue française remis en mars 2025 par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, c’est une forme de résignation officielle. On y constate les reculs, mais on les accompagne avec des mots prudents. Or, c’est d’un sursaut dont nous avons besoin. Ce rapport illustre que la République ne défend plus activement sa langue ; elle la laisse vivre… ou mourir. L’anglicisation croissante des institutions, des entreprises et de l’enseignement supérieur est le symptôme le plus visible de ce déclin. Dans les instances européennes, la proportion de textes rédigés en français est passée de 40 % à moins de 5 % en deux décennies. Dans nos universités, il n’est plus rare que les masters s’intitulent en anglais, que les cours se donnent en anglais, et que l’on exige des étudiants français qu’ils rédigent leur mémoire dans une langue qui n’est pas la leur. Ce phénomène n’est pas un progrès : c’est une abdication.

On invoque l’international, on invoque la modernité, mais au fond, c’est le symptôme d’un effacement. Le monde du travail lui aussi s’aligne. Il ne suffit plus de parler un français impeccable : il faut aujourd’hui « pitcher », « manager », « networker ». Ces glissements ne sont pas anecdotiques. Ils nous habituent à penser que le français serait incapable d’exprimer la complexité du monde contemporain, comme si notre langue — celle de Pascal, de Montesquieu, de Hugo, de Senghor ou d’Albert Camus — était devenue obsolète.

La science, la technologie, la recherche : tous ces champs d’excellence cèdent à l’uniformisation anglophone. Un chercheur qui publie en français, aujourd’hui, limite sa carrière ; un étudiant qui ose s’exprimer dans sa langue à l’oral est perçu comme provincial. Et dans ce contexte, comment s’étonner que le niveau général de maîtrise du français recule chez les jeunes générations ? À force de le reléguer, nous le perdons. À force de croire qu’il se défendra seul, nous le laissons s’effacer.

Il est tentant de se tourner vers l’Afrique, continent francophone d’avenir, pour se rassurer. Mais même là, les signaux sont fragiles. L’enseignement du français y subit la concurrence croissante de l’anglais, du mandarin, ou de langues vernaculaires réhabilitées à juste titre. Dans de nombreux pays africains, le français reste langue d’élite, langue d’examen, mais perd en ancrage populaire. Et dans les pays francophones du Nord, les signes sont tout aussi inquiétants. Au Québec, le recul du français est désormais chiffrable. Sur l’île de Montréal, le français n’est plus que la langue maternelle d’un habitant sur deux. La loi ne suffit plus : c’est une culture du respect de la langue qu’il faut rétablir.

Ce que nous vivons n’est pas un simple phénomène d’évolution linguistique. C’est un effacement organisé, encouragé par une forme d’impérialisme linguistique globalisé. On présente l’anglais comme une langue neutre, universelle, naturelle. Mais elle est d’abord la langue d’un empire économique et culturel qui ne dit pas son nom. Accepter sa domination sans condition, c’est consentir à la disparition progressive de notre propre imaginaire, de nos subtilités, de nos nuances, de notre manière de dire le monde.

Et comment ne pas s’indigner des propos de Jean-Luc Mélenchon, pour qui “le français n’est pas la langue de la République” ? Cette déclaration, indigne d’un ancien élu de la Nation, trahit non seulement une méconnaissance flagrante de notre histoire, mais surtout un renoncement coupable à ce qui fait le socle même de notre contrat social. La République française s’est construite par la langue, autour de la langue, grâce à la langue. C’est elle qui a unifié les provinces, transmis les lois, structuré l’école et façonné l’imaginaire républicain. La réduire à un simple “instrument colonial”, comme il l’a laissé entendre, c’est confondre héritage et oppression, c’est jeter l’opprobre sur ce qui a permis l’émancipation de millions d’hommes et de femmes. La francophonie n’est pas une forme de néo-impérialisme : elle est une communauté de destin, un espace de pensée, de création et de liberté. Quand un responsable politique attaque sa propre langue, c’est sa propre nation qu’il mine. Et c’est le peuple qu’il trahit.

La langue française n’est pas une survivance du passé. Elle est un levier pour penser l’avenir. Elle offre une alternative à la brutalité de certaines logiques économiques, à l’utilitarisme pur qui domine aujourd’hui les échanges internationaux. Elle porte une vision du monde faite de mesure, de clarté, de rigueur et de beauté. Refuser sa marginalisation, c’est refuser une vision appauvrie de la mondialisation.

Mais il ne suffit pas de déplorer. Il faut agir. Il faut investir massivement dans l’enseignement du français en France comme à l’étranger. Il faut faire du français une langue de travail dans tous les secteurs, y compris les plus innovants. Il faut exiger des institutions européennes et internationales qu’elles respectent la diversité linguistique. Il faut cesser de penser que la technologie impose l’anglais : les outils numériques doivent être francophones aussi, et même d’avant-garde. Il faut aussi que l’État lui-même cesse de se contredire : on ne peut pas promouvoir la francophonie à l’UNESCO et imposer des intitulés en anglais dans les ministères.

La langue française est un trésor que nous devons chérir et protéger. Elle n’est ni dépassée, ni ringarde, ni repliée : elle est moderne, vivante, précise, inventive. Elle est une clef de lecture du monde, une manière de vivre ensemble, un héritage universel. Elle est un projet collectif.

Je suis, par ma naissance, l’héritier d’une tradition millénaire. Mais je crois que l’héritage n’est pas une nostalgie : c’est une responsabilité. Avec mon épouse, la Princesse Naomi, nous avons voulu faire du Prix Hugues Capet un lieu où l’on célèbre non seulement les figures de l’histoire, mais aussi ceux qui, aujourd’hui, défendent la langue, la littérature et la culture françaises. Car c’est dans la langue que se tient le cœur vivant d’un peuple. La France sans sa langue ne serait plus tout à fait la France. Et sans la France, le monde perdrait une voix singulière, une conscience vigilante, une promesse de liberté.

Cette tribune est une invitation à réfléchir sur l’importance de la langue française, et à agir, enfin, pour sa préservation et son rayonnement. Il est encore temps. Mais il ne faut plus attendre.

Prince Charles-Philippe d’Orléans

La république, mère-porteuse de l’islamisme

La république, mère-porteuse de l’islamisme

Alors que les propres experts en sécurité de la France rédigeaient un rapport mettant en garde contre l’infiltration islamiste au cœur même des institutions de la République, le président Macron recevait, au palais de l’Élysée, l’un des terroristes jihadistes les plus notoires au monde : Abou Mohammad al-Jolani.

Quelques semaines à peine avant que ce rapport accablant n’atterrisse sur son bureau, Macron accueillait Jolani, le chef de Hay’at Tahrir al-Cham (HTS), ancien affilié à la fois de Daech et d’Al-Qaïda. Jolani a instauré un véritable règne de terreur à travers la Syrie : massacres, exécutions, persécutions religieuses, et ciblage systématique des civils selon leur appartenance religieuse, communautaire ou ethnique.

De l’organisation de massacres de milliers de civils alaouites et chrétiens dans la région côtière de la Syrie plus tôt cette année, à l’assaut brutal contre la communauté druze au sud de Damas il y a quelques semaines à peine, les crimes de Jolani sont bien documentés et toujours en cours. Ses forces ont commis des exécutions, des actes de torture, des crucifixions, des viols, des lapidations, ainsi que l’asservissement sexuel de femmes et de jeunes filles.

Le HTS a également eu recours à la pratique barbare dite du « djihad al-nikah », par laquelle des femmes et des fillettes ont été soumises à des viols systématiques et à l’esclavage sous couvert d’une perversion religieuse. Ce n’est pas un « prétexte », c’est un crime barbare et impardonnable, qu’aucune idéologie, doctrine ou justification politique ne peut excuser.

Sous le commandement direct de Jolani, le HTS a exécuté des civils alaouites, druzes, chiites, chrétiens et kurdes, menant des campagnes de nettoyage ethnique, religieux et sectaire. Ils ont décapité des soldats libanais, enlevé des religieuses chrétiennes à Maaloula, et détruit des lieux de culte.

Jolani n’est pas une figure « réformée ». Il est un criminel de guerre, responsable de crimes contre l’humanité qui se poursuivent encore aujourd’hui.

Et pourtant, alors que le public français est mis en garde contre la montée de l’extrémisme islamiste sur son propre sol, Emmanuel Macron a choisi de légitimer l’un de ses symboles les plus dangereux à l’échelle mondiale — lui offrant non pas la condamnation, mais la crédibilité.

Le moment ne pouvait être plus révélateur. Le rapport actuellement sur le bureau de Macron révèle une stratégie délibérée « d’entrisme » menée par les Frères musulmans, un mouvement idéologiquement extrémiste à l’origine de presque tous les courants du terrorisme islamiste contemporain, de Hamas à Al-Qaïda.

Le rapport décrit en détail comment des organisations liées aux Frères musulmans ont infiltré les écoles, les collectivités locales, les associations et les mosquées à travers la France. Elles construisent des « écosystèmes » fermés visant à remodeler les normes communautaires, à imposer des codes vestimentaires religieux, et à saper les valeurs laïques de l’intérieur.

Il révèle également le soutien financier et politique massif apporté à ces réseaux islamistes par le Qatar et la Turquie, deux régimes autoritaires qui soutiennent de longue date les Frères musulmans. Mais cela ne s’arrête pas à l’idéologie : ce sont ces mêmes régimes qui ont soutenu Abou Mohammad al-Jolani et son groupe terroriste HTS — non seulement politiquement et financièrement, mais aussi sur les plans militaire, logistique, du renseignement et de la formation.

Est-ce une coïncidence ? Bien sûr que non. Il s’agit d’un schéma cohérent et dangereux — un projet islamiste transnational, animé par une idéologie commune, mis en œuvre sous différents visages, et soutenu par les mêmes États qui cherchent à étendre leur influence en exportant l’extrémisme.

Ce constat nous conduit à une question dérangeante :
Sommes-nous arrivés au point où des autocraties étrangères dictent les limites de nos démocraties, exploitant nos institutions, orientant nos politiques, et achetant notre silence à coups de partenariats financiers à court terme et de convenances politiques ?

La vérité est dure. Dans le paysage politique actuel, trop de dirigeants se préoccupent davantage de survivre à leur mandat que d’assurer l’avenir de leur pays. Et lorsque les conséquences inévitables surgissent — une nouvelle attaque, une cellule radicale dévoilée — ils rejettent simplement la faute sur leurs successeurs, surtout si le gouvernement suivant est de droite.

Pendant ce temps, une partie de la gauche politique continue à défendre des groupes liés à l’islamisme, prétendant agir par solidarité avec les musulmans. Mais ce n’est pas de la solidarité — c’est de la trahison. Car l’écrasante majorité des musulmans n’a rien à voir avec cette idéologie extrémiste et ne veut aucunement être associée à cet agenda. 

En donnant du pouvoir à des extrémistes comme Jolani et en normalisant ceux qui partagent son idéologie, les gouvernements occidentaux ne défendent pas l’islam, ils le mettent en danger, en l’associant à des forces que la plupart des musulmans eux-mêmes rejettent. Ce n’est pas lutter contre l’islamophobie, c’est l’alimenter.

Soyons clairs dans notre langage. Ce que nous combattons, ce n’est pas l’islam, c’est l’extrémisme islamiste. Le terme approprié n’est pas « islamophobie », mais « islamistophobie » : la peur et le rejet d’une idéologie islamiste extrémiste et totalitaire, que partagent aussi bien les musulmans que les non-musulmans.

Ne nous laissons pas berner par les étiquettes. Qu’il s’agisse de HTS, des Frères musulmans ou de tout autre groupe de façade, ces organisations sont unies par une même idéologie violente et suprémaciste. Elles portent des masques différents, s’adressent à des publics différents, adaptent leur ton mais leur but est unique : démanteler la démocratie laïque et imposer un régime théocratique ; un califat islamique régi par la charia, s’étendant de l’Afrique au Moyen-Orient, en passant par l’Europe, le Caucase, l’Asie centrale, et chaque pays ou ville qu’ils estiment pouvoir dominer comme « majorité musulmane ». Leurs ambitions sont globales, leur idéologie totalitaire, et leurs méthodes génocidaires.

Ce n’est pas seulement leur idéologie qui est tordue, mais leur plan : un projet délibéré, à long terme, pour infiltrer, influencer et, en fin de compte, transformer nos institutions, nos sociétés et nos lois de l’intérieur.

Ce projet tout entier et toutes les organisations qui le promeuvent, directement ou indirectement, doit être interdit, combattu et démantelé. Il faut démanteler leurs réseaux, exposer leur propagande, couper leurs financements, et les extirper de chaque institution qu’ils ont infiltrée, avant que les dégâts ne deviennent irréversibles.

Si la France se tient réellement du côté de la République, de la laïcité, et de la dignité de son peuple, elle doit faire un choix.
Non entre droite et gauche.
Mais entre ceux qui défendent la liberté et ceux qui veulent la détruire.

On ne combat pas l’extrémisme en lui serrant la main. On le combat en traçant la ligne rouge et en tenant sa position.

L’Histoire n’oubliera pas. Elle se souviendra de ceux qui ont défendu la France…
Et de ceux qui ont ouvert aux ennemis la porte d’entrée de l’Élysée.

                           Ribal Al-Assad, Fondateur et Président de la Fondation Iman.

Quand la valeur MORT l’emporte sur la VIE

Quand la valeur MORT l’emporte sur la VIE

Quand la valeur MORT l’emporte sur la VIE

Une loi pour l’instauration du droit à l’aide à mourir vient d’être votée le 27 mai 2025 à l’Assemblée nationale.

Il serait donc en France bientôt plus facile d’accéder à l’euthanasie plutôt que de bénéficier de soins palliatifs.

Avec le vieillissement de la population et les dépenses de soins accrues, ce seront toujours les considérations économiques qui primeront.

On ne soignera donc plus, on ne soulagera plus, on tuera en faisant pression sur les personnes âgées, les handicapés, les patients atteints de graves maladies, qui seront poussés à réclamer qu’on accélère leur mort.

La franc-maçonnerie est à l’œuvre : Jacques ATTALI l’avait bien souhaité et prédit, tout comme la pandémie du COVID, dès 1981. Nous y sommes, et les loges applaudissent !

« L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté et la liberté fondamentale, c’est le suicide ; en conséquence le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société.Dans une société capitaliste, des machines à tuer, des prothèses qui permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera trop insupportable, ou économiquement trop coûteuse, verront le jour et seront de pratique courante. Je pense donc que l’euthanasie, qu’elle soit une valeur de liberté ou une marchandise, sera une des règles de la société future

Jacques Attali in Recueil d’entretiens menés par Michel Salomon « L’avenir de la vie » 

(Collection « Les Visages de l’avenir » Editions Seghers  – 1981)

Cette loi est une transgression majeure pour notre société : l’interdit de tuer n’existant plus, la boîte de Pandore est ouverte.

Ce vote du 27 mai n’est qu’une étape, et nous devons espérer que les discussions au Sénat permettront de modifier le texte s’il devait être définitivement adopté par l’Assemblée nationale

Cette loi mortifère précise qu’il reviendra à un médecin de prendre seul, in fine, la décision de prescrire une substance létale.

Et cette loi prévoit encore un délit d’entrave *à l’accès à l’aide à mourir, puni de deux ans de prison et de 30.000 euros d’amende !

Nous devons rappeler qu’une fin de vie ne se résume pas à un choix binaire entre souffrance et injection létale, et que les soins palliatifs doivent toujours être encouragés et développés.

Le corps médical doit de respecter le Serment d’HIPPOCRATE que nous avons prêté avant le début de notre exercice :  » … Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément« .

Le risque majeur avec cette loi, compte tenu de l’actuelle démographie médicale et de l’absence criante de structures de soins palliatifs, est qu’il pourrait bien arriver qu’il soit plus facile d’avoir accès à un soignant pour demander une aide à mourir que pour être soigné.

C’est pourquoi nous devons tous continuer à nous battre contre cette loi, « par tous les moyens, mêmes légaux »

                                    Docteur Luc Prunieres 

* Article L2223-2 du Code de la santé publique : 

Entrave à  l’interruption légale de grossesse :

Est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse :

1° Soit en perturbant l’accès aux établissements mentionnés à l’article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l’intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;

2° Soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse, des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans les établissements mentionnés au même article L. 2212-2, des femmes venues recourir à une interruption volontaire de grossesse ou de l’entourage de ces dernières.

Union européenne, Union soviétique 

Union européenne, Union soviétique 

Les réflexions de deux anciens dissidents soviétiques peuvent nous être une aide précieuse pour comprendre le sens des forces contradictoires actuellement à l’oeuvre au sein de l’Union européenne, tandis que sur l’échelle de la menace des séismes politiques, ces forces-là ne font d’un côté que mieux ressortir ce qu’il y a de mythique dans les espérances de la mondialisation, et de l’autre mieux rendre compte des tensions, également contraires, qui règnent au sein du corps politique français. 

Lorsque Vladimir Boukovski nous avertit : « J’ai déjà vécu dans votre avenir, et ça n’a pas marché ! », qu’Alexandre Zinoviev propose une analyse sans concession de la matrice idéologique qui a présidé à la constitution de l’UE, ils veulent souligner que la voie choisie par la démocratie libérale triomphante ne fait que reprendre, la teinture seule ayant changé, les abstractions qui fondèrent la défunte Union soviétique. 

Identique primat de l’économie, c’est-à-dire matérialisation totale de l’homme, même unilatéralisme de l’histoire menant irréversiblement au bonheur de l’humanité globalisée et sans mémoire, action motrice nécessairement conduite par une élite, sont autant de fondements idéologiques induisant automatiquement des institutions similaires ; le parallèle entre les institutions soviétiques et celles de l’UE laisse effectivement rêveur. 

Au niveau international, dont la France de Macron et l’UE sont comme une maquette annonciatrice, l’objectif est une nouvelle organisation qui soumette absolument les peuples déracinés aux contraintes de l’économie capitaliste, assurant la domination d’une caste ploutocratique.

Dans son ouvrage La Fourmilière globale, Zinoviev décrit le nouveau système hiérarchique qui se met en place en Occident : sous un gouvernement très autoritaire, couvert par un discours démocratique mystificateur, « 20 % de la population (…) vivra dans un luxe inimaginable », 40 % tant bien que mal, et 40 % « en enfer ». Discours mystificateur, parce que derrière l’argument sidérant, interdit de discussion, de la modernité et du « progrès », est institué une sorte d’esclavage mental invisible, dont le « goulag » s’appelle le « politiquement correct » !

Ne retenons aujourd’hui qu’une seule chose. Comme nous savons que l’homme est un animal politique, nous savons en conséquence que tout projet d’éviction du politique, c’est-à-dire d’altération de la Cité des hommes, et in fine, de mutation de la nature humaine elle-même est inexorablement voué à l’échec.

Nos deux dissidents nous l’annoncent : l’UE est condamnée à la même mort que l’URSS ; c’est pourquoi la mondialisation, même si elle arrive à établir un temps ce qui ne peut être que le pire des âges de fer, ne sera pas plus solide que la statue de Nabuchodonosor.

Alors, oui ! « Politique d’abord » ! 

Philippe Champion 

 Frexit : option ou nécessité ?

 Frexit : option ou nécessité ?

Une politique se juge par ses résultats”. Combien il nous est agréable de voir partout en France, mais aussi dans toute l’Europe, monter la grogne et la colère contre cette structure tentaculaire qu’est l’Union européenne – ce qui n’est pas équivalent à un rejet de l’Europe. Qu’on y voie un bien ou un mal, il est un fait que le Français n’est plus nationalistemais Européen : « Voyez mon bon Monsieur, ma fille veut travailler en Angleterre et se dorer la pilule en Grèce ! Vive l’Europe ! »… Savent-ils au moins ce qu’est la France ?Pourtant, comment leur en vouloir ! Faites l’expérience de parcourir l’Europe ! Quelle différence constaterez-vous entre Berlin et Paris, entre Rome et Amsterdam ? Aucune ! Partout vous ne verrez et n’entendrez que mauvais goût et vulgarité : McDonald’s, accoutrements débraillés, grossièretés, immigrésen pagaille. L’avènement de l’homme liquide a signé la disparition du Français, de l’Allemand, du Grec, etc..

D’aucuns s’inquiètent de ce mouvement d’humeur qui prend de l’ampleur ! Et quand celui-ci chevauche de gros tracteurs qui déchargent du fumier, les queues-plates de sous-préfecture gémissent… Quelle odeur insupportable ! Même la mouvance nationale – RN, Reconquête, droite flamand-rose, droite du désert – a rejoint le camp des idolâtres… Pourquoi devrions-nous quitter cette formidable structure à renflouer nos caisses ? Les discours identitaires fleurissent quidétournent les colères des questions essentielles de souveraineté. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! A quoi servirait-il que la France fut souveraine si c’est pour que le peuple français cessât d’exister ! La finalité de notre action est donc que la France continue à être… à être et à durer ! Mais privés des moyens ad hoc, cet objectif n’est qu’une chimère.

Prenons l’immigration ! Le bon sens nous dit qu’il est impossible de régler le problème migratoire sans quitter l’Union européenne et l’espace Schengen. L’une n’empêche-t-elle pas le contrôle des populations que l’autre s’acharne à faire rentrer ? Voyez pourtant tous ces tartuffes laudateurs de Mme Miel-au-lit, présidente du Conseil qui se vautre complaisamment dans la couche de ses amants américains et trompe ainsi sordidement le peuple italien : « Madame Melonia fait drastiquement baisser l’immigration illégale ! Gloire à Meloni ! Gloire à Rome ! » Certes… Mais l’immigration légale, elle, a explosé ! L’immigration n’a jamais été aussi massive que sous le gouvernement de la blonde à Zelenski ! Les Africains peuvent donc remercier madame Nationaliste :non seulement ils peuvent continuer à nous envahir mais, en plus, on leur octroie des papiers en bonne et due forme pour cela ! Chapeau bas l’artiste ! A contrario, les Anglais qui ont fait le Brexit, ne brillent guère en matière de politique migratoire, preuve que l’indépendance sans le nationalisme est une impasse.

On nous objectera que si demain un parti national arrivait au pouvoir, il aurait la possibilité d’organiser un référendum sur l’immigration et pourrait ainsi supprimer le droit du sol etréformer ou même abolir le regroupement familial. Pour les promoteurs de cette thèse, il suffirait donc d’en appeler à l’ordre juridique français pour rétablir la souveraineté nationale et contrer le droit européen, sans qu’il soit besoin de quitter l’UE, dans la mesure où le droit constitutionnel de notre pays primerait sur le droit européen ; aucun traité ratifié par la France ne pouvant être contraire aux dispositions de la Constitution qui se trouve au sommet de l’ordre juridique interne. En activant une modification constitutionnelle de l’article 89 (par le biais du Congrès ou par voie référendaire) ou un référendum (article 11), nous pourrions inscrire dans la Constitution des principes nous permettant de stopper l’invasion migratoire. Ceux qui mettent cette option en avant nous le répètent : si le droit européen est effectivement supérieur à nos lois, il n’est pourtant pas supérieur à notre constitution quand celle-ci est défendue !

Certes, admettent-ils, un bras de fer s’engagerait alors avec l’Union européenne. Celle-ci ne manquerait pas de déférer la France devant la cour de justice européenne mais,elle n’aurait guère les moyens de nous menacer très longtemps puisque la France est un pays contributeur net au budget de l’UE, contrairement à la Hongrie de Victor Orban qui reçoit de fortes sommes de l’institution. Autrement dit, nous serions en situation de force et pourrions avancer : « Si vous sanctionnez la France, nous coupons les fonds ». Ce scenario soulève néanmoins deux questions : est-il viable et, plus important encore, pourquoi faudrait-il rester à tout prix dans une institution que nous n’aurions de cesse de combattre ?

Premier point : ne serait-il extrêmement dommageable pour son image et sa crédibilité internationales, qu’un pays prétendre rester dans une institution dont il proclamerait par ailleurs, ne plus vouloir respecter les règles de fonctionnement? Cela serait contraire à tous les principes qui fondent le droit international depuis que celui-ci existe. Tout Etat signataire d’un traité se doit de le respecter ou de s’en extraire ! Pacta sunt servanda ! S’affranchir de ce principe, c’est ouvrir la voie à l’anarchie et au désordre dans les rapports entre Etats, avec toutes les conséquences que cela implique, conséquences dont le conflit ukrainien nous offre une perspective particulièrement inquiétante. 

Deuxième point : pourquoi ceux qui disent vouloir mettre un terme à l’invasion migratoire de la France insistent-ils autant pour rester membre d’une institution dont l’objectif prioritaire consiste à doter l’Europe d’une immigration nombreuse et régulière pour faire tourner ses économies ? C’est un peu comme si quelqu’un voulait absolument faire maison commune avec des colocataires désireux de vivre de manière diamétralement opposée à la sienne ? Absurde ou masochiste ? La construction européenne ne pouvant être modifiée qu’à l’unanimité des pays membres, il est parfaitement illusoire de prétendre changer l’UE du dedans !Croyons-nous que le Luxembourg ou la Hollande y aient intérêt ? Il suffit qu’un seul pays fasse barrage pour empêcher toute possibilité de changement. Puisque tout changement est impossible et que nous ne souhaitons plus respecter les règles d’une organisation qui ne nous apporte rien de bon, tout nous pousse à sortir de l’Union européenne ! 

Hors de l’Union européenne, nous serions enfin en capacité de prendre les mesures indispensables à notre survie, à savoir :  

  • Quitter l’Espace Schengen et rétablir des contrôles aux frontières, en tenant compte des accommodements nécessaires, par exemple pour les travailleurs frontaliers.
  • Dénoncer le Pacte de Marrakech sur les migrations de 2018.
  • Améliorer le suivi des personnes astreinte à obligation de quitter le territoire français (OQTF) et sanctionner les pays d’origine refusant de récupérer leurs ressortissants.
  • Créer un délit spécifique d’obstruction et d’aide au contournement de la loi qui viserait spécifiquement les associations – généralement financées par l’étranger -, qui violent la législation française sanctionnant l’immigration illégale, par la mise en place de filières d’entrée clandestine sur le territoire national.
  • Mettre fin au système des travailleurs détachés et ne plus être assujettis à la jurisprudence ni aux décisions de la CJUE qui limitent notre capacité d’action en matière de contrôle des arrivées et des reconduites aux frontières.
  • Soustraire la France de certains articles de la Convention européenne des Droits de l’Homme (CEDH).
  • Abolir le regroupement familial.
  • Abolir le droit du sol.

              Guillaume Staub