Communiqué

Communiqué

autocollant vive le roi a bas la républiqueLE COMITE DIRECTEUR DE L’ACTION FRANÇAISE, instance supérieure de direction et d’orientation des différents organes de l’Action Française, s’est doté, au cours de l’assemblée générale du 29 octobre 2022 de nouveaux membres et d’un nouveau Bureau pour pallier le décès de deux de ses éminents membres, les regrettés Marie – Gabrielle Pujo, fille de Maurice Pujo et sœur de Pierre Pujo, et le professeur Gérard Bedel, nommé membre du Comité Directeur de l’Action Française par Pierre Pujo.

Les membres du Comité Directeur de l’Action Française sont désormais les suivants :

  • Monsieur André CHARLES, demeure Président depuis le décès de Pierre PUJO.
  • Monsieur Clément GAUTIER, demeure Secrétaire.
  • Monsieur Philippe CHAMPION, ancien directeur politique de l’Action française 2000.
  • Monsieur Sébastien TREJO, ancien secrétaire général adjoint de l’Action Française
  • Madame Jacqueline BEDEL
  • Monsieur Michel FROMENTOUX

Nous rappelons que l’association Amitié et Action Française est la seule organisation reconnue par le Comité Directeur.

L’Action Française veille à perpétuer, sans trahison, l’œuvre de ses fondateurs : préparer les esprits à la véritable reconquête de la France appelée à retrouver son identité politique, sociologique et culturelle, garantie par la restauration de la monarchie.

​Le Comité Directeur de l’Action Française

Pourquoi le Judapo (1) et ses vassaux veulent-ils interdire la chasse ?

Pourquoi le Judapo (1) et ses vassaux veulent-ils interdire la chasse ?

J’entends ici et là monter la campagne visant à interdire les millénaires pratiques cynégétiques. A échéance régulière désormais, la grosse presse, à ses divers échelons – presse quotidienne régionale, journaux parisiens, télés et radios, jusqu’aux magazines féminins – se fait le relais d’une campagne haineuse contre les chasseurs, la chasse et plus largement, la ruralité. Prenant prétexte des accidents de chasse qui sont statistiquement très rares, on pousse l’argument en vue d’interdire la chasse comme une pratique socialement dangereuse et meurtrière. Il s’agit de la phase de propagande de cette vaste campagne de dénigrement d’associer dans l’esprit d’un public analphabète et urbain « chasse » et « meurtre ». Il est aisé désormais pour les architectes de cette campagne de recruter des petites mains dans la foule innombrable des golems végans, patiemment constituée durant des années d’activisme astroturf (2) souterrain.

Il y a seulement 15 ans, parler d’interdire la chasse aurait semblé à tous saugrenu. Mais pour qui est attentif à ce qui se passe autour de lui dans le corps social, soumis à milles ingénieries chirurgicales, il est aisé d’entrevoir les dynamiques. Quel est donc le but de cette campagne anti-chasse servilement exécutée par les média de grand chemin? L’effet final recherché est la confiscation des armes à feu en circulation en France.

La France est, et de très loin, le pays européen avec le plus d’armes à feu per capita. C’est aussi le seul pays vraiment politique si l’on excepte un quart de l’Italie et un cinquième de l’Espagne. Si donc le Judapo veut garantir la destruction définitive d’Edom (Rome, l’Europe…), il doit s’assurer que le cœur atomique de ce qu’il reste de l’Europe chrétienne qu’il poursuit de sa vindicte assassine ne puisse se défendre, ni contre une armée de zombies afroasiatiques, ni contre une tyrannie (((domestique))) ou étrangère.

Le motif réel de la campagne de long terme en vue d’interdire la chasse est le désarmement des Français. On peut reconnaître ici l’élaboration de cette campagne prolongée par le changement d’échiquier des armes à feu vers la chasse. En effet, la chasse est le premier pourvoyeur d’armes à feu, interdire la chasse revient à interdire les armes à feu. Mais difficile d’aborder ce sujet directement sans éveiller une certaine méfiance, ce qui explique le choix de la « marche du crabe ». En effet, par le choix d’une stratégie de biais, les architectes de cette campagne rendent illisibles leurs buts de guerre.

Que faire ? 

Que faire pour contrer cette campagne? S’informer sur la chasse, ses richesses, ses particularités, les défendre et les illustrer en chaque occasion. Veillez sur les réseaux sociaux et ripostez dès qu’une attaque est identifiée. Passez votre permis de chasse, adhérez à une fédération de chasseurs et ainsi détenez une arme légalement. Informez les chasseurs des menaces qui pèsent sur eux et leur dire pourquoi. Et dites-leur qui surtout… Qui? 
Vous pouvez commencer à les informer en partageant cet article.

Monsieur K
 

1 Judapo : Acronyme de « judaïsme politiquement organisé ». Néologisme créé par le journaliste Martin Peltier dans National-Hebdo du 9 au 15 octobre 1997.
2 Astroturf : soutien public simulé ou créé artificiellement, généré par une campagne orchestrée de relations publiques.
Actualité de l’Education en France, partie 3 :  la loi naturelle

Actualité de l’Education en France, partie 3 :  la loi naturelle

Troisième et dernier volet consacré à l’actualité de l’Education en France par notre ami Thierry Aillet, ancien chef d’établissement et Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique.

Ce n’étaient pas des motifs religieux qui étaient brandis en ces temps où « la France bien élevée » s’élevait contre le mariage homosexuel : c’étaient et cela demeure, des raisons philosophiques, sociologiques et anthropologiques, relevant de ce qu’on appelait naguère le droit naturel. En l’espèce, il ne peut donc être répliqué aux catholiques comme aux juifs ou aux musulmans « qu’aucune religion n’a le droit d’imposer ses vues dans le débat public », car ce n’est pas le sujet. Remarquez, il s’est déjà vu par le passé dans les heures sombres de l’Histoire que le fait de croire en Dieu, ôte le droit de s’exprimer en tant que citoyen. C’était pendant la Terreur, et sous les régimes totalitaires qu’elle mit bas :  les idéologies nazie et communiste (purs produits de 1793). Si on en est là, il faut le dire…Le ministre de la déséducation nationale Peillon, a quand même pu en toute impunité, inviter au meurtre des catholiques. Rappelons-nous l’une de ses multiples phrases assassines :  «  Tant qu’il y aura des catholiques, la France ne pourra pas être un pays libre ». Soit dit en passant, il faut remonter au 3ème Reich allemand pour entendre un ministre tenir un tel propos. A l’époque, il s’agissait de Goebbels et c’était dirigé, certes, non pas contre les catholiques mais contre les juifs.
 
« Aujourd’hui, l’Etat parvient à s’immiscer dans toutes les manifestations de notre vie. Du berceau, (voire des entrailles maternelles) à la tombe, il nous étrangle dans ses fers, Tantôt comme Etat jacobin, central, tantôt comme Etat-Région, tantôt comme Etat-province ou canton, tantôt comme Etat-commune, (tantôt comme Etat-Ecole) il nous poursuit à chaque pas, il apparaît à chaque coin de rue, il nous impose, nous tient, nous harcèle. Il légifère sur toutes nos actions. Il accumule des montagnes de lois… » (Kropotkine), interdisant même le libre-arbitre que caractérise la clause d’objection de conscience. N’avons-nous pas entendu certaine égérie de l’extrême gauche française imaginer que l’Etat puisse s’immiscer jusque sous les draps du « citoyen » pour protéger « la citoyenne » contre ce salopard de violeur en puissance qu’est l’homme blanc ? N’entendons-nous pas quotidiennement, les incantations de ministres en doudoune ou col roulé, s’occupant de régler notre chauffage à 19°, nous faire coucher avec les poules, instaurer un nouveau couvre-feu (nous sommes « en guerre ») décorer les balcons, les fenêtres, du linge qu’on y devra tendre comme dans les quartiers hlmisés, supprimer l’éclairages public, ce qui fera un peu plus les affaires de la racaille, et finissant par dire que le bon citoyen doit dénoncer son salopard de voisin qui n’a pas éteint sa lumière à 21h.
« Car Il serait plus facile à l’homme de s’habituer à marcher sur ses quatre pattes que de se débarrasser du sentiment moral. Le sens moral est en nous une faculté naturelle, tout comme le sens de l’odorat et le sens du toucher » écrivait encore Kropotkine. Il s’agit d’une morale naturelle évidemment, pas d’une construction sociale, artificielle comme le prétendent les chantres de la théorie des genres et de la modélisation catastrophique du transgenrisme et leurs thuriféraires, qui nous gouvernent. Car il est bien vrai que la suppression des catégories morales est toujours inique, même si nos contemporains proclament de façon audacieuse le contraire.
 
La morale chrétienne procède avant tout d’une révolte morale – devant l’injustice, l’oppression, le mensonge, la tyrannie, la corruption, la violence : « tu ne tueras pas, tu honoreras ton père et ta mère, tu ne commettras pas d’adultère, tu ne voleras pas, tu ne désireras pas injustement le bien des autres …» c’est un état de l’Esprit contre l’esprit de l’Etat.
 
Ce ne sont ni Saint-Just ni Daniel Cohn-Bendit, ni Macron, ni le nouveau ministre de la « déséducation » nationale Pap Ndiaye, héritier des Combes, Buisson, Peillon, Belkacem, Blanquer, qui s’expriment mais Saint Thomas d’Aquin que le Pape Léon XIII reprenait dans libertas praestantisimum « dès que le droit de commanderfait défaut, ou que le commandement est contraire à la raison, à la loi éternelle, à l’autoritéde Dieu, alors il est légitime de désobéir, afin d’obéir à Dieu ».
L’Espérance du XXI ème siècle, c’est la générosité de ceux qui s’attachent avec compétence, pugnacité, ferveur, abnégation et persévérance, à faire croître la personne dans le respect de la dignité, de  « l’utérus au sépulcre ». La nature ne pourra que rappeler le fruit du plan divin : qu’on le veuille ou non, pour que naisse un enfant, il faut un homme et une femme qui, par leur union, deviennent père et mère ; jamais aucune loi ne changera cette irrémédiable réalité.
 
Disons cela très concrètement, pour un établissement catholique : plus un tel établissement se réclamera du Christ, plus il aura à rendre compte de sa manière de traiter les élèves difficiles, plus il aura à rendre compte de ce que les professeurs et l’ensemble de la communauté éducative enseignent au-delà du contenu de leur discipline, par leur manière d’être et de vivre. Un établissement dont les critères seraient l’équilibre financier ou les résultats scolaires, peut justifier ses décisions de manière relativement facile, face à toute réclamation. Mais qui prétend vivre de la charité du Christ répandue dans nos cœurs par l’Esprit-Saint, qui prétend voir en tout élève une créature spirituelle appelée à devenir fils ou fille de Dieu, se soumet à bien d’autres évaluations. L’actualité nous montre que dans l’enseignement catholique aujourd’hui, plus encore qu’hier, certaines personnes ou certains établissements s’y refusent ou s’y dérobent. Hélas, beaucoup d’établissements se sont soumis à la subversion non déguisée de ce ministère déconstructiviste à l’idéologie derridienne, qualifiée de postmoderne. Ce monde qualifié de post-moderne, se caractérise par la primauté de la volonté et cela explique pourquoi le libéralisme en est devenu l’idéologie consubstantielle. Je m’explique : la vérité s’adresse à l’intelligence, la liberté à la volonté. Or, la volonté n’est droite que si elle est éclairée par l’intelligence (elle-même formée) : l’intelligence est première, la volonté suit. C’est pourquoi la vérité prime sur la liberté en ce sens qu’elle est antérieure. Le Christ a résumé cela lorsqu’il nous a dit : « La vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32), et non pas « la liberté vous donnera la vérité » – même si la vérité doit pouvoir être atteinte en toute liberté, sans contrainte oppressive et + injuste, notamment de l’État (d’où le progrès réalisé avec la reconnaissance de la liberté religieuse).
Or, le drame moderne est d’avoir inversé les pôles et d’avoir fait de la liberté la seule fin de l’homme et de la société, indépendamment de toute vérité réputée inaccessible ou subjective, donc sans valeur commune pour tous. La postmodernité est le passage, dans le cadre d’une société sans Dieu, de la suprématie de la raison (l’intelligence encore capable de capter des éléments de vérité) sur la volonté (liberté de faire tout ce que l’on veut, tout ce que l’on estime bon pour soi), c’est-à-dire de la liberté déconnectée de toute vérité et donc de tout bien.
Nous ne mesurons pas bien, me semble-t-il, à quel point une société qui se contente de gérer ses acquis, qui se laisse raconter par la télévision, la presse people, les vendeurs de chimères (Soros et les GAFA) qui n’a plus de mémoire, plus de mythes fondateurs, plus d’utopies, plus de projets à long terme,  plus d’éducation au courage à l’engagement et à la fidélité, plus d’éducation au respect de la dignité de la personne, au respect du corps, à la célébration de la féminité complémentaire  de la masculinité, au respect de la vie, au respect de la terre et de la famille,… court vers sa  perte, vers son éclatement et vers un phénomène de tribalisation..
Voilà pourquoi nous avons l’urgente obligation d’éduquer les jeunes à savoir d’où ils viennent et qui ils sont, s’ils veulent savoir un jour, où ils vont.
 
                                                                                                                                                                                                                               Thierry Aillet

Actualité de l’Education : Politique droitdelhommiste, partie 2

Actualité de l’Education : Politique droitdelhommiste, partie 2

Dans ce deuxième volet consacré à l’actualité de l’Education en France, notre ami Thierry Aillet, ancien chef d’établissement et Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique, pointe du doigt les idéologies des Droits de l’Homme. 

Tout devrait pourtant donner la nausée. D’abord, le fait que l’afflux de migrants, d’Afrique ou du Moyen-Orient, qui est l’histoire d’un grand remplacement annoncé depuis Boumediene ( Extrait du Discours prononcé à l’ONU le 10 avril 1974: « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller dans l’hémisphère Nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ») est le fruit de la politique occidentale de déstabilisation des régimes en place. Au nom des droits de l’homme, et sans davantage d’analyse, l’on renverse des dictateurs qui, certes, ne sont pas des anges, loin s’en faut mais qui deviennent un prétexte pour légitimer l’élimination physique de tout un peuple sous les bombardements (Bagdad par exemple) sans autre forme de procès. Mais, si l’Irak et la Libye en furent les victimes, pour le Qatar, l’Algérie, la Turquie ou l’Arabie Saoudite nous soutenons et courtisons ces tyrans voisins, non moins sanguinaires, pour qui l’histoire se poursuit à cause de   la couardise occidentale. L’accueil inconsidéré des migrants, valide entièrement le sale boulot des passeurs (ceux qui balancent les enfants par-dessus bord ou qui enferment des dizaines de personnes dans des camions hermétiques) ; passeurs dont les liens avec les ONG, les associations islamogauchistes, les mafias locales et les groupes islamistes ne sont plus à démontrer ; à vouloir sauver leurs victimes, ce sont ces groupes que l’Occident droitdelhommiste finance. Que ces meurtriers remercient nos humanistes-philanthropes, ils leur doivent bien ça.

Comment avons-nous pu accepter les déclarations de Najat Belkacem, exprimées dans un français approximatif: « C’est le rôle de l’école que de véhiculer des valeurs, c’est le rôle de l’école de venir contrecarrer que la société envoie en permanence qui sont des messages d’inégalités, de stéréotypes. L’école trop souvent conforte les schémas et les stéréotypes nous lui demandons de les contrecarrer ».
 
Aujourd’hui, c’est le wokiste Pap Ndiaye qui reprend le flambeau de la culture d’inversion, priorisant la déconstruction à travers une éducation affective et sexuelle – exhumation des ABCD de l’égalité de Belkacem- plutôt que l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du calcul, de l’histoire de France, de la Littérature et des arts, du jardinage du respect de soi, des autres et de la Création.
 
Cet Ordre Nouveau promeut un nouvel ordre anthropologique et va même jusqu’à établir une nouvelle religion syncrétique, fondée sur une adoration du progrès et une fausse philanthropie.
 
Pour mémoire, la même ministre de la déséducation nationale Belkacem avait lancé une grande réflexion sur l’Ethique républicaine, c’était une bonne idée, si tant est qu’il existe une éthique particulière qui serait républicaine… Elle voulait rétablir ou établir, à la suite de M. Peillon, des leçons sur les valeurs de la République et la morale laïque dans les écoles. “Retirer les enfants le plus tôt possible de leur conditionnement familial et culturel”, était le projet. Cela a été le programme de toutes les dictatures.
 
Arracher l’enfant à l’amour de ses parents, c’est le priver du fondement même de ce qui structure la personnalité d’un homme ou d’une femme. Tous les psychologues expliquent les blessures très profondes d’une enfance privée de l’amour des parents. Il y a dans ces terrifiantes théories un remake angoissant de ce que l’histoire récente a expérimenté. Enlever l’enfant de l’amour familial, c’est vouloir le programmer dans une société révolutionnaire pour en faire un individu sans racine et dépourvu d’autonomie de jugement. Hannah Arendt exprime avec justesse cette idée dans la Crise de la culture, au chapitre sur la crise de l’éducation :
« En Europe ce sont surtout les mouvements révolutionnaires à tendance tyrannique qui croient que pour mettre en place de nouvelles conditions, il faut commencer par les enfants, et ce sont ces mêmes mouvements qui, lorsqu’ils accédaient au pouvoir, arrachaient les enfants à leur famille et se bornaient à les endoctriner ».
 
« Si la république ne dit pas quelle est sa vision de ce que sont les vertus et les vices, le bien et le mal, le juste et l’injuste, d’autres le font à sa place. » aboyait le ministre Peillon.
Qui sont « les autres » Monsieur ? Ceux à qui l’on a dit et qui l’ont vécu depuis la Genèse, puisque nous en sommes les héritiers naturels, que l’homme et la femme sont complémentaires et que le don du sang de l’homme au sang de la femme, offre à un être le privilège de naître à la vie et consacrent l’homme et la femme, père et mère ? Ceux qui contre vents et marées témoignent quotidiennement, auprès de leurs enfants et petits-enfants de l’amour qu’ils se vouent et qu’ils leur donnent ? Tout cela ne serait que balivernes, contes à dormir debout, salades obscurantistes des religions et du catholicisme en particulier ?
 
Thierry Aillet 

Actualité de l’Education en France, partie 1

Actualité de l’Education en France, partie 1

Thierry Aillet, ancien chef d’établissement du Lycée Sainte Jeanne d’Arc à Caen et de l’Institution Blanche de Castille à Nantes est l’ancien Directeur Diocésain à l’Enseignement Catholique du Vaucluse. Ami de l’Action Française il propose une réflexion sur l’actualité de l’Education en France. Le premier volet concerne les dangers des technologies de l’information.

Les technologies de l’information et de la communication, transforment l’appréhension du savoir et des apprentissages. Nous commençons d’ailleurs à mesurer les conséquences de ces technologies à tous les niveaux. La libre circulation des informations doit avoir des limites, en tout cas il y faut une éthique pensée et réfléchie, qui dépasse le simple contrôle de la moralité des contenus. La pornographie accessible à tous, la vilenie, les bas instincts, le vomissoir de l’abjection et de la fripouille, le mensonge, l’incitation au meurtre, les plus salopes conspirations, les plus abjectes dénonciations et mises à mort de l’innocent, inondent les réseaux sociaux. L’écran est devenu en vingt ans, le principal vecteur de la destruction éducative, avec la complicité des ministères de l’Education Nationale et de la santé.

L’enseignement catholique -fondé en Christ, le modèle unique, portion de l’Eglise, nourri des évangiles et du Magistère- s’il est toujours fidèle à sa mission, doit proposer, inspirer et pratiquer un projet éducatif radicalement résistant et à contre-courant. D’autant plus que, l’écran est un des médias les plus importants et qu’il véhicule quotidiennement autant de mensonges ou travestissements de l’actualité, de l’histoire, des lettres et de la pensée que de vérités fondamentales et que le manque d’éducation au discernement risque de faire passer pour parole d’évangile.
« Les mêmes êtres, souvent très jeunes, auxquels n’a été inculquée ni par leurs parents, ni par le système scolaire, aucune initiation à la forme, aux formes et à leur nécessité, c’est-à-dire aussi à la règle, à la loi, au pacte social, se voient soumis intensément aux programmes les plus médiocres et souvent les plus violents de la télévision, et bien pis, aux jeux vidéo, dont une alarmante proportion ont un caractère sadomasochiste marqué, pour ne rien dire des fameux snuff movies, qui présentent des mises à mort réelles, éventuellement combinées avec des épisodes pornographiques, (ceux-ci sous une forme en général moins barbare, mais pas nécessairement très raffinée) ; ces épisodes constituent pour les adolescents et parfois pour les enfants, une initiation courante, peut-être même la plus courante, à la vie sexuelle, et même à la vie sentimentale. Il faut, dans ce rapide tableau, faire figurer aussi l’usage de plus en plus largement et de plus en plus précocement répandu, de l’alcool, mais aussi et surtout des drogues diverses, douces ou dures » écrivait Renaud Camus dans « Décivilisation »
L’école catholique doit veiller à ce que notre liberté d’agir et de penser ne soit pas confisquée, précisément par ceux pour qui la liberté d’expression a été inventée et codifiée : les médias.
J’en veux pour exemple l’utilisation quasi-pornographique de l’image du cadavre du petit syrien de trois ans, Aylan (opportunément publiée le jour de l’annonce des quotas obligatoires d’accueil des réfugiés) comme ultime exorcisme, face à toute velléité de résistance au mal, incarné par un Islam sanguinaire. Le génocide des chrétiens et minorités religieuses, dans les pays soumis à leur barbarie n’est pas d’actualité ; ceux-là peuvent crever dans l’indifférence générale. L’actualité récente meurtrit l’âme dans un silence politique et médiatique assourdissant, lorsqu’il s’agit du martyr des chrétiens au Nigéria et du refus de Bruxelles, malgré la demande de François-Xavier Bellamy, de se pencher sur cette réalité d’un génocide qui ne dit pas son nom. Le martyr arménien lui non plus, ne crève ni les écrans, ni les unes, ni les reportages de nos médias, et ne serait qu’un non-évènement pour le Parlement Européen et ce machin qu’est l’ONU. Quelques exceptions taxées de complotistes, dangereusement réactionnaires, extrêmedroitisés par la doxa progressiste, rompent avec cette complicité idéologique.  Les persécutions physiques dont souffrent les chrétiens au Nicaragua, en Chine, en Corée du Nord, au Mexique, au Pakistan, en Turquie et dans la majeure partie des pays soumis à la Charia ne font pas deux lignes. Il est d’autres persécutions pensées, construites, organisées, dirigées, banalisées, qui ne disent pas leur nom mais dont on connait parfaitement l’origine, que manipulent les apprentis sorciers qui construisent le Nouvel Ordre Mondial et qui gangrènent toutes les institutions. Une éthique nouvelle, fruit des révolutions féministe, sexuelle, anthropologique, déséducative, déconstructiviste et culturelle occidentale et du long cheminement de l’Occident vers la postmodernité, envahit les gouvernements, l’université, les hôpitaux, l’école, l’enseignement catholique et toutes les institutions y compris l’Eglise où « Pierre renie de nouveau son maître ».
 
 
 Thierry Aillet, Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique du Vaucluse 

Editorial de Rivarol

Editorial de Rivarol

Sans surprise l’Assemblée nationale a voté massivement le jeudi 24 novembre la proposition de loi constitutionnelle déposée par la France insoumise et « visant à protéger et à garantir le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse ». Les mots ont un sens : on ne cherche pas à protéger l’enfant à naître dont l’élimination volontaire et industrielle va bientôt avoir valeur constitutionnelle dans leur République de terreur et de mort, dans leur système intrinsèquement et essentiellement criminel. Non, on cherche à protéger le « droit fondamental » à tuer les bébés dans le ventre de leur mère. L’emploi du verbe protéger dans ce contexte est donc particulièrement pervers et odieux. Mais c’est une habitude de leur régime mortifère et contre-nature de prétendre protéger par le masque, par le vaccin, par le préservatif, alors qu’en réalité la seule et véritable protection est de vivre en parfaite harmonie avec la nature et dans le respect des lois voulues par le Créateur. Quant à l’acronyme IVG, il entend cacher la réalité d’un avortement chirurgical qui n’est rien d’autre qu’une boucherie. Et d’autant plus grande, d’autant plus effrayante aujourd’hui que le délai légal pour avorter a été étendu le 3 mars 2022, juste avant que le Parlement ne suspendît ses travaux pour les élections présidentielle et législatives, jusqu’à la fin de la quatorzième semaine de grossesse, soit seize semaines après le premier jour des dernières règles.
 
 
En 1975, la loi Veil prévoyait un délai de dix semaines de grossesse pour avorter. En 2001, la loi Aubry prolongeait le délai à douze semaines. Et depuis le 3 mars 2002, la France permet donc l’élimination des fœtus jusqu’à la fin de la 14e semaine, ce qui contraint, de l’aveu même du professeur Israël Nisand, pourtant peu connu pour son opposition de principe à l’avortement, à écraser la tête du bébé pour le tuer. Car la grossesse étant à un stade avancé, l’aspiration de ce que certains appellent pudiquement « le contenu de l’utérus » ne peut se réaliser que si la tête du bébé, qui a déjà des bras et des jambes faits pour être portés, choyés, étreints, embrassés, bercés, caressés et un cœur qui bat, et qui ne demande qu’à aimer et à être aimé, a préalablement été broyée, déchiquetée, massacrée, écrasée, déchiquetée. Sa tête étant trop grosse pour être aspirée, comme on aspire de la poussière ou des détritus avec un aspirateur, il faut donc au préalable l’écraser. Voilà ce qu’ils appellent un droit fondamental, une conquête inaliénable, un progrès irréversible, un droit des femmes imprescriptible, comme si le rôle d’une mère était de tuer le fruit de ses entrailles — peut-on imaginer crime plus affreux, plus inexpiable ? —
 
Eh bien, la quasi-totalité des députés n’ont pas reculé devant cette boucherie innommable. Les mêmes qui veulent faire interdire la corrida par respect pour le taureau mis à mort, comme c’est notoirement le cas des députés de la Nupes, qui veulent culpabiliser ceux qui consomment de la viande par respect pour la souffrance animale, ne voient en revanche aucun inconvénient au massacre industriel de millions d’enfants à naître parfaitement viables, à l’écrasement barbare du cerveau de millions de fœtus. Nous vivons vraiment l’ère de la sensiblerie et de la pleurniche qui filtre le moucheron mais laisse passer le chameau, qui se veut plein de sollicitude, de compassion et d’amour pour le taureau dans l’arène, le canard ou l’oie gavés (le roi d’Angleterre, Charles III, a désormais interdit la consommation du foie gras dans ses palais, quel héroïsme tranquille !), le poisson ou la volaille présentés sur les rayons du poissonnier ou du boucher, mais qui, en revanche, se moque complètement que l’on fracasse le cerveau des enfants à naître. Comme le disait déjà en son temps Georges Bernanos « l’homme moderne a le cœur dur mais la tripe sensible ». Que dirait-il aujourd’hui ?
 
Sur 387 députés présents (sur 577 élus), seuls 32 ont voté contre la constitutionnalisation du « droit à l’avortement ». Moins de 10 % des parlementaires présents, à peine plus de 5 % de l’ensemble des députés de la nation. Voilà où nous en sommes. Voilà la gravité de la situation. Dans les groupes parlementaires de gauche et de la majorité présidentielle aucun, je dis bien aucun, député n’a voté contre cette barbarie, pas même des députés du Modem de Bayrou, pourtant héritiers directs de la démocratie chrétienne. L’apostasie est décidément totale. Quant aux groupes dits de droite, là aussi c’est la Bérézina. Il n’y a plus de droite en France. Nous le savions depuis longtemps, ce vote abominable en est une preuve de plus, en quelque sorte la preuve par neuf. Sur les 62 députés des Républicains, seuls 7 ont voté contre. Nous donnons tous les détails en page 2 de ce numéro pour que chacun puisse savoir qui a fait quoi. Et sur les 89 députés du Rassemblement national, seuls 23 (nous nous attendions à pire !) ont voté contre, 38 ont voté pour, dont tous les proches de Marine Le Pen (qui, selon le compte rendu de l’Assemblée, aurait voté oui à la proposition de loi, mais elle n’était pas là à cause, nous dit-on, d’une « urgence médicale » — sic !), Sébastien Chenu, Julien Odoul. Et Jean-Philippe Tanguy, qui n’était pas indiqué comme votant, a tenu à faire savoir qu’il avait voulu « voter pour » cette proposition de loi de la France insoumise. Le clan des Rose Marine a montré qu’il était pour l’élimination des fœtus, mais de leur part le contraire eût été étonnant !
Voilà où en est aujourd’hui le Rassemblement national de Marine Le Pen ! Qu’il est loin le temps où l’on pouvait croiser, dans les allées de la fête des BBR, le courageux docteur Xavier Dor, avec sur son veston, un autocollant intitulé « Pour l’abrogation de la loi Veil » ! Qu’il est loin le temps où son association pro-vie, Sos Tout Petits, disposait officiellement d’un stand pelouse de Reuilly ou au Bourget ! Qu’il est loin le temps où le programme de gouvernement du Front national prévoyait en toutes lettres la suppression de la législation sur l’avortement (en 1986, en 1993 et encore en 2002) ! Qu’il est loin le temps où l’on pouvait voir aux BBR des prêtres en soutane, les drapeaux des anciens combattants de Roger Holeindre s’incliner à la consécration lors de la messe traditionnelle, latine et grégorienne selon le missel romain de saint Pie V !
 
Tout cela, c’était du temps où la famille Le Pen se servait des catholiques de tradition comme de la chair à canon, qu’elle avait besoin de colleurs d’affiches, de militants dévoués, pour se hausser du col et être élevée sur le pavois. Mais depuis les masques sont tombés, tous les principes moraux ont été évacués, reniés, le catéchisme piétiné, la doctrine chrétienne assassinée : on a ainsi eu droit à la promotion de la PMA pour les lesbiennes, à l’approbation explicite de l’avortement et de l’euthanasie, à l’acceptation du Pacs, du “mariage” pour les invertis et de l’adoption par les paires homosexuelles et le FN-RN est devenu un lupanar pédérastique, adorateur de la laïcité, de l’IVG, de la contre-religion shoahtique et de l’icône Simone Veil. La trahison à droite, ce n’est pas seulement De Gaulle, Giscard, Chirac et Sarkozy. C’est aussi hélas les Le Pen, on ne le dit pas assez ! Et pourtant il faut le dire, même si c’est douloureux. Car telle est la vérité. Les cocus, ce ne sont pas seulement les autres ! Et on pourrait ajouter à toutes ces trahisons le revirement sur la loi Gayssot et sur l’Union européenne. Bref, un vrai désastre ! Mais pour eux, rassurez-vous, ce n’est pas grave : l’alcool et l’argent coulent à flot. Et par ici le champagne. Et par ici les petits fours. Vous reprendrez bien du caviar et du Dom Pérignon ? Je veux, mon neveu ! Pensez : plus de dix millions d’euros de financement public par an ! Elle n’est pas belle, la vie !
 
Tout laisse hélas à penser qu’en 2023 l’avortement sera gravé dans l’airain constitutionnel mais, après tout, ce n’est pas illogique dans leur République du crime et du chaos. Et le prochain millésime devrait voir également la dépénalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, dix ans exactement après « le mariage pour tous » de Taubira. On le voit, on va toujours plus loin dans l’horreur et l’abjection. Et c’est aussi une façon de précipiter le Grand Remplacement avec des enfants avortés en masse et des vieillards euthanasiés en masse. Et pas seulement les anciens, car le suicide assisté peut aussi concerner des enfants et des adolescents mal dans leur peau : après les transgenre, voici bientôt venu le temps de la piqûre létale. Après l’adjonction de glandes mammaires, voici l’heure du cimetière. Ou plutôt du crématorium qu’on dit plus écologique.
 
Car la mode est aujourd’hui à l’écologie.  Ne nous dit-on pas qu’un enfant européen pollue terriblement, que son coût carbone est très élevé ? Très médiatisée, une étude publiée en 2017 — dont on ignore totalement ce sur quoi elle s’appuie pour parvenir à un tel résultat — évaluait ainsi le “coût” climatique d’un enfant à 60 tonnes équivalent CO2 par an, soit six fois l’empreinte carbone d’un Français moyen. Beaucoup de médias en ont évidemment tiré la conclusion qu’avoir un enfant en moins, ou mieux, ne pas avoir d’enfant du tout, était la manière la plus efficace de réduire son empreinte carbone. D’où le pullulement de titres de magazines féminins comme celui-ci : « Avoir un enfant est-il vraiment un geste écolo ? » Il n’est pas étonnant dans ces conditions que beaucoup de jeunes femmes occidentales, victimes de ces modes et de ces discours culpabilisateurs, qui respirent l’air du temps, disent ouvertement qu’elles n’auront pas de progéniture par souci de préservation de l’environnement ! Ce qui, soit dit en passant, est une façon de déguiser en humanisme ce qui n’est souvent qu’une forme inavouée d’égoïsme ou une peur panique face aux responsabilités d’une mère de famille.
 
C’est en tout cas méconnaître voire mépriser la noblesse incomparable de la maternité, dont on avait une idée plus juste lorsque le culte marial était réellement répandu dans notre pays. C’est ne pas voir que l’amour d’un homme pour une femme, et d’une femme pour un homme, n’atteint généralement sa plénitude, son acmé, son sommet, que s’il donne la vie, s’il la transmet, si de l’union des corps et des cœurs naît un petit d’homme qui, à son tour, apprendra peu à peu à parler, à marcher, à aimer et qui ravit dès ses premiers instants ses parents par ses sourires, ses babillements, son innocence, par sa découverte éperdue du monde qui l’entoure, par sa fragilité, sa dépendance qui nous rappellent que nous ne sommes rien par nous-mêmes et que nous avons besoin des uns des autres. Faute de quoi, l’amour devient égoïste, se rabougrit, se racornit, s’étiole et finit par disparaître. C’est le don de soi qui donne sens à sa vie. Criminaliser la fonction reproductive, favoriser une société de la stérilisation, de l’infanticide, de l’euthanasie, du vice et du néant est une société qui va immanquablement vers sa disparition. De ce monde-là, glacial et glaçant, nous ne voulons à aucun prix.
 
Jérome Bourbon, Editorial de RIVAROL