Non aux guerres de l’OTAN

Non aux guerres de l’OTAN

Rappels historiques

En octobre 1962, suite à la crise des missiles nucléaires à Cuba, un compromis est trouvé entre les USA de John F. Kennedy et l’URSS de Nikita Khrouchtchev. Les USA démantèlent leurs missiles en Italie et Turquie, l’URSS faisant de même à Cuba.
En 1990, après l’effondrement de l’URSS, le secrétaire d’État américain, James Baker, assurera Gorbatchev que l’OTAN ne s’étendrait « pas d’un pouce vers l’est ». Des participants anglais et allemands ainsi que l’ancien ministre des Affaires étrangères de Mitterrand Roland Dumas qui ont participé à ces négociations, confirmeront ces promesses. Le directeur de la CIA, Robert Gates, déclarera ensuite à Gorbatchev que l’OTAN ne s’étendrait pas après le retrait des forces soviétiques d’Europe orientale (l’ancien pacte de Varsovie).

Pourtant toute la région, des pays baltes à la mer Noire, sera soumise pendant deux décennies aux manœuvres des États-Unis visant à élargir l’OTAN et à mettre en place les bases militaires qui encerclent aujourd’hui la Russie.
Ce sera le cas en 1999 pour la Pologne, la Hongrie et la République tchèque, en 2004 pour la Roumanie, la Bulgarie et les États baltes, en 2009 pour la Croatie et l’Albanie puis le Monténégro en 2017. La responsabilité de l’OTAN amenant ainsi des missiles nucléaires aux frontières de la Russie est immense. Un document officiel de 1991, classé ‘secret’ a récemment été déclassifié. Il révèle un accord écrit sur le non élargissement de l’OTAN vers l’Est. Les USA s’engageaient à ne pas élargir l’OTAN. En contrepartie, les Russes donnaient leur accord pour la réunification de l’Allemagne. Les Russes ont tenu parole, les Américains non !

Stephen Walt écrira que l’hubris est tel aux États-Unis qu’ils n’ont même pas été capables de reconnaître que la déclaration de l’OTAN en 2008, selon laquelle l’Ukraine et la Géorgie finiraient par rejoindre l’alliance, serait perçue en Russie comme une menace pour sa sécurité.

Que demandait la Russie pour l’Ukraine ?

L’application des accords de Minsk et notamment la fédéralisation de l’Ukraine, laquelle permettrait de concilier les intérêts des deux parties en présence, l’octroi effectif de l’autonomie qui avait été promise garantirait les droits de la majorité russophone dans le Donbass tout en préservant l’intégrité territoriale ukrainienne, comme le demandait le gouvernement de Kiev. Un accord international garantissant la non-adhésion de l’Ukraine à l’OTAN mettrait un coup d’arrêt à la politique d’encerclement orchestrée par Washington depuis la chute de l’URSS et offrirait à la Russie de véritables garanties de sécurité.

Quel crédit accorder aux déclarations ou promesses américaines ?

Le 5 février 2003 la 2ème guerre du golfe est en préparation. Colin Powell, choisi par l’administration Bush fils car il était alors l’homme le plus respecté aux USA, mentira devant le monde entier en brandissant sa fiole d’anthrax à l’ONU. Il aurait pu devenir un héros mais il a choisi la guerre voulue par les néoconservateurs américains. Il ne sera jamais inquiété par la justice. Le 10 octobre 1990, Nayira, quinze ans, soi-disant infirmière et excellente comédienne, s’exprime devant les représentants des Comités des Droits de l’Homme des deux chambres du Congrès américain. Elle raconte en pleurs qu’elle a été témoin de scènes effroyables. Des soldats irakiens ont arraché des prématurés où ils reposaient, se sont emparés des incubateurs et ont précipité sur le sol ces bébés qui ont agonisé dans le froid. Les sénateurs et représentants sont saisis par l’émotion.
Nayira est en fait la fille de l’ambassadeur du Koweït aux États-Unis. Il fallait faire accepter à l’opinion publique américaine la 1ère guerre du Golfe qui débutera le 15 janvier 1991. La résolution 1 de guerre proposée par Bush père sera adoptée de justesse par le Sénat. G. W. Bush, Président des USA et anciennement responsable de la CIA, était bien sûr au courant de ce montage. La société de relations publiques américaine Hill & Knowlton qui avait organisé ce scénario était dirigée par son ancien chef de cabinet. Bush ne sera, lui aussi, jamais inquiété par la justice.

Quel crédit accorder à l’OTAN et aux dirigeants européens ?

– OTAN et création du Kosovo

Les médias répètent en boucle que l’invasion de l’Ukraine est « le plus grave acte de guerre en Europe depuis 1945 ». Ils ont déjà oublié le bombardement de la Serbie en 1999 et la création du Kosovo. En termes d’engagement militaire, ce pilonnage totalement illégal de la Serbie en 1999 dépasse l’intervention russe en Ukraine. Pour limiter les risques, l’OTAN s’en prendra délibérément à la population et toute l’infrastructure civile de la Serbie sera détruite, des armes à uranium appauvri seront utilisées et il y aura des milliers de morts. Ces destructions massives ont conduit à un accord de cessez-le-feu, puis à une résolution de l’ONU (N° 1244) votée le 10 juin 1999 par le Conseil de sécurité qui reconnaissait au départ la souveraineté de la Serbie sur le Kosovo. Cela aboutira en fait, après création de la KFOR, une force multi-nationale sous le contrôle de l’OTAN et mandatée par l’ONU, à la création de la République indépendante du Kosovo.

– La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen

Elle a annoncé le 27 février l’interdiction des médias russes Russia Today (RT) et Sputnik : « Ils ne pourront plus diffuser leurs mensonges pour justifier la guerre de Poutine et pour semer la division dans notre Union. » Si on consulte sa page Wikipédia, on apprend que l’opposition allemande a publié un rapport d’enquête accablant sur sa responsabilité dans un scandale au ministère allemand de la défense qu’elle dirigeait avant de partir pour Bruxelles. Il a coûté près de 100 millions d’euros dilapidés sans contrôle pour payer des consultants, conseillers et autres sous-traitants privés. D’autre part, le site internet anti-plagiat VroniPlag Wiki déclare avoir trouvé des « passages avec du plagiat » dans 27 pages de sa thèse de doctorat.

– Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky

On parle beaucoup de lui dans la presse. Depuis une semaine le « Prestigieux » New York Times présente un article dont le titre est « Je Veux la Paix. La Résistance Héroïque de Zelensky est un Exemple pour le Monde ». Mais sur sa page Wikipédia, les Pandora Papers dévoilent qu’il possède de nombreuses affaires dans beaucoup d’anciens pays soviétiques et que ses sociétés de production sont gérées via des sociétés offshore implantées à Chypre dont certaines lui ont versé des dividendes (au montant resté inconnu). Selon le site d’investigation Slidstvo, il a omis de déclarer en 2017 qu’il possédait une villa valant près de quatre millions d’euros à Forte dei Marmi, une commune de Toscane très prisée des oligarques russes. Ces révélations mettent à mal l’image de transparence affichée par le président ukrainien.

– En France, les Young Leaders, mondialistes, ultra-libéraux et OTAN compatibles dirigent

De nombreux ministres entourant E. Macron sont soit Young Leaders de la French American Foundation, Young Global Leaders du Forum économique crée en 2004 par Klaus Schwab ou Young Leaders China. Ils sont totalement compatibles avec le mondialisme et l’ultralibéralisme US. On constatera, par exemple, que les trois membres du gouvernement qui venaient souvent nous parler du vaccin anti-COVID19 : Gabriel Attal, Agnès Pannier-Runacher et Olivier Véran sont tous trois Young Leaders. Une mention spéciale pour Emmanuel Macron qui a réussi l’exploit d’appartenir aux trois groupes et d’être ainsi trois fois Young Leader.

– Les évènements du Donbass, cause de l’intervention russe en Ukraine

La réalisatrice Anne-Laure Bonnel a très récemment, en mars 2022, adressé un message vidéo de 20 minutes aux spectateurs de la Maison russe, 20 minutes capitales à écouter où elle relate ce qu’elle a vu et non ce qu’on lui demande de dire. https://www.youtube.com/watch?v=rDcISXdWhkc
Dans une autre vidéo de 55 min DOMBASS (2016). https://www.youtube.com/watch?v=j04-
wtsA8Hg. Elle raconte la vie d’enfer dans le Donbass, province de l’Est, de l’Ukraine bombardée depuis 8 ans par l’Armée Ukrainienne de Kiev parce que sa population parle Russe et refuse d’abandonner sa langue : 14 000 morts en huit ans sous les bombes tirées par décision de leur propre gouvernement. Ce documentaire terrible a été réalisé par une femme, Anne Laure Bonnel journaliste et reporter de guerre. Elle a été interviewée récemment sur LCI, Cnews et BFMTV. Les journalistes de ces 3 chaînes feignaient d’ apprendre que le gouvernement ukrainien bombardait une partie de sa population. Une population qui était trop attachée à sa langue et à sa culture pour accepter de l’abandonner et qu’il y avait eu, tout de même, 14 000 morts dont ils avaient aussi « oublié » de parler.

 

Nous sommes en Décembre 2014, on découvre au début de cette vidéo le discours de Petro Porochenko, président ukrainien du pays du 7 juin 2014 au 20 mai 2019. Il parle des ukrainiens de l’Est : « Nous aurons du travail, pas eux. Nous aurons des pensions, pas eux. Nous aurons des allocations pour les retraités et les enfants. Nos enfants iront à l’école et à la garderie mais pas eux! Leurs enfants resteront dans des caves, parce qu’ils ne savent rien faire. C’est comme cela que nous gagnerons cette guerre. » Avez-vous vu ces déclarations du Pt Porochenko dans des médias occidentaux? Ces médias sont sous contrôle comme au moment des deux guerres du Golfe.

On apercevra dans la foule Victoria Nulland fuck the Europe (sic !), qui a servi comme sous-secrétaire d’État pour les Affaires Politiques et sera la représentante permanente à l’OTAN de 2005 à 2008. Son époux Robert Kagan et l’un des néoconservateurs, fondateurs en 1998 du Project for the New American Century (PNAC). On verra aussi les massacres d’Odessa le 2 mai 2014 (à 16 min) où 48 personnes d’ascendance russe qui s’étaient rassemblées devant la Maison des Syndicats, ont été massacrées. Une partie de la foule était furieuse que des russophones se réunissent. La plupart ont été brûlés vifs, des gamins de 16 ans et des pensionnés. Ceux qui sautaient dans le vide pour échapper aux flammes étaient battus à mort avec des barres de fer. Personne n’a été arrêté, les ordres venaient de Kiev.

Au cours des 200 dernières années, la politique étrangère américaine a fonctionné selon la doctrine Monroe, qui donne à ce pays le droit d’intervenir dans toute nation susceptible de menacer ses intérêts. Cette doctrine est à la base de l’OTAN. Le prétexte pour de nouvelles sanctions sera toujours trouvé ou simplement inventé, quelle que soit la situation en Ukraine. L’objectif sera toujours le même, étouffer le développement de la Russie ou des pays qui s’opposent à l’Empire. Il est temps de sortir de l’OTAN.

                                                                                                                                                                                 Jean-Claude Manifacier

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L’Action Française et la vérité

L’Action Française et la vérité

En tant qu’école de pensée comme en tant que mouvement politique, l’AF a toujours affirmé que l’étape première de son combat était l’acceptation de la vérité. Notons que ce n’est pas fréquent pour un courant politique. La plupart d’entre eux mettent au premier rang une idée (le progrès, la liberté, la Personne humaine, l’individu ou l’émancipation par exemple) une vertu (l’honneur, le courage, le patriotisme, la Foi) un mythe (l’histoire, la race, la classe prolétarienne ou autre). Maurras, lui, choisit la vérité.

Et cette invocation imprégnait à ce point à tous les niveaux la première Action Française que ce vieux chant des Camelots du roi : « Quand on pendra la Gueuse au réverbère » termine un de ses couplets par ces mots devenus aujourd’hui énigmatiques : « …et la vérité ne couchera plus à la Santé. » De fait, Maurras se réfère sans cesse à cette notion dans des aphorismes qu’il parsème par dizaines dans ses articles. Par exemple dans l’AF du 24 décembre 1932 ; « Un objectif : le Bien public, un moyen de l’atteindre : la vérité (…) La vérité sauve. » Voilà également qui est original : la vérité n’est pas un but, c’est un moyen. Comment expliquer une posture si contraire à notre esprit actuel ? C’est que pour les maîtres fondateurs de l’Action Française, la vérité en question ne s’écrit pas avec un v majuscule. Son domaine n’est pas la destinée surnaturelle ou prométhéenne du genre humain mais la physique sociale qui permet de déterminer les chemins de la vie dans les ensembles formés par nos êtres.

Cette vérité sur laquelle Maurras entend s’appuyer, pour ne pas être fondée sur un « absolu », n’est donc pas pour autant modifiable à volonté comme la ligne du Parti Communiste au gré des choix de ses dirigeants. Maurras écrit en effet : « D’après les sociétés de pensée du XVIII° siècle, la vérité se fabriquait ; d’après la philosophie allemande, et dans un sens à peine différent, elle se fait. Nous avons le regret d’avoir à déclarer, dussions-nous être traité, soit de petit Français, soit d’affreux païen, que la vérité est ce qui est. » (AF, 24 septembre 1912). En bon aristotélicien, le Martégal pose qu’il existe des vérités humaines, mais immuables. Et que c’est le réel qui est le vrai. Cela posé, la notion de vérité induite bute sur des questions qui deviennent plus scabreuses à mesure que les siècles passent. Nous en donnons une petite liste :

D’abord, n’y a-t-il pas des vérités qui s’émoussent avec le temps, voire qui deviennent des erreurs ? D’autre part, chaque société connaît des interdits. Que faire quand ce qui est du domaine de la vérité d’une époque devient un crime à l’époque suivante ? Et comment continuer à s’exprimer si l’on est visé par ces interdits ? Ensuite, les stratégies sont-elles déterminées par la simple analyse de la vérité ou l’intuition, le savoir-faire, l’art politique en un mot ? Enfin, qui, dans un mouvement politique, si vénérable soit-il, a le rôle de dire ce qui est la vérité ?

Il est clair que l’Action Française, le plus ancien mouvement politique français, qui continue sa lutte parce que le succès n’est pas venu la couronner, est particulièrement exposée à ce questionnement. Quand on est solidaire de cinq ou six générations successives, on est amené à s’interroger sur le langage et les préoccupations de nos anciens, séparés de nous par un siècle et plus. Tentons tout de même de répondre à ces quatre questions.

 

Que devient la vérité politique avec le temps ? Il y a des choses qui changent rapidement, d’autres lentement et d’autres pas du tout. Par exemple, les alliances évoluent sans cesse au gré des rapports de force, ou des projets collectifs. Sommes-nous les alliés de l’Ukraine ou de la Croatie ? Faut-il favoriser l’importation de machines-outils chinois ? et ainsi de suite. En revanche, qu’en est-il de la définition des constantes de la politique française que l’AF a mises en lumière ? Ainsi la théorie des quatre états confédérés est-elle toujours pertinente aujourd’hui ? Leur modèle a en effet été suivi par d’autres groupes sociaux hostiles, ou devenus tels, à la tradition française, tandis que la voie séparée de certains, décidant de ne pas faire cause commune avec la tradition française, perdait de sa netteté. Plus grave encore, l’idée que l’Église catholique est « La seule internationale qui tienne » correspond-elle toujours à la réalité ? Ou est-elle devenue comme les autres ? Ou même pire que les autres ? Une réalité qui a changé de nature, et sur laquelle la Foi et la raison ne perçoivent pas la même chose. L’AF, alliance des catholiques fervents et des athées patriotes, toujours ? D’autre part, c’est une chose que de dire qu’une réalité a changé, et une autre que de reconnaître qu’elle n’a jamais existé et que notre mouvement s’est fourvoyé gravement sur des points essentiels. Dans ce cas on se demande pourquoi il aurait mérité de survivre jusqu’à aujourd’hui. À l’opposé, est-il légitime de se demander si Maurras ou l’AF ont fait le bon choix historique en considération de leur but, en certaines occurrences cruciales ? Citons le ralliement inconditionnel à Vichy ou l’Union sacrée, qui sont d’ailleurs l’effet du même principe. Il semble que oui : il est permis de se poser ce type de question à la condition expresse de n’apprécier les événements que replacés dans leur contexte, et en restant indifférent aux anathèmes du présent.

Ce sujet nous rapproche de la deuxième question : Que devient la vérité quand certaines formulations sont criminalisées ?

Ne nous cachons pas une réalité qui est une flagrante évidence : Notre société a construit depuis 70 ans une nouvelle échelle de valeurs dotée de marqueurs extrêmement puissants. Des marqueurs qui se traduisent par des sanctions très efficaces pour celui qui ne s’y soumet pas ; en bref, la mort civile pour les individus, la marginalisation ou l’interdiction pour les mouvements ou groupes récalcitrants. Les lois mémorielles et l’énorme corpus législatif anti-discrimination ont accumulé les entraves à la liberté d’expression et de pensée, avec une domination sur les médias sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’ici. De plus, les concepts criminalisés sont extensifs. Chaque année on voit que l’interprétation des idées « nauséabondes » dont il faut extirper les promoteurs devient plus large et les peines plus lourdes. Dès lors, quelle doit être l’attitude d’un mouvement de pensée soucieux de sa survie et de son expansion ? Faut-il risquer l’interdiction et la ruine en s’opposant de front à ces lois scélérates ? Ou bien faut-il s’y soumettre en s’efforçant de mettre en lumière que nous ne tombons pas sous le coup de ses dispositions ? N’y a t-il pas une certaine naïveté dans cette dernière attitude, qui suppose la sincérité chez les nouveaux inquisiteurs ? Ne faudrait-il pas plutôt se demander si, avec ses avatars successifs, passant de l’antiracisme classique à l’indifférencialisme, puis au wokisme, cette idéologie n’a pas pour but avéré de détruire tous nos héritages, y compris culturels ? De plus déclarer n’être pas visé par cette machine de guerre en désignant implicitement d’autres mouvements nationaux qui n’ont pas fait le même choix conduit à se désolidariser de tout un pan de la résistance nationale à la décadence. Une attitude que l’AF n’a jamais eue, et qui reste paradoxale à un moment où notre mouvement de pensée est loin d’avoir l’influence qu’elle eut pendant son âge d’or.

 

Ne serait-il donc pas plutôt souhaitable de combattre ces idées en profondeur, sans pour autant s’exposer aux rigueurs des lois idéologiques ? En effet, si une loi peut criminaliser certaines attitudes, elle ne peut formellement interdire les réflexions ayant pour but son abrogation. Ce serait conforme à la vocation de l’école de pensée maurrassienne de tester et rejeter les idées fausses. Bien sûr cela demande un gros effort dans le dialogue. C’est plus difficile que de fermer la bouche aux opposants au nom d’une « stratégie » qui ne définit jamais ses lignes. Car les idées ne sont pas un élément de stratégie. Une stratégie qui conduit à changer les fondamentaux de la doctrine ne peut pas être acceptable car elle échoue d’avance avant même d’avoir tenté de réussir.

C’est qu’en effet, dans un mouvement de pensée, une stratégie n’est pas l’affaire d’une personne, mais un travail collectif et cohérent de recensement et d’évaluation des faits, et par là nous revenons à la notion de vérité. Une personne peut feindre, mentir, jouer avec les mots et les gestes, mais un mouvement de pensée ne peut pas le faire car il s’expose au discrédit du discours imposteur. C’est ainsi que le Parti Communiste, rallié à tout ce qu’il méprisait, est considéré comme une survivance insignifiante par tous ceux qui connaissent encore son existence.

Il en est de même pour le choix des maîtres à penser de l’Action Française. Une tendance constante depuis quelques années est de mettre en avant Pierre Boutang ou Pierre Debray en regard de Maurras. C’est que ces deux penseurs sont moins l’objet de la haine des médias et de l’intelligentsia que l’auteur de « l’Enquête », tel Finkielkraut, qui déclara péremptoirement : « Décidément Maurras ne peut pas être pardonné ». Certes, Debray et Boutang sont de grands esprits, mais l’un comme l’autre a varié. Boutang fut à la fois un gaulliste enthousiaste et un antigaulliste fanatique, dont la pensée écrite, c’est le moins que l’on puisse dire, demanderait une clef pour être décodée. Quant à Debray, après avoir consacré l’essentiel de ses écrits à faire une critique sociale, il se fourvoya dans un militantisme religieux dans lequel il ne recueillit que des avanies, et son royalisme resta le plus souvent de principe.

Reste à répondre à la dernière question : qui doit être écouté pour proposer la vérité politique ? Pour cela, il faut formuler deux évidences : d’abord que l’Action Française n’a pas de propriétaire. Une Société commerciale peut décider de ses produits, de ses choix, en fonction des préférences de ses actionnaires. Il n’en est pas de même pour l’AF qui n’en a pas, puisqu’elle appartient aux Français par le sang et le cœur. Si des aggiornamentos doivent être effectués, ce ne peut être qu’à la suite d’un débat ouvert, non à la suite de décisions unilatérales de ses organes directeurs, même s’ils se pensent conduits par une inspiration divine. D’autre part, et c’est une conséquence de ce qui précède, le légalisme doit rester secondaire. Il ne sert à rien d’entasser les arguments juridiques sur la légitimité de ces organes et de leur composition si leurs décisions restent sans prise sur le réel. Même si une excellente gestion des hommes et des moyens est avancée pour justifier leur légitimité.

Il découle de ce qui précède que l’AF doit rester ouverte à tous les Français, quelle que soit leur religion, leur philosophie et les préférences auxquelles ils adhèrent à la condition qu’ils n’envisagent que le salut national et soient convaincus de la nécessité de la monarchie. Ceci implique une diversité raisonnable d’options, tout en respectant la discipline du Mouvement. Nous en manquons pour l’instant. Pourtant ce débat ne serait pas un facteur de division, à la condition de mettre une sourdine aux questions personnelles, aux querelles de boutique, aux violences et aux ragots qui nous discréditent. Il est indispensable de remettre sur le métier la trame de salut collectif que voulut tisser Maurras il y a 130 ans.

Robert Divoz
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Macron peut dire merci à Poutine : le président français est sûr désormais d’être réélu !

Macron peut dire merci à Poutine : le président français est sûr désormais d’être réélu !

EMMANUEL MACRON peut remercier Vladimir Poutine. Grâce à l’invasion russe de l’Ukraine le jeudi 24 février, un conflit très préoccupant que nos différents rédacteurs décryptent et analysent longuement dans ce numéro spécial, le président français est désormais certain d’être réélu deux mois plus tard jour pour jour, le dimanche 24 avril. Le chef de l’Etat était certes déjà le favori de l’élection présidentielle de ce printemps avant ces événements mais, jusque-là, un de ses concurrents pouvait espérer l’emporter en se glissant habilement dans un minuscule trou de souris. Tout cela est désormais derrière nous. Osons le dire, même si ce n’est pas de gaieté de cœur mais il faut toujours voir la vérité en face, aussi cruelle soit-elle : le match est plié. La partie est jouée avant même d’avoir commencé. Oui, nous en prenons aujourd’hui les paris : Macron sera hélas confortablement réélu. Peut-être même triomphalement.
En effet les graves crises et les guerres ont invariablement pour conséquences immédiates, au moment où elles se déroulent (après, cela peut certes être différent), d’augmenter fortement la cote de popularité et de confiance de l’Exécutif. Les peuples, en cas de danger, réel ou ressenti comme tel, ont tendance naturellement à se regrouper, à se resserrer autour du pouvoir en place. Par loyalisme, par peur et refus de l’aventure, par esprit grégaire, par conservatisme, par pleutrerie “nationale”, par volonté à tout prix d’être protégé, de ne toucher à rien, de ne rien changer qui puisse aggraver en quoi que ce soit la situation. Cela s’observe et se vérifie toujours et partout. Pour ne parler que de l’histoire récente (mais on pourrait remonter bien plus loin), rappelons que le président François Mitterrand et son Premier ministre Michel Rocard n’ont jamais été aussi populaires que pendant la Première Guerre du Golfe arabo-persique en 1991 à laquelle hélas notre pays a participé militairement. Douze ans plus tard, le président Jacques Chirac et son Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ont atteint, à leur tour, en 2003, des sommets de popularité lors de la Seconde Guerre du Golfe à laquelle cette fois, fort heureusement, la France ne participait pas.

NON SEULEMENT Macron sera réélu pour un second mandat de cinq ans, mais il aura d’autant plus les mains libres qu’il ne pourra pas briguer un troisième quinquennat et donc qu’il n’aura pas aucun souci pour adopter des mesures impopulaires, répressives, coercitives et liberticides.

Jusque-là, beaucoup d’observateurs de la vie politique pensaient que, s’il était réélu, il aurait néanmoins le plus grand mal à disposer d’une majorité parlementaire à l’issue des élections législatives des 12 et 19 juin. Là encore, il s’agit désormais d’une histoire ancienne car, comme l’a annoncé, presque avec gourmandise, le président lors de l’inauguration du Salon de l’agriculture le 26 février, la guerre va durer et elle aura des conséquences lourdes et durables sur notre vie quotidienne, sur le prix des énergies, des denrées alimentaires, sur l’équilibre et la stabilité de l’Europe et du monde, etc.
Et en effet plus la guerre dure, plus le conflit s’enlise, s’envenime voire s’intensifie, plus c’est bon pour Macron qui apparaît alors, aux yeux de beaucoup de naïfs et de pusillanimes, comme le sauveur de la nation, comme le taulier, comme le chef, le guide auquel il faut dans la tempête accorder sa confiance. Le chef de l’Etat, fort habilement, a déjà renoncé au premier et grand meeting qu’il devait tenir le samedi 5 mars à Marseille. Il a également retardé l’officialisation de sa candidature présidentielle qui devrait intervenir au tout dernier moment, à la fin de la collecte des signatures d’ici quelques jours. Le président sortant n’aura pas besoin de faire campagne, de défendre son bilan et même de développer un projet construit, élaboré. Il n’a même pas besoin d’avoir du talent, c’est l’actualité qui désormais en est pourvu en permanence.

TOUT en effet est écrasé par la guerre en Ukraine qui occupe et sature l’espace médiatique dans la presse écrite, à la radio, à la télévision et singulièrement sur les chaînes d’information continue. Les concurrents et adversaires de Macron sont désormais tous inaudibles. Ils n’existent plus. Ils sont là juridiquement, mais ils ont disparu politiquement. Leur existence est légale mais leur candidature est létale. Ils parlent mais personne ne les écoute. Ils promettent mais leurs paroles s’évaporent. Elles n’impriment pas. Ils se débattent dans les flots médiatiques mais en vain. Ils sont noyés, submergés, écrasés, ventilés. Ils sont déjà morts et ils ne le savent pas encore. Ils croient encore être là mais ils ont disparu des radars. Pour reprendre les mots de saint Paul dans son Epître aux Corinthiens, ils ne sont qu’airain qui résonne, que cymbale qui retentit… dans le néant ! Les critiques mêmes du président tombent à l’eau : en période de guerre comment peut-on critiquer durement, et de manière efficace, le pouvoir en place sans paraître manquer à la décence et à l’unité nationale ? Voilà le piège dans lequel se trouvent les concurrents de Macron qui servent tous de faire-valoir.
C’est si vrai que le Haut-commissaire au Plan, le très macronien François Bayrou, a lui-même fait savoir publiquement qu’il accorderait sa signature à Marine Le Pen pour qu’elle puisse concourir à la présidentielle comme une grande. Croit-on qu’un pouvoir se comporterait avec autant d’aménité à l’égard d’une opposition ferme, résolue, véritable et conquérante au point de l’aider activement à se présenter à un scrutin considéré comme essentiel pour l’avenir du pays ? Croit-on que la Macronie doute de ses forces pour ainsi distribuer, telle une pitance, à différents candidats dits populistes, de Mélenchon à Zemmour en passant par Marine Le Pen, de précieux parrainages ? Bayrou a même encouragé les édiles à accorder leurs précieux paraphes aux petits candidats n’ayant pas encore obtenu le seuil indispensable des cinq cents signatures, de Taubira à Dupont-Aignan en passant par Poutou et Asselineau. Que de prévenances ! Que d’élégances ! Que de complaisances ! Que de condescendance ! On le voit, ce scrutin sera une farce, un jeu où les dés sont pipés, où les acteurs jouent le rôle qui leur est assigné dans la pièce de théâtre et où l’on connaît déjà le gagnant.

LES RALLIEMENTS à Macron d’ailleurs se multiplient, et ce n’est sans doute pas fini. Les derniers en date, c’est d’une part le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le chiraquien Renaud Muselier, ce qui n’est certes pas une surprise puisqu’il avait quitté les Républicains il y a quelques mois, ne les jugeant pas assez imperméables à « l’extrême droite », et c’est d’autre part l’ancien ministre socialiste de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, ce qui est là aussi un atout pour Macron qui entend prouver qu’il peut séduire et ramener à lui des républicains des deux rives. C’est pourquoi, même si la République en marche et ses alliés  n’obtenaient qu’une majorité relative à l’issue des législatives (mais peut-être, avec les événements actuels, obtiendront-ils à eux seuls une majorité absolue comme en juin 2017, c’est loin d’être inenvisageable), ils n’auraient guère de souci pour gouverner pendant cinq ans. En juin 1988, le Parti socialiste et son allié du Parti radical de gauche n’avaient pas obtenu la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Cela ne les a pas empêchés de gouverner le pays jusqu’au terme de la législature, en mars 1993. Le gouvernement de Michel Rocard, puis d’Edith Cresson, enfin de Pierre Bérégovoy s’appuyait en effet tantôt sur les centristes, tantôt sur les communistes pour obtenir une majorité pour tous les projets de loi. Et de fait le pouvoir socialiste a toujours pu faire voter les réformes qu’il entendait mettre en œuvre. N’en doutons pas : il en irait de même si la Macronie n’obtenait pas la majorité absolue au Palais-Bourbon le 19 juin au soir. Il y aurait en effet suffisamment de députés socialistes, LR ou non-inscrits pour assurer le vote des textes voulus par le gouvernement.

Au reste, Macron qui fut banquier d’affaires n’a pas son pareil pour séduire des adversaires, leur taper sur l’épaule, les papouiller, leur faire de larges sourires, leur envoyer, même nuitamment, des SMS, disant presque amoureusement « tu me manques » comme la presse l’a révélé. On a ainsi appris que le chef de l’Etat avait invité son prédécesseur Nicolas Sarkozy à l’Elysée le jour où il soufflait ses 67 bougies, le 28 janvier dernier, qu’il lui avait offert un repas gastronomique et qu’il avait même poussé la délicatesse jusqu’à lui offrir une boîte de chocolats de la marque préférée de Sarkozy. On s’explique dans ces conditions que l’ex-maire de Neully ne soit nullement pressé de soutenir une Valérie Pécresse qui de surcroît s’effondre dans les intentions de vote et mène une campagne en tous points catastrophique au point d’accorder un entretien à la revue homosexualiste Têtu où elle dénonce les positions “LGBTphobes” et se prononce pour une plus grande ouverture des écoles aux associations LGBT et à l’idéologie transgenre ! La chiraquienne Pécresse est décidément une Macron en Jupon ! Mais si c’est pour faire la même politique,  Macron est bien plus doué qu’elle (et d’ailleurs que Marine Le Pen !) dans la gestion et la manipulation des ressources humaines ! Ainsi que le disait crûment un fin connaisseur de ses milieux, le communautaire Alain Minc, l’activité professionnelle de Macron, à la banque hier, en politique aujourd’hui, c’est « un métier de put… ». Et dans ce domaine de cirage de pompes, de manipulation, de séduction, de reptation, Macron est incontestablement un orfèvre.

Sa réélection sera assurément un désastre pour le pays car il bénéficiera d’une autoroute pour mener à bien ce que bon lui semble : la réforme des retraites, l’accroissement de la fiscalité et des contraintes de toutes sortes sur les classes moyennes, l’utilisation du passe sanitaire et du passe vaccinal comme outil de contrôle et de surveillance de la population, l’accélération des flux migratoires sous les habituels prétextes humanitaires (et avec la guerre actuelle et ses conséquences imprévisibles il ne va certes pas en manquer), la mise en œuvre de la gestation pour autrui, l’allongement des délais légaux d’avortement déjà passés à 14 semaines depuis le 23 février, la fin de l’école à la maison programmée pour 2024, la légalisation de l’euthanasie active et du suicide assisté, la dépénalisation des drogues, les persécutions accrues des établissements confessionnels hors contrat et des automobilistes, le vote et l’application de législations toujours plus liberticides au nom de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, ainsi que l’a annoncé le Premier ministre Jean Castex lors du sacro-saint dîner du CRIF ce 24 février. Oui, décidément, Poutine, sans le vouloir, a rendu un fier service à son homologue quadragénaire et vibrionnant.

Source : Edito de Rivarol 

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Leçon d’Ukraine

Leçon d’Ukraine

Ils ont raison. Kiev a été russe. Ce n’est pas à nous qu’il faut le dire. Nous nous rappelons bien que la princesse Anne, fille de Iaroslav, épousa Henri Ier et fut l’arrière-arrière-grand-mère de Philippe Auguste. Ils ont raison, la Russie est devenue un empire multi-ethnique sous les tsars, qui s’est étendu sous leurs successeurs communistes avant de se réduire un peu dans les années quatre-vingt-dix. Ils ont raison, toujours, de relever que depuis la même époque, l’OTAN a connu un spectaculaire Drang nach Osten, et que, la crise des missiles à Cuba en 1963 l’a montré, les Etats-Unis ne tolèreraient pas de bases adverses à leurs frontières.

Ils n’ont pas tort non plus de noter que la terre qu’on nomme Ukraine est peuplée d’ethnies diverses, et que d’autres puissances que la Russie l’ont possédée et marquée. Ils n’ont pas tort, seul l’extrême-est et la Crimée sont aujourd’hui russes. Ils n’ont pas tort, les Bolcheviques ont si profondément martyrisé l’Ukraine qu’ils y ont semé une aversion pour la Russie qui aurait pu changer la face de la seconde guerre mondiale si les Allemands avaient été moins sots. Ils n’ont encore pas tort, si abusive qu’aient été la politique de l’OTAN et celle de l’Ukraine ces dernières années, elles n’approchent pas celle de l’URSS jusqu’à 1989. La Russie a sans doute un grand chef, mais la guerre qu’il mène n’est pas plus légitime qu’une autre. L’Ukraine a sans doute un clown pour président, mais elle n’est pas une nation moins légitime que, disons, le Belarus. Moscou a rapatrié ses ressortissants du Kazakhstan, il peu les rappeler aussi d’ailleurs, des endroits d’Ukraine où ils sont très minoritaires, ou des pays baltes. Ce serait un gage de bonne volonté.

Mais le plus fort a toujours raison, c’est ce que ce brave Poutine entend montrer aujourd’hui. L’Amérique a manqué le coche, elle n’a pas écrasé la puissance russe quand elle en avait les moyens : depuis, celle-ci s’est requinquée militairement et joue sa partie, et la politique outrecuidante que mène Washington lui vaut aujourd’hui ce revers.

Maintenant, l’empire multi-ethnique russe n’est pas plus réjouissant que l’empire multi-ethnique américain, et il faut rappeler qu’ils se sont ligués pour nous faire perdre, à nous Européens, nos empires, en même temps qu’ils nous enrôlaient dans leur guerre froide. Autrement dit, c’est clair, c’est évident, mais il ne faut jamais cesser de le redire : l’Europe ne s’est jamais remise de la seconde guerre mondiale. La seule chose que nous ayons fait de bien depuis, c’est la force nucléaire.

Que faire maintenant ? Pas envoyer Sarkozy, Védrine ou Tartempion causer avec le Kremlin. Mais se taire, et se rappeler que le premier devoir de tout gouvernement est la puissance. La seule justification de l’Etat est la protection qu’il offre à la nation. Saint Louis estimait que le roi devait être fort, juste et prudent. Pas mieux. Nous devons travailler en silence et sans que cela se voie, comme le grain sous la terre, à retrouver de la puissance.

La guerre actuelle a un côté pédagogique : depuis que l’armée russe est entrée en Ukraine, on redécouvre ici la vertu des frontières. Là-bas, il est légitime de défendre une frontière. Là-bas, l’envahisseur est mal vu. Prenons-en de la graine. Redevenons maîtres de nos frontières. Et travaillons à rendre possible ce qui est nécessaire : le renvoi des millions d’envahisseurs qui sont sur notre sol.

Martin Peltier

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Russie – Ukraine

Russie – Ukraine

L’heure est grave. L’Otan ou Empire du mensonge, selon le mot de V. Poutine dévoile son jeu et sa nature véritable. Et choisir entre la cage aux folles de l’homosexualisme globalisé des Macron et des Trudeau ou la démocrature postsoviétique de Poutine n’est pas difficile. 

Il faut que chaque homme libre comprenne que la menace mortelle qui pèse sur toute vie humaine croît avec l’Empire du mensonge, bras armé du judaïsme politique antéchristique, du Great Reset et du transhumanisme.

Dans un conflit il est fréquent que les torts soient partagés. On assiste pourtant à une situation parfaitement unilatérale, ou la partie russe et pro russe n’a aucune part ou presque dans la dégradation de la situation depuis les accords de Minsk 2 de 2015 ou depuis 1991, selon la date que l’on voudra retenir. Ne nous y trompons pas cependant, l’Ukraine est une nation ancienne et comme sa voisine polonaise, elle a des souvenirs amers de la domination russe d’une part et judéo bolchevique de l’autre. Faute d’un procès des crimes du communisme, faute d’une reconnaissance des torts fait par la Russie soviétique dominée par les juifs rouges, de nombreux contentieux demeuraient irrésolus.

Sans vérité pas de pardon, sans vérité pas de paix. Faute d’une vraie introspection sur la période soviétique, la Russie répète et perpétue depuis trente ans les mensonges de la propagande stalinienne : ainsi en va-t-il du motif de « la grande guerre patriotique » présentée comme la défense de la mère patrie alors qu’elle fut une guerre de conquête qui commença par l’occupation de la Finlande. Il en va de même de l’antifascisme de pacotille dont la Russie de Poutine est un des fers de lance : lois ‘mémorielles’ sanctionnant la recherche et la vérité historiques, lois scélérates, persécutions contre les nationalistes russes et les dissidents, prise de participation dans le faux culte shoatique. Dans cet ordre d’idée, V. Poutine et ses relais d’hier et d’aujourd’hui emploient de façon hallucinée une rhétorique « antinazie » lorsqu’ils parlent de « denazifier » l’Ukraine ou de lutter contre les partisans de Stepan Bandera, le Maurras Ukrainien, mort il y a un demi-siècle !

Ces éléments de propagande fonctionnent bien en contexte russe, du fait du maintien du statut quo mémoriel néostalinien. Lorsqu’on entend cette rhétorique dans les médias français, cela a pour effet de faire passer V. Poutine pour un jobart et facilite son assimilation à un dictateur de film de série B. Une chose est vraie cependant, si les nationalistes ukrainiens étaient des idiots, ils ne prolongeraient pas les stéréotypes antirusses pour se concentrer sur les vrais auteurs des malheurs de l’Ukraine : ses (((oligarques))). De même, ils ont eu huit ans pour nous montrer qu’ils voulaient et qu’ils pouvaient faire une révolution nationale, au lieu de quoi ils ont préféré martyriser les populations russophones de l’Est de l’Ukraine pour le compte et sous la bannière de l’Otan comme en témoignent les photos que ces hooligans exhibent sur les réseaux sociaux.

Au lieu de faire le coup de feu contre d’autres Ukrainiens dont le gouvernement de Kiev viole les droits culturels, historiques et politiques, les nationalistes ukrainiens devaient finir la révolution de l’EuroMaidan en faisant le siège de la Rada occupée par le judapo. Ils ont préféré mener une guerre fratricide. L’heure est passée. Ces choix funestes signent la fin d’une voie nationaliste révolutionnaire en Ukraine qui a préféré servir Israël et sa diaspora plutôt que de venger leurs morts de l’Holodomor.

 Le sens des priorités, ne doit pas nous faire sacrifier le sens véritablement apostolique de la vérité, de la justice, de la nuance aussi, au risque de compromettre nous aussi, les chances de la Révolution nationale. L’heure est grave. La priorité désormais est de contraindre le gouvernement français de fait, de cesser toute manœuvre de belligérance, telles que les livraisons d’armes au gouvernement fantoche de Kiev. Il en va peut-être de notre survie. 

Monsieur K

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Une ultime transgression du droit à la vie

Une ultime transgression du droit à la vie

Le projet de loi allongeant le délai pour avorter a été définitivement adopté le 23 février 2022. Le quinquennat du chef de l’Etat français s’achève ainsi sur une ultime transgression du droit à la vie.

Le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron quant au progrès de la culture de mort est largement positif : après l’extension de la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes, la conservation d’ovocytes à fins de recherche, l’autorisation des embryons chimères homme-animal, et désormais l’élargissement du délai à l’avortement largement adopté.

Pour adopter le texte « renforçant le droit à l’avortement », il convenait d’aller vite. De passer en force diront certains, car la session parlementaire – élection présidentielle oblige – doit s’achever le 28 février prochain.

« Le Royaume-Uni va jusqu’à 24 semaines, la Suède jusqu’à 18, l’Espagne 14 semaines. Donc en France, on n’est pas vraiment en avance », fulmine Albane Gaillot, députée LREM qui porte le projet depuis plusieurs mois.

Sans surprise, le texte a été adopté par les députés, sur le fil, après une navette parlementaire de trois lectures, et un rejet systématique du texte par le Sénat. La nouvelle loi adoptée par la majorité présidentielle prévoit désormais :

– l’allongement des délais d’accès à l’avortement de douze à quatorze semaines de grossesse ;
– l’autorisation donnée aux sage-femmes de pratiquer des IVG instrumentales ;
– la création d’un répertoire des professionnels et des structures pratiquant les IVG.

L’association Alliance Vita, dénonce une « loi votée au forcing ». « Il est indigne que l’avortement se transforme en variable d’ajustement du gouvernement en toute fin de mandat.

« Le président de la République s’était lui-même prononcé à plusieurs reprises contre l’allongement des délais disant mesurer “le traumatisme que c’est d’avorter” avant que le gouvernement ne reprenne par surprise, sans étude d’impact, cette loi à son compte en décembre dernier », dénonce l’association dans un communiqué.

Le renforcement d’un prétendu droit à l’avortement est-il d’ailleurs une priorité pour ce que les députés sont censés représenter ? Pas vraiment, si l’on regarde un sondage IFOP réalisé en octobre 2020, selon lequel 92% des Français estiment que « l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes » et près de trois quart (73%) d’entre eux jugent également que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’Interruption de grossesse ».

D’aucuns voient, dans le feu vert donné au projet par le chef de l’Etat français, un appel du pied à la gauche et aux progressistes de façon plus générale, à quelques semaines d’un scrutin qui peut réserver des surprises : une analyse que tempère Frédéric Dani, directeur général de l’Ifop, qui doute que l’extension du délai d’avortement ou de la PMA soit un « marqueur assez distinctif » pour rassembler derrière lui l’aile gauche de son électorat.

Quoi qu’il en soit, aucun candidat déclaré à l’élection présidentielle n’a souhaité revenir sur le droit à l’avortement… Pour information, en 2020, 222 000 IVG ont été enregistrées en France, dont 16 % durant les deux dernières semaines d’un délai légal désormais rallongé de deux semaines. Ce qui ajoutera 2000 avortements par an selon les estimations : 2000 assassinats d’enfants innocents, un crime qui crie vengeance contre le Ciel.

Sources : Alliance Vita/La Croix – La porte latine 

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