Noël en France

Noël en France

Alors que le régime et son personnel s’efforcent chaque jour d’arracher la France à son histoire et les Français à leur terre, le pays réel a fêté Noël.

Qu’en ces temps de guerre menée contre notre peuple et notre terre, chacun trouve un peu de repos et de paix avec les siens.

Que ces temps si précieux nous permettent d’oublier quelques instants les agitations de notre monde devenu fou.

Dès demain il faudra combattre et travailler pour rendre à la France les institutions qui garantiront sa pérennité. Nous avons la doctrine de salut national. 

 

Au nom de l’Action Française, des contributeurs et des militants, nous souhaitons à tous les Français de bonne volonté un bel octave de la Nativité. 

 

 

Sachons garder l’Espérance !

 

Vive le roi 

 

 

André Charles

Président du Comité Directeur de l’AF

 

Clément Gautier

Président d’Amitié et Action Française

 
 

 

 

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L’Action Française, saint Pie X et la démocratie chrétienne

L’Action Française, saint Pie X et la démocratie chrétienne

L’Action Française, saint Pie X et la démocratie chrétienne

 

En 1910 le pape fustigeait l’idéal d’émancipation politique et sociale de Marc Sangnier, vicié par une fausse idée de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, de la dignité. Selon saint Pie X, « les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires, ni novateurs, mais traditionalistes ».

La lettre sur le Sillon, Notre charge apostolique, écrite par le pape saint Pie X et datée du 25 août 1910 (fête de saint Louis – et ce n’est pas un hasard !) est de ces documents qui emportaient l’admiration enthousiaste de Charles Maurras pour l’Église « temple de définitions du devoir ». À l’aube de ce XXe siècle qui allait commettre tant d’atrocités au nom de la démocratie, le saint pape redressait charitablement mais vigoureusement Marc Sangnier qui, en France, propageait l’utopie d’un monde idéal par ce régime. Le pape était très clair : « Nous n’avons pas à démontrer que l’avènement de la démocratie universelle n’importe pas à l’action de l’Église dans le monde », car l’institution divine ne saurait s’inféoder à un parti.

L’Église peut-elle accepter la démocratie ?

De tout temps, l’Église a laissé les peuples libres de choisir entre monarchie, aristocratie, démocratie, le régime convenant à leurs traditions et à leurs intérêts. Elle peut très bien accepter la démocratie en tant que simple principe de désignation, par l’élection, des autorités. En vertu de quoi Léon XIII, croyant servir la paix civile, incita les catholiques français en 1892 à se rallier à la République, mais on voulut alors oublier qu’en France ce régime, héritier des Lumières et de la Révolution, n’envisageait l’élection que comme principe de création du pouvoir, donc rendait bien difficile pour l’élu de reconnaître qu’il tient son pouvoir, comme tout pouvoir ici-bas, de Dieu seul et qu’il doit l’exercer au service supérieur du bien commun. À la génération suivante, Sangnier et ses amis, dont saint Pie X reconnaissait la générosité, oublièrent les précautions de Léon XIII parlant de la démocratie sans lui donner un sens politique et comme d’une « bienfaisante action parmi le peuple » ; ils se laissèrent dévoyer ; ils adhérèrent, refusant toute obéissance et tout respect de l’expérience ancestrale, à l’idéologie même de la démocratie pour dresser la souveraineté du peuple face à celle de Dieu et la brandir comme le phare d’un monde nouveau et plus juste…

La cité catholique

Mais citons saint Pie X : « On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases […] ; non, la civilisation n’est plus à inventer, ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. » Le pape montrait ensuite que l’idéal d’émancipation politique, sociale et intellectuelle que rêvait de réaliser le Sillon, était vicié par une fausse idée de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, de la dignité. En voulant donner à chaque citoyen « une âme de roi », à chaque ouvrier « une âme de patron » et ainsi « porter à son maximum la conscience et la responsabilité civique de chacun », il « entraîn[ait] l’homme sans lumière, sans guide et sans secours dans la voie de l’illusion ». Quand on s’éloigne de l’ordre naturel créé par Dieu on ne peut qu’errer…

Une agitation tumultueuse, stérile

 Que pouvait-il sortir d’une telle collaboration avec des non-chrétiens et des idéologues venus de toutes parts ? « Une construction purement verbale et chimérique, où l’on verra miroiter pêle-mêle et dans une confusion séduisante les mots de liberté, de justice, de fraternité et d’amour, d’égalité et d’exaltation humaine, le tout basé sur une dignité humaine mal comprise. Ce sera une agitation tumultueuse, stérile pour le but proposé et qui profitera aux remueurs de masses moins utopistes. Oui, vraiment, on peut dire que le Sillon convoie le socialisme, l’œil fixé sur une chimère. »

 L’ultime avertissement

Les sillonnistes allaient jusqu’à oser « entre l’Évangile et la Révolution des rapprochements blasphématoires » et à dépouiller le Christ de sa divinité pour attirer le plus grand nombre.

Citons alors cet ultime avertissement : « Qu’ils soient persuadés que la question sociale et la science sociale ne sont pas nées d’hier ; que, de tout temps, l’Église et l’État, heureusement concertés, ont suscité dans ce but des organisations fécondes ; que l’Église, qui n’a jamais trahi le bonheur du peuple par des alliances compromettantes, n’a pas à se dégager du passé et qu’il lui suffit de reprendre, avec le concours des vrais ouvriers de la restauration sociale, les organismes brisés par la Révolution et de les adapter, dans le même esprit chrétien qui les a inspirés, au nouveau milieu créé par l’évolution matérielle de la société contemporaine : car les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires, ni novateurs, mais traditionalistes. »

Suivaient quelques mesures pratiques pour arracher les âmes à cette débâcle et pour définir une véritable action sociale catholique. Nous n’avons pas besoin d’ajouter que ces propos qui, prononcés par un saint, sont illuminés de sainteté, décrivent à l’avance une situation dans laquelle, faute d’avoir écouté la voix du Magistère, le monde actuel est enfoncé politiquement, socialement, et religieusement. Qu’on le reconnaisse ! Saint Pie X est toujours actuel ; aujourd’hui c’est la démocratie qui est vieille. Écoutons-le nous appeler à restaurer la société sur des bases saines, expérimentées et salutaires. En la purgeant de la démocratie…

Maurras six ans plus tôt…

Charles Maurrras avait admiré l’intelligence et la générosité de Sangnier jusqu’au jour, le 25 mai 1904, où celui-ci crut bon d’écrire dans le journal du Sillon : « Pour un esprit dégagé de toute superstition, un impérieux dilemme doit tôt ou tard se poser : ou le positivisme monarchiste de l’Action française ou le christianisme social du Sillon » ! Ce fut l’origine du Dilemme de Marc Sangnier, l’un des plus lumineux textes de Maurras. Nous rappelons ici seulement quelques points. Faux dilemme, répondit Maurras dès le 1 er juillet dans L’Action Française, alors bimensuelle, « dépourvu de valeur logique et de sens réel », parce que dire que les lois naturelles existent, que l’expérience les dégage après que l’observation en a recensé les faits ne saurait contredire les justifications métaphysiques qui en constituent pour les chrétiens le vrai fondement.

« Les lois naturelles existent ; un croyant doit donc considérer l’oubli de ces lois comme une négligence impie. Il les respecte d’autant plus qu’il les nomme l’ouvrage d’une Providence et d’une bonté éternelles. »

Et de prendre l’exemple de Godefroy de Bouillon, de sainte Jeanne d’Arc, de saint Vincent de Paul, qui n’ont jamais réalisé leur mission chrétienne en méprisant les conditions temporelles, expérimentales, du succès de leurs entreprises. Maurras alors s’étonnait : « Notre philosophie de la nature n’exclut pas le surnaturel. Pourquoi Sangnier, dans son surnaturel, ne sous-entend-il pas la nature ? » Séparer les deux ordres était nettement contraire à la tradition thomiste… Le fondateur du Sillon écrivit alors à Maurras une lettre publiée dans L’Action Française du 15 août où il disait que la démocratie qui restait à mettre en route est le régime qui devait « porter au maximum la conscience et la responsabilité de chacun ». Étant donné « l’effort évolutif des sociétés humaines », il y aurait de plus en plus d’hommes dans ce cas : la démocratie sera toujours en devenir… « Nous continuons notre route vers l’avenir », écrivait-il. Sangnier rêvait d’un État fondé sur la vertu Ainsi, Sangnier rêvait d’un État dont le fondement serait la vertu. On nageait en plein rousseauisme… Maurras n’avait aucun mal à répondre que, bien sûr, la vertu est belle et que la chrétienté a suscité de grands élans d’héroïsme et de sainteté, mais que si les motifs surnaturels sont d’un prix infini, c’est « à condition qu’ils soient guidés et définis par la vénérable sagesse de l’Église », laquelle, sachant que la seule prédication du bien ne saurait suffire à transformer une société, a toujours voulu multiplier, pour encadrer l’individu, les habitudes, les institutions, les communautés qui le portaient à surmonter ses penchants égoïstes ou les « illuminations » de sa sensibilité. La confiance en l’homme est trompeuse… Pas de bonnes mœurs sans de bonnes institutions ! Enfin, poursuivait Maurras, « être sublime à jet continu, héroïque à perpétuité, tendre et bander son cœur sans repos et dans la multitude des ouvrages inférieurs qui, tout en exigeant de la conscience et du désintéressement, veulent surtout la clairvoyance, l’habileté, la compétence, la grande habitude technique, s’interdire tous les mobiles naturels et s’imposer d’être toujours surnaturel, nous savons que cela n’est pas au pouvoir même des meilleurs ».

Et de constater : « Quand la France fut-elle plus croyante et plus vertueuse qu’aux XIIe et XIIIe siècles ? C’est aussi le moment où elle fut le plus monarchique, le plus féodale, le plus « corporative » et le moins individualiste, c’est-à-dire le plus étrangère au système démocratique républicain cher à Sangnier. »

Maurras avait très tôt deviné l’erreur politique qui pouvait découler d’une erreur religieuse fondamentale puisqu’elle portait sur la place de l’homme dans l’ordre de la Création. Et son analyse allait être confirmée par le saint pape six ans plus tard.

Michel Fromentoux, membre du Comité Directeur de l’Action Française

 

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Zemmour et la compétence

Zemmour et la compétence

Malgré les apparences, la compétence a un rapport avec la politique. La République a proclamé son amour pour elle. Elle en a fait un moyen de sélectionner ses élites. L’une des revendications qui ont mené à la Révolution française était de prendre en considération le mérite plus que la seule naissance dans l’attribution des postes. Ce n’était pas illégitime : le bon sens et la mobilité de l’ancienne monarchie (Suger était fils de serf) avaient parfois cédé devant les scléroses de l’ancien régime finissant. Mais le progrès aussi a ses scléroses, et l’on a fini, à travers la méritocratie, par ne plus évaluer les hommes qu’en fonction de leurs diplômes et d’une forme restreinte du mérite, intellectuelle et technique.

Ainsi s’ouvrit l’ère des technocrates, énarques, polytechniciens et autres, qui fut celle de la Compétence : entendez par là la faculté de reproduire un certain discours au moyen d’un langage et de références communs, de se plier fidèlement à certaines habitudes de pensée, dans le cadre d’un système de valeurs donné.

La hiérarchie des valeurs est la clef de la notion de compétence politique. Dans la cinquième république, il est reconnu par exemple qu’on ne peut être apte à gouverner et compétent si l’on ne connaît pas les ponts-aux-ânes de l’Économie, du budget et de la monnaie. Mais on peut très bien être tenu pour apte à gouverner et compétent quand on n’entend rien à l’histoire ni à l’identité du peuple français. Telle la clef qui ouvre le concept de compétence et son utilisation dans le combat politique. Lors du récent débat Zemmour / Le Maire, Bruno a gagné par exemple, il a été déclaré plus compétent face à son affectif adversaire. Lors du débat présidentiel de 2017, Emmanuel fut dit compétent et Marine nulle. Lors de la crise des gilets jaunes, les demandes de ceux-ci ont été décrétées incohérentes, hétéroclites et somme toute incompétentes.

Cela nous amène à refuser le primat de la compétence en politique.

Il ne s’agit pas bien sûr de recruter ignares et empotés, mais de constater que, sous couleur de choisir objectivement en fonction de la compétence, le système opère en fait un choix moral, idéologique et politique.

Nous ne devons pas nous y soumettre. Quand certains, constatant avec justesse que Marine fut mauvaise contre Macron, fondent sur son incompétence la nécessité de se débarrasser d’elle, puis leur Zemmourolâtrie, ils commettent une double erreur. Marine mérite une critique, mais pas selon ce critère. Et son insuffisance ne suffit pas à rendre la candidature de Zemmour bonne. De même, la médiocrité de Zemmour face à Le Maire ne suffit-elle pas à faire de sa candidature une catastrophe. Nous devons juger gens et choses sur nos propres critères, non sur ceux de l’ennemi.

Le mot compétent fait partie du vocabulaire intimidant que la caste des dirigeants oppose à la partie rétive de la population pour lui ôter la parole. C’est une violence et une confusion, qu’il est facile de distinguer dans le cas des gilets jaunes. Quand ils disaient « Vox populi, vox Dei », les anciens Romains ne s’y laissaient pas prendre : ils savaient le peuple incompétent dans le détail des décisions propres à sauver la patrie, mais sacré, donc sacrément compétent, infaillible, dans son cri exigeant le salut de la patrie. Les gilets jaunes en leur début furent la Vox Populi. De même les Français qui tendent leur espoir vers Zemmour ou Le Pen sont-ils la Vox Populi.

Nous devons donc rétablir notre échelle de valeurs, partant nos critères de compétence : dans l’incendie, n’en déplaise à Néron, la compétence du pompier l’emporte sur celle du poète. Quand il y va de la survie de la France, la compétence du patriote prime celle du grand commis. Du temps que la Cinquième ressemblait à une monarchie élective, De Gaulle ou Pompidou, malgré leurs défauts et leurs crimes, ne se laissaient pas abuser par les prestiges des compétences techniques : ils exigeaient, un peu à la manière de Louis XIV, que les « hommes spéciaux » (ainsi parlait le grand roi des jardiniers et des contrôleurs des finances) leur apportent leurs conseils en une page claire compréhensible par tout homme de sens.

Pour rétablir la France, le vote reste aujourd’hui un moyen. Celui qui veut avoir nos voix devra subordonner le détail des programmes au salut du pays ; dans la campagne, cela signifie refuser les controverses lilliputiennes pour s’en tenir à l’essentiel. Il faut pour cela l’autorité, la rectitude doctrinale, le courage dans l’esprit et la hauteur nécessaire. Le Pen père en eut quelque chose. Ses successeurs ne convainquent pas pour l’instant. La monarchie transmettait ces choses par l’hérédité et la tradition qui l’entourait. En attendant son retour, qu’il nous faut préparer, ceux qui entendent œuvrer pour la France doivent jouir de ces qualités exceptionnelles. Des compétences, on en trouve partout, mais cela, ça ne se trouve pas dans le pas d’un cheval.

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Le Grand Colbert

Le Grand Colbert

Le Grand Colbert a été, de 1661-1665 jusqu’à sa mort en 1683, un des principaux ministres de Louis XIV (1643-1715), cumulant économie,finances, travaux publics, industrie, commerce, agriculture, marine et culture. Il a accompli une œuvre importante, voire essentielle, dans tous ces domaines. Si lui ont toujours échappé l’armée de terre, les fortifications, la diplomatie, la justice, ceci ne l’a pas empêché d’accomplir une œuvre législative, en particulier de droit commercial, le célèbre Code noir, humanisant l’esclavage. Il a supervisé le chantier de construction du Louvre, puis celui du Château de Versailles.

Jean-Baptiste Colbert a été un modèle de serviteur de l’Etat, animé par une grande vision de la France. Le tout a été accompli, sous la supervision directe de Louis XIV, roi particulièrement consciencieux. Quelle a été l’action réelle de Colbert ? Est-elle à la hauteur de la propagande d’Etat qu’il a su construire, à sa gloire, dès son époque, avec des écrivains et artistes talentueux ?

Colbert est devenu très vite, un mythe historique. Il a su mettre en œuvre sa propre propagande, celle du ministre exemplaire, alliant sérieux, compétence, désintéressement et surtout courage politique -n’hésitant pas à contredire le roi dans l’intérêt de l’Etat-. Il a dressé symboliquement, sa propre statue, face à de mauvais ministres, Mazarin, mal organisé, et Fouquet, prévaricateur.

Cette image a été reprise au XIXème siècle, en voulant faire de Colbert, un champion de la bourgeoisie, classe montante au service de la France, opposé à une noblesse plus ou moins parasite, voire fauteuse de guerre civile. A l’inverse, à partir des années 1970, des penseurs, marqués par les théories économiques libérales ou ultralibérales, ont attaqué Colbert, jusque-là à peu près consensuel, et ont voulu voir en lui un précurseur du socialisme, donc d’une politique économique inefficace.

Colbert a été un grand serviteur de l’Etat, ceci ne fait aucun doute. Il a essayé, avec des succès variables, de développer l’économie française. Il est issu en effet de la bonne bourgeoisie de Reims, de la banque -pour utiliser un terme moderne- et de la haute administration -les bureaux des ministres, Le Tellier puis Mazarin-. Ce Colbert, petit commerçant, a été une calomnie, du duc de Saint-Simon, mémorialiste au grand talent littéraire mais très mauvaise langue, calomnie reprise au premier degré et retournée positivement au XIXème siècle. Colbert a prétendu lui, durant toute sa vie, à des origines nobiliaires écossaises, fantaisie familiale délirante qui a beaucoup fait rire en son temps et au siècle suivant, car ses descendants, et eux seuls, y ont cru. Il n’était donc nullement quelque champion d’une classe bourgeoise (concept, du reste, inventé au XIXème siècle). Cette petite faiblesse de prétentions nobiliaires, s’explique par le contexte social de l’époque, et n’enlève rien au génie du personnage.

Il faut, bien sûr, se méfier terriblement des opinions idéologiques qui font fi du contexte chronologique. Par exemple, Colbert n’a certainement pas inventé le socialisme deux siècles avant Karl Marx. Ce n’est tout simplement pas sérieux. Colbert a multiplié les encouragements au secteur privé, à commencer par des législations nouvelles, favorables au commerce et à la navigation, et n’a tout simplement jamais eu l’idée d’une économie collectiviste (contresens par rapport à sa pensée profonde).

UN TRÈS GRAND MINISTRE ET UNE FAMILLE AU SERVICE DE L’ETAT

Jean-Baptiste Colbert de 1619 à 1683, a été un ministre possédant un vrai génie de l’organisation administrative, talent aussi rare que précieux pour les Etats. Il a su allier réflexions théoriques et capacités pratiques. Bourreau de travail, il a eu pour seule passion la bibliophilie ; dans cette discrète et très honorable passion, il est devenu assez vite un expert, un amateur au goût très sûr ; après sa mort, ses acquisitions ont enrichi les fonds de la Bibliothèque Royale.

Colbert a certes fait la fortune de sa famille, ce qui a pu choquer rétrospectivement, mais correspondait parfaitement à la coutume du temps. L’enrichissement ne devait pas cependant être disproportionné, scandaleux, comme ce fut le cas avec Fouquet, disgracié et arrêté en 1661. La fortune des Colbert est restée inférieure à celle des grands cardinaux-ministres, Richelieu et Mazarin. Culminant pour toute sa famille, à son apogée vers 1680, à 10 millions de livres, elle est restée dans la norme des très grands ministres de l’époque, à l’étranger (Autriche, Angleterre, Espagne) comme en France, et s’avère comparable à la fortune de la grande famille concurrente des Tellier-Louvois.

Colbert a promu des talents véritables, issus de sa famille, dans ses départements ministériels. Les sujets médiocres, y compris un de ses fils, ont été écartés ou placés à des niveaux correspondant à leurs talents réels. Beaucoup de Colbert, neveux ou cousins, ont été de bons ministres, du vivant du Grand Colbert comme par la suite, en particulier dans les affaires étrangères, les finances, la marine.  Nombre de ces fils, neveux, cousins, sont morts à la guerre, pour la France. La prétention nobiliaire n’a pas été qu’une extravagance ridicule de cette famille ; elle en avait assumé, de manière vaillante, toutes les conséquences. La famille Colbert a d’ailleurs été assimilée in fine, à la noblesse, du fait d’actions exemplaires au service de l’Etat, suivant le modèle ancien de service de la Monarchie.

QUELQUES ACTIONS ESSENTIELLES DE COLBERT

La modernisation de l’Etat par Colbert a certes été relative, limitée, mais néanmoins remarquable : Il a imposé des méthodes de comptabilité rigoureuses, pour l’époque. Il a veillé à améliorer les méthodes de perception des impôts : les contribuables, surtout les plus modestes -il s’est beaucoup inquiété des impôts écrasants les paysans-, ont donc un peu moins payé, et l’Etat a davantage reçu… Les urgences des guerres, à partir de 1672, ont empêché de pousser jusqu’au bout la logique des réformes ; une véritable administration fiscale moderne ne sera mise en place que dans les années 1800. Mais il faut saluer les indéniables progrès accomplis.

Colbert a développé une vision d’une France autosuffisante, d’une France exportatrice, n’important plus, ou nettement moins, les produits de consommation courante et de luxe. Il a beaucoup réfléchi à la compétitivité française, avec une vraie politique douanière protectionniste, de défense des productions nationales. Dans l’ensemble, cette politique économique a été une réussite, avec le développement d’un secteur du luxe, des vêtements aux miroirs, resté réputé (un des très rares domaines d’excellence de la France désindustrialisée des années 2020). Les tapis de la Savonnerie et les glaces des Gobelins, ont marqué leur temps, jusqu’au siècle suivant.

Colbert a ressuscité notre marine, et lancé la colonisation effective du Canada. La marine de guerre, reconstruite déjà deux fois dans la première moitié du XVIIème siècle, par Henri IV et Sully, puis par Richelieu sous Louis XIII, avait été négligée dans les années 1640-1650 du fait du caractère prioritaire des fronts terrestres ; citons l’interminable guerre contre l’Espagne (1635-1659), menaçant Paris depuis les Pays-Bas espagnols (future Belgique, alors étendue jusqu’à l’Artois), et les ravages de la guerre civile de la Fronde (1648-1653).

Dans les années 1660-1670, Colbert a accompli une œuvre remarquable de reconstruction de la marine de guerre française, qui a été, pour une des rares fois de notre histoire, la première d’Europe, et même du monde. Colbert a veillé à multiplier les chantiers de construction et les bases navales, pour l’entretien et la protection des flottes ; il a développé Brest et Toulon, restées les principales bases navales de notre marine jusqu’à aujourd’hui. Il a organisé le recrutement des équipages, en inventant le système de l’inscription maritime, sorte de service militaire spécifique pour les gens de mer, contre des indemnités et des compensations réelles. En amont, il a réorganisé la gestion des forêts afin d’approvisionner les chantiers navals, avec les considérables quantités de bois nécessaires.

De même, il a veillé au développement de la marine de commerce, via de grandes compagnies commerciales à chartes, une des bases essentielles de la puissance des Etats. Toutefois, ces tentatives n’ont été que des demi-réussites, du fait de l’agressivité des marines de guerres ennemies et de la perturbation des échanges, causée par les guerres quasi continuelles, après 1672.

Le peuplement du Canada a été pensé comme une politique indispensable pour permettre une implantation française durable en Amérique du Nord, face à la menace mortelle des colonies britanniques voisines. Le Québec actuel, dans ses réalités humaines, lui doit son existence ; les quelques milliers de colons, hommes et femmes (orphelines le plus souvent) envoyés au Canada, ont constitué la base humaine des Canadiens-Français. Il est dommage que cette politique de peuplement n’ait pas été poursuivie par la suite. Une Nouvelle-France plus peuplée aurait résisté à l’offensive majeure britannique des années 1750-1760. 

UN SERVITEUR DE L’ETAT EXCEPTIONNEL, D’UN TYPE HELAS TROP RARE DANS NOTRE HISTOIRE

Le Grand Colbert a donc été un serviteur génial de l’Etat, non seulement un homme doté de grandes aspirations pour la France, mais aussi un homme rigoureux, pratique, qui a tout fait pour mettre ses visions en œuvre, et a rencontré un réel succès. Il est dommage que ses recommandations n’aient pas davantage été suivies, le siècle suivant, siècle durant lequel a manqué à l’Etat et à la Monarchie, un grand serviteur de la stature de Colbert.

Octave THIBAULT

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Zemmour panique

Zemmour panique

Ce n’est pas un anglicisme. Ce titre ne dit pas que Zemmour ressentirait ou provoquerait de la panique, le mot étant substantif, lié à Zemmour par une sorte de génitif saxon. Non. Il est construit selon la syntaxe française la plus ordinaire. Et avec un vocabulaire classique. Ainsi ne veut-il pas dire non plus que Zemmour s’affolerait, panique étant pris pour un verbe, selon l’abus assez fréquent aujourd’hui. Non. Panique est ici l’adjectif relatif au dieu Pan. Le titre signifie donc que Zemmour et les réactions qu’il provoque ont quelque chose d’irrationnel dont il faut voir le modèle du côté de Pan.

Cela n’est pas une allusion aux accusations de quelques jeunes femmes qui reprochent au journaliste-candidat de les avoir poursuivies avec trop d’insistance. Malgré son physique caprin, Zemmour n’est ni faune, ni satyre, ni sylvain, ni silène, on ne lui a pas vu pousser de pieds de bouc ni d’appendice ithyphallique : mais il joue avec art de cette flûte de pan qui mène les foules. Exilé de l’Olympe pour sa laideur, Pan vécut sur la terre parmi les troupeaux et triompha par sa flûte. Exilé de l’ENA par son échec, Zemmour vécut parmi les journalistes et y triompha en découvrant la musique sublime qui touche le cœur des hommes. On l’a vu sur CNews et lors du meeting de Villepinte, Zemmour s’y comporte en chaman un rien orphique. Il inspire l’enthousiasme de ses adeptes. Je recopie ici le début de la définition d’enthousiasme dans le dictionnaire du centre national lexical de Nancy (j’en recommande l’usage), première acception, celle des religions non-chrétiennes : « État d’exaltation de l’esprit, d’ébranlement profond de la sensibilité de celui qui se trouve possédé par la Divinité dont il reçoit l’inspiration. » L’exaltation que suscite Zemmour rappelle la coupe du monde de football de 1998, et un et deux et trois zéro, ou celle de 2012, coup de boule. Nous sommes dans un transport en commun, d’amour ou de haine.

Ici l’on touche le point important : les réactions que suscite Zemmour ressemblent à celles d’une foule, ou d’une théorie de Bacchantes dont la tête et le corps se trouvent agités de vapeurs diverses et de mouvements qui ressemblent à la transe. Il ne s’agit pas ici de « psychiatriser » les Zemmourolâtres ou les Zemmouroclastes, il s’agit de constater que le débat actuel est sorti de la rationalité pour entrer dans l’enthousiasme, sinon l’hystérie. Chacun aura pu constater, au gré des réunions d’amis ou de famille (ne parlons pas de Facebook), qu’il est impossible de débattre de Zemmour, ou même d’en converser posément. Comme pour l’Affaire Dreyfus jadis ou le Covid aujourd’hui, quand on y entre, il faut laisser tomber l’espoir d’une quelconque nuance, d’un peu de paix, d’un semblant de raison. L’agression est la règle, l’incompréhension de rigueur. La controverse n’apporte qu’aigreur et division, sans une lueur pour sortir de la confusion.

Je l’avais déjà constaté dans un petit livre paru en 2014, A poil Zemmour, où je m’étonnais de ce dialogue de sourds entre l’adulation des fidèles et l’exécration des ennemis. 

Mon propos d’alors, qui me semble aujourd’hui plus urgent que jamais, était de ramener la question à des proportions plus justes, de sortir d’une guerre des fantasmes pour entrer dans une observation tranquille de la réalité, du personnage, de ce qu’il a dit et écrit, de ce à quoi il sert. Le tout guidé par Racine et Britannicus. Zemmour en effet, s’il a suscité chez une part du peuple français le même enthousiasme qu’inspira à Néron la jolie Junie, devrait s’inspirer de la lucidité de celle-ci : « J’ose dire pourtant que je n’ai mérité / Ni cet excès d’honneur ni cette indignité ». Si l’on poussait la comparaison, ce que Boileau ne recommande pas, on noterait que Zemmour engendre par ses paroles l’enthousiasme que Junie causait « dans le simple appareil / D’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil ». 

La question à se poser est la même dans les deux cas : comment l’affect ainsi stimulé agit-il sur la fiabilité du jugement politique ?

Ici vient le moment de dévoiler l’intention du présent article. Perdus dans ce phénomène panique, les amoureux de la France se sont divisés. On connaît tous d’excellentes gens, qui ont cru de bonnes choses et mené de bons combats, et qui aujourd’hui Zemmourodules vous accablent d’injures à la moindre réserve.

Sortir du panique permettra d’abord la réconciliation de ceux qui aiment la France. 

Deuxièmement, dans son répertoire, Zemmour dit aussi de bonnes choses, et c’est pour ces bonnes choses qu’il est accablé par l’ennemi : en faire l’analyse réfute l’ennemi et permet en quelque sorte d’exploiter le bon côté du phénomène Zemmour. Enfin, surtout, la perception précise des erreurs, insuffisances et prestiges de Zemmour amènera naturellement à définir concrètement la bonne position politique à prendre. Voilà le programme de quelques-uns de mes prochains articles, que l’actualité ne va pas manquer de nourrir.

Martin Peltier

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Une tyrannie sanitaire pour toujours ?

Une tyrannie sanitaire pour toujours ?

PLUS LE TEMPS passe, plus l’on découvre chaque jour davantage un coin du voile quant à l’horreur dans laquelle nous devons vivre actuellement et plus encore quant à la tyrannie où nous allons devoir survivre coûte que coûte. En mars 2020, lors du premier confinement, on évoquait une pandémie qui durerait quelques mois, peut-être un an. Puis on a reculé la fin de la crise à l’été 2021, ainsi que l’avait déclaré Macron dans l’un de ses nombreux et interminables discours sur le sujet, puis à début 2022, puis à 2023, et voilà qu’on nous parle désormais d’un virus qui pourrait durer dix ans. Comme pour nous habituer à des restrictions inouïes de liberté, non pas temporaires mais définitives. Et lorsque l’on a perdu une liberté, il est très difficile de la reconquérir, de la recouvrer. On finit même au bout d’un certain temps par en perdre le goût, la notion, l’idée. Un peu comme ces personnes que l’on n’a pas revues ni entendues depuis de très longues années et dont on finit peu à peu par oublier la forme du visage et jusqu’au timbre de la voix. Et si des libertés se perdent, de nouvelles habitudes de servitude se créent. C’est ainsi par exemple qu’il est désormais courant de voir des gens porter le masque même dans leur voiture, même dans la rue, là où pourtant il n’est pas encore obligatoire. Mais l’habitude est prise : on finit par oublier de l’enlever, il devient comme un second vêtement, comme une combinaison, pis pour certains il devient indispensable pour conjurer leur peur. 

C’est à cela aussi qu’on mesure à quel point la mise en esclavage de l’humanité, et singulièrement de l’Occident, est aujourd’hui avancée. Quelle tristesse de voir tous ces gens porter sans cesse le masque, même là où il n’est pas formellement imposé, alors qu’il y a trois ans à peine nous étions tellement fiers de cette révolte gauloise des gilets jaunes ! Il serait d’ailleurs intéressant de quantifier le nombre de gilets jaunes actifs à l’époque qui ont hélas aujourd’hui intégré les mots d’ordre de la tyrannie sanitaire avec sa muselière physique, ses gestes dits barrière qui nuisent à la spontanéité, à l’affection, à la chaleur humaine, à l’expression physique des sentiments. Nous sommes des êtres de chair et de sang et empêcher tout contact physique, toute embrassade, toute accolade, tout franc et chaleureux serrement de mains n’est pas anodin, n’est pas sans conséquence. Il n’est pas d’amour et d’amitié, il n’est que des preuves, des actes d’amour et d’amitié. Et le monde virtuel, froid, glacial et glaçant dans lequel nous entrons est infernal. Il est le contraire de notre civilisation de l’Incarnation et repose sur la méfiance systématique de l’autre considéré comme un contaminateur potentiel, comme un tueur en puissance, à l’instar de l’automobiliste traité comme un délinquant en puissance, ou le Français de souche suspecté d’être un raciste, un xénophobe voire un antisémite.

LES CONTRAINTES et les brimades s’enchaînent, se multiplient, s’ajoutent les unes aux autres, comme les variants : après le Delta, c’est désormais l’Omicron (qui rime avec Macron !) Quant à la troisième dose, d’abord réservée aux personnes âgées de 65 ans et plus, elle est finalement imposée à partir du 15 janvier 2022 aux plus de 18 ans. L’objectif est de vacciner toute la population. Les médecins qui se succèdent sur le petit écran (cette crise aura marqué le total naufrage et l’indignité absolue de la médecine actuelle complètement stipendiée, à de rares exceptions près, il faut le dire et le dénoncer !) évoquent désormais une vaccination des enfants de 5 à 11 ans, et nul doute que l’injection concernera à moyen terme les nourrissons. Et alors même que, contrairement à ce que l’on nous avait affirmé, la main sur le cœur et le menton en avant, la vaccination n’empêche pas les gens de contracter le virus, ni d’être contagieux. Autrement dit on ne cesse de nous mentir et de nous manipuler. Si l’on voulait résumer la situation présente, on pourrait la décrire en une courte phrase : on a menti, on ment, on mentira. Pour contraindre tout un chacun à se faire piquer, on a dans un premier temps rendu les tests antigéniques et PCR payants, puis, depuis le 29 novembre, leur validité a été réduite de 72h à 24h, ce qui rend la vie des non-vaccinés impossible s’ils veulent prendre le train, aller au restaurant, visiter un patient à l’hôpital, voyager, bref avoir la moindre vie sociale. Sachant de surcroît que beaucoup de pharmacies ne réalisent pas ces tests, que celles qui les font sont surchargées, que le temps d’attente est souvent considérable et qu’il est loin d’être toujours possible techniquement de pouvoir les renouveler tous les 24 heures faute de disponibilité, c’est la galère permanente pour les non-vaccinés. 

Peut-on imaginer pire brimade que ce que l’on vit actuellement ? Déjà écrasés par les taxes et les impôts, flashés par des milliers de radars sur toutes les routes et autoroutes de France, traînés devant les tribunaux de leur République dès que, sur les réseaux sociaux, la famille traditionnelle et la morale naturelle sont défendues (délit d’homophobie), que la submersion migratoire et le Grand Remplacement sont refusés (délit de racisme), que la version obligatoire et officielle de la Seconde Guerre mondiale est contestée (délit de négationnisme considéré comme de l’antisémitisme), les Français subissent une occupation et une tyrannie dont beaucoup hélas n’ont pas pleinement conscience, anesthésiés qu’ils sont par les media audiovisuels et n’ayant plus de solides repères moraux et spirituels. 

NE NOUS Y TROMPONS pas. Le déconfinement de nos libertés n’est pas pour demain. Ils ne relâcheront jamais la pression, bien au contraire. La mise en servitude se veut définitive, irrévocable, inexorable. Déjà, le 13 janvier 2021, le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, laboratoire ayant fabriqué un vaccin contre le covid 19 (que d’aucuns appellent fort justement le covid 1984), déclarait le plus tranquillement du monde que le coronavirus serait là « pour toujours ». L’OMS avait déjà annoncé que ce virus pourrait devenir endémique et ne jamais disparaître. Stéphane Bancel est allé encore plus loin, affirmant de manière péremptoire que « le SRAS-CoV-2 ne disparaîtra pas. » Et le PDG de Moderna d’ajouter avec gourmandise : « Nous allons vivre avec ce virus, nous pensons, pour toujours ». Et où ce milliardaire a-t-il fait cette déclaration ? Nous vous le donnons en mille : lors d’une table ronde consacrée à la santé et organisée par la banque américaine JP Morgan, ainsi que l’avait rapporté la chaîne de télévision américaine CNBC. Les liens entre la science (ou ce qui en tient lieu) et la haute banque sont on ne plus étroits et manifestes. C’était déjà le cas du temps de Drumont. Les choses ne se sont pas arrangées depuis. Et tout cela n’est évidemment pas pour notre bien. On le voit, la réalité dépasse la fiction. Les autorités sanitaires devront surveiller en permanence les nouveaux variants du virus, qui ne cesseront d’apparaître et de se répandre, avait ajouté, lors de ce colloque, le patron du laboratoire Moderna, faisant décidément preuve de prescience, afin que les scientifiques puissent produire sans cesse de nouveaux vaccins pour les combattre, avait-il ajouté. Des vaccins ô combien lucratifs pour les laboratoires et dont il faut rappeler qu’ils sont réalisés à partir de fœtus vivants d’enfants avortés, ce que l’on se garde bien de nous dire.

Il faudra vivre avec ce virus pour toujours nous dit le PDG de Moderna. Jamais les gens ne retrouveront leur vie d’avant, le monde d’avant, avait parallèlement prédit Jacques Attali. Jamais, toujours, voilà des adverbes particulièrement forts et définitifs dont l’emploi n’est certainement pas innocent et qui en disent long sur ce que l’oligarchie, l’hyperclasse mondiale nous réserve.Et face à cela, il faut résister de toutes nos forces. Nous armer intellectuellement, psychologiquement, mentalement, spirituellement. Par la prière et la méditation. Par les amitiés vraies. Par les bonnes et saines lectures. Par la réflexion personnelle. En faisant appel à son bon sens, à sa vigilance, à son esprit critique et à sa capacité d’insoumission active. Car le pire est de céder, de se soumettre pour avoir la paix, ce qui est parfaitement illusoire (on nous parle déjà d’une 4e, 5e, 6e et même 7e dose, d’un abonnement vaccinal à vie, de passes sanitaires transitoires, rapidement caduques, et sans cesse à renouveler ; notre situation est bien pire que celle des immigrés bénéficiant du renouvellement automatique de la carte de séjour ou de la naturalisation, elle aussi automatique, à 18 ans). Ne devenons pas comme Winston, héros du livre 1984, et résistant à Big Brother qui, à force de rééducations, d’odieuses et habiles manipulations, de pression sociale, de tortures mentales voire physiques, finit par abdiquer, par totalement se soumettre, au point de constater, vaincu, que « la lutte était terminée (et qu’) il aimait Big Brother ». Phrase terrible, effrayante, poignante sur laquelle se referme le livre prophétique de George Orwell. 

Editorial de Jérome Bourbon, Rivarol du 29 novembre 2021

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