L’Echo d’Action Française  

L’Echo d’Action Française  

Sommaire de L’Echo d’Action Française  Numéro 20 :

 

Editorial : Macron réélu par le Bureau Politique de l’AF
En attendant le Roi par Guillaume Staub
Humeur du temps par Philippe Champion
Qu’est-ce que le Politique ? par Robert Divoz
Le danger du tout-numérique par l’abbé P. Bourrat
Les Droits de l’Homme contre la filiation par Pierre Magnard
International : Russie-Ukraine par Monsieur K

Hommage à Gérard Bedel

La réélection d’Emmanuel Macron sonne comme un appel à l’aide du Pays réel asphyxié par le régime républicain. Plus que jamais l’Action Française sera présente pour le défendre et pour préserver l’héritage en l’absence de l’héritier. Plus que jamais nous devons faire prendre conscience de la nécessaire révolution nationale et royale, avant qu’il ne soit trop tard. Fidèles, nous ne déserterons pas le combat. L’AF est libre devant l’argent, là est sa richesse mais là réside aussi sa fragilité. Nous avons besoin de vous, aidez-nous, c’est vital !

 

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Hommage aux patriotes tombés pour que vive la France en Algérie

Hommage aux patriotes tombés pour que vive la France en Algérie

Communiqué de l’ADIMAD-MRAF

 

Hommage aux patriotes résistants tombés pour que vive la France en Algérie

A l’occasion du soixantième anniversaire de la trahison et de l’abandon de l’Algérie, L’ADIMAD-MRAF invite les patriotes et les français, dignes de ce nom, à rendre un hommage solennel à tous ceux qui ont donné leur vie pour que l’Algérie reste Française. 

Rendez-vous le 13 mai 2022 à 11 heures à la stèle de Marignane,  au cimetière Saint-Laurent Imbert.


NI OUBLI, NI PARDON !

Militantisme : Affichons nos couleurs 

Militantisme : Affichons nos couleurs 

« Le militant, dernier rempart de la Cité »

Bientôt les élections législatives : « Qui n’a pas été député ne saurait se faire une idée du vide humain” disait Léon Daudet !

Nous vivons en campagne électorale permanente et la République ne vit que d’élections… Affichons nos couleurs d’Action Française : un stock important d’affiches et d’autocollants vous attend.

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Jeanne d’Arc par Maurras

Jeanne d’Arc par Maurras

Les privilégiés qui disposent du Dictionnaire politique et critique de Charles Maurras pourront y relire les pages émouvantes et pertinentes consacrées dans le tome deuxième à la sainte de la Patrie :

– Jeanne d’Arc et les Républicains (Action Française du 5 juin 1913, Pp.347-349).

– Sainte Jeanne d’Arc (Action Française du 7 avril 1919, pp. 349-351 )

– La figure de la Patrie (Action Française du 8 mai 1927, pp. 35 1-354)

– Autres leçons de Jeanne d’Arc (Action Française du 13 mai 1928, pp. 354-355 ). Nous en donnons ici un bref extrait.

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« Un autre trait doit être observé par toute la vie tragique de Jeanne d’Arc. Trait non de classe, mais de race historique, particulier à tout ce qui s’inspire un peu largement des traditions orales ou écrites de la France : c’est la florissante vigueur, la jeune hardiesse, la souplesse de sa raison. Les amateurs de poésie pure croient que la raison sèche l’âme ou opprime le cœur. Mais ont-ils apporté une once de critique à la lecture de l’interrogatoire de Jeanne ? Face aux arguties captieuses, une logique ailée s’allie au jugement le plus délicat. Il est de Jeanne d’Arc, le grand mot par lequel est jugée éternellement la méthode de diffamation assassine et qu’elle a dû jeter à quelque valet de greffier qui lui reprochait de n’avoir servi ni l’Eglise ni la Patrie : – Ah! Vous écrivez bien ce qui est contre moi, mais vous ne voulez pas écrire ce qui est pour moi! « 

« Ainsi la reine vierge des bons guerriers d’Action française pourrait aussi servir de protectrice et d’intercesseur à ceux de leurs amis qui ont été conduits à faire un usage public des puissances de la persuasion et de la raison. Elle en prêche l’exemple, et elle en donne les leçons, qu’il s’agisse de distinguer ou de réfuter, de conclure ou de rectifier. Ce jeune chef de guerre dont les inventions stratégiques sur le champ de bataille frappent les hommes de métier d’une stupeur pleine d’admiration, la voilà sans arme et sans compagnon dans la geôle, dans le prétoire. Réduite à elle seule, sans avocat ni conseiller, elle invente cette défense qui répand des nappes de lumières égales, traversées de soudaines brusqueries comparables aux divines fulgurations. L’amalgame inouï du sublime avec le bon sens !

« C’est contre cette enfant unique de la France, contre cet abrégé de tout ce que la chrétienté médiévale a produit et peut-être a rêvé de plus pur, que l’envahisseur étranger avait suscité toutes les autorités qu’il avait pu réunir, suborner, soudoyer. Je lis dans un discours, prononcé à la Cathédrale d’Orléans, par un évêque français, ce jugement terrible porté sur les juges ecclésiastiques par qui le bûcher de Jeanne fut allumé : Quels juges! Des hommes, a-t-on dit, dont la science théologique n’était qu’un moyen de faire leur carrière ; un Pierre Cauchon, devenu évêque et qui aspire au siège archiépiscopal de Rouen ; un Jean Beaupère, qui, lui, bien que manchot de la main droite, a su de la gauche faire râfle de riches prébendes ; un Nicolas Midy qui cumulait « tout, les titres et les bénéfices, les violences et les hontes » ; et d’autres personnages qui, quelques mois plus tard, au Concile de Bâle, feront figure de schismatiques.

« C’est devant un pareil tribunal que Jeanne subira d’interminables interrogatoires où par l’imprévu, la multiplicité et l’incohérence voulue des questions, on essaiera de la troubler et de la déconcerter. Quel drame! D’un mot, d’un geste, quand il semble qu’elle est perdue, elle écarte les subtilités dont on cherche à l’embarrasser, repousse les accusations mensongères, démasque les perfidies cachées et s’élève dans une atmosphère de pureté et de vérité ».

« Elle s’élève, c’est cela! Au-dessus des douleurs de la sentence. Au-dessus de la honte du tribunal. Dans cette vérité qu’elle sert et qui la défend. Une vérité qui la garde intacte, comme un cristal, comme un diamant, comme les pures flammes arrondies en bouquet autour de la martyre, au-dessus de la corruption et que rien ne saurait corrompre. Ce qui est, est. Ce qui a été, a été. Il n’y a rien de plus inviolable que les mérites et l’honneur d’un noble passé. Heureux qui appuie là-dessus les forces, les espoirs, les desseins du noble avenir ! »

N. B. Charles Maurras est encore l’auteur d’un petit livre introuvable Méditation sur la politique de Jeanne d’Arc, illustré par Maxime Real de Sarte.