La pince de crabe ou comment saisir le moment présent

La pince de crabe ou comment saisir le moment présent

Depuis l’hiver 2020, je collabore à un petit groupe informel de réflexion sur les moyens de résister puis de vaincre l’agenda oligarchique. Cet agenda mondialiste se décline en une guerre de bombardements des populations civiles de fausses nouvelles sur de très nombreux sujets pour rendre toute riposte impossible : fausse pandémie de C19 ou « plandémie », fausse monnaie requise par la nécessité de créer constamment toujours plus d’argent-dette, guerre hybride de l’Otan contre la Russie en Ukraine, attentats sous faux drapeau islamiste hier, sous faux drapeau « suprémaciste blanc » demain, fausse inflation ou « enflation », fausses pénuries ou « pleinuries »…

Les présentes réflexions se proposent de tracer des pistes de compréhension et d’action ayant quelque chance de succès.

Ceux qui voudraient parvenir à quelques résultats en ce domaine seraient bien inspirés de les lire avec attention et de s’y référer régulièrement. Si je ne peux garantir le succès des entreprises qui s’en inspireraient, je suis sûr de l’impossibilité de n’arriver à rien sans elles. Ces réflexions ne sont pas les miennes, elles sont le fruit du travail de plusieurs personnes parmi les plus éclairées que je connaisse.

Les événements de ces deux années auront été pour des millions de gens l’occasion d’un réveil, manifestant une méfiance toujours croissante vis-à-vis de la narration médiatique entretenue par les géants de l’industrie « culturelle » et de divertissement jouissant d’une position de quasi-monopole. 

Qui ? Qui sont ces gens qui se réveillent ? On entend, on lit, pour rendre compte de ce phénomène, que « les gens » se réveillent, que le Peuple se mobilise, que les peuples se mettent en marche et quantité de ce genre de sottises. Les peuples sont distincts les uns des autres, on peut dire ceci ou cela d’un peuple en particulier et ce n’est pas cela qui est en cause.

Mais LE Peuple, cela n’existe pas: chaque peuple considéré est composé de quatre groupes bien distincts et parfaitement identifiés. Cela vaut pour la terre entière, excepté peut-être quelques tribus de chasseurs-cueilleurs, comme celle qu’on devine sur l’Île d’Andaman.

Le Peuple, les Français, les gens, cela n’existe pas et ces mots doivent cesser d’être employés pour décrire ce qui est produit médiatiquement.

Je laisse de côté la question de l’immigration de remplacement qui viendrait tout compliquer, encore qu’il est assez aisé de comprendre Qui ? sert cette immigration de masse.

Les groupes qui composent chaque peuple considéré sont les suivants: l’Oligarchie, dont on peut dire qu’elle ne craint rien de plus que la mort physique.

Elle tient à son pouvoir et à son argent plus qu’à tout le reste, si l’on excepte la santé et la vie biologique. Elle est essentiellement matérialiste et existentialiste. Elle représente moins de 1 % de la population. Par commodité nous les désigneront comme le firent les mouvements Occupy par le 1 %. On peut dire que leur mot d’ordre est Domination.

Les chiens de garde. Ils sont au service de l’oligarchie. Leur fonction est de veiller sur le cours des choses. Ils tiennent à leurs fonctions de chiens de garde souvent plus qu’à leur propre vie ou à celle de leurs enfants. Imaginez comme ils considèrent vos vies ou celles de vos enfants, qui ne sont pas les leurs.

Évidemment, entrent dans cette catégorie les flics, les gendarmes, les militaires, de très nombreux fonctionnaires, presque toutes les professions ayant un uniforme ou en ayant eu un par le passé : infirmières, médecins, facteurs… À la notable exception des pompiers qui ont été une des très rares professions à avoir vu et dit la vérité du C19, y compris de façon collective, dans leurs organisations professionnelles.

Nous avons pu confirmer que les vigiles les plus obscurs, des directrices d’écoles, des sages-femmes, des concierges étaient le plus souvent des chiens de garde. Tous ceux ou presque qui sont en relation avec l’État, même à des échelons très modestes, sont susceptibles d’être des chiens de garde. Le Chien de garde croit en sa mission qu’il assimile à un capital de prestige. Le Chien de garde est attaché aux avantages matériels que lui confère sa position, à commencer par sa solde. Les chiens de garde représentent à peu près 8% du peuple. Leur mot d’ordre est Obéissance.

Le Cheptel. Le cheptel est composé de tous ceux qui trouvent qu’il est plus important d’être en accord avec le groupe, ses gardiens et sa direction oligarchique, plutôt que d’être en accord avec eux-mêmes ou bien pire encore, avec la vérité.

S’ils doivent choisir entre une vérité désagréable, si mince soit-elle,  et leur tranquillité, ils optent toujours pour celle-ci.

Les retraités étant des conformistes, les ‘boomers’ rentrent très largement dans la catégorie de ceux qui trouvent qu’on doit se battre pour que ce meilleur des mondes possibles reste aussi inchangé que possible. Malgré la vie moderne devenue une immense chaîne d’aliénations et de nuisances, le Cheptel considère que le cours des choses n’est pas si mauvais. Tant qu’il peut continuer de jouir de sa vie organique – manger, dormir, s’adonner à ses addictions aux écrans, au sucre raffiné, aux médicaments ou aux drogues, à l’alcool, au porno ou bien encore à n’importe quelle jobardises que propose cette société spectaculairement capitaliste, le Mougeon trouve que, finalement son sort n’est pas si mauvais.

Le Cheptel est matérialiste et vulgaire, même lorsqu’un Mougeon croit pouvoir se compter au nombre des croyants.

La croyance professée étant sans effet sur l’attitude du bétail, on peut donc parler ici de superstition. Le Cheptel représente 71% de la population. Son mot d’ordre est Conformité.

Les Réfractaires. Les Réfractaires sont réfractaires en raison de leur capacité à dire non au groupe. Ils trouvent en eux la force d’affirmer des options différentes voire contraires aux directives de l’Oligarchie, aux ordres des Chiens de gardes ou aux platitudes morbides du Cheptel.

Les réfractaires sont tels pour de bonnes ou pour de mauvaises raisons : il peut s’agir de personnalités border ayant un problème avec l’autorité, il peut même parfois s’agir d’une sociopathie, qui leur fait préférer leurs impulsions intérieures à des consignes sociales. Le plus souvent, il s’agit de personnes qui pour des raisons de tempérament, de caractère, d’éducation ou en raison des expériences et des épreuves qu’elles ont traversées, jouissent d’une confiance en elles et/ou de ressources intérieures qui leur permettent de prendre une distance salutaire vis-à-vis des attentes et des pressions conformistes du groupe social et de leur préférer des principes supérieurs : vérité, libertés, charité, compassion, etc.

Les Réfractaires représentent 20% de la population. Leur mot d’Ordre est « Non ! ».

Qui se réveille donc ?

 

Personne d’autre que des réfractaires, qui menaient des vies semblables à celles du Cheptel et qui activent en eux le réfractaire qui sommeillait. On ne réveille pas un membre du Cheptel. On ne débauche pas un Chien de garde, on ne fait pas d’entrisme dans l’Oligarchie. D’abord, parce que on naît ce que l’on est.

On naît Réfractaire, Bétail, Chien de garde ou Oligarque. On ne le devient pas.

Le cas s’est trouvé d’une réfractaire, identifiée et confirmée, qui était policière. Elle était vraiment réfractaire, mais elle avait choisi sa profession dans le contexte de la « normalité d’avant ». Elle avait opté pour cette dégradante profession avant son réveil comme réfractaire, devant la maltraitance de ses enfants.

Avant la folie et la tyrannie présentées comme la « nouvelle normalité ». Elle était écartelée par un dilemme: elle vivait très douloureusement l’insoluble contradiction entre le conformisme et le zèle de ses collègues, le silence dans lequel elle devait se murer pour ne pas se dénoncer comme réfractaire et sa certitude de vivre une expérience d’emprise totalitaire sur le corps social, la maltraitance sur ses enfants à l’école, la pression de la hiérarchie pour qu’elle se fasse injecter, etc., et sa vocation de policière.

On peut donc parfaitement être un réfractaire égaré au milieu du Cheptel ou pire, des Chiens de garde, mais on ne change pas de catégorie.

Chacun a fait l’expérience de l’intangibilité des Quatre catégories. Sûrement avez-vous tenté « d’éveiller » un être cher, un parent, un ami, un collègue, un conjoint parfois… Sans y parvenir.

Parce qu’on ne convainc personne de changer de catégorie.

On est Bétail, Chien de garde ou Réfractaire. Et on le reste.

Quelques mouvements seulement sont possibles: le réveil d’un réfractaire.

Si on parvenait à en réveiller beaucoup, on pourrait parler du Réveil des Réfractaires. Autres mouvements possibles, le renversement de l’Oligarchie, le « retournement » des Chiens de Garde, juste avant ou juste après la chute de l’Oligarchie, en fonction des rapports de forces qui auront été réalisés. L’anéantissement pur et simple des Réfractaires par les Chiens de Garde, sur ordre de l’Oligarchie, sous les applaudissements du Cheptel.

Il est très important de comprendre ces catégories essentielles pour qui veut vaincre l’agenda mondialiste.

Cette science nous permet « d’identifier l’ennemi », premier critère du Politique. L’ennemi, c’est l’Oligarchie, les 1%.

Les Chiens de garde, ceux qui donnent leur nom à toute la catégorie, entendue cette fois stricto sensu, les forces du désordre institutionnalisé – armée, gendarmerie, police, milices privées – sont les seuls obstacles entre les Réfractaires et une éventuelle prise du pouvoir.

Cette science permet également d’assigner des objectifs politiques réalistes, réalisables et chiffrés: puisqu’on ne convainc personne, qu’on ne « converti » personne, seuls les Réfractaires endormis ou isolés doivent être visés par les initiatives de propagande en vue de les réveiller, de les coaguler, de les cohérer et de les organiser. C’est à dire les structurer géographiquement – c’est le rôle des collectifs – de les hiérarchiser, c’est-à-dire qu’ils se donnent des chefs, de les mettre en mouvement, c’est-à-dire les amener à réaliser des objectifs dans le réel, dans l’action, en vue de modifier la situation, car le Politique c’est essentiellement l’agir.

Objectif réaliste et chiffré: coordonner le 0,1% réfractaires mobilisés dans les manifestations et les collectifs pour organiser les 8% de réfractaires conscients, pour éveiller les 12% de réfractaires assoupis ou isolés, persuadés d’être les seuls de leur espèce. Grouper les 20% de réfractaires en une force socio politique, pour créer les conditions d’une prise de pouvoir.

Il ne s’agit donc pas de « réveiller tout le monde », mais de grouper les réfractaires. 20% de « tout le monde », c’est un objectif atteignable, sachant leurs dispositions favorables. La tâche reste immense, mais elle devient réaliste, quand on la compare aux propositions océaniques ou à l’absence totale de pistes de travail que proposent les intellos, les géopoliticiens en cabinet, les influenceuses dissidentes ou les instagrameurs droitardés.

Nous verrons bientôt, si vous le voulez,  la question des moyens.

Monsieur K.

Avortement : les chiffres de 2021

Avortement : les chiffres de 2021

Selon les statistiques annuelles de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), publiées ce mardi matin, 223 300 avortements ont été enregistrés en France, en 2021. Un chiffre et un taux de recours stables par rapport à 2020.

Le taux de recours à l’avortement se maintient à 14,9 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2021 contre 15,6 ‰ en 2019.

C’est parmi les femmes âgées de 20 à 29 ans que les avortements restent les plus fréquentes : le taux de recours s’élève à 24,8 ‰ parmi les jeunes femmes âgées de 20-24 ans et atteint 27,2 ‰ pour celles âgées de 25-29 ans. En 2021, les taux de recours diminuent pour toutes les femmes âgées de moins de 30 ans, tandis qu’ils augmentent légèrement pour celles de 30 ans ou plus.

La baisse du nombre des avortements réalisés dans les établissements de santé s’est poursuivie (146 700 en 2021, contre 154 200 en 2020 et 171 000 en 2019), tandis que les avortements hors établissements continuent leur progression (76 600 en 2021 contre 62 100 en 2019). 76 % du total des suppressions de l’enfant à naître sont médicamenteuses, qu’elles soient réalisées en établissement ou non. Parmi ces avortements, 76 % sont réalisées à moins de huit semaines d’aménorrhée.

« Lire sous les Pommiers » le 9 octobre 2022 à TROUVILLE

« Lire sous les Pommiers » le 9 octobre 2022 à TROUVILLE

Notre amie Anne Brassié qui sera présente à la journée d’Action Française le 29 octobre prochain en Provence, vous convie à cet événement original où seront présents beaucoup d’amis : Marion Sigaut, Stéphanie Bignon, Projet KO…
Vous y trouverez nos deux premiers livres : Le petit monde de Léon Daudet, florilège des souvenirs pour le quatre-vingtième anniversaire de sa mort par Philippe Champion avec une préface de Anne Brassié, Jacques Bainville, la sagesse politique d’un gentilhomme des lettres, de Gérard Bedel.
Une cure d’altitude mentale à ne pas manquer. 
 
Écho d’Action Française

Écho d’Action Française

Edito du nouveau numéro

Chers amis d’AF,
La fin de l’été sonne et la reprise est rude. Nous aurons dans les semaines qui viennent de nombreuses activités et nous serons là, mobilisés comme toujours, pour défendre tant que faire se peut les intérêts du pays, au milieu du chaos général géré par le président de la « start up nation » et son personnel. Nous aurons à nous battre sur des sujets aussi grave que l’euthanasie ou le grand remplacement déjà en cours et nous aurons à nos côtés de nombreux Français de bonne volonté certes, mais qui pensent mal. Notre responsabilité est grande, notre devoir est de convertir à la monarchie les « nationaux » qui pensent possible une bonne république.

« Oui ou non l’institution d’une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée est-elle de salut public ? » : la question que pose Maurras dans l’Enquête sur la Monarchie est plus que jamais d’actualité. Nous répétons à satiété les mêmes vérités depuis plus de 120 ans, 120 années qui nous donnent raison !
Nous nous adressons à tous les Français. Il nous arrive très souvent d’être confrontés à des catholiques qui sans le vouloir, sans le savoir, participent à l’absence de progression de cette révolution nationale à laquelle nous aspirons tant. Beaucoup, dans ces milieux persistent à accuser l’Action Française de rabaisser les hautes finalités religieuses à un dessein bassement politique, de faire de l’Église un instrument politique. À ces « ralliés », nous opposons l’enseignement de Saint Thomas d’Aquin : « si la fin est première selon l’intention, elle est seconde selon l’exécution. Trop de traditionnalistes refusent l’action politique pourtant essentielle, visant le régime, cet État fauteur de toutes les aberrations qui sape les fondements de la Cité. »

À propos des inventaires de 1905, Maurras rapporte la réponse de simple bon sens d’une militante d’AF à ceux qui, en pleine lutte contre les exactions anticatholiques des forces de l’ordre de l’époque, n’en répétaient pas moins : « pas de politique !  » : « Ils m’amusent avec leur « pas de politique » -disait-elle-, est-ce qu’on se battrait à la porte des églises si nous avions le roi ? « . Poser la question c’est y répondre. Y aurait-il eu légalisation de l’avortement, si nous avions le roi ? Y aurait-il eu mariage pour tous, invasion migratoire, islamisation, abdication de la souveraineté de la France, oppression administrative, manipulations génétiques si nous avions eu le roi ?

Or, si nous possédons la doctrine du salut national, le travail est gigantesque : il s’agit comme aux premiers temps de l’AF de répandre en France un état d’esprit royaliste, seule condition d’un renouveau Français.
Alors aidez-nous sans tarder, donnez un peu de votre temps ou de votre argent à l’Action Française, personne ne le fera à votre place. Continuons le combat coûte que coûte, dans la fidélité à nos principes.
Nous vous attendons nombreux en Provence le 29 octobre prochain, à la grande journée d’amitié et d’Action Française « Pour un réveil Français », organisée à l’occasion de l’anniversaire des 70 ans de la disparition du Maître de Martigues.

Vive le Roi !

Le Comité Directeur de l’Action Française

L’Écho d’Action Française, bulletin du nationalisme intégral, est une publication bimestrielle qui permet aux amis d’Action Française de garder un lien avec le mouvement. Il a été lancé en 2019, à la suite de la disparition de l’Action Française 2000 et est appelé à devenir un périodique important fidèle aux idées du nationalisme intégral.

Avec Philippe Champion, Gérard Bedel, Guillaume Staub, Jean-Pierre Papadacci, Michel Fromentoux, le Docteur Charles, l’abbé Thierry Roy, Guillaume Staub, Victor Legras, Anne Brassié, Monsieur K, Marion Sigaut, Stéphanie Bignon…

SOMMAIRE :

  • Editorial : « La France, la France seule »
  • Les chiens de gardes ne sont pas des nôtres par Monsieur K
  • Anti-France par Philippe Champion
  • Le libéralisme ou l’abandon du bien par Joël Hautebert
  • Trois livres : Charles Maurras, du félibrige au nationalisme intégral (Philippe Campion), Jacques Bainville, la sagesse politique d’un gentilhomme des Lettres  (Gérard Bedel) et Le petit monde de Léon Daudet (Philippe Champion)
  • Votre bel aujourd’hui par Michel Fromentoux
  • Entretien avec le philosophe Rémi Soulié : Les Âges d’Orphée par Guillaume Staub

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La corrida ou l’euthanasie ?

La corrida ou l’euthanasie ?

Mes poules et leur coq vivent en liberté le jour et la nuit ils se protègent dans le poulailler. Le risque de me faire prendre des volailles par le renard en journée est très élevé surtout au printemps.

Cependant l’ouverture matinale du poulailler provoque toujours la même excitation et le même empressement chez mes gallinacés. Comme si la vie ne valait d’être vécue qu’en liberté… au risque de la perdre. La liberté sans le risque n’existe pas et la vie sans la liberté ne vaut rien, m’enseignent mes poules. Notre choix aujourd’hui, plus crucial que jamais, se situe là : sortons-nous du poulailler ou pas ? Acceptons-nous le prix de la liberté ? Et ne pas l’accepter nous protège-t-il de mourir ? Certains voudraient nous faire croire que rester dans le poulailler est le gage de la sécurité, d’une vie paisible et sans risque de mourir.

Lors de l’épidémie de grippe aviaire (H1N1) en 2009, nos poules devaient rester confinées ou… être abattues. Beaucoup d’entre nous ont abattu leur basse-cour sous les menaces de sanctions financières. Je me souviens avoir refusé ces brimades et bravé les interdits en annonçant que si nous acceptions, bientôt c’est nous que nous confinerions sous les mêmes prétextes fallacieux… J’étais cependant loin d’imaginer qu’ils oseraient et surtout que nous accepterions !

Onze ans plus tard… au mieux l’homme est traité comme un animal, au pire comme une maladie de la terre. Cette gradation dans l’hérésie pagano-écologiste vise à détruire l’homme et finalement la Création tout entière.

Nos lointains ancêtres peignaient des bovins et des chevaux dans des cavernes. A Lascaux, 18 000 ans plus tard nous restons fascinés devant ce que ces fresques expriment de continuité, d’intemporalité, d’humanité. Il nous est rappelé notre place dans la Création, les taureaux dessinent rarement leur admiration et leur gratitude…

L’homme de Lascaux me parle et nous nous comprenons, mais le zombie de notre siècle triple injecté à trottinette électrique m’est totalement étranger, impossible de le comprendre.

Ce nouvel homme, cette anti-créature révolutionnaire ne mange plus de viande et estime qu’il doit « sauver » le climat à tout prix. Dans cet esprit il défend le droit des animaux, il combat l’élevage, la chasse à pied, à courre et la corrida.

Cependant, il ne voit aucun inconvénient à l’abattage rituel des animaux, il milite pour le droit à l’avortement de confort, il prépare l’euthanasie de ceux qui l’encombrent, accepte l’omniprésence de l’Etat dans sa vie jusqu’à la résidence surveillée pour lui et sa famille et tout cela au nom de la liberté, de l’égalité et de… la fraternité !?

Le taureau de corrida d’un noir abyssal, la force pure, la vie dans son exubérance est au milieu de l’arène. Il est la pupille d’un œil de pierre deux fois millénaires. Il est la porte d’entrée vers les racines les plus anciennes, les plus profondes, vers l’âme de l’humanité.

Le torero brave et finalement soumet la bête de combat. Pourquoi le torero risque-t-il sa vie, pourquoi fait-il de ce risque une œuvre d’art et pourquoi les spectateurs vibrent-ils à la beauté, la force, le courage, la virtuosité et la noblesse du combat ? Pour nous rappeler le sens de l’honneur ! Et ce rappel est bien utile quand un simple virus nous fait oublier nos grands-parents dans des mouroirs pour finir dans des sacs en plastiques ou encore quand une fille, une sœur sont repoussées, privées de réunion familiale parce qu’elles sont cas contacts ou ne sont pas injectées.

La corrida n’est pas le sacrifice d’un bouc émissaire, le matador s’expose comme ne s’expose pas le sacrificateur dans un abattoir halal ou cacher.

Il ne s’agit pas de donner la mort mais de confirmer notre vocation d’être humain.

Nier le péché originel c’est nier la mort et l’éternité tout à la fois. En niant l’évidence de la mort, celle-ci furtivement se glisse partout dans un pourrissement généralisé. La corrida nous met à notre juste place d’intendant de la Création et face à notre fugace mais noble existence pourvu qu’elle soit libre.

Nous ne sommes libres que d’aimer. Nous avons oublié d’aimer parce que nous avons progressivement oublié d’être libre.

                                                                                                                                              
Stéphanie Bignon

Grande journée d’Action Française

Grande journée d’Action Française

Pour un Réveil Français !

Grande journée d’Action Française le samedi 29 octobre en Avignon

 

Entretien avec Guillaume Travers : « Werner Sombart »

Entretien avec Guillaume Travers : « Werner Sombart »


Nous nous retrouvons pour un entretien avec Guillaume Travers, afin d’évoquer la figure particulièrement méconnue en France, de l’économiste Werner Sombart ! Figure d’autant plus méconnue dans nos milieux d’Action Française, qu’elle est une figure de la pensée allemande qui produisit ses travaux, alors que notre mouvement combattait les influences venues de cette région d’Europe (pendant la première moitié du XXe siècle). Néanmoins, il n’est pas inintéressant, comme nous le verrons durant cet entretien, de se pencher sur quelques facettes particulièrement riches de son œuvre. Œuvre qui nous sera bien plus accessible grâce à Guillaume Travers qui vient de nous offrir tout récemment une trilogie d’ouvrages sur notre économiste, en écrivant, tout d’abord, une biographie de Werner Sombart dans la collection « Qui suis-je ? » des éditions Pardès, en dirigeant, ensuite, le dernier numéro de la revue Nouvelle Ecole, consacré à cet auteur, en ayant, enfin, traduit et préfacé, pour la première fois, l’œuvre de Werner Sombart Amour, luxe et capitalisme. Le gaspillage comme origine du monde moderne. Une activité éditoriale particulièrement riche, quand on pense au peu de publications qui les précédèrent.

Action Française : Cher monsieur, nous vous remercions de nous avoir accordé cet entretien pour l’Action française. Pourriez-vous, en guise d’introduction, nous présenter les grandes lignes de la vie de Werner Sombart afin que nous puissions mieux le situer dans son environnement ?

Guillaume Travers : Werner Sombart vit à cheval sur le XIXe et le XXe siècle. Il naît en 1863, meurt en 1941. Les changements qu’il perçoit durant ses jeunes années sont ceux associés à la « révolution industrielle » (plus tardive en Allemagne qu’en Angleterre ou en France) : dissolution des communautés organiques, disparition de l’artisanat et essor de la grande entreprise, exode rural et expansion des villes. Après une thèse en économie, c’est ce sujet de la fin de l’artisanat qui l’intéresse au premier chef. Mais cela le porte vite à étudier l’évolution des systèmes économiques de manière beaucoup plus large. En 1902, Sombart publie la première édition de son très grand livre, Le capitalisme moderne. Cet ouvrage a une grande importance dans l’histoire des idées, puisque c’est lui qui popularise le terme de « capitalisme » au sein du monde universitaire. Les deux ou trois décennies qui suivront seront consacrées à l’approfondissement des thèses sur l’origine du capitalisme. Sombart publiera aussi, des livres annexes, issus de ces travaux : sur la figure du bourgeois, sur le luxe, sur la guerre, et sur l’influence du judaïsme dans l’essor du capitalisme. Sa notoriété est alors immense, à la fois chez les économistes (il est l’un des principaux représentants de l’école dite « historique ») et chez les sociologues : il est d’ailleurs l’un des pères fondateurs de cette discipline en Allemagne, avec Weber, Simmel ou Tönnies. Les dernières années de sa vie seront davantage consacrées à la quête d’une « troisième voie », entre capitalisme et socialisme marxiste. C’est ce qu’il nomme un « socialisme allemand » – un terme qui sera souvent mal compris, après la Seconde Guerre mondiale -.

AF : Werner Sombart est avant tout un économiste, l’un de ceux qui se détachent de la quasi-totalité de nos économistes modernes. Ces derniers semblent toujours chercher des lois économiques intemporelles et détachées de tout ancrage géographique, c’est-à-dire des lois économiques valables pour tous les temps et pour tous les lieux, bref des lois économiques universelles. Pourriez-vous nous exposer la vision que développa, au contraire, Werner Sombart ?

 

Guillaume Travers :  La plupart des économistes « classiques » ou « néoclassiques » veulent faire de l’économie une science calquée sur la physique ou les mathématiques : leur ambition est de penser le monde social selon des « lois », des « théorèmes », etc. Sombart, comme ses pères de l’école « historique » allemande, promeut au contraire, ce que l’on peut appeler un « dualisme méthodologique » : l’idée que les sciences sociales sont fondamentalement différentes des sciences physiques, et requièrent donc des méthodes différentes. On peut résumer ainsi : deux astéroïdes, placés dans des circonstances exactement identiques, se comporteront de manière identique, car ils sont soumis aux mêmes lois (de la gravitation, etc.) ; à l’inverse, un français et un allemand, dans les mêmes circonstances, n’agiront pas de la même manière. Leur enracinement, leur culture, leurs valeurs, etc., les porteront à faire des choix différents. En d’autres termes, si l’on veut comprendre le monde social, il est illusoire de chercher des lois, il faut au contraire comprendre le contexte culturel, « spirituel », dans lequel s’inscrivent des faits particuliers. L’approche « historique » de Sombart vise précisément à décrire l’esprit qui a animé différentes époques : cela permet par exemple, de comprendre que la mentalité qui prévaut dans une corporation médiévale n’a rien à voir avec celle qui prévaut dans une grande entreprise moderne. Pour le dire autrement : les hommes n’ont pas toujours et partout, été les mêmes ; ils n’ont pas toujours et partout, été des homo oeconomicus.

AF : Quant à notre époque, elle est très largement dominée par le capitalisme sous ses diverses formes et nuances selon les régions. Werner Sombart, plus que nul autre peut-être, parvint à comprendre à la fois la genèse du capitalisme et ce qu’il est fondamentalement, sa nature profonde. Pour lui, qu’est-ce que le capitalisme et comment est-il venu au monde ?

 

Guillaume Travers :  Ici, Sombart est profondément original. Chez Marx par exemple, le capitalisme est un fait matériel, défini par des rapports entre classes, entre capital et travail, etc. Chez Sombart, le capitalisme est au contraire un fait de nature « spirituelle ». Pour le dire simplement, nous sommes devenus capitalistes le jour où notre « esprit » (Geist), c’est-à-dire notre vision du monde, notre échelle de valeurs, notre mentalité, a changé. Le monde capitaliste réduit tout au calcul, à l’utilité, au profit et au confort individuels, là où le monde précapitaliste pensait davantage en termes de communauté, de valeurs qualitatives (honneur, sacré, sens du travail bien fait, etc.). Ce changement de valeurs a de nombreuses causes, et jamais Sombart se ne laisse aller à une analyse monofactorielle. Parmi ces multiples causes, il étudie notamment : le rôle des migrations, celui du judaïsme, l’essor de l’État et de la guerre moderne, les changements des rapports hommes-femmes, etc.

 

AF : Etant donné que le capitalisme est avant tout un esprit, celui qui l’incarne au mieux, le bourgeois, se définit également par une mentalité donnée. Quelle est-elle ? D’ailleurs, est-ce que le bourgeois a évolué et a connu diverses phases – du bourgeois vieux style à l’homo economicus – ou une définition intemporelle peut-elle lui être donnée ?

 

Guillaume Travers :  Les deux à la fois ! Il y a chez Sombart ce que l’on peut appeler une « figure-type » du bourgeois qui est, en grande partie, intemporelle. Et puis il y a les bourgeois en chair et en os, et ceux-ci ne collent jamais exactement à la figure-type : il y a donc une histoire de la bourgeoisie, avec plusieurs phases, au cours desquelles les « bourgeois » se comportent plus ou moins conformément à leur figure-type. Pour le dire simplement : le type-idéal du bourgeois, selon Sombart, c’est l’homme qui se comporte toujours en se demandant quel est son meilleur intérêt individuel, comment il peut améliorer un petit peu plus son confort ou sa fortune. C’est donc quelqu’un qui passe son temps dans le bas calcul, dans la rationalité utilitaire, et qui est devenu incapable de concevoir ce qui ne se réduit pas à la stricte utilité individuelle, c’est à dire la grandeur, l’honneur, les valeurs seigneuriales, le sens de la communauté, le sacrifice personnel, l’esthétique et le sacré, etc.

 

AF : J’aimerais, si vous le voulez bien, que nous revenions à l’origine du capitalisme et au rôle spécifique que la religion y joua. Werner Sombart écrivit, en réponse à L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme de Max Weber, un livre intitulé Les Juifs et la vie économique. Pourriez-vous nous exposer la thèse qu’y développe Werner Sombart ?

 

Guillaume Travers :  Dans son livre classique, Weber montrait en quoi le calvinisme avait constitué un terreau favorable à l’essor de l’esprit capitaliste. Sombart (qui avait une profonde amitié pour Weber) lui répond en substance : « ce n’est pas faux, mais tout ce que l’on trouve dans le calvinisme existe aussi, sous une forme chimiquement plus pure, dans la religion juive ». Son argument se déploie dans deux directions principales : d’abord en montrant que des personnalités juives sont associées à plusieurs des grandes étapes du capitalisme (essor de techniques bancaires, monétaires, financières, publicitaires, etc.), ensuite en montrant en quoi l’esprit du judaïsme a des affinités avec l’esprit du capitalisme. Il montre par exemple que le judaïsme déploie, plus que d’autres religions, l’idée d’une vie toute entière soumise au calcul, à des lois strictes imposant un contrôle rationnel de la vie. Il fait aussi du judaïsme une religion issue du « désert », dont les grands principes portent donc à penser le monde comme un terrain, plat, indifférencié, où les enracinements territoriaux sont secondaires (par opposition au monde européen de la « forêt »). Si, après la Seconde Guerre mondiale, le livre a parfois été accusé d’antisémitisme, signalons qu’il a, à sa parution, été très favorablement accueilli dans de nombreux milieux juifs.

 

AF : Intéressons-nous maintenant au livre que vous venez de traduire et préfacer, Amour, luxe et capitalisme. Le gaspillage comme origine du monde moderne, livre parfaitement déroutant, tant nous ne sommes plus habitués à voir les faits économiques sous un tel prisme. Qu’entend Werner Sombart quand il parle de luxe ? Quel rôle joue-t-il dans l’essor du capitalisme ?

 

Guillaume Travers :  La société médiévale connaît le luxe, mais c’est un luxe collectif, par exemple les tournois et les banquets que donne le seigneur. Le luxe personnel y est souvent condamné, par exemple par des lois somptuaires (qui condamnent certaines dépenses jugées excessives). La modernité et le capitalisme naissant, vont s’ingénier à réhabiliter le luxe personnel, en en faisant un facteur d’enrichissement qui « ruisselle » ensuite dans l’ensemble de la société. Sombart y voit au contraire un dissolvant de la société traditionnelle : par la dépense de luxe, on peut se hisser à une position sociale qui n’est pas la nôtre. Par exemple, le bourgeois peut briller davantage que le seigneur ou le chevalier. Le luxe moderne cesse donc d’être collectif pour devenir individuel, et le monde moderne se lance dans une vaste course au luxe, par laquelle il s’agit de déployer des splendeurs toujours plus grandes. Non seulement cette dynamique, qui naît au sein des cours princières, stimule des circuits d’échanges à l’échelle mondiale, mais elle permet aussi l’essor de marchés de plus en plus massifiés. C’est dans la production de biens de luxe que l’artisanat est d’abord remplacé par des modes de production plus industriels.

 

AF : Quelle place tient la femme dans cet essor du capitalisme ? Quel est le lien avec le luxe précédemment décrit ?

 

Guillaume Travers :  Sombart décrit un changement des rapports hommes-femmes, qui trouve ses origines au Moyen Âge. La femme acquiert de plus en plus d’importance sociale. Mais il ne s’agit pas là de n’importe quelle femme, il s’agit surtout de la femme illégitime : la courtisane, celle que l’on entretient en vue de plaisirs sensuels. Dans les dépenses des princes, les montants versés pour les courtisanes dépassent souvent de loin, ceux dévolus aux reines : il suffira de songer aux très nombreux châteaux qui ont été construits pour elles. Ces femmes illégitimes, que l’on trouve essentiellement dans les villes, sont à l’origine de la multiplication des dépenses de luxe, et du changement des dépenses de luxe. Par exemple, le luxe qui leur est destiné est de moins en moins tourné vers l’extérieur (tournois et banquets), mais vers l’intérieur (ameublement, habits, plaisirs de la table).

 

AF : Werner Sombart, à l’instar de bien d’autres auteurs de la Révolution conservatrice, semble tracer entre le marxisme et le capitalisme, une troisième voie. Pourriez-vous nous expliquer cette notion et ce qu’elle signifie chez notre auteur ?

 

Guillaume Travers :  Sombart montre que capitalisme et marxisme ont énormément en commun, à commencer par leur matérialisme. Pour le dire très grossièrement, les capitalistes disent « enrichissez-vous ! » et les marxistes répondent « nous ne sommes pas assez riches ». Mais, dans les deux cas, on juge d’un système à l’aune de la richesse, des valeurs matérielles qu’il procure. Pour Sombart, c’est ce matérialisme qu’il convient de dépasser. La « troisième voie » qu’il propose est donc « spirituelle » : l’enjeu est de rejeter le matérialisme en réaffirmant le primat d’autres valeurs. Il s’agit par exemple, d’affirmer qu’une chose belle ou sacrée peut valoir davantage qu’une chose utile, que l’honneur peut être plus grand que la fortune boursière, etc. Cette troisième voie « spirituelle » ne peut pas être définie dans l’abstrait : elle doit être conforme à l’esprit et aux valeurs traditionnelles des peuples. Ce qui préoccupe Sombart est la quête d’un modèle conforme aux valeurs prussiennes, à l’esprit germanique. Mais on peut aisément transposer son argument à la France : si nous voulons dessiner notre propre troisième voie, il s’agit avant tout de savoir ce qu’est l’« esprit  français », et d’œuvrer à sa renaissance.

 

AF : Nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions et invitons nos lecteurs à se procurer au plus vite les différents ouvrages qui viennent de sortir sur Werner Sombart, auteur malheureusement encore trop inconnu !

Propos recueillis par Guillaume Staub.

Travers Guillaume, Werner Sombart, Éditions Pardès, collection “Qui suis-je ?”, Grez-sur-Loing, 2022, 128 pages.

Une reine arc-en-ciel

Une reine arc-en-ciel

Le Français légal, télévisuel et consensuel est bizarrement schizophrène, il fait profession de mépriser chez lui la monarchie pour l’aduler en Angleterre. C’est un double tort, c’en est même un quadruple, puisque l’Angleterre est un ennemi et que sa monarchie est mauvaise, tant par ses institutions que par sa dynastie.

Passons vite le premier point, si évident : le jour le plus sombre de l’histoire de France fut le 8 avril 1904, quand Jules Delcassé et Emile Loubet renversèrent le fil de cette histoire et trahirent le génie de leur pays en signant l’entente cordiale avec le Royaume Uni. Les plus effroyables guerres sortirent de cette faute criminelle, et la France en sortie saignée, niée, piétinée, détruite, divisée enfin sans que depuis aucun signe de réconciliation n’ait été donné par quelque président que ce soit.
Les institutions britanniques ont marché quelques siècles de l’autre côté de la Manche pour assurer à l’aristocratie puis à la finance leur domination sur la plèbe : il n’en subsiste qu’un formalisme pompeux à mon sens, et seul l’argent tirera son épingle du jeu dans le nouveau désordre anglais. De toute manière, cela ne nous regarde pas, mais ce qui me gêne, ce sont les malades qui, surtout depuis les lumières, ont voulu prendre exemple sur elles pour changer la France.

Quant à la dynastie des « Windsor », venue de Saxe, elle fut fidèlement opposée à nos intérêts, et laissa toujours gouverner à leur aise nos ennemis de la classe politique anglaise. Cela fut spécialement visible après la première guerre mondiale, dont les deux États sortaient pourtant officiellement camarades et alliés. Une fois la marine impériale détruite à Scapa Flow, Albion reprit tranquillement sa politique antifrançaise, avant de nous précipiter dans la guerre en 1939 et de nous poignarder à Mers-el-Kébir.

Quant au roi Charles III, c’est un condensé de nouillerie délétère, amoureux d’écologisme et de « diversités » diverses, fan d’islam. Il est en pointe dans la révolution des Altesses, il appuie de son autorité les avancées de l’arc-en-ciel. Son fils Harry se trouve impliqué dans toutes les « bonnes » luttes depuis qu’il fut avec Elton John présider une journée festive à Amsterdam contre le Sida et pour l’égalité des sexes, il a épousé une métisse et leurs enfants seront éduqués « gender fluid ».

Quant à la feue Reine, qui surveillait le langage et les sorties de sa feue bru Diana, elle fut, malgré son âge et ses chapeaux, le fourrier de l’arc-en-ciel. Rien ne subsiste du monde qui la vit monter sur le trône. Elle a laissé détruire sa famille, d’Andrew à Charles, Diana et leurs enfants. Côté politique, elle a tout vécu, la décolonisation, le tunnel sous la Manche, la réduction de sa liste civile, l’impôt sur le revenu, l’incendie de son château, l’invasion de son pays, la charia sur le sol britannique, elle a tué sous elle un nombre incalculable de chevaux et de premiers ministres, encouragé Heath à entrer dans l’Europe et Johnson à en sortir, enterré Churchill, abandonné l’Inde et Hong Kong : bref ce fut l’inamovible statue du déclin de l’Europe.

Sans doute ne pouvait-elle pas faire grand-chose, mais, quand elle pouvait, elle est allée dans le mauvais sens. Elle n’a empêché aucun de ses premiers ministres de mettre des bâtons dans les roues à la Rhodésie de Ian Smith, elle a laissé, elle chef de l’église anglicane, tomber celle-ci aux mains des freaks et des gars, elle a gracié l’icône LGBT+ Alan Turing, condamné pour une affaire où mœurs et cambriolage se mêlaient, elle a été un soldat exemplaire du covidisme. Son minus habens de fils continuera la tâche, en plus niais. L’arc-en-ciel rayonne sur Tower Bridge.

Martin Peltier 

Communiqué de l’Action Française : Les dissidents de l’AF dirigés par le franc-maçon Dejouy alias Perceval

Communiqué de l’Action Française : Les dissidents de l’AF dirigés par le franc-maçon Dejouy alias Perceval

Nous avons été sollicités au sujet d’un certain Olivier Dejouy qui se fait prévaloir de son appartenance à l’Action Française. Cela est bien entendu faux. Mais nous profitons de cette information pour dévoiler quelques éléments que nous avons pu recueillir sur le personnage.

Avant d’adhérer à l’AF en 2008, Dejouy était passé par le gauchisme dissident de la Nouvelle Action Française devenue la NAR. Il rejoignit en 1975 le COPCOR, dissidence de la NAF de Fabrice O’Drisscoll puis le MRF (Mouvement Royaliste Français) qui tenta au début des années 1980 de construire un nouveau royalisme maçonnique. Tous les dirigeants du MRF étaient francs-maçons, aussi bien Fabrice O’Drisscoll que Michel Michel, binôme de Dejouy à Grenoble dans l’entourage du maire maçon Carignon.

Le royalisme maçonnique s’appuyait sur la personnalité du Comte de Paris dont l’appartenance à la Grande loge Nationale de France était notoire ainsi que son penchant pour l’ésotérisme. 

Le MRF éditait un journal intitulé « Combat Royaliste » et se doublait du renfort de « La place Royale », revue doctrinale et ésotérique du mouvement dont l’inspirateur était Henri Montaigu, initiateur du Comte de Paris à la maçonnerie guénonienne. 

Après ce passage dans le royalisme maçon et ésotérique, et toujours en réseau avec Michel Michel, Olivier Dejouy s’installa dans les loges grenouillant au sein de l’UDF et du RPR. 

Ainsi après Grenoble et Carignon, Dejouy servit Santini et la ville d’Issy-les-Moulineaux. A la fin des années 1980, il adhéra au Parti Social-Démocrate, l’ancienne scission socialiste qui avait rejoint l’UDF derrière Max Lejeune, Eric Hinterman, puis André Santini. Comme pour le parti Radical Valoisien (où il fit travailler bon nombre de militants de la « génération Poitiers »), le parti Social-Démocrate, auquel adhéra Dejouy, exigeait l’initiation maçonnique dans son recrutement.

Sur le site www.unisvers.canalblog.com  Dejouy se présente comme « Expert en développement social territorial, Expérience de conduite de projets en zone urbaine. 30 ans d’expérience en associations, fédérations et collectivités territoriales » bref, un beau parcours maçonnique sans faille, pour qui sait lire entre les lignes.

Dejouy était connu comme étant un homme d’officine gaulliste, longtemps compromis dans les dans les barbouzeries électoralistes du RPR, notamment à Sartrouville. En 2001, lorsqu’il fallait conserver la ville au maire RPR Pierre Fond, il aurait conduit des opérations vicieuses contre la liste de Nicolas Bay. L’équipe RPR avait chargé Dejouy de diriger une association spécialement destinée à la séduction des jeunes des banlieues défavorisées. Cette association baptisée ASESP, présidée par Antoine de Lacoste, alors adjoint au maire, était grassement subventionnée par la mairie avec un budget annuel de 600 000 euros. Il y eut aussi l’affaire de la production d’un disque de rap au profit du RPR Pierre Fond. Dejouy aurait acheté la paix sociale en produisant les rappeurs des cités de Sartrouville alors que Nicolas Bay dénonçait les paroles du disque.

Pour se donner une légitimité, il organisa alors à Lyon une cérémonie au cours de laquelle il se fit plaquer « Camelot du Roi », par l’imposteur Stéphane Blanchonnet, qui se présente sans vergogne comme Président du Comité Directeur.

L’Action Française est placée sous l’autorité du Comité Directeur, actuellement présidé par le Docteur André Charles, successeur de Pierre Pujo. Nous regrettons que les militants, souvent exemplaires, soient ainsi trompés.                

 

                                                                                                           Le Comité Directeur de l’Action Française

 

Humeur du temps

Humeur du temps

D’une seule voix, orthodoxes du marxisme et leurs frères jumeaux, les sectateurs du capitalisme s’emploient à nous convaincre que la politique n’est qu’une simple superstructure transitoire et amovible, et lui substituent l’économie en tant que moteur déterminant de l’Histoire ; de sorte que les activités humaines se voient ainsi essentiellement limitées à des échanges entre producteurs et consommateurs, où chacun est supposé trouver son meilleur compte. Peu importe qu’ensuite les groupes humains soient organisés selon les règles contraignantes d’un socialisme totalitaire, ou gérés par la tyrannie des grands intérêts de la finance sans frontières. Ainsi  corrompue dans son essence même, la Cité sort inévitablement des voies par lesquelles seules elle peut se faire, conformément à la nature de l’homme, pourvoyeuse du bien commun nécessaire à son épanouissement.

    Mais cette déviation mortelle n’est pas la seule à atteindre la Cité dans son existence même. Si Aristote et St Thomas d’Aquin ont raison, la politique étant connaturelle à l’homme, le « politique d’abord » de Maurras ne fait qu’indiquer l’ordre des moyens dans lequel doivent être posés les actes salvateurs : sans une certaine qualité du temporel, ni l’homme ne peut être heureux ici-bas, ni il ne peut accéder normalement à la perfection ultime à laquelle il est appelé en tant qu’être spirituel. Et Péguy de parler du « grand mystère de cette ligature du temporel et du spirituel », de cette « incapacité absolue du spirituel de se passer du temporel » !

            C’est pourquoi ils sont tout autant les ennemis de l’homme réel et de la Cité ceux qui, niant implicitement la distinction entre l’ordre de la nature et celui de la grâce, croient pouvoir sauter par-dessus les nécessités absolues du politique, pour établir, on se demande bien comment, un esprit juste et de bonnes mœurs, d’où découleraient de bonnes institutions. C’est bien l’ordre social qui prévaut, mais cet ordre ne peut naître ex nihilo ; ce sont les bonnes institutions, et elles seules, qui  sont capables de fournir le socle sur lequel fleurissent naturellement les idées droites et permettent l’épanouissement de cette vertu moyenne qu’Aristote fixe comme objectif à l’ordre politique conforme à la raison. Inverser cet ordre est une dangereuse chimère, pour ne pas dire une ineptie, et renvoie aux calendes grecques l’accession au bien commun.

            On peut toujours, bien sûr, et on le doit, s’employer au changement des mœurs pour faciliter l’instauration à terme de bonnes institutions ; mais, en vue de celles-ci, la voie la plus conforme à la nature et à la raison est l’action proprement politique, visant le régime en place.

   Philippe Champion