Colonel Alain Corvez : qui sera le maître de la Terre ?

Colonel Alain Corvez : qui sera le maître de la Terre ?

Ceux dont l’amour de la patrie et l’admiration pour l’œuvre accomplie par leurs aïeux au prix d’efforts héroïques coulent dans le sang, vivent des moments tragiques, car ils savent que la technocratie supranationale veut faire disparaître ce qu’ils ont de plus cher, au profit d’une gouvernance européenne nivelant les particularismes nationaux -qui sont l’âme des nations-, et liée nécessairement à l’OTAN, c’est-à-dire aux États-Unis d’Amérique comme les traités de l’Union Européenne le stipulent formellement.

Ce nivellement présenté comme inéluctable par ses thuriféraires est répété par les médias aux ordres de la direction atlantique.

Voir depuis des années la France, qui était en pointe dans de nombreux secteurs de l’activité humaine, détruite progressivement par des dirigeants médiocres ou corrompus qui ne croient pas en elle et en son destin universel, et ne voient d’avenir que dans la construction d’une Europe supranationale dissolvant les nations, leurs cultures et leurs souverainetés, soulève le cœur de ceux qui s’y refusent et comprennent qu’aucune opposition sérieuse ne peut émerger d’une technocratie surpuissante qui se protège pour conserver son pouvoir par la corruption de tout l’appareil politique.

Imposer à chaque fois la Présidente de la Commission de l’UE quand la Chine invite la France ou vient lui rendre visite est un affront fait à ce grand pays nous honorant de son intérêt et une nouvelle marque de l’abandon de la France au profit de l’entité apatride de Bruxelles, tête de pont sur le continent de Washington. 

Pour ajouter à l’infamie, le Président français et la Présidente allemande de la Commission ont parlé anglais au Président chinois dans la palais de l’Elysée !

Ces soumis à la gouvernance mondiale exécutent les plans diaboliques de destruction des atouts et des richesses multiples qui ont fait de la France, une des plus anciennes nations du monde, moteur central du monde gréco-latin- chrétien bâtisseur de la plus grande civilisation que le monde ait connue- d’après Malraux- berceau accueillant des artistes du monde entier et centre rayonnant de la pensée humaniste universelle, enfin, de nos jours encore grâce au Général de Gaulle, détentrice du feu nucléaire «  qui rend invulnérable », d’un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, et du plus grand domaine maritime mondial.

Pour les Etats-Unis, le retour de ce rôle singulier de la France serait une catastrophe : une Europe de nations souveraines coopérant entre elles et avec la Russie- un retour du projet gaulliste en quelque sorte- ruinerait leur domination du continent par le biais d’une UE soumise sous le parapluie nucléaire américain.

Pourtant nombreux sont-ils, sans doute majoritaires, qui revendiquent cet héritage, mais écrasés par un système oligarchique possédant financièrement les principaux médias et muselant leur parole.

Cette oligarchie financière basée à la City de Londres et à Wall Street de New York, a progressivement subjugué l’Europe de l’Ouest avec le plan Marshall de l’immédiat après-guerre, 

( voir l’excellent ouvrage de l’historienne Annie Lacroix-Riz : «  Les origines du Plan Marshall et «  La République des imposteurs » et « L’ami américain, Washington contre de Gaulle 1940-1970 » de l’historien Eric Branca, )

puis, après l’effondrement de l’Union Soviétique, l’ensemble du continent, dont elle contrôle désormais toutes les arcanes administratives, sociales, politiques, possède tous les médias qui n’informent plus mais diffusent la propagande visant à perpétuer cette domination. Toute la classe politique européenne est désormais soumise dans une obéissance servile à cette oligarchie qui s’enrichit de toutes sortes de trafics en faisant croire qu’elle lutte contre eux.

( voir à cet égard le livre de Jean-Francois Gayraud «  La mafia et La Maison Blanche » ainsi que « L’art de la guerre financière » et ses autres études qui documentent cette prédation mafieuse. Voir aussi Henri ROURE «  Dieu n’a pas béni l’Amérique » )

On voit des hommes brillants et cultivés trahir leurs convictions pour « faire carrière » et adopter les perversions morales que l’oligarchie promeut, ou, au minimum, s’en accommoder. Écartés par des complots mafieux sont ceux qui présentent des programmes patriotiques et proposent de remettre les choses à leur juste place.

La démocratie a été pervertie, ses tares fondatrices décrites par Tocqueville dans son observation de la jeune Constitution américaine, vers 1835, ayant subverti les systèmes politiques occidentaux. ( voir ci-dessous ). Il en résulte que seule une étincelle venue de l’extérieur sera susceptible de provoquer le coup de force qui remettra à leurs justes places les valeurs saines, sans doute de façon tragique.

Mais cette révolution européenne est inéluctable car elle est aussi «  un impératif catégorique »qui, tôt ou tard, rétablira les équilibres stratégiques logiques : l’Est et l’Ouest du vieux continent n’ont aucune raison de se menacer; l’Ukraine ne doit pas être la plate-forme anti-russe que l’Otan a constituée, provoquant l’intervention militaire russe devant le refus des négociations stratégiques demandées face à cette menace existentielle. La solution à la crise de Cuba en octobre 1962 par le respect des intérêts légitimes des deux blocs est l’exemple à suivre : la sagesse a évité la guerre et de nombreux morts. 

La destruction de l’œuvre du Mal qui imprègne toutes les sociétés occidentales ne peut se faire dans un processus électoral classique, biaisé avant même le scrutin, notamment par des sondages manipulés.

Nietzsche, qui annonçait à tous que sa pensée fulgurante ne serait pas comprise avant au moins cent ans, vers la fin de sa période productrice, à Siels-Maria en 1886, s’est interrogé avec insistance dans « Par delà le bien et le mal » sur :

Qui sera le maître de la terre ?

Et de passer en revue les Français épuisés par le socialisme, les Anglais, inintelligents, les Allemands, incapables. Il s’arrête un instant à vanter les avantages d’un métissage d’aristocrates prussiens et de femmes juives, mais il aurait plutôt confiance dans les possibilités non encore exploitées de la race russe .

Acceptons en l’augure : il se pourrait bien, en effet, que la chrétienté orthodoxe russe devienne le phare de la chrétienté globale, accomplissant par là les prédictions de Dostoeïvski – à peu près à la même époque -dénonçant l’attirance du Vatican pour « les idées du siècle », remettant à l’honneur les valeurs fondamentales qui fondent les civilisations, celles de la famille et de la dignité humaine.

Joint au respect des usages, de la tradition et des Anciens propre à la sagesse confucéenne chinoise, au sens de la transcendance chiite éprise de justice et en attente du Messie salvateur, ce corpus culturel et spirituel pourrait constituer le socle sur lequel la Russie, la Chine et l’Iran s’allieraient pour remettre de l’ordre dans les affaires du monde.

Chers amis Étrangers, il vous faut comprendre que la vraie France n’est pas celle des chaînes de télévision ni de ses représentations officielles, toutes entre les mains de l’oligarchie financière mafieuse.

Le peuple français a gardé son bon sens et ses racines culturelles et les manifeste sporadiquement dans des contestations corporatives indépendantes quand l’essentiel vital est menacé , car beaucoup des syndicats ont aussi partis liés avec le système mafieux; mais il a gardé le sens du destin commun, dans les villages et plus généralement en province.

Dans une bonne armée bien entraînée au combat il faut des chefs et des soldats liés par une confiance réciproque, chacun accomplissant sa tâche à sa place, comme il faut des ouvriers, des agriculteurs, des cadres et des dirigeants qui se portent un mutuel respect pour l’emporter sur les défis du progrès, dans la solidarité et la mise en commun des divers talents, chacun apportant sa pierre et son intéressement au succès de l’entreprise. En 1969, la classe capitaliste de l’époque, lassée des exigences du Général de Gaulle de souveraineté nationale, et surtout de participation des employés aux bénéfices de l’entreprise, l’a chassé du pouvoir.

Les différends mondiaux inévitables doivent se régler par la discussion et la diplomatie entre partenaires souverains respectueux.

La France et la Russie doivent naturellement coopérer, c’est un « impératif catégorique », au sens d’Emmanuel Kant, comme Chateaubriand et de Gaulle l’ont rappelé, quelles que soient les circonstances.

Dans le sillage de de Gaulle, la Chine et l’Iran doivent aussi être des partenaires privilégiés de la France, dans le respect des différences culturelles et dans l’intérêt mutuel. Une grande politique mondiale de la France en Europe, en Orient -Moyen et Extrême – doit s’appuyer sur les réalités géopolitiques. Notre héritage culturel au Liban et en Syrie, de même que nos possessions en Indo-Pacifique doivent nous imposer une coopération de bon voisinage avec la Russie, l’Iran et la Chine.

 Sans oublier de « marchemos la mano en la mano », « marchons la main dans la main » avec l’Amérique Latine. 

Colonel Alain Corvez 

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Que se passe t-il au Proche-Orient ?

Que se passe t-il au Proche-Orient ?

La situation que connaît Gaza depuis plus de cents cinquante jours est atroce. Ce qui se passe là-bas, dans le silence complice de l’Amérique et de l’Union Européenne est révélateur de l’inversion totale des « valeurs » que ces pays prétendent défendre.

Il faut dire que les crimes commis par les Israéliens à Gaza et en Cisjordanie ont leurs racines dans l’histoire lorsqu’il y a un peu plus d’un siècle, Clémenceau, sans consulter personne, abandonna le protectorat de la France sur la Palestine au profit des Anglais, le 1er décembre 1918. A partir de ce moment là, les Britanniques, en collaboration avec les sionistes, commencèrent à « judaïser » la Palestine comme promis implicitement dans la déclaration Balfour. Le problème, c’est que les juifs, à l’époque, n’étaient que 60 OOO  en face de 680 000 Palestiniens peu décidés à se laisser faire. L’Angleterre utilisa la force pour imposer la dictature de la minorité juive en Palestine.

Suite à l’abandon de ce pays par la Grande-Bretagne après la seconde guerre mondiale, l’ONU divisa la Palestine en deux Etats dont le plus petit fut donné à la majorité arabe, majorité devenue, il est vrai, minorité lorsque 7 à 800 000 Palestiniens furent chassés de chez eux par les sionistes, sans que les Occidentaux protestent. Il est vrai qu’à l’époque, ces départs furent présentés comme des départs volontaires alors qu’ils faisaient suite à de multiples massacres organisés et orchestrés par les terroristes juifs. Personne n’était dupe mais les grandes puissances se turent. Depuis, au gré des conflits, les Palestiniens furent persécutés de toutes sortes de manières jusqu’à l’intifada des pierres qui conduisit aux accords d’Oslo. Un court moment, on put croire qu’une solution pacifique pourrait émerger mais la mauvaise foi des Israéliens et l’assassinat de Rabin eurent raison des velléités de paix de ces derniers.

La colonisation à marche forcée d’un coté, l’enfermement concentrationnaire des Gazaouis de l’autre furent le lot quotidien des Palestiniens depuis 1967 jusqu’à aujourd’hui. En 2007, un blocus transforma Gaza en un véritable camp de concentration. Les révoltes furent réprimées dans le sang comme « plomb durci » ou « barrière protectrice »…. Elles firent 11300 tués et 157000 blessés depuis 2000, et ce jusqu’à ce jour fatidique d’octobre…

Trop d’indices et de preuves montrent que Netanyahu était au courant de ce qui se préparait. Gaza fourmille d’espions. Il avait été averti par le ministre des Renseignements égyptien, par les Américains et  par Yeir Lapid, le chef de l’opposition. Or, non seulement le Premier ministre israélien ne tint pas compte de ces avertissements mais il envoya une partie des troupes qui surveillaient Gaza dans le nord du pays à ce moment là et il autorisa une rave-partie à proximité du camp de concentration de Gaza cette nuit là.

Depuis, sous prétexte de libérer les otages et de punir le Hamas, les Israéliens ont rasé Gaza, tué 25 000 civils, en majorité des femmes et des enfants et obligé 85% des gens à se déplacer. Dans la ville de Gaza où 400 000 personnes survivent, il n’y a plus d’hôpital. Seules 3 cliniques fonctionnent encore mais il y a très peu de médecins, pas de médicaments. La population est privée de nourriture. Les gens en proie aux épidémies meurent comme des mouches.

On assiste à un génocide qui doit conduire les survivants à partir. Comme l’a dit Nissim Vatressi, vice-président de la Knesset : « Maintenant, nous avons tous un objectif commun : effacer la bande de Gaza de la surface de la terre ». Pour ce faire, rien de plus simple : pour le général Gallant, ministre de la Défense, il faut traiter les Gazaouis en « animaux humains » en les affamant, ce que les sionistes font depuis trois mois. Pour le ministre du Patrimoine, il faut envoyer une bombe atomique sur le territoire. Le 28 octobre, Netanyahu a rappelé ce que Yahvé avait prescrit à Saul :tuer tous les hommes, les femmes et les enfants des Amalécides. Le génocide actuel obéit à un plan d’épuration ethnique, le plan Feighin, élaboré en 2014 par un ancien vice-président de la Knesset et il suit les prescriptions de leur dieu.

Devant tant de crimes planifiés de longue date, l’Afrique du Sud a eu le courage de trainer Israël devant la Cour internationale de Justice de La Haye. Quel que soit la décision de la Cour, l’impunité totale dont jouissait jusque là l’entité sioniste est terminée. Mais, il ne faut pas se faire d’illusions : la lutte sera longue et difficile car leurs antennes et surtout les collabos tiennent tout en Amérique et en Europe, à commencer par les gouvernements.

Philippe Prévost 

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Le système du crédit social fait-il son entrée dans le système médical français

Le système du crédit social fait-il son entrée dans le système médical français

L’Assurance Maladie a proposé le 8 février dernier la mise en place d’un « forfait médecin traitant unique ». Ce forfait détermine un prix forfaitaire pour chaque patient selon sa situation sociale (détenteur de l’ACS, de la CMU…) et la bonne réalisation de vaccins et d’examens de dépistage (vaccination antigrippale, vaccination anti-HPV, dépistage du cancer colorectal, réalisation du fond d’œil pour les diabétiques…). Autrement dit, plus le patient réalise les vaccins et les dépistages proposés, plus son médecin reçoit d’argent de la Sécurité Sociale.

Il existe déjà trois forfaits pour la rémunération du médecin traitant. Cette rémunération forfaitaire représente environ 10% de son chiffre d’affaires annuel, le reste étant constitué par la rémunération à l’acte. L’un de ces forfaits est la fameuse ROSP (« rémunération sur objectifs de santé publique »), refusée par certains médecins pour des raisons déontologiques, qui établit des pourcentages conditionnant une certaine rémunération. Par exemple, pourcentage de patients s’étant fait vacciner contre la grippe, pourcentage de prescriptions d’antibiotiques.

Il faut souligner que, dans le cadre de la ROSP ces  restent anonymes. Si le nouveau « forfait médecin traitant » est mis en place (ce qui va être compliqué d’un point de vue administratif au vu du nombre de renseignements qu’il va falloir gérer), l’anonymat sera rompu, le médecin saura combien tel ou tel patient lui rapporte, et pourquoi. Plus un patient aura bien fait ce que les autorités sanitaires lui demandent, plus son médecin traitant sera payé. Ainsi que l’indique Thomas FATOME, le Directeur Général de la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) : « On bascule d’une logique par patientèle à une logique par patient ». Le secret médical sera rompu lui aussi puisque les autorités administratives seront au courant du dossier de chaque patient.

Un médecin peu scrupuleux pourra ainsi prioriser les patients qui lui seront le plus rentables. La relation médecin-patient, déjà bien mise à mal suite au désastre vaccinal covidien, va encore se dégrader. La déontologie est atteinte dans ses bases les plus élémentaires. Ainsi que le dénonce sur X (Twitter) le Dr Guillaume BARUCQ : « On monétise les patients selon leur degré d’obéissance, non plus au médecin, mais à l’administration ».

Ce nouveau forfait est requis par la CNAM en échange d’une hausse du tarif de la consultation (passage à 30 euros) demandé par les syndicats de médecins généralistes (qui se disent représenter les intéressés). La CNAM demande également « l’amélioration de l’accès aux soins » par l’augmentation de l’installation de généralistes dans les zones sous-dotées, et la réduction de certaines prescriptions d’examens biologiques et d’arrêt de travail. Pour l’instant les moyens que la CNAM compte mettre en œuvre pour cela ne sont pas détaillés…

Tout cela indique une mise en place progressive d’une rémunération salariale des médecins (en particulier généralistes), comme l’a d’ailleurs souhaité Macron : il faut « quitter le modèle de la rémunération à l’acte ». Les médecins perdront leur indépendance. De même la mise en place progressive d’une rémunération en fonction des objectifs des autorités pseudo-sanitaires mondialistes accroîtra le contrôle des prescriptions et la soumission des médecins et des patients. La menace d’une forme de crédit social se précise peu à peu.

Dr Marie 

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Où en est la bioéthique en France ?

Où en est la bioéthique en France ?

Après la constitutionnalisation de la « liberté d’avorter », à une encablure d’une loi sur la fin de vie dont la discussion devrait commencer en juin, centrée sur le suicide assisté et prévoyant pour les cas où celui-ci est impossible « l’exception d’euthanasie ». Sur le plan de la gravité et de la symbolique des initiatives réussies ou qui risquent de prospérer sous Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs, cette présidence d’un homme qui a fait le choix de ne pas procréer aura été l’une des plus transgressives de l’histoire de France. Mise en œuvre par lui et ceux qui l’entourent, elle est un assaut multiforme contre la vie, la famille, la lignée, les liens constitutifs d’une société ordonnée au bien commun. Le gendre idéal, le Jupiter lisse qui a le soutien des gens conformistes, bien installés et convenables (sans compter ceux qui se souviennent de lui comme de leur sauveur face à la menace mortelle du covid) est en train de détruire, morceau par morceau, ce qui nous reste de civilisation. Il nous a précipités dans la Révolution par excellence, celle qui fait table rase de tout, y compris de l’homme lui-même et de ce qui fait son humanité.

On nous dit – dans le domaine de la bioéthique, bien sûr, pas celui des paysans, des droits des parents ou de la liberté d’éducation, pour n’évoquer que ceux-là – que l’heure est à l’autonomie absolue de la personne, à la prise en compte de tous les droits et au respect de chacun dans sa liberté de vivre et de procréer. Mais le vrai message que susurre ce discours en apparence bienveillant tient en cinq mots : « Vous serez comme des dieux. » Avec lui, c’est à chaque homme, à chaque femme, et à toutes leurs déclinaisons intermédiaires et changeantes qu’appartient le droit de dire « son » bien, « son » mal, pourvu qu’il aille contre leur acception traditionnelle. Le bien commun, quant à lui, est remplacé par l’ego, ou la somme des ego, et la politique est priée de les servir, même dans ce qu’ils ont de plus conflictuel. Avec un bonus pour le droit du plus fort, par le fait même.

Pour prendre la mesure de ce grand bouleversement qui s’apprête aujourd’hui à franchir de nouvelles étapes fondamentales, il faut souligner le rôle joué par la science, la technique, la machine. Ce faisant on comprendra qu’il ne s’agit en effet que d’une étape: l’avènement de l’intelligence artificielle, de l’homme augmenté et des robots de plus en plus humanoïdes prolongeront – si nous les laissons faire – et aggraveront l’exercice de la haine contre notre nature. Cette nature est niée, nous ne vaudrions pas plus que les autres espèces sur notre planète divinisée… Alors que nous sommes corps et âme créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, appelés à jouir avec lui d’une joie éternelle et à cette fin, soumis à ce que l’on pourrait appeler le mode d’emploi divin qui affirme, à travers la morale, les conditions de notre bonheur.

Revenons à la science. Le ministère de la Santé définit la bioéthique comme un « ensemble de recherches, de discours et de pratiques, généralement pluridisciplinaires, ayant pour objet de clarifier ou de résoudre des questions à portée éthique suscitées par l’avancement et l’application des technosciences biomédicales ».

Tout ce qui renverse aujourd’hui l’ordre établi a été rendu possible par la médicalisation de la procréation (ou son évitement) et la démédicalisation de ce qui était naguère, dans la plupart des cultures du monde, considéré comme un désordre psychiatrique.

D’un côté, le succès (on ne parle guère des inconvénients) de la contraception mécanique ou hormonale sous toutes ses formes, la sécurisation de l’avortement (pour la mère, s’entend), chirurgical ou chimique, l’accès aux gamètes et aux embryons humains, que l’on peut modifier, étudier et détruire, trier, fabriquer, implanter où l’on veut et peut-être un jour dupliquer sans même avoir recours à autre chose qu’à l’ADN de l’intéressé, fait progresser la maîtrise de la fertilité et l’artificialisation de la procréation.

De l’autre, la relative « propreté » de l’élimination du souffrant ou du gêneur en fin de vie ou fatigué de vivre : antalgiques, sédation, poison mortel vous ont aujourd’hui un petit air de médecine compatissante. Fabriquer la vie ou précipiter dans la mort relève aujourd’hui de la technique de laboratoire assistée par le discours politico-médiatique. C’est le progrès !

Et nous en sommes là justement : à l’idée que toutes ces innovations prométhéennes doivent être accessibles à tous, moyennant quelques interdits de façade, plus ou moins pérennes.

Ce n’est pas par hasard que la PMA – la procréation médicalement assistée – a été étendue à toutes les femmes, qu’elles soient célibataires ou en couple de même sexe, sous le premier quinquennat Macron. Il a paru ces jours-ci dans Le Monde un long entretien avec une psychologue, Alix Franceschi-Léger, où elle parle de ses couples qui ont « l’impression de se transformer en machine » en confiant leur désir d’enfant au médecin, et en assumant toute la lourdeur de cette procédure qui est très loin d’aboutir à chaque fois. Mais cette lourdeur, si parlante, qui en dit tant sur l’aspect anti-naturel de ce forçage des corps de l’homme et surtout de la femme, est gommée du débat public. Un enfant sur trente est aujourd’hui conçu de cette manière, dans l’éprouvette du technicien : père et mère sont en voie de devenir des catégories vouées à la confusion, on ne sait plus qui est qui, qui est quoi, la légitimité de la descendance est devenue une blague. Amoyen et à long terme, c’est le chaos qui s’annonce, soutenu par des lois de filiation profondément révolutionnées, elles aussi sous Macron.

Alors que la France connaît un déficit de naissances historique, le président a annoncé le « réarmement démographique », avec un « grand plan de lutte contre l’infertilité ». PMA étendue, congélations d’ovocytes en feront-elles partie ? C’est la tendance mondiale, de la Russie aux Etats-Unis ; la Chine rendue exsangue par sa politique de l’enfant unique subventionne depuis peu la fécondation in vitro. A force de jouer aux apprentis sorciers les Etats prennent la main…

La PMA a aujourd’hui un visage à la tête de l’État :celui de Gabriel Attal, Premier ministre qui a brandi son homosexualité comme un symbole lors de son premier discours de politique générale et qui a lui-même révélé il y a trois ans être né d’une fécondation in vitro. Attal s’est aussi montré favorable à la GPA, la « gestation pour autrui » qui est en réalité une location d’utérus. Il s’est dit « pas contre une GPA éthique » lors d’un entretien en 2019. Comme si c’était possible. Comme s’il pouvait être « éthique »de fabriquer des embryons, d’en choisir un ou plusieurs selon leur bonne santé, de les implanter chez une mère pour être portés pendant neuf mois et de lui arracher le fruit de ses entrailles à la naissance. Logiquement, c’est la prochaine étape législative. Y arriverons-nous ? Sinon aujourd’hui, du moins avant la fin du deuxième quinquennat Macron ?

Le débat sur la constitutionnalisation de l’« interruption volontaire de grossesse » risque fort d’avoir pour conséquence d’éliminer les espoirs ou plutôt les illusions de ceux qui pensent possible le maintien de quelques barrières dans le domaine. Quasiment comme un seul homme, les députés ont décidé par 493 voix contre 30, et 23 abstentions, d’inscrire la liberté d’avorter dans la « carte d’identité » de la République. Et même parmi les opposants si peu nombreux, personne n’a affirmé le droit de vivre de l’enfant conçu en tant qu’être humain unique et irremplaçable, membre à part entière de notre espèce : ils ont plutôt souligné que l’accès à l’avortement n’était de toute façon pas menacé.

Autrement dit, et quoi qu’ils en pensent dans leur for intérieur, chez les élus du RN à ceux des Insoumis en passant par toutes les couleurs de l’hémicycle, le débat de fond n’existe plus et n’a même plus le droit d’exister dans la sphère politique. Ils n’entendent pas ramer à contre-courant du sens de l’histoire qu’on leur impose et auquel la plupart a de toute façon adhéré. Ils ont accepté les transgressions les unes après les autres, et le discours des droits a fait le reste. Il suffira de l’activer une nouvelle fois pour aller plus loin encore.

En réalité, ils sont tous soumis, aveuglément soumis au mensonge bioéthique. Celle-ci se prétend éthique mais a depuis sa création rejeté les principes les plus simples de la morale et de la réalité humaine et familiale, conditions la véritable paix sociale qui est tranquillité de l’ordre. 

Sous Macron, cette emprise nihiliste s’est appesantie comme jamais. On peut la refuser au plan individuel, construire sa vie et sa famille en contournant le néant, mais si la France doit rester ce qu’elle est, on ne peut nier que le combat est aussi politique, et condition de survie.

Jeanne Smits

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19 MARS 1962, POINT D’ORGUE DE LA TRAHISON GAULLISTE

19 MARS 1962, POINT D’ORGUE DE LA TRAHISON GAULLISTE

L'OAS veille

C’est sans surprise que nous verrons nos compatriotes invités à commémorer le 19 mars 1962. Les fêtes de leur République maçonnique ont souvent coïncidé avec des défaites de la France ! Leur fierté avec notre honte !

Notre honte, car une armée victorieuse capitulant devant un adversaire aux abois dont ceux qui menaient en sous-main les négociations avaient été extraits des prisons où les avaient envoyés leurs crimes, cela ne s’était jamais vu dans notre Histoire !

Au point que pendant un demi-siècle, confrontés aux rapatriés, anciens combattants, membres du corps médical et observateurs impartiaux qui avaient souffert dans leur honneur et dans leur chair ou avaient été témoins des conséquences sanglantes de cette trahison, les chefs de gouvernement successifs étaient prudemment restés dans l’expectative.

Ce ne fut que le 6 décembre 2012, présumant qu’un demi-siècle avait atténué les cicatrices de l’Histoire, que François Hollande accepta de donner satisfaction aux syndiqués communistes de la FNACA qui n’avaient vu dans cette capitulation honteuse qu’une occasion d’abandonner sans état d’âme leurs concitoyens des départements d’Algérie à la vindicte sauvage de leurs complices crypto-marxistes du FLN.

Déferlement de sauvagerie du FLN perpétré, à compter de ce 19 mars 1962, en toute impunité car résultant de l’ordre donné à notre armée de rester l’arme au pied, quoi qu’il arrive à nos nationaux, la politique d’abandon de l’Algérie se doublant d’une politique d’abandon des populations se réclamant de la France.

Ce dont témoigne, pour l’Histoire, le rapport de Jean-Marie Robert, sous-préfet d’Akbou, en Kabylie, adressé à Alexandre Parodi, vice-président du Conseil d’Etat, qui révèle les détails les plus sordides des tortures infligées aux supplétifs de l’armée française mais aussi aux élus, maires, conseillers municipaux, anciens combattants, chefs de village, «promenés habillés en femmes, nez, oreilles et lèvres coupées, émasculés, enterrés vivant dans la chaux ou même dans le ciment, ou brûlés vifs à l’essence».

A ces massacres de harkis et d’élus musulmans atteignant des proportions et une horreur inimaginables s’ajoutèrent, à partir du 19 mars 1962, des enlèvements d’Européens que l’historien Jean-Jacques Jordi évalue à plus de 3000. Dans l’indifférence la plus totale de la part du gouvernement gaulliste que n’émut pas davantage le massacre de 700 Européens à Oran, le 5 juillet 1962, jour officiel de l’indépendance algérienne après la victoire du « OUI » à un référendum… auquel nos compatriotes des départements – encore français ! – d’Algérie ne furent même pas admis à participer.

AU-DELÀ DE L’HORREUR : EUROPÉENS ENLEVÉS POUR LES VIDER DE LEUR SANG.

Un fantasme ? Non, un ensemble de faits mis à jour par l’historien militaire Gregor Mathias sous un titre sans ambiguïté : « Les vampires à la fin de la guerre d’Algérie » Un mythe ? Interroge-t-il, d’abord incrédule. Mais les informations qui circulaient, à Alger, à Oran, dans le bled, s’appuyaient sur les découvertes d’hommes et de femmes mystérieusement disparus dont on retrouvait les cadavres exsangues. Jusqu’au jour où un ancien légionnaire devenu prêtre décida de rendre public un document qu’il avait sauvé de la destruction des archives de la Légion à Sidi Bel Abbès : la lettre qu’un légionnaire enlevé par le FLN était parvenu à faire parvenir à son frère avec la complicité d’une infirmière musulmane qui s’était prise de pitié pour lui.

« Si tu reçois cette lettre – écrit-il – ce sera un miracle. Fais savoir à mon unité que je ne suis pas déserteur mais que j’ai été enlevé. Ils sont corrects avec nous, nous donnent bien à manger, mais c’est pour nous prendre notre sang. J’ai pourtant la chance d’être d’origine étrangère, car ils tuent d’abord les Français »

VOILA, CHERS AMIS, LE GENRE DE COMMÉMORATION QUE VOUS CONVIE A FÊTER LA GUEUSE…

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Charles Maurras contre Bonaparte

Charles Maurras contre Bonaparte

Affiche du film de Ridley Scott sur Napoléon

La sortie du Napoléon de Ridley Scott avait ravivé les discussions sur l’empereur. Sur le bilan strictement technique et cinématographique, les avis se rejoignent majoritairement pour dire leur déception devant un film qui, malgré une matière historique gigantesque et des moyens financiers eux-mêmes généreux, ne parvient à créer ni le souffle épique ni le développement scénaristique que l’on attendait. Au mieux peut-on se consoler en admirant, pendant quelques minutes, de belles scènes de bataille, quelques beaux décors et des costumes d’époque plutôt réussis. Mais c’est un bilan assez maigre.

Le film a aussi déçu tout le monde sur l’aspect historique : les passionnés de l’empereur estiment qu’il a été présenté de façon caricaturale et dépréciative, pendant que ses détracteurs regrettent qu’un film à gros budget, bon ou mauvais, ne serve pas à faire le procès à charge d’un personnage historique critiqué aujourd’hui, par les animateurs dans l’air du temps, surtout parce qu’il a rétabli l’esclavage et régné comme un despote. Il n’existe pas en effet, dans l’espace intellectuel français « grand public », une critique de Napoléon qui ne soit pas de gauche ; au contraire le clivage se contente de prétendre que Napoléon ne peut être aimé que pour de mauvaises raisons par la droite et critiqué pour de bonnes raisons par la gauche. Tel homme de droite qui voudrait proposer un avis négatif sur le personnage n’aurait nulle part où se loger dans le petit cirque pseudo intellectuel de notre époque.

Pourtant une telle critique a existé. Du côté de l’Action française, Léon Daudet a publié en 1939 Deux idoles sanguinaires, la Révolution et son fils Bonaparte dans lequel il expose les relations filiales entre l’horrible Révolution et ce fils qui, ayant germé dans un tel ventre, ne pouvait lui-même que continuer la mauvaise œuvre commencée par sa génitrice. Mais ce livre, s’il est plaisant à lire grâce à la plume toujours affûtée de Daudet, n’est pas ce que la droite nationaliste a proposé de plus convaincant pour s’approcher de l’empereur : dix ans plus tôt, Charles Maurras a publié un petit texte autrement plus dosé en explosif intellectuel : Napoléon, avec la France ou contre la France ?

Ici, au lieu de simplement reprocher à Napoléon d’avoir fait la guerre (ce que Maurras lui reproche aussi mais avec des arguments à la fois politiques, humains, géostratégiques et historiques) et d’être à l’origine d’un bilan humain terrifiant, le maître de l’Action française dénonce aussi les effets délétères du Code Napoléon dans l’organisation anthropologique de la France, critique des choix d’alliances et des décisions diplomatiques catastrophiques en ceci qu’ils ont semé le poison d’où naîtra ensuite, par ricochets, beaucoup des grands conflits militaires que la France, bien après le passage sur la terre de Napoléon, devra longtemps affronter. Là où Maurras se différencie d’une critique qui ne serait qu’un bilan comptable des morts des guerres napoléoniennes, c’est en ceci qu’il va chercher jusque dans l’œuvre institutionnelle et juridique de l’empereur des raisons de l’accuser avoir fait du tort à la France. Un travail intellectuel de cette envergure n’existe plus aujourd’hui, le débat sur Napoléon ayant été, nous le disions plus haut, pris en otage par des gens qui, eux-mêmes pris en otage par la droite, se sentent obligés de le défendre contre des gens qui, pris en otage par la gauche, reprochent à Napoléon de n’avoir pas créé Sos-racisme et l’international LGBT de son vivant.

Que l’un des grands parmi les grands dans l’offre intellectuelle de droite, Charles Maurras, soit au nombre des adversaires de Napoléon surprendra sans doute nos contemporains. Si ce n’était que pour cela, si ce n’était que pour son côté étonnant, le livre de Maurras mériterait d’être lu. Heureusement, il est beaucoup plus que cela. Pour l’avoir fait lire à de nombreux admirateurs de Napoléon dont certains étaient même des adorateurs, je puis confirmer que Charles Maurras, par la redoutable efficacité de sa démonstration intellectuelle et argumentaire, a livré un texte d’une hauteur, d’une précision et d’une puissance rarement atteintes par un auteur, surtout — et c’est là aussi que réside l’exploit — en seulement quelques dizaines de pages, d’ailleurs écrites dans un français d’une beauté cristalline.

Jonathan Sturel

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