Militantisme : Affichons nos couleurs 

Militantisme : Affichons nos couleurs 

« Le militant, dernier rempart de la Cité »

Bientôt les élections législatives : « Qui n’a pas été député ne saurait se faire une idée du vide humain” disait Léon Daudet !

Nous vivons en campagne électorale permanente et la République ne vit que d’élections… Affichons nos couleurs d’Action Française : un stock important d’affiches et d’autocollants vous attend.

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Jeanne d’Arc par Maurras

Jeanne d’Arc par Maurras

Les privilégiés qui disposent du Dictionnaire politique et critique de Charles Maurras pourront y relire les pages émouvantes et pertinentes consacrées dans le tome deuxième à la sainte de la Patrie :

– Jeanne d’Arc et les Républicains (Action Française du 5 juin 1913, Pp.347-349).

– Sainte Jeanne d’Arc (Action Française du 7 avril 1919, pp. 349-351 )

– La figure de la Patrie (Action Française du 8 mai 1927, pp. 35 1-354)

– Autres leçons de Jeanne d’Arc (Action Française du 13 mai 1928, pp. 354-355 ). Nous en donnons ici un bref extrait.

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« Un autre trait doit être observé par toute la vie tragique de Jeanne d’Arc. Trait non de classe, mais de race historique, particulier à tout ce qui s’inspire un peu largement des traditions orales ou écrites de la France : c’est la florissante vigueur, la jeune hardiesse, la souplesse de sa raison. Les amateurs de poésie pure croient que la raison sèche l’âme ou opprime le cœur. Mais ont-ils apporté une once de critique à la lecture de l’interrogatoire de Jeanne ? Face aux arguties captieuses, une logique ailée s’allie au jugement le plus délicat. Il est de Jeanne d’Arc, le grand mot par lequel est jugée éternellement la méthode de diffamation assassine et qu’elle a dû jeter à quelque valet de greffier qui lui reprochait de n’avoir servi ni l’Eglise ni la Patrie : – Ah! Vous écrivez bien ce qui est contre moi, mais vous ne voulez pas écrire ce qui est pour moi! « 

« Ainsi la reine vierge des bons guerriers d’Action française pourrait aussi servir de protectrice et d’intercesseur à ceux de leurs amis qui ont été conduits à faire un usage public des puissances de la persuasion et de la raison. Elle en prêche l’exemple, et elle en donne les leçons, qu’il s’agisse de distinguer ou de réfuter, de conclure ou de rectifier. Ce jeune chef de guerre dont les inventions stratégiques sur le champ de bataille frappent les hommes de métier d’une stupeur pleine d’admiration, la voilà sans arme et sans compagnon dans la geôle, dans le prétoire. Réduite à elle seule, sans avocat ni conseiller, elle invente cette défense qui répand des nappes de lumières égales, traversées de soudaines brusqueries comparables aux divines fulgurations. L’amalgame inouï du sublime avec le bon sens !

« C’est contre cette enfant unique de la France, contre cet abrégé de tout ce que la chrétienté médiévale a produit et peut-être a rêvé de plus pur, que l’envahisseur étranger avait suscité toutes les autorités qu’il avait pu réunir, suborner, soudoyer. Je lis dans un discours, prononcé à la Cathédrale d’Orléans, par un évêque français, ce jugement terrible porté sur les juges ecclésiastiques par qui le bûcher de Jeanne fut allumé : Quels juges! Des hommes, a-t-on dit, dont la science théologique n’était qu’un moyen de faire leur carrière ; un Pierre Cauchon, devenu évêque et qui aspire au siège archiépiscopal de Rouen ; un Jean Beaupère, qui, lui, bien que manchot de la main droite, a su de la gauche faire râfle de riches prébendes ; un Nicolas Midy qui cumulait « tout, les titres et les bénéfices, les violences et les hontes » ; et d’autres personnages qui, quelques mois plus tard, au Concile de Bâle, feront figure de schismatiques.

« C’est devant un pareil tribunal que Jeanne subira d’interminables interrogatoires où par l’imprévu, la multiplicité et l’incohérence voulue des questions, on essaiera de la troubler et de la déconcerter. Quel drame! D’un mot, d’un geste, quand il semble qu’elle est perdue, elle écarte les subtilités dont on cherche à l’embarrasser, repousse les accusations mensongères, démasque les perfidies cachées et s’élève dans une atmosphère de pureté et de vérité ».

« Elle s’élève, c’est cela! Au-dessus des douleurs de la sentence. Au-dessus de la honte du tribunal. Dans cette vérité qu’elle sert et qui la défend. Une vérité qui la garde intacte, comme un cristal, comme un diamant, comme les pures flammes arrondies en bouquet autour de la martyre, au-dessus de la corruption et que rien ne saurait corrompre. Ce qui est, est. Ce qui a été, a été. Il n’y a rien de plus inviolable que les mérites et l’honneur d’un noble passé. Heureux qui appuie là-dessus les forces, les espoirs, les desseins du noble avenir ! »

N. B. Charles Maurras est encore l’auteur d’un petit livre introuvable Méditation sur la politique de Jeanne d’Arc, illustré par Maxime Real de Sarte. 

 

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Fête de SAINTE JEANNE d’ARCChangement de programme

Fête de SAINTE JEANNE d’ARC
Changement de programme

Défilé de 10h interdit remplacé par un rassemblement statique devant la Statue à 12h45

Alors que depuis 60 ans, les Nationalistes ont toujours honoré la sainte de la Patrie, en ce deuxième dimanche de mai, par un défilé suivi d’un dépôt de gerbe florale, cette année, la préfecture de police parisienne a prétendu nous interdire de participer à cette fête.

Rappelons que depuis 1921, à l’initiative de Maurice Barrès, la fête de Sainte Jeanne d’Arc est l’égale, en solennité, du 14 juillet des révolutionnaires, aux yeux mêmes de leur république.
Rappelons que tous les ans, sauf en 1990, après la profanation du cimetière de Carpentras, les nationalistes ont emprunté le même itinéraire, depuis Saint Augustin, l’église de la Madeleine ou la place Maurice Barrès, jusqu’à la statue de la place des Pyramides.

Rappelons enfin que ce défilé était, tout aussi traditionnellement, suivi d’un banquet de l’amitié nationaliste.
Cette année, la préfecture de police a tenté d’imposer aux Nationalistes des horaires et un parcours totalement incompatibles avec la tradition et la bonne organisation de l’événement.

C’est donc à un rassemblement statique, à compter de 12 heures 45, devant la statue de la sainte de la Patrie, place des Pyramides, que nous convions tous nos amis et camarades de France et d’Europe, pour montrer que les obstacles dressés par ceux qui préfèrent servir un régime de l’instant que la Partie de toujours ne nous feront jamais ni céder, ni renoncer !

Qui vive ? France !

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Méditation sur la politique de Jeanne d’Arc

Méditation sur la politique de Jeanne d’Arc

Cet extrait de la Méditation sur la politique de Jeanne d’Arc , écrit par Charles Maurras en 1929 semble avoir été écrit pour notre temps. Maurras y développe la nécessité du « Politique d’abord », mis en pratique par la sainte de la Patrie. Si les remparts de Syracuse tombent, Archimède est égorgé… Le texte de Maurras porte la dédicace suivante : « À l’association des jeunes filles royalistes devant laquelle furent pensées tout haut quelques-unes des ces incomplètes méditations, au nom de l’Action française reconnaissante, hommage très respectueux de l’auteur. »

« Rien ne se fait dans la cité des hommes sans une règle d’ordre étendue à toutes les fonctions. Il en est de plus hautes que cette fonction de police, mais elle est la première, elle l’emporte, dans la suite du temps, même sur le religieux, le moral et le militaire, politique d’abord.

Dans un pays sujet au déchirement des partis, si surtout ce pays est envahi et démembré par les ennemis du dehors, il n’y a rien de plus nécessaire que la monarchie, c’est presque un pléonasme : le gouvernement de l’Un met fin aux divisions et aux compétitions. C’est par lui qu’il faut commencer : Roi d’abord.

Les puissances morales et religieuses, au premier rang de toutes, la religion catholique, représentent un bienfait de première valeur, et l’un des devoirs capitaux de la Monarchie est de les servir. Mais l’organisation religieuse ne suffit pas à tout : sainte Jeanne d’Arc elle-même constitue ou plutôt reconnaît le Roi de la terre de France régnant au nom du Roi du Ciel.

Enfin, si les lois civiles sont saintes, si la consultation des sujets, la représentation méthodique des intéressés sont des choses utiles, si l’opinion est bonne à interroger pour savoir et entendre la vérité, tout cela, si précieux soit-il, reste néanmoins secondaire ; le devoir de l’autorité est d’abord de conduire : une décision prompte fait, les trois quarts du temps, ce qu’il y a de plus propre à entraîner et à réconcilier tous les cœurs ; à l’exemple de Jeanne d’Arc, l’Action française a toujours demandé un roi qui règne et qui gouverne dans le droit fil des traditions et des intérêts du pays.

Les hauteurs du noble sujet qui n’a été abordé ici qu’en tremblant nous accuseront-elles d’une sorte d’irrévérence pour en détacher et en isoler ainsi le détail ? On s’en console en se disant que l’analyse ne sera pas inutile si elle contribue, en quelque mesure, à montrer comment, à cinq siècles de distance, les mêmes sentiments, les mêmes méthodes, les mêmes doctrines peuvent avoir la même part à l’action fructueuse pour le salut de la même patrie. De fortes et durables valeurs morales, supérieures aux personnes mortelles, font les nations. Les grands peuples vivent par l’immortel. On observe qu’ils durent par leurs dynasties. Mais ils ont les dynasties qu’ils ont méritées. Le solide honneur de la France est de se prévaloir de la plus belle des races de rois. À son lit de mort, face à l’éternité, dans une agonie imprégnée du sentiment religieux le plus sincère, et le plus profond, comme il faisait son examen de conscience tout haut devant sa cour, Louis XIV dit gravement :

— Je m’en vais, mais l’État demeure toujours. Continuez à le servir, Messieurs.

Telles sont les paroles de l’espérance terrestre. Est-elle impie ? Il ne me semble pas qu’il puisse être interdit de saluer en Jeanne d’Arc sa fidélité à ce qu’il y a de plus solide et de plus vivace, l’État, le Roi, dans la structure de son ouvrage, Notre Patrie ».

Charles Maurras

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Macron élu du métavers arc-en-ciel

Macron élu du métavers arc-en-ciel

Un bon antidémocrate se sert deux fois d’un scrutin : en votant, s’il pense pouvoir peser, en observant, toujours. Analysons donc vite la catastrophe banale du 24 avril.

Le candidat Macron a su capter des électorats antagonistes et fédérer toutes les peurs. Après un premier quinquennat occupé à abaisser sa fonction, bouleverser les domaines régaliens et détruire la souveraineté de la France, il s’est posé en incarnation de l’autorité et de l’ordre : c’est à la fois la marque de fabrique de l’inversion politique en marche et le moyen d’attirer à elle le parti de la tranquillité qui reste nombreux, surtout chez les gens âgés que le covid terrorise. Ceux pour qui l’argent est tout ont aussi voté pour lui, à Bordeaux, Lyon, Paris, Neuilly ou la côte d’Azur. L’immigration et l’Islam l’ont plébiscité. L’extrême gauche de Mélenchon, Arthaud, Poutou et Roussel aussi, que l’ombre du fascisme effaye toujours. Les écolos irréductibles aussi, par peur que le ciel ne tombe sur la terre, et que le racisme et l’homoetransphobie ne les offense. 

En somme, l’arc-en-ciel des peurs engendrées par la mythologie dominante s’est liée en faisceau pour interdire la route au mal : l’éventualité d’une défense, même légère et partielle, de l’identité, de l’histoire ou des mœurs de la France.

On notera que, dans une des dernières élections où leurs remplaçants n’étaient pas encore en mesure de décider du destin de notre pays, les Français en voie d’être remplacés les premier, les vieux, ont choisi le candidat propre à accélérer leur remplacement. Si les adultes en âge de travailler ont porté leurs voix ailleurs, les adolescents jusqu’à vingt-cinq ans et les retraités ont élu le nouveau président. Cet engouement infantile et sénile, opposé au dégoût de ceux qui affrontent le travail et la vie, traduit une fuite hors de la réalité de populations qui se réfugient dans une réalité parallèle – une irréalité. Irréalité médiatique pour des anciens gavés de télévision et de presse, irréalité virtuelle pour les jeunes plongés dans les jeux vidéo, irréalité pédagogique pour les produits d’une Éducation nationale wokisante et genrisante, irréalité du spectacle idéal qui leur a donné par le cinéma, la publicité et les séries montrant comme advenue déjà une société aux mœurs et aux populations remplacées. Ces images mentales convergentes forment un méta-univers, ou métavers, comme disent les habitués des jeux vidéo, qui présentent aux sens et à la réflexion de leurs adeptes toutes les apparences de la réalité. Les gens qui ont voté Macron vivent déjà dans le métavers arc-en-ciel.

On est arrivé au bout du projet démocratique. Il n’y a plus besoin de tricher. Le pays réel a été métamorphosé par le pays légal en pays virtuel transitoire, en attendant d’être physiquement transformé en province de l’empire arc-en-ciel. Il vote donc bien, obligatoirement, et d’éventuelles émeutes n’y changeront rien : Mélenchon au pouvoir mènerait la même politique quant aux mœurs, à l’identité et l’histoire de la France. 

En outre, contrairement à ce que certains craignent, le danger n’est nullement l’islamisation de la France, c’est le gouvernement par le chaos entretenu, chaos économique, social, ethnique, culturel, moral, religieux. L’état de droit, le progressisme, le vivre ensemble qui ne marche pas et qui a pour fonction de ne pas marcher.

Macron II devrait être une réussite totale.

Martin Peltier

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