Fête de SAINTE JEANNE d’ARCChangement de programme

Fête de SAINTE JEANNE d’ARC
Changement de programme

Défilé de 10h interdit remplacé par un rassemblement statique devant la Statue à 12h45

Alors que depuis 60 ans, les Nationalistes ont toujours honoré la sainte de la Patrie, en ce deuxième dimanche de mai, par un défilé suivi d’un dépôt de gerbe florale, cette année, la préfecture de police parisienne a prétendu nous interdire de participer à cette fête.

Rappelons que depuis 1921, à l’initiative de Maurice Barrès, la fête de Sainte Jeanne d’Arc est l’égale, en solennité, du 14 juillet des révolutionnaires, aux yeux mêmes de leur république.
Rappelons que tous les ans, sauf en 1990, après la profanation du cimetière de Carpentras, les nationalistes ont emprunté le même itinéraire, depuis Saint Augustin, l’église de la Madeleine ou la place Maurice Barrès, jusqu’à la statue de la place des Pyramides.

Rappelons enfin que ce défilé était, tout aussi traditionnellement, suivi d’un banquet de l’amitié nationaliste.
Cette année, la préfecture de police a tenté d’imposer aux Nationalistes des horaires et un parcours totalement incompatibles avec la tradition et la bonne organisation de l’événement.

C’est donc à un rassemblement statique, à compter de 12 heures 45, devant la statue de la sainte de la Patrie, place des Pyramides, que nous convions tous nos amis et camarades de France et d’Europe, pour montrer que les obstacles dressés par ceux qui préfèrent servir un régime de l’instant que la Partie de toujours ne nous feront jamais ni céder, ni renoncer !

Qui vive ? France !

Méditation sur la politique de Jeanne d’Arc

Méditation sur la politique de Jeanne d’Arc

Cet extrait de la Méditation sur la politique de Jeanne d’Arc , écrit par Charles Maurras en 1929 semble avoir été écrit pour notre temps. Maurras y développe la nécessité du « Politique d’abord », mis en pratique par la sainte de la Patrie. Si les remparts de Syracuse tombent, Archimède est égorgé… Le texte de Maurras porte la dédicace suivante : « À l’association des jeunes filles royalistes devant laquelle furent pensées tout haut quelques-unes des ces incomplètes méditations, au nom de l’Action française reconnaissante, hommage très respectueux de l’auteur. »

« Rien ne se fait dans la cité des hommes sans une règle d’ordre étendue à toutes les fonctions. Il en est de plus hautes que cette fonction de police, mais elle est la première, elle l’emporte, dans la suite du temps, même sur le religieux, le moral et le militaire, politique d’abord.

Dans un pays sujet au déchirement des partis, si surtout ce pays est envahi et démembré par les ennemis du dehors, il n’y a rien de plus nécessaire que la monarchie, c’est presque un pléonasme : le gouvernement de l’Un met fin aux divisions et aux compétitions. C’est par lui qu’il faut commencer : Roi d’abord.

Les puissances morales et religieuses, au premier rang de toutes, la religion catholique, représentent un bienfait de première valeur, et l’un des devoirs capitaux de la Monarchie est de les servir. Mais l’organisation religieuse ne suffit pas à tout : sainte Jeanne d’Arc elle-même constitue ou plutôt reconnaît le Roi de la terre de France régnant au nom du Roi du Ciel.

Enfin, si les lois civiles sont saintes, si la consultation des sujets, la représentation méthodique des intéressés sont des choses utiles, si l’opinion est bonne à interroger pour savoir et entendre la vérité, tout cela, si précieux soit-il, reste néanmoins secondaire ; le devoir de l’autorité est d’abord de conduire : une décision prompte fait, les trois quarts du temps, ce qu’il y a de plus propre à entraîner et à réconcilier tous les cœurs ; à l’exemple de Jeanne d’Arc, l’Action française a toujours demandé un roi qui règne et qui gouverne dans le droit fil des traditions et des intérêts du pays.

Les hauteurs du noble sujet qui n’a été abordé ici qu’en tremblant nous accuseront-elles d’une sorte d’irrévérence pour en détacher et en isoler ainsi le détail ? On s’en console en se disant que l’analyse ne sera pas inutile si elle contribue, en quelque mesure, à montrer comment, à cinq siècles de distance, les mêmes sentiments, les mêmes méthodes, les mêmes doctrines peuvent avoir la même part à l’action fructueuse pour le salut de la même patrie. De fortes et durables valeurs morales, supérieures aux personnes mortelles, font les nations. Les grands peuples vivent par l’immortel. On observe qu’ils durent par leurs dynasties. Mais ils ont les dynasties qu’ils ont méritées. Le solide honneur de la France est de se prévaloir de la plus belle des races de rois. À son lit de mort, face à l’éternité, dans une agonie imprégnée du sentiment religieux le plus sincère, et le plus profond, comme il faisait son examen de conscience tout haut devant sa cour, Louis XIV dit gravement :

— Je m’en vais, mais l’État demeure toujours. Continuez à le servir, Messieurs.

Telles sont les paroles de l’espérance terrestre. Est-elle impie ? Il ne me semble pas qu’il puisse être interdit de saluer en Jeanne d’Arc sa fidélité à ce qu’il y a de plus solide et de plus vivace, l’État, le Roi, dans la structure de son ouvrage, Notre Patrie ».

Charles Maurras

Macron élu du métavers arc-en-ciel

Macron élu du métavers arc-en-ciel

Un bon antidémocrate se sert deux fois d’un scrutin : en votant, s’il pense pouvoir peser, en observant, toujours. Analysons donc vite la catastrophe banale du 24 avril.

Le candidat Macron a su capter des électorats antagonistes et fédérer toutes les peurs. Après un premier quinquennat occupé à abaisser sa fonction, bouleverser les domaines régaliens et détruire la souveraineté de la France, il s’est posé en incarnation de l’autorité et de l’ordre : c’est à la fois la marque de fabrique de l’inversion politique en marche et le moyen d’attirer à elle le parti de la tranquillité qui reste nombreux, surtout chez les gens âgés que le covid terrorise. Ceux pour qui l’argent est tout ont aussi voté pour lui, à Bordeaux, Lyon, Paris, Neuilly ou la côte d’Azur. L’immigration et l’Islam l’ont plébiscité. L’extrême gauche de Mélenchon, Arthaud, Poutou et Roussel aussi, que l’ombre du fascisme effaye toujours. Les écolos irréductibles aussi, par peur que le ciel ne tombe sur la terre, et que le racisme et l’homoetransphobie ne les offense. 

En somme, l’arc-en-ciel des peurs engendrées par la mythologie dominante s’est liée en faisceau pour interdire la route au mal : l’éventualité d’une défense, même légère et partielle, de l’identité, de l’histoire ou des mœurs de la France.

On notera que, dans une des dernières élections où leurs remplaçants n’étaient pas encore en mesure de décider du destin de notre pays, les Français en voie d’être remplacés les premier, les vieux, ont choisi le candidat propre à accélérer leur remplacement. Si les adultes en âge de travailler ont porté leurs voix ailleurs, les adolescents jusqu’à vingt-cinq ans et les retraités ont élu le nouveau président. Cet engouement infantile et sénile, opposé au dégoût de ceux qui affrontent le travail et la vie, traduit une fuite hors de la réalité de populations qui se réfugient dans une réalité parallèle – une irréalité. Irréalité médiatique pour des anciens gavés de télévision et de presse, irréalité virtuelle pour les jeunes plongés dans les jeux vidéo, irréalité pédagogique pour les produits d’une Éducation nationale wokisante et genrisante, irréalité du spectacle idéal qui leur a donné par le cinéma, la publicité et les séries montrant comme advenue déjà une société aux mœurs et aux populations remplacées. Ces images mentales convergentes forment un méta-univers, ou métavers, comme disent les habitués des jeux vidéo, qui présentent aux sens et à la réflexion de leurs adeptes toutes les apparences de la réalité. Les gens qui ont voté Macron vivent déjà dans le métavers arc-en-ciel.

On est arrivé au bout du projet démocratique. Il n’y a plus besoin de tricher. Le pays réel a été métamorphosé par le pays légal en pays virtuel transitoire, en attendant d’être physiquement transformé en province de l’empire arc-en-ciel. Il vote donc bien, obligatoirement, et d’éventuelles émeutes n’y changeront rien : Mélenchon au pouvoir mènerait la même politique quant aux mœurs, à l’identité et l’histoire de la France. 

En outre, contrairement à ce que certains craignent, le danger n’est nullement l’islamisation de la France, c’est le gouvernement par le chaos entretenu, chaos économique, social, ethnique, culturel, moral, religieux. L’état de droit, le progressisme, le vivre ensemble qui ne marche pas et qui a pour fonction de ne pas marcher.

Macron II devrait être une réussite totale.

Martin Peltier

Macron Réélu

Macron Réélu

Cinq ans de plus pour la clique de Macron. Assurément cinq ans de chaos. Certains de nos amis, malgré toutes les répugnances et le dégoût que pouvaient leur inspirer l’infâme démocratie que nous subissons, ont soutenu Marine le Pen. « Votez, je vote, votons tous. La devise de notre Action Française est d’agir, d’avancer, de manifester « par tous les moyens », même légaux. » C’est en ces termes que Maurras achevait sa Chronique « Politique » dans l’Action Française du 27 mars 1908.

Il ne s’agissait certainement pas de donner un blanc-seing à celle qui a reculé sur tout et qui a mis à la porte, pour se faire accepter du système, un nombre important de patriotes sincères. Il s’agissait de faire tout ce qui était possible pour barrer la route à celui qui est l’incarnation la plus parfaite de l’anti France. Deux millions d’immigrés en plus, 600 milliards de dette supplémentaire, 20% des lits d’hôpitaux fermés, crise des gilets jaunes, gestion du covid et dictature sanitaire, humiliation diplomatiques, mépris permanent, destruction de la famille, allongement du délai de l’avortement à 14 semaines, laxisme judiciaire, soumission à Bruxelles, etc., tel a été le bilan de 5 ans de politique macroniste. Nous n’espérions pourtant pas grand-chose de cette élection tant nous sommes convaincus que jamais une victoire de la nation ne sortira des urnes. La victoire (frauduleuse ?) de Macron permettra-t-elle d’accélérer l’histoire ? Poussera-t-elle à des insurrections du pays réel significatives ? L’histoire nous le dira. Ce qu’il y a de certain, c’est que la vermine est le Président le plus mal élu de Marianne V et que l’abstention révèle un rejet de Système. Toute l’anti France était mobilisée pour la victoire du serviteur de l’étranger : la crasse médiatique, les associations antiracistes, la maçonnerie par la voix de Georges Serignac, Grand Maître du Grand Orient de France, le monde des artistes et du sport, l’administration… Macron devait gagner légalement ou par la fraude, il devait assurer la continuité du projet de destruction de la France.  

« Non seulement il ne vaut pas la peine de désirer une pareille République, mais il importe de la haïr comme le plus dangereux des pièges tendus à la France par nos ennemis du dehors et du dedans. Son rêve peut flatter l’imagination par un air résigné et conciliateur. Mais ce n’est rien qu’un rêve, médiocre en lui-même et, par ses conséquences, fou. Personne n’a le droit d’exposer la patrie pour un conte bleu. Il faut que les Français puissent s’en rendre compte. Disons-le leur, et rudement, pour qu’on ne les voie plus s’asseoir ni hésiter à ce carrefour de l’action”, disait encore Charles Maurras.

Que de temps perdu, que d’argent gaspillé (4,72 euros par Français inscrit sur les listes électorales sans compter les dizaines de millions empruntés par les partis), que d’énergies qui ont cru aux urnes… Et voilà une nouvelle fois la France fracturée et plus affaiblie que jamais. La réélection de Macron est une catastrophe pour le pays : recul de l’âge de la retraite, euthanasie, pillage du patrimoine industriel… Voilà quelques-unes des promesses d’un président qui a manifestement très envie « d’emmerder » les Français.

Fidèle à sa vocation, l’Action Française s’emploiera à dénoncer et à combattre par l’action les méfaits du régime. « La démocratie c’est le mal, la démocratie c’est la mort », il nous faut rappeler haut et fort nos raisons contre la république et pour la monarchie, il nous faut convertir les « nationaux » en véritables nationalistes, il nous faut travailler à la diffusion d’une pensée droite qui s’attaque aux institutions meurtrières de leur république qui n’est autre que le règne toujours plus puissant de l’étranger. C’est aussi à une révolution mentale que nous devons aspirer, tout patriote digne de ce nom doit faire le deuil de ses illusions démocratiques. 

Des périodes de chaos peuvent surgir des surprises, parfois divines ! Sachons garder l’espérance, soyons d’AF : intellectuels et violents.

LE COMBAT CONTINUE, ON LES AURA ! 

Charybde et Scylla

Charybde et Scylla

“La démocratie partout et toujours, n’est que le paravent de la dictature juive”
Louis Ferdinand Céline

Alors que le candidat de l’Empire du mensonge – l’Otan globohomosexuel – fait face à la candidate de la gauche gaullo-jacobine, la main des nationalistes ne doit point trembler. Il faut apporter tous nos suffrages à la marrane Marion Perrine Le Pen/Micaleff.

Il faut le faire malgré la fraude ab initio que constitue toute démocratie représentative parlementaire, en dépit même que la « démocratie c’est le mal, la démocratie c’est la mort », selon le mot du Maître de Martigues.
Il faut le faire en dépit des fraudes nouvelles que permet le vote électronique : une soixantaine de communes, soit un million et demi de scrutins sont concernées. C’est beaucoup plus qu’il n’en faut pour truquer le résultat des élections qui sont préparées par les sondages et organisées par le Ministère de l’Intérieur. Comme le disait Staline « ce ne sont pas ceux qui votent qui comptent, ce sont ceux qui comptent qui votent ».

Il faut voter Le Pen en dépit des résultats frauduleux que permet le décompte informatique sous-traité aux fraudeurs de renommée internationale Scythel et Dominion. Nous avons pu prendre connaissance des processus de fraude en nous rendant en personne auprès d’un informateur basé à Barcelone. Nous savons donc pertinemment qu’ils fraudent et comment… Il faut tout de même voter pour la Le Pen.

Il faut le faire sans illusion, sans être contaminés par de dégradantes espérances démocratiques, il faut le faire en militants contrerévolutionnaires qui ne cèdent en rien à l’électoralisme des ‘nationaux’, candaules et cocus éternels de la farce électorale.

Il faut le faire comme le zeck qui sabote le bel ordonnancement du goulag. Il faut voter comme on pose un acte d’opposition dérisoire mais avec la ferme intention de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nuire à nos ennemis. Il faut voter Le Pen, non pas en souvenir des paroles de son père, qui ne furent jamais que des mots creux, qu’elle a reniés et trahis de surcroît, mais en raison même de l’embarras que sa candidature semble susciter à la tyrannie J.

La Le Pen n’est pas nationaliste, pas même une ‘nationale’, elle n’est ni de Droite ni à droite, rien en elle n’attire notre sympathie. Elle pourrait bien cependant être la candidate de l’acceleration de l’histoire. Raison suffisante pour en faire notre candidate. Elle peut gagner, sa nullité même rend désirable son élection pour tous ceux qui veulent voir advenir une révolution nationale, qui devra bien commencer par des désordres et une émeute…

#ToutSaufMacron

Il y en a d’autres raisons de voter pour la Le Pen : Maurras ne nous a-t-il pas enjoint toute sa vie durant, tout en combattant les faux axiomes démocratiques, à lutter partout et toujours, chaque fois qu’une occasion se présentait, et « par tous les moyens même légaux » ?

Les Français ne font pas de politique. Se retrancher des élections, c’est renoncer à parler à nos compatriotes dans les quelques instants où ils condescendent à s’occuper du Bien commun de la Cité… S’abstenir de voter pour affirmer sa cohérence théorique, manifester sa misanthropie, ou signaler sa vertu antidémocratique est une attitude qu’on peut comprendre et excuser… Trop de nos amis s’y abandonnent. Pourtant elle n’est pas sans constituer une faute pour tout vrai révolutionnaire : s’abstenir de voter contre les plans de l’oligarchie c’est renoncer à porter un coup – si dérisoire soit-il – pour des raisons de convenances ou de scrupules. S’abstenir, c’est seconder la tyrannie par son manque de pugnacité.

Ils trichent, certes. Mais plus les Français voterons contre les candidats favoris de l’oligarchie, plus la fraude sera massive et partant visible… Il faut leur compliquer la tâche autan que possible. Ne pas voter revient à s’abstenir de toute résistance, cela revient donc à prêter la main à nos bourreaux… S’abstenir, voter blanc ou nul, revient à voter Macron.

Emmanuel Macron est LE candidat du Great Reset et du Nouvel Ordre Mondial. Il ne semble pas pouvoir être remplacé aisément, comme la campagne de premier tour l’a montré. Faire battre Macron, c’est faire échec au Great Reset et ce serait une immense victoire !

Sans rien céder à l’électoralisme, au démocratisme, votons, faisons voter Le Pen, non pas dans une logique du moindre mal, mois encore parce qu’on croirait à l’ahurissante thèse qu’elle serait une candidate « denozidées », mais parce qu’elle est la candidate du #ToutSaufMacron, parce que Emmanuel Macron est indispensable au Great Reset, et que plus la Le Pen sera haut, plus nous contribueront à desserrer la corde autour du cou des Français.

Et, dans l’éventualité – toujours possible – d’une victoire de l’incompétence, nous nous rapprocherions du pouvoir, voire même de la Restauration nationale.

Monsieur K.

Voter contre l’anti-France

Voter contre l’anti-France

Maurras en a donné la preuve, la chose qu’on nomme république française ne fait
pas de bien à la France, la chose qu’on nomme démocratie ne permet pas de bien gouverner.

L’événement l’a confirmé aux heures pénibles : en 1870, les républicains ont fait un coup d’Etat en pleine défaite militaire, ce qui entraîna les conséquences les plus graves. En 1914, ayant constitué un système d’alliances contraignant, tout en se mettant à la remorque de l’Angleterre, ils ont précipité le pays dans une boucherie dont il ne s’est jamais relevé. En 1940, rebelote, avec le désastre, l’exode et l’occupation en prime, après quoi le front républicain au complet s’est jeté dans les bras du Maréchal Pétain, auquel il fit ignoblement payer la note, en 44. Nous savons tout cela, c’est pourquoi nous ne fondons pas d’espérance sur l’élection présidentielle.

Elle peut servir cependant à deux choses : nous offrir une image plus juste de la situation sociale et politique, que ne le font les sondages et les commentateurs accrédités. Elle nous permet aussi de choisir le moindre mal. « Par tous les moyens même légaux » !

A s’en tenir aux « grandes masses, » c’est la république qui a gagné au premier tour, l’intégralité des candidats s’en prévalant explicitement. La discipline républicaine a été bonne à gauche, elle a permis à Mélenchon de se hisser à 22 %. Le parti socialiste a achevé un déclin déjà bien dessiné en 2017 avec le résultat d’Olivier Faure, les Républicains, victimes à la fois des primaires et de leur inutilité (les modérés étant désormais incarnés par Macron), ont disparu. Cela rend vaine la stratégie « d’union des droites », puisqu’il n’y a plus de « droite ».

Si l’on entre dans le détail, il y a un vote géographique : les grandes villes contre les campagnes et les bourgs, indépendamment de la sociologie marxiste (« bourgeois » contre « prolétaires »), avec deux cas particuliers, intéressants : Paris et Marseille. Marine Le Pen est l’élue des campagnes et des bourgs, Macron, Mélenchon, Zemmour et Jadot, ceux des grandes villes. En somme, la France créolisée et soumise aux médias, a voté pour le grand
remplacement, et par contraste, par son reliquat français, pour le candidat qui lui était le plus nettement opposé. C’est évident à Paris : Macron 35, Mélenchon 39, Zemmour 8,2 , Jadot 7,6, Pécresse 6,6 et Le Pen 5,5. Hildalgo, Roussel, Poutou et Arthaud totalisant 3,5 %, l’anti-France atteint 83 %. A Marseille, la fidélité au nom de Le Pen tempère le phénomène : Mélenchon 32,1, Macron 22,6, Le Pen 20,9, Zemmour, 11,1, tous les autres étant au-dessous de 5. Il y a eu un phénomène de vote utile anti-invasion. Bien que créolisée, Marseille se défend mieux contre la propagande arc-en-ciel que Paris. D’autre part, la défection des grosses pointures du RN (Ravier, Marion, Collard) n’a pas empêché Le Pen de distancer nettement Zemmour en Paca, par un phénomène analogue à celui des Européennes de 99 (avec Le Pen père et Mégret).

En somme, tout se passe comme si les nouveaux Français des grandes villes et des banlieues, unis aux bobeaufs soumis au politiquement correct, avaient assuré la poussée de l’anti-France. Cette coalition des vieux qui promeuvent le grand remplacement et des jeunes qui l’incarnent s’oppose à ceux qu’on pourrait appeler les païens de l’arc-en-ciel, ceux qui ne croient pas aux dogmes de la société d’après.

Si l’on regarde maintenant le vote en fonction de l’âge, sur la tranche 25-64 ans, Le Pen arrive nettement en tête. La France qui travaille et sur laquelle on prélève l’argent nécessaire à faire subsister un système à bout de souffle, vote Le Pen.

En résumé ce qui subsiste du pays réel choisit, à tort ou à raison, Le Pen alors que l’anti-France, que le pays légal est en passe d’imposer, vote pour la coalition arc-en-ciel toute puissante déjà, à Paris.

La politique du pire étant la pire, cela ne laisse nul doute sur notre devoir au second tour, quelles que soient nos critiques ou nos répulsions.

Martin Peltier