Nous sommes en guerre

Nous sommes en guerre

« Dans cette guerre de l’attention, l’enfant consommateur d’écran est la première victime. Tandis que l’Éducation Nationale persiste dans le tout-numérique à l’école malgré l’échec avéré, trouvons la force de résister »

Nous sommes en guerre de l’attention, comme le constatent Yves Marry et Florent Souillot [1] dans un essai dénonçant la formidable prise de contrôle du temps de « cerveau humain disponible [2]» passé sur les écrans, qui représente pour les maîtres du capitalisme numérique un gisement de richesses plus important que bien des ressources économiques exploitées jusque-là.

L’explosion de la durée quotidienne de temps passé devant un écran notamment par les Français [3] n’est pas le fruit du hasard. Les technologies qui exploitent les processus de l’attention humaine et les attraits que le cerveau manifeste pour ce qui flatte sa curiosité et ce qui provoque un mécanisme de récompense et donc de plaisir, parviennent à fidéliser l’usager jusqu’à l’addiction et instaurent un désir sans cesse ravivé du renouvellement de la source de plaisir.

En cliquant sur les sites, en donnant son avis et son humeur sur tout et n’importe quoi à longueur de journée, en exprimant ses goûts, en racontant sa vie sur les réseaux sociaux, on donne aux marchands de virtualité une somme de renseignements qu’ils revendent avec profit aux annonceurs publicitaires et à l’industrie du numérique qui perfectionne ses outils de captation de l’attention, avec d’autant plus d’efficacité que la victime est apparemment consentante. Elle se confie en effet et abandonne toute sa vie privée à son smartphone ou son ordinateur devenu un prolongement de soi, un confident plus intime que n’importe quel être humain et dont les sollicitations incessantes dictent une obéissance de l’attention qui dépasse toute mesure.

Le problème pour cette victime – le consommateur d’écran -, c’est qu’on lui vole cette attention qui lui permettait de réfléchir, de juger, de mémoriser, d’inventer, de mûrir… d’être tout simplement un être humain. Rendu incapable de traiter les trop nombreuses informations et sollicitations dont il est bombardé, le cerveau neutralise ses capacités de réflexion et de mémorisation au profit de celles de la réactivité. L’homme se laisse alors diriger dans ses goûts, ses jugements, ses indignations, ses choix, par ceux que lui impose le support numérique. La conformité à la norme devient plus aisée.

Du formatage économique au formatage politique, il n’y a qu’un pas. L’usage de la psychologie comportementale pratiquée par les maîtres de la Silicon Valley (en Californie) est plus efficace que n’importe quel armement conventionnel. En voulant transformer l’homme et l’augmenter de la puissance numérique, les partisans du transhumanisme, qui sont, pour simplifier, les mêmes que les experts en captation de l’attention, peuvent effectivement prétendre changer l’ordre du monde. Ils abaissent l’homme au niveau de la machine et de son mécanisme, le rendant ainsi plus manipulable dans un but commercial ou comportemental.

Dans cette guerre de l’attention, on aurait pu croire naïvement que les pouvoirs politiques s’empareraient du dossier et réagiraient pour défendre la jeunesse contre un danger qui relève pour le moins de la santé publique. L’Éducation nationale persiste et signe, malgré l’échec avéré du tout-numérique à l’école, malgré les résultats catastrophiques que révèlent les enquêtes internationales sur le niveau des Français notamment en mathématiques [4]. Elle continue de promouvoir et l’usage des écrans qui nuit pourtant à la concentration des élèves et le recours au numérique comme passage obligé de l’acquisition des connaissances. Comme si de rien n’était. Comme si l’on ignorait les dégâts de cette guerre de l’attention. Le lobbying des maîtres de l’informatique est efficace. Les enjeux financiers sont colossaux. Qu’importe au fond le devenir des enfants ! La guerre, fût-elle économique, possède aussi ses lois et ses victimes collatérales…

Malgré l’inégalité des forces en présence, la guerre de l’attention peut trouver des forces de résistance. Il faut pour cela une volonté persévérante. Se déconnecter le plus possible. Refuser de noter, de juger, de dire si l’on aime ou l’on n’aime pas, de répondre aux sollicitations, aux questions posées sur les sites internet où l’avis inepte des plus ignorants a le même poids que celui de ceux qui savent. N’user d’internet que pour les usages indispensables. Retrouver le pouvoir de lire, de réfléchir, de rêver, d’imaginer, d’apprécier sans pour autant le faire savoir à tous, d’avoir des amis, forcément peu nombreux, pour partager avec eux notre temps disponible d’amitié et de charité. Vivre en vrai, dans la réalité et non à travers un écran. Savoir relever la tête et regarder ce qui nous entoure. Enfin et surtout, reconquérir le goût du silence, de la vie intérieure, de l’ouverture à Dieu qui permet l’ouverture à son prochain. Être attentif à la vraie Présence, celle qui nous a créés et qui, seule, peut donner la Paix.

Abbé Philippe Bourrat

Lettre de l’Association de Défense de l’Ecole Catholique  n° 39 – mars 2022

  1. Yves Marry et Florent Souillot, La Guerre de l’attention – Comment ne pas la perdre – L’Échappée – 2022 Se référer à cet ouvrage n’implique pas une approbation de l’ensemble des jugements qui s’y trouvent exprimés.[]
  2. Expression employée par Patrick Le Lay en 2004, alors qu’il était président-directeur général du groupe TF1 et qu’il commentait le rapport entre le contenu des programmes de la chaîne et la publicité.[]
  3. En 2019 (avant crise COVID et confinement), les 8-10 ans sont en moyenne 4h40 par jour sur un écran ; pour les 16-24 ans on passe en moyenne quotidienne
    entre 11h45 à 13h30 ! (Étude citée dans La guerre de l’attention, p. 12[]
  4. D’après l’étude internationale TIMSS 2019 parue le mardi 8 décembre 2021, les Français en classe de CM1 arrivent derniers parmi les pays de l’Union européenne
    et de l’OCDE. Les élèves de quatrième sont avant-derniers. Situation inédite ![]
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Les mensonges du 19 mars 1962

Les mensonges du 19 mars 1962

Considérer comme le font le FLN, les communistes et la FNACA, le 19 mars 1962 comme la date marquant « la fin de la guerre d’Algérie », est une insulte à la mémoire de tous ceux qui ont cru à la parole de la France.

A Evian, le 18 mars 1962, De Gaulle ordonnait aux négociateurs français de signer l’acte de capitulation qui mettait fin à la souveraineté de la France en Algérie. De Gaulle, qui avait bénéficié – grâce aux Français d’Algérie roulés dans la farine – d’une autorité renouvelée, imposait au pays le bradage d’un territoire français, après avoir secrètement négocié avec les seuls représentants du FLN.

De Gaulle avait refusé de prendre en compte les représentant du MNA, favorables à l’indépendance, certes, mais hostiles au terrorisme FLN ; les représentants des partis, mouvements et associations arabes et berbères favorables à l’intégration et aux réformes ; les Européens qui voulaient rester français sur leur terre natale.

Le gouvernement signa donc les accords d’Evian qui prévoyaient, dès le 1er mars 1962, un « cessez-le-feu ». Mais signer avec qui ? Avec personne.

Le FLN n’a jamais signé les accords d’Evian. Et le « cessez-le-feu », décidé unilatéralement, ne fut jamais respecté. Les pertes militaires du 19 mars au 30 juin 1962 ont été de 122 décès au combat et plus de 200 morts par accident et maladie ; 349 blessés ; 36 disparus. Les pertes des forces supplétives, moghaznis, harkis, forces d’auto-défense sont évaluées entre 100 et 150 000 morts.

Le « cessez-le-feu » n’a pas mis fin – et tout au contraire – aux assassinats, aux massacres de masse, aux enlèvements. Cette parodie de « cessez-le-feu » entraîna un retournement des alliances et les forces françaises, associées aux barbouzes, collaborèrent avec le FLN contre les partisans de l’Algérie française.

Soulevé contre la répression militaire, le quartier de Bab el-Oued subit un traitement impitoyable (des femmes et des enfants abattus sur leurs balcons, par exemple). Le 26 mars, les forces françaises tirèrent sur une foule pacifique venue apporter son soutien à Bab el-Oued assiégé. Il fallait terroriser les pieds-noirs. A partir de là, les Français d’Algérie, menacés du cercueil, choisirent la valise quand cela fut encore possible. Un exode. Un exil. L’abandon des maisons, de tous les biens, des cimetières. Pour parachever sa victoire, le FLN allait célébrer l’indépendance en enlevant et en massacrant plus de 5000 personnes à Oran.

Alain Sanders

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L’Écho d’Action Française N°19

L’Écho d’Action Française N°19

Liquider Marianne, la seule politique qui vaille.

Nous y sommes. La grande foire électorale bat son plein, l’électeur-contribuable est appelé àélire le président de la République. Les « nationaux« , remplis d’illusions démocratiques et croyant encore possible une victoire des intérêts de la France sortie des urnes s’en donnent à cœur joie. Démagogie, manipulations médiatiques, magouilles en tous genres, nous voilà entrés dans cette période électorale où une fois de plus, les Français vont s’entredéchirer.

Qu’est-ce
que le gouvernement de la République ? Le gouvernement des partis ou rien. Qu’est-ce qu’un parti ? Une division. La France est divisée parce que ceux qui la gouvernent, ne sont pas des hommes d’État mais des hommes de partis. « Honnêtes, ils songent seulement au bien d’un parti ; malhonnêtes, à remplir leurs poches. Les uns et les autres sont les ennemis de la France. La France n’est pas un parti ». Et Maurras poursuit : « le mal… est dans le règne des partis. Ce règne tient au régime électif, dont le malheur central est de remplacer l’unitégouvernementale par un système de division et de compétition, de guerre civile légale qui, partout où il a fonctionné, a livré les États à l’étranger de l’intérieur pour les ouvrir ensuite à l’ennemi du dehors». Faute d’autorité qui fasse converger le service et les fonctions, les institutions électives créent l’incohérence ; faute de trouver un point fixe dans les caprices successifs des électeurs et des élus, elles fondent l’instabilité et l’irresponsabilité. La personne concrète s’effacedevant l’individu abstrait et la république assure l’impunité des puissants. La république, c’estfinalement le triomphe des oligarchies.
 
« Par tous les moyens, même légaux » : nous devons tenter de limiter les méfaits de l’infâmerépublique et ne saurions nous désintéresser de ce scrutin aussi lourd de conséquences et d’incertitudes. Souveraineté nationale, séparation des groupes de pression et de l’État (nous pensons en particulier à la Synagogue, à la maçonnerie et aux organismes LGBT), restauration des libertés, lutte contre l’invasion migratoire, tels sont les critères qui devraient permettre aux Français soucieux du Bien commun de voter. Mais ne nous leurrons pas, une grave erreur consiste à penser qu’on pourrait améliorer l’essence de la république. Ne cédons jamais à cette illusion, car c’est bien Marianne qui corrompt son personnel et non l’inverse.
 
L’Action Française sait que la république interdit toute politique efficace de long terme. Elle soutiendra toutefois tout candidat qui fera sien ces critères. Elle n’en continuera pas moins de se battre contre ce régime pourrisseur et pour la monarchie, seule à même d’assurer la pérennité de la nation française. Nous ne sommes pas des royalistes de salon, notre honneur s’appelle fidélité !

A bas Marianne et vive le Roi !

Le bureau politique de l’Action Française

 


Sommaire

  – En attendant le Roi… par Guillaume Staub

 – Humeur du temps  par Philippe Champion

 – 60 ans de trahison gaulliste  par Jean-Pierre Papadacci et Alain Sanders

 – Pour un bioconservatisme intégral par Monsieur K

 – Face aux rêvasseries des Droits de l’Homme  par Michel Fromentoux


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Le Lobby veut assassiner les esprits libres !

Le Lobby veut assassiner les esprits libres !

MALGRÉ LA GUERRE en Ukraine et la campagne présidentielle, la répression ne connaît pas de trêve. Bien au contraire. On pensait naïvement que les esprits étaient suffisamment occupés avec la riche et dramatique actualité que nous connaissons. Il n’en est rien. En l’espace de quelques jours, des décisions de dissolution et de radiation ont en effet été prises très officiellement. Le 9 mars, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a procédé à la dissolution de deux organisations pro-palestiniennes parfaitement légales et pacifiques, n’ayant commis aucune violence, l’association Comité Action Palestine et le Collectif Palestine Vaincra. La décision a été prise en conseil des ministres. Le locataire de la place Beauvau avait annoncé le 24 février, jour du début de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe (n’y avait-il pas d’autres urgences ?), le lancement de la procédure de dissolution contre ces deux associations de défense du peuple palestinien. Elles ont donc été dissoutes à la demande du lobby judéo-sioniste en conseil des ministres, car elles appelaient « à la haine, à la violence et à la discrimination » a affirmé le ministre Darmanin sur Twitter. Le décret dénonce notamment une « haine des juifs ». Il fallait oser ! Ce sont les Palestiniens et leurs défenseurs que l’on stigmatise, que l’on censure, que l’on punit à la demande des sectateurs fanatisés de l’entité sioniste, des Palestiniens à qui l’on vole leur terre, leur avenir, leurs récoltes, dont on détruit et dont on rase les maisons et les vergers, que l’on expatrie, que l’on déloge, contre lesquels on a construit un haut et long mur infranchissable à Jérusalem, que l’on violente, que l’on frappe, que l’on tue, à qui l’on nie toute dignité, que l’on conduit au désespoir, que l’on parque comme à Gaza dans un camp de concentration à ciel ouvert. Et les bourreaux, eux, bénéficient d’une immunité et d’une impunité totales. Mieux, ou plutôt pis, ce sont eux qui donnent les ordres et qui exigent d’un gouvernement français soumis, lâche et sans honneur, la liquidation des associations défendant crânement les victimes palestiniennes. Peut-on aller plus loin dans l’infamie et dans l’ignominie, dans l’inversion des valeurs, dans le déni du réel, dans la perte de tout sens moral, de toute distinction entre le bien et le mal ?

Ces associations pro-palestiniennes étaient dans le viseur du CRIF. Et ce que le CRIF exige, la Macronie (comme tous les gouvernements avant elle depuis 40 ans au moins) lui accorde.

Le CRIF, c’est Hérodiade qui exige la tête de saint Jean-Baptiste et le gouvernement, c’est Hérode qui ne saurait la lui refuser. Au cours de l’annuel dîner du Crif qui s’est tenu le 24 février dernier, Francis Kalifat, son président, s’était ainsi adressé au Premier ministre Jean Castex : « Trois associations actives en France ont aussi pour objectif la disparition d’Israël : BDS, le collectif Palestine vaincra et le Comité Action Palestine.

La volonté de faire disparaître Israël n’a rien à voir avec la critique de la politique israélienne. C’est un appel antisémite à la haine et à la violence. Monsieur le ministre de l’Intérieur, vous avez annoncé cet après-midi le déclenchement de la procédure de dissolution de ces deux collectifs. » Le gouvernement a donc donné deux os à ronger au Sanhédrin. De manière tout à fait injuste et arbitraire. Car rien ne justifiait une telle dissolution, sauf à considérer que l’entité sioniste est un Etat intouchable, sacré, et que la moindre critique qui lui est faite est un sacrilège. Il est quand même incroyable que l’on demande sans cesse aux Palestiniens de reconnaître l’entité sioniste alors que cet Etat terroriste et voyou n’a de cesse de les persécuter, de mépriser leurs légitimes aspirations, de fouler au pied leurs droits les plus élémentaires et les plus fondamentaux. Un bourreau, un criminel n’a pas à exiger quoi que ce soit. Et c’est une faiblesse coupable de lui céder, cela ne fait qu’augmenter sa férocité, son inhumanité et sa démesure. L’OLP a ainsi eu tort de reconnaître l’Etat d’Israël. Les Palestiniens n’y ont rien gagné, au contraire. On ne doit jamais rien céder à l’ennemi.

Saint Pie X, pour des raison théologiques parfaitement fondées, a ainsi toujours refusé de reconnaître le principe d’un Etat juif en Palestine et l’on voit d’ailleurs que cette entité depuis plus de 70 ans ne sème que la terreur, la destruction et le chaos autour d’elle, persécutant les Palestiniens, faisant la guerre soit directement, soit via les Etats-Unis, à ses voisins, les voulant à genoux, démilitarisés, désarmés, affaiblis, divisés, détruits, morcelés, de l’Irak à l’Iran, de la Syrie au Liban.

DISSOLUTION de deux organisations pro-palestiniennes le 9 mars, radiation définitive de Cassandre Fristot de l’Education nationale le lendemain. En effet, la courageuse jeune femme de 34 ans a reçu le jeudi 10 mars la notification de sa radiation. Elle était professeur certifié d’allemand. Elle ne pourra plus jamais enseigner, pas même dans des établissements hors-contrat. Elle se retrouve sans emploi et sans revenu. Son diplôme est déchiré, l’obtention de son concours, le CAPES, dans les faits annulée, ses longues années d’étude pour se préparer au métier d’enseignement méprisées, son destin brisé, uniquement parce qu’elle a porté une pancarte contre la tyrannie sanitaire l’été dernier dans une manifestation pacifique, déclarée et autorisée à Metz, et que sur cette pancarte, parmi treize personnalités citées et mises en cause, un certain nombre d’entre elles (mais pas toutes) étaient juives, ou supposées être juives. Cela a suffi à enclencher contre elle une campagne médiatique d’une violence inouïe ; elle a subi un procès qui l’a condamnée à six mois de prison avec sursis et à près de 10 000 euros d’amende et de dommages et intérêts alors qu’elle avait jusque-là un casier judiciaire vierge, elle a dû faire face d’abord à une suspension, puis désormais à une radiation pure et simple de l’Education nationale.

La foudre s’est abattue sur elle. On ose dire dans l’arrêté de radiation qu’elle manque de probité et qu’il faut l’exclure par nécessité de protéger les enfants. Quel cauchemar ! Et dire qu’il est encore des imbéciles, des lâches ou des malfaisants pour oser prétendre que le lobby juif n’est au fond pas si puissant, que ce n’est nullement une question politique essentielle ! De telles considérations nous sont insupportables tellement elles nient la vérité et apparaissent comme une forme vomitive de soumission servile et veule aux puissants. Et dans l’affaire Fristot, le vibrionnant Darmanin avait déjà été en pointe. Il avait en effet dénoncé violemment le jour même de la manifestation Cassandre Fristot et déchaîné contre elle tout l’appareil répressif avec garde à vue, perquisition et même intervention de la brigade spécialisée des crimes contre l’humanité ! Qu’on ne nous dise pas que la répression n’est pas impitoyable. Manifestement on veut faire des exemples pour que tout le monde se soumette, que personne n’ose lever le petit doigt. C’est le propre de la tyrannie. Laquelle n’est pas seulement sanitaire mais politique, idéologique, religieuse. C’est une guerre totale qui nous est faite et où il s’agit moins d’assassiner les corps que d’asservir les âmes, que de dompter les volontés, que de tuer tout esprit de résistance.

CEUX qui sont suspectés de n’être pas suffisamment soumis sont dans le collimateur de ce que feu Annie Kriegel dénonçait en 1990 comme une « insupportable police juive de la pensée ». Le 10 mars, le jour même de la radiation de Cassandre Fristot, Rémy-Charles Sirvent, enseignant et secrétaire général du Comité national d’action laïque (CNAL), dénonçait dans « Apolline matin » sur RMC et BFMTV, le fait que « la Shoah n’est pas enseignée » dans des établissements privés hors contrat. Or, on le sait, la Shoah est la seule chose qui compte. Il faut en effet former dès le plus jeune âge des esprits malléables, judéoserviles, qui pleurent quand on leur dit de pleurer (en regardant Shoah de Lanzmann ou La liste de Schindler de Spielberg), jettent des fleurs à Auschwitz quand on leur dit d’en jeter, récitent consciencieusement leur petit poème antifasciste, votent comme on leur dit de voter, pensent comme on leur dit de penser, parlent comme on leur dit de parler, récitent leur leçon comme d’autres conjuguent des verbes : « l’Etat d’Israël a le droit de se défendre », « Israël a le droit à la sécurité », « Israël combat des terroristes qui veulent sa destruction », « être contre Israël, c’est être antisémite », « la pire haine, c’est la haine des juifs », « on sait où cela a mené », « plus jamais ça ! », « le génocide juif », « les six millions », « les chambres à gaz ». Et tutti quanti.
Les pouvoirs publics ont déjà obtenu à l’été 2021 la fin de l’école à la maison, effective dès septembre 2022, sauf rares exceptions, avec un prolongement possible et conditionnel jusqu’ à l’été 2024 pour ceux déjà inscrits dans des cours par correspondance avant la promulgation de la loi. L’objectif est désormais d’obtenir la fermeture, ou la totale soumission, des établissements hors contrat pour que les parents n’aient plus d’autre choix que l’école publique (ou privée sous contrat, ce qui revient au même) pour leurs enfants. La technique utilisée est toujours la même : quand on veut noyer son chien, on l’accuse d’avoir la rage. Il s’agit donc de diaboliser les écoles hors contrat en agitant là aussi, là encore, le chiffon rouge de l’antisémitisme. « Dans certains établissements hors contrat, de grosses défaillances éducatives existent et certains faits historiques sont occultés. Et ils communiquent peu sur leurs méthodes », alerte le Comité national d’action laïque qui dénonce les “dérives” de ces écoles véritablement libres, l’opacité d’accès aux informations concernant certains établissements et pointe du doigt des “défaillances” éducatives.

Selon le CNAL, l’enseignement dispensé ne correspond pas aux standards de l’éducation nationale. Et c’est logique, puisque les parents consentent à un effort financier important pour préserver leur progéniture de l’influence délétère, voire mortifère, de ce que l’on appelait autrefois « l’école du diable ». Sans surprise, le CNAL s’en prend prioritairement aux écoles catholiques traditionalistes.
Dans ces établissements, osent ces délateurs, « l’accès à des valeurs morales, civiques et sociales se fait exclusivement à partir de situations issues du fait religieux et d’une morale chrétienne fondée sur des croyances. Par exemple, le support de géographie porte une vision marquée par une représentation du monde par “races” humaines. » Quelle horreur en effet ! « On s’aperçoit, d’après les rapports de l’Éducation nationale, que des enfants ne bénéficient pas de certains enseignements comme le rôle de Vichy dans l’extermination des juifs. Dans certains établissements, la Shoah n’est pas enseignée », s’alarme sur RMC, Rémy-Charles Sirvent, secrétaire général du Comité national d’action laïque. Et voilà, on en revient toujours aux fondamentaux ! Jusqu’à l’obsession ! Pour mieux contrôler ces écoles, il plaide pour un régime d’autorisation plutôt que pour un régime de déclaration. Car aujourd’hui, explique-t-il, pour ouvrir une école hors contrat, il faut la déclarer aux autorités et les contrôles ne se font qu’a posteriori. « Une fois que la porte est ouverte, les pouvoirs publics se trouvent devant le fait accompli. Nous demandons aussi que le projet pédagogique fasse partie des documents exigibles. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Les pouvoirs publics se privent de savoir de quelle spiritualité s’inspirent les établissements scolaires hors contrat », conclut-il. Autrement dit être catholique, avoir des valeurs morales, ne pas placer la Shoah au centre de ses préoccupations et de son enseignement, c’est être dans une logique de radicalisation et cela justifie la fermeture (ou le refus d’ouverture) d’établissements hors contrat. Et dire qu’il est encore des gens pour croire que nous vivons dans un pays de liberté !

ET DANS CE CLIMAT de terreur, un journal libre, indépendant et insolent comme RIVAROL est évidemment visé au premier chef. Notre simple existence est insupportable au Lobby dont on n’a pas le droit de donner le nom. Depuis deux ans environ, cette coterie mène une campagne active, voire hystérique, visant à la mise à mort de notre journal.

Tantôt de manière directe, en demandant l’interdiction pure et simple de l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne. C’est le cas notamment du site de délation BTA (Balance Ton Antisémite) et du vice-président du CRIF, Gil Taieb, qui est à l’origine de la loi Avia renforçant la répression « contre la haine » sur Internet. Taieb a ainsi tweeté le 10 mars dans un français approximatif (ces gens sont aussi médiocres que malfaisants) à mon sujet  : « Il est grand temps de faire taire cette raclure antisémite. Son torchon doit être interdit et lui jeter (sic) en prison ». Taieb se croit en Palestine occupée : il donne des ordres qui doivent être exécutés. Et pourquoi, pendant qu’il y est, ne pas m’écraser sous les roues d’un char israélien comme c’est le cas des Palestiniens ?

Cet appel à la mise à mort de RIVAROL, et accessoirement à l’embastillement de son directeur, revêt parfois des formes plus déguisées, plus hypocrites comme cette tribune publiée par le Monde le 8 mars et que nous reproduisons intégralement en page 2. Il s’agit de nous asphyxier, de nous étouffer. Puisque nous paraissons sans discontinuité depuis janvier 1951, même pendant le strict confinement du printemps 2020, puisque nous n’avons pas disparu à la différence de National-Hebdo (en 2008), de l’Action française (en 2018), de Minute (en 2020), que nous n’avons aucune dette, que nos finances sont saines, que les ventes se maintiennent voire progressent légèrement, il s’agit de nous donner le coup de grâce. En nous retirant l’agrément de la commission paritaire qui donne droit à des tarifs postaux réduits et à une TVA ramenée à 2,1 % au lieu de 20 % sur chaque vente du journal. En nous interdisant même toute vente en kiosque puisqu’il est demandé à notre diffuseur, les Messageries lyonnaises de presse (MLP), de nous retirer de leur catalogue, bref, de ne plus nous diffuser nulle part en France. Les procès et condamnations ne suffisant pas à nous faire taire, le Lobby a décidé de passer à la vitesse supérieure. Exigeant des pouvoirs publics notre assassinat. Nous résisterons bien sûr de toutes nos forces à cette revendication exorbitante, à cette persécution ouverte. Mais plus que jamais nous avons besoin du soutien renforcé de nos lecteurs, de leur fidélité active, de leur dévouement constant car cela risque de tanguer dans les semaines ou les mois à venir. Il faudra avoir le pied marin. Que tous ceux qui achètent le numéro en kiosque, en supermarché, dans les relais H ou autres continuent bien sûr à le faire, c’est essentiel, mais qu’ils envisagent aussi dès maintenant la possibilité de s’abonner sans tarder (à la version papier ou/et numérique, pour telle ou telle durée : 3 mois, 6 mois, un an, etc.) — le journal est reçu sous pli discret —, car la pression exercée sur le gouvernement, et notamment sur le ministère de la Culture, par le Lobby est très forte et à tout moment on peut craindre le pire. Tout peut désormais aller très vite. Mais vous pouvez compter sur toute l’équipe pour faire front énergiquement et résister vaillamment, coûte que coûte. Courage et persévérance ! Haut les cœurs !

Edito de Rivarol, Jérôme Bourbon
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La France vainqueur du débat

La France vainqueur du débat

Après la soirée Valérie Pécresse vs Éric Zemmour, deux questions se sont posées. Un, Z a-t-il eu plus raison que VP ? Réponse, oui, cent fois oui. Pas toujours, mais dans l’ensemble. Deux, a-t-il remporté le débat ? Réponse tout aussi claire, non. Ce fut un match nul à tous les sens du terme, inaudible, pénible à regarder avec les tics appuyés de l’une et de l’autre, d’un niveau intellectuel regrettable, sans formule de choc ni argumentation irréfutable – et au bout du compte sans vainqueur. Le coq de C News, qu’on attendait sûr de lui et dominateur, n’a pas su prendre le meilleur sur la pintade d’Ile de France, et c’est en soi une défaite, une déception déterminante pour ses admirateurs et un enseignement capital pour les observateurs que nous sommes. Il semble désormais exclu qu’il parvienne au second tour, et, si par quelque hasard fantasque il s’y retrouvait quand même, il ne jouirait plus de l’avantage que lui prêtaient certains sur Marine Le Pen, sa supposée supériorité dans un débat-clef : n’ayant pas su maîtriser Valérie Pécresse, partirait-il vraiment vainqueur contre Emmanuel Macron ?

Maintenant que l’illusion de la candidature Zemmour, que nous dénonçons depuis longtemps, se dissipe aux yeux de beaucoup de bons Français qui l’ont partagée, il n’est utile ni qu’elle se dissipe trop aux yeux de la droite molle, ni de s’appesantir longtemps sur l’insuffisance du Z. Une campagne présidentielle ressemble en effet à une guerre, où l’on a un ennemi, qui veut vous détruire, et des alliés, avec qui on ne s’entend pas toujours bien mais qu’il ne faut pas détruire. Celle d’aujourd’hui oppose le côté de la France, auquel on peut rattacher Marine Le Pen, Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan au côté de l’anti-France.

Nous savons ici que la République n’est qu’un pis-aller et que ces candidats valent ce qu’ils valent, mais enfin le camp bleu-blanc-rouge vaut mieux que l’autre camp, l’inversion mondialiste arc-en-ciel, et ses cent têtes d’hydre, molles ou grimaçantes, Macron big reset, Mélenchon haltère-mondialiste, et toute la volaille, Pécresse, Hidalgo, Jadot, Roussel, Arthaud, Poutou – on classera Jean Lassale quand on comprendra ce qu’il dit.

La question pratique est donc : que faut-il espérer pour éviter le pire ? Réponse, un affaiblissement de Macron, par tous les moyens, et l’échec de l’opération Mélenchon montée par les médias et les instituts de sondage pour le porter au deuxième tour : lui et Macron ne sont que deux figures antithétiques du mondialisme arc-en-ciel dont l’antagonisme apparent mène au même but. Puis, au deuxième tour, on priera pour que ses conseillers pilotent bien Marine, et le meilleur conseiller est l’expérience de ses échecs. Puis, l’on fera tout pour que les reports du camp de la France se passent bien. De ce point de vue, ce que certains ont nommé la trahison de Marion Maréchal est paradoxalement une bonne chose. Elle pourra faire le go-between, le validire, en français, entre sa tante et son ami d’Algérie. En outre, ce qu’il reste de droite chez les républicains pourra voter Marine, puisque Éric Ciotti prévoyait de se reporter sur Zemmour. Enfin, et ce n’est pas le moindre avantage de mon point de vue, elle pourra faire valoir le poids de la tradition française et catholique auprès d’un RN qui s’est trop décalé sur sa gauche par opportunisme politique, quant à l’économie et aux questions de mœurs.

Ce débat raté aura été un déblocage historique.

Martin Peltier

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Algérie française  : messes et commémorations

Algérie française : messes et commémorations

L’ Action Française sera présente le dimanche 13 mars à 14h30 à la cérémonie au cimetière de Bourg-la-Reine (92) sur la tombe de Jean Bastien-Thiry. Nous invitons nos amis à prendre part aux nombreuses cérémonies organisées à la mémoire de ceux qui sont morts pour que vive la France en Algérie. 

Messes commémoratives


– A Paris : messe le samedi 26 mars à 10h30, en l’église St Nicolas du Chardonnet (75005) pour les victimes de la fusillade du 26 mars 1962 à Alger


– A Antibes : samedi 26 mars : messe à 18h15 en l’église du Sacré-Cœur pour tous les martyrs de l’Algérie Française


– A Montauban : samedi 26 mars à 10 heures : messe en l’église de Gasseras, Nativité Notre Dame, pour tous les martyrs de l’Algérie Française.

 

Messes pour le colonel Jean Bastien-Thiry


. A Fabrègues (34) : messe le samedi 5 mars à 11h15 en l’église Notre Dame de Fatima, 1 rue Neuves-des-Horts


. A Fréjus (83) : messe le samedi 2 avril à 9 heures en la cathédrale de Fréjus


. A L’Illiers l’Evêque (27770) : messe le dimanche 13 mars à 8h30 à la chapelle du Brémien, 2 rue de l’Orée du Bois


. A Lourdes : messe le vendredi 11 mars à 11 heures à la Maison Saint Ignace, 22 rue de Sacré-Cœur


. A Lyon : messe le vendredi 11 mars à 18h30 au prieuré Saint Irénée, 23 quai Perrache (69002)


. A Nancy : messe le vendredi 11 mars à 18h30 à la chapelle du Sacré Cœur, 65 rue maréchal Oudinot


. A Savigny-sur-Clairis (89) : messe le jeudi 24 mars à 17 heures à l’église de Savigny


. A Toulon : messe le dimanche 13 mars à 10h30 en la cathédrale de Toulon


. A Toulouse : messe le vendredi 11 mars à 9h30 au Prieuré Saint Dominique, 2245 av. des Platanes, 31380 Gragnague

 

 

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