Ce qu’on ne vous dit pas à propos du Grand Remplacement

Ce qu’on ne vous dit pas à propos du Grand Remplacement

La macronie ne recule devant rien pour ouvrir la voie à une société de plus en plus mortifère. Et de ce point de vue la crise du covid 19 et la tyrannie sanitaire dont elle a été le théâtre et le prétexte favorise ses desseins. De même que l’on facilite les procédures et que l’on raccourcit les délais pour divorcer, de même que le Parlement a voté la possibilité de changer de patronyme sans aucune raison, au moins une fois dans sa vie, ce qui détruit encore davantage la famille, le rattachement à des racines et efface encore un peu plus la figure du père décidément honnie, de même qu’a été légalisée la PMA sans père, voici que par un décret publié le 19 février il est désormais possible d’avorter en téléconsultation jusqu’à neuf semaines d’aménorrhée. Mise en place pendant le confinement en 2020, cette mesure consistant à permettre aux femmes voulant avorter d’être reçues en téléconsultation par un médecin ou une sage-femme et de pouvoir retirer leur prescription mortifère dans une pharmacie proche de leur domicile et d’avorter seules chez elles avait été présentée comme provisoire. C’est toujours ainsi que les tenants de la culture de mort et du meurtre de masse procèdent : on présente des mesures objectivement criminelles comme expérimentales, transitoires, à l’essai et finalement non seulement on les inscrit dans la durée mais on en aggrave sans cesse la nocivité et l’horreur. Le délai de l’avortement médicamenteux à domicile est donc officiellement et définitivement rallongé, passant de cinq à sept semaines de grossesse, soit de sept à neuf semaines d’aménorrhée. Tout est fait, on le voit, pour faciliter, favoriser, démultiplier l’accès à l’avortement. Et naturellement on ment de manière éhontée en faisant croire aux femmes que l’acte en lui-même est anodin et n’a rien de traumatisant. Or, une jeune femme ayant hélas avorté à domicile confiait ces jours-ci sur Twitter que, contrairement à ce qu’on lui avait dit, ces avortements à domicile ne s’apparentent nullement au simple fait de prendre un cachet : « Hier, j’ai avorté. Et je crois qu’il faut que j’en parle parce que ce que j’ai vécu est finalement très loin de l’idée que j’en avais. […] J’ai l’impression qu’on cache une partie de la violence du procédé. » Eh oui, tuer un être humain, la chair de sa chair, le fruit de ses entrailles, c’est tout sauf un acte anodin, cela ne peut se réduire à prendre un cachet et se dire : après, c’est fini, on passe à autre chose. Il y a un mensonge énorme dans la propagande abortive qui est de faire croire que pratiquer une IVG, comme ils disent, c’est un acte banal, sans conséquence, comme prendre le métro ou faire ses courses.

Et ils vont toujours plus loin dans l’horreur et la folie : ce mercredi 23 février, l’Assemblée nationale vote en dernière lecture la proposition de loi du député, Madame Albane Gaillot, qui étend les délais pour avorter, cette fois-ci de manière chirurgicale, de douze à quatorze semaines de grossesse. La loi sera promulguée dans les jours qui viennent. Un allongement des délais qui conduit à écraser la tête du fœtus, à s’acharner sur lui pour qu’il meure alors qu’il a déjà tout d’un être humain, un cerveau, un cœur qui bat et qui ne demande qu’à aimer et à être aimé, des bras et des jambes, une âme immortelle. Les parents sont toujours émerveillés de la première échographie de leur enfant où déjà se dessine un petit homme, où prend forme dans le ventre de la mère leur progéniture, ce qui sera leur plus grand bonheur, leur plus grande fierté, où l’échographiste donne à entendre les battements du cœur du bébé.

On nous parle beaucoup pendant cette campagne électorale du Grand Remplacement. Le bigame Eric Zemmour en fait le cœur, le centre de ses discours et de ses préoccupations. Valérie Pécresse elle-même a employé à plusieurs reprises ce terme pour essayer de retenir ses électeurs tentés par la thématique de l’ancien journaliste. Désormais Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement national, utilise également ce concept que rejetait pourtant il y a peu encore Marine Le Pen qui y voyait sottement la marque d’un esprit complotiste. Mais ce qu’aucun des candidats à la présidentielle ne dit, c’est qu’il n’y aurait pas de Grand Remplacement, ou plus exactement que ce phénomène n’atteindrait pas l’importance, la gravité qu’il revêt s’il n’y avait pas chaque année en France l’avortement, c’est-à-dire le froid assassinat, d’environ 220 000 enfants français parfaitement viables et éliminés, sacrifiés sur l’autel de l’individualisme, de l’irresponsabilité, d’un égoïsme monstrueux, d’un refus de la vie et de la transmission.

Or ni Valérie Pécresse, ni Marine Le Pen, ni Eric Zemmour, ni aucun autre candidat susceptible d’obtenir d’ici le 4 mars les 500 précieux parrainages ne remet en question, même à la marge, ce permis de tuer, ces assassinats industriels. Pas plus qu’ils n’entendent limiter, restreindre, décourager la contraception de masse qui, elle aussi, est mortifère. Zemmour et Le Pen se sont publiquement prononcés pour la gratuité de la pilule pour les jeunes femmes jusqu’à 25 ans. Drôle de façon de vouloir lutter contre le Grand Remplacement. Car si les jeunes Françaises, les jeunes Européennes ne veulent plus d’enfants, à cause des contraintes que les grossesses et les naissances engendrent, alors, immigration ou pas, nous sommes perdus. Et c’est bien le problème actuellement : le refus de la vie. Lorsque j’étais au lycée à la fin des années quatre-vingt, j’étais déjà étonné de la façon dont on nous parlait de la grossesse qui était presque assimilée à une maladie, à un danger, à un grand malheur. Et les médecins qui venaient faire l’apologie du préservatif masculin censé protéger du sida insistaient surtout déjà sur les dangers d’avoir un bébé. On nous répétait qu’il fallait nous protéger avec le port de ce plastique infâme, comme on nous dit aujourd’hui de la même façon qu’il faut nous protéger avec le port du masque sur la bouche et sur le nez mais en réalité c’est la même logique mortifère et contre-nature qui est à l’œuvre : le refus de la vie, de l’engagement, de la transmission, du don de soi, le fait de considérer l’autre, non comme une personne à aimer, avec laquelle on peut construire quelque chose de solide, de sain, de durable, d’authentique si l’on s’entend bien et que l’on a des convictions communes, des centres d’intérêt semblables, mais comme un danger potentiel qu’il faut fuir ou dont il faut se défier en se protégeant par le port de masques ou de condoms. On est là à des années-lumière d’une société civilisée, raffinée, conquérante, pleine de vitalité, de joie, d’espérance, d’enthousiasme, qui aime et diffuse la vie, qui n’hésite pas à risquer, à se donner, à se sublimer, à se dépasser, à se transcender.


Certes, l’immigration massive que nous subissons à jets continus depuis des décennies est une menace sérieuse pour l’avenir de notre peuple, de notre nation, de notre continent, de notre civilisation. Mais il est plus grave encore que la submersion extérieure, c’est la subversion intérieure. Il y a un danger plus périlleux que les agressions externes, c’est la dissolution, l’effondrement, la démission interne, le suicide assisté.  Les Canadiens français, bien que dominés politiquement, ont résisté au Québec pendant plusieurs siècles face aux assauts du Canada anglophone et protestant grâce à leur foi catholique profonde, à leur vitalité démographique, à leur conscience nationale, à leur rayonnement spirituel. Mais tout s’est effondré à partir de la révolution tranquille de 1960 et des années et décennies qui ont suivi. De même les Espagnols catholiques ont mis plusieurs siècles à reconquérir leur intégrité et souveraineté territoriales lors de la Reconquista, mais ils y ont parfaitement réussi, précisément parce qu’ils avaient conservé de fortes convictions religieuses et nationales, qu’ils croyaient en eux-mêmes, à la justesse, à la noblesse de leur cause. On peut être minoritaire à un moment donné dans son pays, c’est certes un grand malheur qu’il ne faut souhaiter à personne. On peut toujours espérer reconquérir ce qui a été momentanément perdu, et en attendant conserver ce qui peut l’être, refuser le métissage, l’abdication de sa foi, de ses convictions, de son idéal. Mais si l’on n’a plus aucune certitude, aucune colonne vertébrale, aucune racine à laquelle se rattacher, si l’on ne sait plus d’où l’on vient, qui l’on est, où l’on va, si l’on n’a aucun attachement à la terre d’où nous venons et où nous retournerons, si l’on ne sait plus si l’on est un homme ou une femme, si demain on peut décider de changer de patronyme, de genre, d’identité, d’orientation sexuelle, de partenaire, de nationalité, de religion, comme l’on change de chemise, si l’on refuse absolument le principe de la transmission, de la vie, alors il n’y a plus aucun avenir, plus aucun espoir possible. Il n’est plus qu’à tirer l’échelle.
Macron règne actuellement sur les ruines de la gauche et de la droite non pas seulement à cause de la faiblesse et de la médiocrité de ses concurrents, et de l’atomisation, de l’éparpillement de l’offre politique mais aussi parce que les autres partis, les autres candidats, tout autant qu’ils sont, ne proposent en rien une réforme intellectuelle, morale et spirituelle. Ils ne sont en rien une véritable alternative au macronisme cosmopolite et mortifère. Aucun n’appelle, et pour cause, à une révolution des âmes, précisément parce qu’ils n’ont en eux aucune flamme, aucune doctrine, aucun principe directeur. Il n’est que de voir leur vie, leur parcours, leur profil, leur carrière pour s’en convaincre. Plus d’un quart des Français disent actuellement qu’ils ne se déplaceront pas pour voter lors de la présidentielle. Beaucoup de nos compatriotes considèrent cette campagne morne et sans intérêt. Mais comment pourrait-il en aller autrement lorsque l’essentiel est mis de côté, nié, occulté ? Car ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre mais de nourriture qui réchauffe le cœur, élève l’esprit, dilate les volontés, éclaire les intelligences et rassasie l’âme.

Source : Éditorial de Rivarol Gérome Bourbon

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Pécresse et Zemmour, la course au chiqué

Pécresse et Zemmour, la course au chiqué

Anne Hidalgo ne déçoit jamais. Valérie Pécresse ayant utilisé lors de sa grande réunion au Zénith l’expression « grand remplacement », elle a déploré que la candidate des républicains ait « franchi un Rubicon de plus ». C’est joli comme la gauche. Et c’est conforme à la fois à l’amnésie ordinaire et au concert prévu. Il s’agit de noter que Valérie Pécresse reprendrait des thèmes et des mots « d’extrême droite ». Or, lors de la primaire des républicains, la Démosthène d’Ile de France avait déjà lancé : « J’ai la conviction que nous ne sommes condamnés ni au grand déclassement ni au grand remplacement ». Les cris d’orfraie et les condamnations morales d’Anne Hidalgo et des autres démocrates sont donc parfaitement artificiels. Il s’agit de montrer du doigt la patronne du conseil régional d’Ile de France comme si elle avait dit une horreur, et de lui rendre ainsi service : en criant qu’elle se radicalise, on espère faire migrer vers elle des électeurs de Marine Le Pen ou du Z, quitte à faire migrer un plus petit nombre d’électeurs de Pécresse vers Macron.

On voit donc à quoi sert la mère Hidalgo : à la même chose que Zemmour, à préparer un deuxième tour Macron Pécresse, id est une alternance centre-droit centre gauche dans la continuité mondialiste. Quant à Valérie Pécresse, ce n’est pas pour rien qu’elle a rencontré Nicolas Sarkozy : elle tente de rejouer 2007, cette présidentielle durant laquelle l’ancien ministre de l’intérieur piloté par Patrick Buisson avait pompé une bonne partie de l’électorat de Jean-Marie Le Pen grâce au Kärcher, au Mont Saint Michel et à l’identité française. Valérie Pécresse découvre ainsi le pavé de charolais, les « Français de Papier », la « France des cathédrales », celle de Péguy et des satellites. Tout cela s’inscrit dans une fin de campagne à la Cnews, tout le monde draguant à droite, y compris Macron sur le nucléaire, et même Roussel avec son « vin de chez nous ». C’est du marketing de base. Même pas des promesses, seulement de petits airs de pipeau qui n’engagent que ceux qui les écoutent.

La mise en scène du grand remplacement a deux autres fonctions. La première découle directement de ce que l’on vient de voir : il s’agit du petit remplacement, sur le plan électoral, de Marine Le Pen par Eric Zemmour. Ainsi le camp national serait-il entièrement normalisé. La deuxième est plus fondamentale : il s’agit de biaiser la notion de grand remplacement et de la vider de son sens. On sait que les deux mots « Grand Remplacement » ont été choisis en 2008 pour vulgariser un phénomène décrit et analysé trente ans auparavant par Jean-Marie Le Pen et le Front National. Il s’agit d’un phénomène démographique, culturel et politique. Or, Valérie Pécresse, elle, y voit une simple façon de voir les choses, à laquelle elle se refuse. Pire, elle l’oppose explicitement au grand déclassement : elle entre ainsi dans une analyse économique et sociologique qui répond à celles de Zemmour. Autrement dit, pour Pécresse comme pour Zemmour, très influencés l’un et l’autre sans qu’ils le reconnaissent par la pensée marxiste, la menace qui pèse aujourd’hui sur l’identité française (l’un y voit une réalité très pesante, l’autre un fantasme évitable) est d’origine économique, et non politique. Autrement dit encore, ces deux candidats utilisent une expression imprécise qui a du succès pour attirer à eux des électeurs du camp de la France, sans connaître la réalité qui se cache derrière ni partager l’analyse nécessaire à la connaître. On leur répondra par un rappel : Politique d’abord ! Et par un mot : « Chiqué » ! Vous ne faites que du chiqué !

Martin Peltier

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Et toi, quel militant es-tu ? 

Et toi, quel militant es-tu ? 

Nous donnons ci-après, pour l’édification de nos fidèles lecteurs, un extrait d’une lettre privée, adressée à Charles Maurras par l’amiral Antoine Schwerer (1862-1936), président de la Ligue d’Action française au début des années 1930. Nous souhaitons que les observations sagaces – et toujours d’actualité – du grand Chef militaire et politique que fut l’Amiral, suscitent chez eux des réflexions salutaires sur leur propre action (ou inaction suivant les cas), afin qu’elle serve toujours plus efficacement et dans la discipline la Cause nationale et royale, seule digne d’un bon Français.


« Nos ligueurs de toutes les régions peuvent se diviser en trois catégories :

« 1°/ Ceux qui sont fidèles, dévoués, actifs. Ils agissent avec plus ou moins d’adresse selon leurs moyens ; mais ils sont disciplinés, sont toujours prêts à suivre les directives qu’on leur donnera. On peut toujours compter sur eux. Je n’ose pas dire qu’ils forment la majorité.

« 2°/ Ceux qui certainement désirent le rétablissement de la monarchie, qui sont au fond assez attachés à l’AF mais qui n’ont pas en elle la foi robuste qui serait nécessaire. Ils ne font pas grand-chose, soit parce qu’ils sont incapables, soit parce qu’ils ont peur de se compromettre et de plus ils se laissent facilement troubler par tous les bobards. Il faudrait constamment les soutenir, relever leur moral. Après une réunion, ils sont rassérénés, pleins d’ardeur ; ils me répètent à l’envi une phrase, toujours la même et qui finit par m’agacer : « Amiral, comme vous nous avez fait du bien ! ». Ils promettent de travailler. Et puis huit jours après, ils n’y pensent plus.

« 3°/ Enfin, il y a ceux qui dans l’AF voudraient ne voir qu’une sorte de cercle mondain. Ils voudraient surtout la diriger, donner des conseils. Ils sont toujours prêts à critiquer, jamais à agir. Ceux-là sont beaucoup plus nuisibles qu’utiles. Je ne désire qu’une chose, c’est les voir quitter la Ligue. »

Amiral Schwerer


Et toi quel militant es-tu ?

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GPA : le nouvel esclavage

GPA : le nouvel esclavage

La Croix titrait le 18 janvier de cette année : « La fin annoncée de l’adoption en Ukraine relance le débat sur la GPA », commentant : « La réforme de l’adoption doit être votée définitivement ce mardi 18 janvier. Elle limite davantage l’adoption internationale. Elle ne sera plus possible dans certains pays, comme en Ukraine, alors que dans ce pays perdure la gestation pour autrui, comme le dénoncent certaines associations. ». Cette bataille de la GPA, nous la perdrons, comme toutes les autres, la machine à broyer les consciences étant trop forte pour que nous puissions lui résister. Qu’importe, notre combat doit se poursuivre et nous devons lutter de toutes nos forces contre toutes les nouvelles barbaries.

Ne nous leurrons pas, le mariage pour tous fut une porte ouverte à la PMA, PMA qui elle- même nous commandera d’autoriser la GPA. Mais qu’est-ce que la GPA si ce n’est la chosification de l’enfant, la réduction d’une personne à un bien dont d’autres peuvent disposer pour assouvir leurs désirs ? La GPA est un nouvel esclavage. Quelle différence entre la mère qui portera en elle un enfant pour autrui et les marchés d’esclaves ? Un vendeur, un acheteur, un marché. La finalité de l’acte ? Je ne vois guère de différence et m’étonne que l’Homme blanc si friand de repentance ne s’offusque pas d’instaurer ce nouvel esclavage. Disons-le tout net, la GPA n’ira pas sans trafic d’enfants. Comment pouvons-nous en être aussi sûrs ? Nous n’avons qu’à regarder les pays européens qui pratiquent déjà légalement la GPA rémunérée : la Géorgie, la Russie, l’Ukraine et l’Albanie.

En Géorgie, le 25 août 2020, la ministre de la Justice Tea Tsulukiani a introduit les nouveaux amendements qui restreignent la loi sur les mères porteuses. Désormais, les parents d’intention, « impliquant à nouveau une femme et un homme seulement », doivent avoir vécu ensemble depuis au moins un an avant d’entamer les procédures de GPA. Marié ou non, le couple, confronté ou non à des problèmes d’infertilité, qui souhaite réellement avoir et élever un enfant, doit s’engager à l’éduquer et « ne pas prendre l’enfant en Géorgie pour violer ensuite ses droits ». Nous ne nous arrêterons pas sur la médiocrité de ces restrictions si peu contraignantes – marié ou non, confronté ou non à des problèmes d’infertilité, une seule année de vie commune, etc -, mais sur ce qu’elles signifient. Ces différentes décisions visent à empêcher – ou du moins à limiter – le trafic d’enfants ou la traite des nourrissons. Parlons clairement : si ces amendements furent faits c’est parce que ce trafic existe et est rendu possible par la législation à travers la notion même de GPA rémunérée.

Trois choses. Premièrement, la GPA en elle-même fait de l’enfant un objet. Deuxièmement, il est donc naturel qu’elle puisse être rémunérée, tout bien peut être l’objet d’un marché. Troisièmement, tout marché n’est contrôlable qu’à un certain degré et engendre des réseaux parallèles non surveillés. Qu’importe les amendements votés, la Géorgie s’est engagée dans une voie sans issue où la misère humaine sera exploitée et les enfants vendus. La GPA acceptée, aucune digue philosophique ne peut empêcher les pires dérives. Que penser de ces enfants commandés avant le confinement et qui ne purent être livrés à leurs « parents » d’adoption ? Ils subissent le même sort que les autres marchandises, c’est-à-dire qu’ils sont stockés en attendant de pouvoir être livrés ; la situation de ces bébés est particulièrement dramatique en Ukraine où ils sont réunis dans des pouponnières improvisées par les agences de GPA. Ces bébés passent leurs premières semaines en isolement, quel traumatisme cela peut générer et quelle abomination est présente sous nos yeux. « Même dans les cas où les commanditaires viennent réceptionner l’enfant, l’enfant est toujours séparé de sa mère de naissance, délibérément exposé au risque bien connu de la blessure d’abandon, un choc traumatique majeur qui, s’il est révélé par les circonstances présentes, existe dans toutes les GPA » (Infochrétienne.com). Et que dire des commandes qui seront abandonnées pour diverses raisons ? Nous nous rappelons de ce fait sordide qui eut lieu en 2014. Un couple d’Australiens commande une enfant en Thaïlande, malheureusement celle-ci était trisomique et souffrait de problèmes cardiaques ; ce même couple renonça donc à la prendre, abandonnant la commande, et prirent sa sœur en parfaite santé. Quand la qualité n’est pas au rendez-vous, on exige un échange ou un remboursement. Ou plus récemment, en 2021, ce couple d’Italiens qui abandonnèrent une petite ukrainienne : « « Une affaire qui fait froid dans le dos ». « Celle d’une petite fille d’un an née d’une gestation pour autrui commandée par un couple italien et ensuite abandonnée à Kiev, comme un objet entassé dans un entrepôt ». Simona Baldassarre, députée européenne, a porté l’affaire sur le plan politique. Les commanditaires italiens s’étaient rendus à Kiev en août 2020 pour avoir recours à une mère porteuse. Mais, après avoir pourtant reconnu l’enfant, le couple la confie « à une baby-sitter trouvée sur place par l’intermédiaire d’une agence d’intérim ». Aujourd’hui, suite à l’intervention du Service de coopération policière internationale, en collaboration avec la Croix-Rouge italienne, la petite fille va regagner l’Italie pour y être confiée à l’adoption » (Génèthique).

L’observation des horreurs qui se produisent dans les pays où la GPA rémunérée est légale doit être un de nos principaux arguments dans notre lutte contre cette pratique inique qui s’oppose fondamentalement à la dignité de l’Homme.

 

Guillaume Staub

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Il faut détruire l’OPI – Z

Il faut détruire l’OPI – Z

Éric Zemmour n’est pas le phénomène radicalement neuf, l’OPNI, l’objet politique non identifié, que présentent les médias, et qui s’est présenté lui-même ainsi chez Hanouna ou face aux abstentionnistes. Pas plus que ne l’est Mélenchon, vieux cheval de retour du PS qui s’est découvert insoumis quand il fut repu.

C’est un objet politique très bien identifié et utilisé comme tel par le système. Cet OPI, il est du devoir du camp national de le détruire si nous voulons faire quelque chose pour la France.

Je précise (il faut mettre les pieds dans le plat quand on utilise le mot détruire) que je n’ai rien contre l’homme Zemmour : ce fut un bon camarade au Quotidien de Paris jadis. Il ne brillait pas par un talent particulier mais montrait du courage, de la volonté, et un intérêt certain pour l’histoire de France : je lui souhaite tout le bonheur possible. Voilà huit ans, j’ai commis sur lui une brochure où j’essayais de brosser sereinement ses ombres et ses lumières, je n’ai nulle raison de forcer sur celles-là : c’est sa candidature qui est une mauvaise chose, une très mauvaise chose pour la France.

Reportons-nous à l’Été 2021, au moment où a commencé Zemmour Saison II, Z le politique, ou j’y va-t-y, j’y va-t-y pas. (La Saison I avait été : Zemmour le polémiste vedette qui rabat le caquet des chantres du politiquement correct). Donc, revenons en août 2021 : toutes les études, tous les sondages donnaient le premier tour de la prochaine présidentielle plié. Quelques-uns s’en réjouissaient, la plupart le déplorait, le second tour opposerait Emmanuel Macron à Marine Le Pen, comme en 17. La candidature de Zemmour a eu pour effet mécanique de faire baisser Marine Le Pen, donc de faire baisser aussi la note d’accès au second tour. Au profit de qui ? Dans une chronique à l’époque je discernais deux possibilités : soit aux écologistes, soit aux républicains, la gauche s’étant débrouillée déjà pour couper son maigre carpaccio en tagliatelles minuscules (Depuis, Christiane Taubira a aggravé la chose, comme elle le fit en 2002 : la Franc Maçonnerie a décidé de situer la présidentielle à « droite »). Comme Jadot et sa copine Sandrine se sont arrangés pour miner l’autoroute pourtant toute tracée des verts, c’est donc à Valérie Pécresse que risque de profiter le crime Zemmour.
La question pour un Français est maintenant, pourquoi voter, pour quoi voter, contre quoi voter ? Réponse : contre une révolution mondiale et globale, spirituelle, qui au nom des superstitions du climat, de l’antiracisme, des pandémies et du moralisme LGBTQ, entend liquider la France et l’Europe chrétiennes au profit d’un empire sans frontières d’aucune sorte. Cette révolution, je l’ai nommée la révolution arc-en-ciel. Dans cette perspective, Macron et Pécresse sont équivalents, équivalents aussi les altermondialistes Jadot et Mélenchon. :

Mais pourquoi, diront certains, puisqu’elle a été mauvaise, ne pas miser carrément Zemmour ? Il dit certaines choses agréables à entendre ! Pourquoi ? Parce qu’il les dit tard, il les dit mal, il ne dit pas tout ce qu’il faudrait dire, et ce qu’il dit, il le dit expressément pour capter l’électorat patriote. Parce qu’il a été autorisé et promu par des milliardaires propriétaires de presse à cette fin. Parce que son premier souci n’est pas la France. Je vous conseille de lire à ce sujet le livre de Youssef Hindi, l’autre Zemmour, après le mien. Et parce que, loin de combattre la révolution arc-en-ciel  qui nous menace, il réduit le combat à la question de l’immigration, et même de l’islam : c’est nécessaire, ce n’est pas suffisant. Et cette erreur de jugement est le fruit de son communautarisme, que ses parrains financent.

Si, par malheur, l’OPI Z passait devant Marine Le Pen à cette élection, cela se traduirait par la normalisation du camp national au profit du système.

Martin Peltier 

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SOUVENIR DU 6 FÉVRIER 1934

SOUVENIR DU 6 FÉVRIER 1934

Le «devoir de mémoire » n’est pas un monopole de nos adversaires, et les patriotes et nationalistes doivent se souvenir, et amener la collectivité nationale à se souvenir avec eux. C’est aussi, pour les chrétiens que nous sommes, l’occasion de prier Dieu d’accueillir ces morts qui nous sont chers.

La date du 6 février rappelle aux Parisiens l’anniversaire douloureux de la juste manifestation du 6 février 1934 et de sa sanglante répression.

En janvier 1934, alors que le gouvernement de la France était dirigé par le franc-maçon Chautemps, éclata une affaire criminelle qui mettait en évidence la collusion entre plusieurs politiciens, et un escroc de haut vol. Celui-ci, Alexandre Stavisky, était un aventurier cosmopolite qui savait échapper aux condamnations. Il  avait organisé une fraude au travers du Crédit municipal de Bayonne. Cet organisme financier attirait des souscripteurs par la promesse de revenus, lesquels provenaient en fait des apports de nouveaux entrants. Une telle manipulation n’était possible qu’avec le soutien intéressé de politiciens, de magistrats et de journaux, et il s’avéra notamment que Stavisky était lié avec des parlementaires radicaux et francs-maçons, et même un ministre en place !

Alors que le scandale battait son plein, Stavisky  fut retrouvé agonisant dans un chalet des Alpes, et il est probable qu’il « fut suicidé » (l’usage au passif de ce verbe, incorrection apparente au plan de la langue, n’est pas innocent !) Dans ce climat délétère, les manifestations de Parisiens exaspérés par la révélation de la corruption des politiques se succédaient depuis janvier, aux cris de « A bas les voleurs !». Elles atteignirent leur apogée le 6 février, alors que les participants étaient nombreux place de la Concorde et aux abords de la Chambre des Députés. Il y avait parmi eux des anciens combattants (encore jeunes à cette époque !), des membres de ligues patriotiques (Camelots du Roi, Jeunesses Patriotes, Solidarité française, Croix de Feu…), mais aussi de simples citoyens …Cependant, selon un mot célèbre, si la République ne sait pas gouverner, elle sait se défendre. Comme les protestataires tentaient de s’approcher de la Chambre, qui était alors le centre du pouvoir, le gouvernement n’hésita pas à faire tirer et il y eut entre 15 et 40  morts (selon que l’on tient compte des effets immédiats ou des suites) et plus de  2000 blessés parmi les manifestants.

Le récit officiel, tel que les médias menteurs le donnent généralement de nos jours, est tout différent :  les protestataires sont devenus des factieux, voire des fascistes, et le gouvernement complice des corrompus est devenu le rempart de la République et de la démocratie. En réalité, les accusations de complot contre le régime sont fallacieuses. Les états-majors des ligues ont incité à des manifestations de protestation, mais, faute d’entente entre eux et d’objectifs politiques précis, ils sont restés loin des affrontements ou même ont dissuadé leurs militants de tenter d’envahir la Chambre des Députés. Maurras, en particulier, n’a pas tenté de profiter de l’évènement . L’on discute d’ailleurs encore de nos jours sur la question de savoir si les chefs des mouvements nationalistes  ont ainsi agi avec une sage prudence, ou s’ils ont laissé perdre une occasion historique de mettre fin à un régime incapable et corrompu. Quoi qu’il en soit, les ligues n’ont pas voulu, ce jour-là, renverser la République. Cela a d’ailleurs provoqué par la suite une réaction activiste, le complot de la Cagoule.

Quelques mots encore sur l’escamotage qui a suivi le 6 février: au lendemain de l’émeute, le responsable de la répression sanglante, le gouvernement du radical Daladier, qui avait succédé à Chautemps, a dû laisser la place à un gouvernement d’union nationale, avec notamment la présence du très populaire Maréchal Pétain. Mais ce ne  fut qu’un tour de passe-passe : les parlementaires obtinrent ainsi le retour au calme et, quelques mois plus tard, se débarrassèrent de ce gouvernement qui leur avait été imposé. Nous avons connu quelque chose de semblable à notre époque, après la révolte des Gilets Jaunes, que des Black Blocks bien utiles  au gouvernement ont envoyé dans le décor… Oui, vraiment, la République sait toujours se défendre contre les insurrections du pays réel…

François MARCERON

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