GPA : le nouvel esclavage

GPA : le nouvel esclavage

La Croix titrait le 18 janvier de cette année : « La fin annoncée de l’adoption en Ukraine relance le débat sur la GPA », commentant : « La réforme de l’adoption doit être votée définitivement ce mardi 18 janvier. Elle limite davantage l’adoption internationale. Elle ne sera plus possible dans certains pays, comme en Ukraine, alors que dans ce pays perdure la gestation pour autrui, comme le dénoncent certaines associations. ». Cette bataille de la GPA, nous la perdrons, comme toutes les autres, la machine à broyer les consciences étant trop forte pour que nous puissions lui résister. Qu’importe, notre combat doit se poursuivre et nous devons lutter de toutes nos forces contre toutes les nouvelles barbaries.

Ne nous leurrons pas, le mariage pour tous fut une porte ouverte à la PMA, PMA qui elle- même nous commandera d’autoriser la GPA. Mais qu’est-ce que la GPA si ce n’est la chosification de l’enfant, la réduction d’une personne à un bien dont d’autres peuvent disposer pour assouvir leurs désirs ? La GPA est un nouvel esclavage. Quelle différence entre la mère qui portera en elle un enfant pour autrui et les marchés d’esclaves ? Un vendeur, un acheteur, un marché. La finalité de l’acte ? Je ne vois guère de différence et m’étonne que l’Homme blanc si friand de repentance ne s’offusque pas d’instaurer ce nouvel esclavage. Disons-le tout net, la GPA n’ira pas sans trafic d’enfants. Comment pouvons-nous en être aussi sûrs ? Nous n’avons qu’à regarder les pays européens qui pratiquent déjà légalement la GPA rémunérée : la Géorgie, la Russie, l’Ukraine et l’Albanie.

En Géorgie, le 25 août 2020, la ministre de la Justice Tea Tsulukiani a introduit les nouveaux amendements qui restreignent la loi sur les mères porteuses. Désormais, les parents d’intention, « impliquant à nouveau une femme et un homme seulement », doivent avoir vécu ensemble depuis au moins un an avant d’entamer les procédures de GPA. Marié ou non, le couple, confronté ou non à des problèmes d’infertilité, qui souhaite réellement avoir et élever un enfant, doit s’engager à l’éduquer et « ne pas prendre l’enfant en Géorgie pour violer ensuite ses droits ». Nous ne nous arrêterons pas sur la médiocrité de ces restrictions si peu contraignantes – marié ou non, confronté ou non à des problèmes d’infertilité, une seule année de vie commune, etc -, mais sur ce qu’elles signifient. Ces différentes décisions visent à empêcher – ou du moins à limiter – le trafic d’enfants ou la traite des nourrissons. Parlons clairement : si ces amendements furent faits c’est parce que ce trafic existe et est rendu possible par la législation à travers la notion même de GPA rémunérée.

Trois choses. Premièrement, la GPA en elle-même fait de l’enfant un objet. Deuxièmement, il est donc naturel qu’elle puisse être rémunérée, tout bien peut être l’objet d’un marché. Troisièmement, tout marché n’est contrôlable qu’à un certain degré et engendre des réseaux parallèles non surveillés. Qu’importe les amendements votés, la Géorgie s’est engagée dans une voie sans issue où la misère humaine sera exploitée et les enfants vendus. La GPA acceptée, aucune digue philosophique ne peut empêcher les pires dérives. Que penser de ces enfants commandés avant le confinement et qui ne purent être livrés à leurs « parents » d’adoption ? Ils subissent le même sort que les autres marchandises, c’est-à-dire qu’ils sont stockés en attendant de pouvoir être livrés ; la situation de ces bébés est particulièrement dramatique en Ukraine où ils sont réunis dans des pouponnières improvisées par les agences de GPA. Ces bébés passent leurs premières semaines en isolement, quel traumatisme cela peut générer et quelle abomination est présente sous nos yeux. « Même dans les cas où les commanditaires viennent réceptionner l’enfant, l’enfant est toujours séparé de sa mère de naissance, délibérément exposé au risque bien connu de la blessure d’abandon, un choc traumatique majeur qui, s’il est révélé par les circonstances présentes, existe dans toutes les GPA » (Infochrétienne.com). Et que dire des commandes qui seront abandonnées pour diverses raisons ? Nous nous rappelons de ce fait sordide qui eut lieu en 2014. Un couple d’Australiens commande une enfant en Thaïlande, malheureusement celle-ci était trisomique et souffrait de problèmes cardiaques ; ce même couple renonça donc à la prendre, abandonnant la commande, et prirent sa sœur en parfaite santé. Quand la qualité n’est pas au rendez-vous, on exige un échange ou un remboursement. Ou plus récemment, en 2021, ce couple d’Italiens qui abandonnèrent une petite ukrainienne : « « Une affaire qui fait froid dans le dos ». « Celle d’une petite fille d’un an née d’une gestation pour autrui commandée par un couple italien et ensuite abandonnée à Kiev, comme un objet entassé dans un entrepôt ». Simona Baldassarre, députée européenne, a porté l’affaire sur le plan politique. Les commanditaires italiens s’étaient rendus à Kiev en août 2020 pour avoir recours à une mère porteuse. Mais, après avoir pourtant reconnu l’enfant, le couple la confie « à une baby-sitter trouvée sur place par l’intermédiaire d’une agence d’intérim ». Aujourd’hui, suite à l’intervention du Service de coopération policière internationale, en collaboration avec la Croix-Rouge italienne, la petite fille va regagner l’Italie pour y être confiée à l’adoption » (Génèthique).

L’observation des horreurs qui se produisent dans les pays où la GPA rémunérée est légale doit être un de nos principaux arguments dans notre lutte contre cette pratique inique qui s’oppose fondamentalement à la dignité de l’Homme.

 

Guillaume Staub

Il faut détruire l’OPI – Z

Il faut détruire l’OPI – Z

Éric Zemmour n’est pas le phénomène radicalement neuf, l’OPNI, l’objet politique non identifié, que présentent les médias, et qui s’est présenté lui-même ainsi chez Hanouna ou face aux abstentionnistes. Pas plus que ne l’est Mélenchon, vieux cheval de retour du PS qui s’est découvert insoumis quand il fut repu.

C’est un objet politique très bien identifié et utilisé comme tel par le système. Cet OPI, il est du devoir du camp national de le détruire si nous voulons faire quelque chose pour la France.

Je précise (il faut mettre les pieds dans le plat quand on utilise le mot détruire) que je n’ai rien contre l’homme Zemmour : ce fut un bon camarade au Quotidien de Paris jadis. Il ne brillait pas par un talent particulier mais montrait du courage, de la volonté, et un intérêt certain pour l’histoire de France : je lui souhaite tout le bonheur possible. Voilà huit ans, j’ai commis sur lui une brochure où j’essayais de brosser sereinement ses ombres et ses lumières, je n’ai nulle raison de forcer sur celles-là : c’est sa candidature qui est une mauvaise chose, une très mauvaise chose pour la France.

Reportons-nous à l’Été 2021, au moment où a commencé Zemmour Saison II, Z le politique, ou j’y va-t-y, j’y va-t-y pas. (La Saison I avait été : Zemmour le polémiste vedette qui rabat le caquet des chantres du politiquement correct). Donc, revenons en août 2021 : toutes les études, tous les sondages donnaient le premier tour de la prochaine présidentielle plié. Quelques-uns s’en réjouissaient, la plupart le déplorait, le second tour opposerait Emmanuel Macron à Marine Le Pen, comme en 17. La candidature de Zemmour a eu pour effet mécanique de faire baisser Marine Le Pen, donc de faire baisser aussi la note d’accès au second tour. Au profit de qui ? Dans une chronique à l’époque je discernais deux possibilités : soit aux écologistes, soit aux républicains, la gauche s’étant débrouillée déjà pour couper son maigre carpaccio en tagliatelles minuscules (Depuis, Christiane Taubira a aggravé la chose, comme elle le fit en 2002 : la Franc Maçonnerie a décidé de situer la présidentielle à « droite »). Comme Jadot et sa copine Sandrine se sont arrangés pour miner l’autoroute pourtant toute tracée des verts, c’est donc à Valérie Pécresse que risque de profiter le crime Zemmour.
La question pour un Français est maintenant, pourquoi voter, pour quoi voter, contre quoi voter ? Réponse : contre une révolution mondiale et globale, spirituelle, qui au nom des superstitions du climat, de l’antiracisme, des pandémies et du moralisme LGBTQ, entend liquider la France et l’Europe chrétiennes au profit d’un empire sans frontières d’aucune sorte. Cette révolution, je l’ai nommée la révolution arc-en-ciel. Dans cette perspective, Macron et Pécresse sont équivalents, équivalents aussi les altermondialistes Jadot et Mélenchon. :

Mais pourquoi, diront certains, puisqu’elle a été mauvaise, ne pas miser carrément Zemmour ? Il dit certaines choses agréables à entendre ! Pourquoi ? Parce qu’il les dit tard, il les dit mal, il ne dit pas tout ce qu’il faudrait dire, et ce qu’il dit, il le dit expressément pour capter l’électorat patriote. Parce qu’il a été autorisé et promu par des milliardaires propriétaires de presse à cette fin. Parce que son premier souci n’est pas la France. Je vous conseille de lire à ce sujet le livre de Youssef Hindi, l’autre Zemmour, après le mien. Et parce que, loin de combattre la révolution arc-en-ciel  qui nous menace, il réduit le combat à la question de l’immigration, et même de l’islam : c’est nécessaire, ce n’est pas suffisant. Et cette erreur de jugement est le fruit de son communautarisme, que ses parrains financent.

Si, par malheur, l’OPI Z passait devant Marine Le Pen à cette élection, cela se traduirait par la normalisation du camp national au profit du système.

Martin Peltier 

SOUVENIR DU 6 FÉVRIER 1934

SOUVENIR DU 6 FÉVRIER 1934

Le «devoir de mémoire » n’est pas un monopole de nos adversaires, et les patriotes et nationalistes doivent se souvenir, et amener la collectivité nationale à se souvenir avec eux. C’est aussi, pour les chrétiens que nous sommes, l’occasion de prier Dieu d’accueillir ces morts qui nous sont chers.

La date du 6 février rappelle aux Parisiens l’anniversaire douloureux de la juste manifestation du 6 février 1934 et de sa sanglante répression.

En janvier 1934, alors que le gouvernement de la France était dirigé par le franc-maçon Chautemps, éclata une affaire criminelle qui mettait en évidence la collusion entre plusieurs politiciens, et un escroc de haut vol. Celui-ci, Alexandre Stavisky, était un aventurier cosmopolite qui savait échapper aux condamnations. Il  avait organisé une fraude au travers du Crédit municipal de Bayonne. Cet organisme financier attirait des souscripteurs par la promesse de revenus, lesquels provenaient en fait des apports de nouveaux entrants. Une telle manipulation n’était possible qu’avec le soutien intéressé de politiciens, de magistrats et de journaux, et il s’avéra notamment que Stavisky était lié avec des parlementaires radicaux et francs-maçons, et même un ministre en place !

Alors que le scandale battait son plein, Stavisky  fut retrouvé agonisant dans un chalet des Alpes, et il est probable qu’il « fut suicidé » (l’usage au passif de ce verbe, incorrection apparente au plan de la langue, n’est pas innocent !) Dans ce climat délétère, les manifestations de Parisiens exaspérés par la révélation de la corruption des politiques se succédaient depuis janvier, aux cris de « A bas les voleurs !». Elles atteignirent leur apogée le 6 février, alors que les participants étaient nombreux place de la Concorde et aux abords de la Chambre des Députés. Il y avait parmi eux des anciens combattants (encore jeunes à cette époque !), des membres de ligues patriotiques (Camelots du Roi, Jeunesses Patriotes, Solidarité française, Croix de Feu…), mais aussi de simples citoyens …Cependant, selon un mot célèbre, si la République ne sait pas gouverner, elle sait se défendre. Comme les protestataires tentaient de s’approcher de la Chambre, qui était alors le centre du pouvoir, le gouvernement n’hésita pas à faire tirer et il y eut entre 15 et 40  morts (selon que l’on tient compte des effets immédiats ou des suites) et plus de  2000 blessés parmi les manifestants.

Le récit officiel, tel que les médias menteurs le donnent généralement de nos jours, est tout différent :  les protestataires sont devenus des factieux, voire des fascistes, et le gouvernement complice des corrompus est devenu le rempart de la République et de la démocratie. En réalité, les accusations de complot contre le régime sont fallacieuses. Les états-majors des ligues ont incité à des manifestations de protestation, mais, faute d’entente entre eux et d’objectifs politiques précis, ils sont restés loin des affrontements ou même ont dissuadé leurs militants de tenter d’envahir la Chambre des Députés. Maurras, en particulier, n’a pas tenté de profiter de l’évènement . L’on discute d’ailleurs encore de nos jours sur la question de savoir si les chefs des mouvements nationalistes  ont ainsi agi avec une sage prudence, ou s’ils ont laissé perdre une occasion historique de mettre fin à un régime incapable et corrompu. Quoi qu’il en soit, les ligues n’ont pas voulu, ce jour-là, renverser la République. Cela a d’ailleurs provoqué par la suite une réaction activiste, le complot de la Cagoule.

Quelques mots encore sur l’escamotage qui a suivi le 6 février: au lendemain de l’émeute, le responsable de la répression sanglante, le gouvernement du radical Daladier, qui avait succédé à Chautemps, a dû laisser la place à un gouvernement d’union nationale, avec notamment la présence du très populaire Maréchal Pétain. Mais ce ne  fut qu’un tour de passe-passe : les parlementaires obtinrent ainsi le retour au calme et, quelques mois plus tard, se débarrassèrent de ce gouvernement qui leur avait été imposé. Nous avons connu quelque chose de semblable à notre époque, après la révolte des Gilets Jaunes, que des Black Blocks bien utiles  au gouvernement ont envoyé dans le décor… Oui, vraiment, la République sait toujours se défendre contre les insurrections du pays réel…

François MARCERON

La femme comme butin

La femme comme butin

Dans son dernier livre, publié en septembre 2021 pour préparer sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, La France n’a pas dit son dernier mot (éd. Rubempré), Zemmour prend fait et cause pour les prédateurs sexuels. Le sujet le préoccupe visiblement, puisqu’il y revient à six reprises, du début de son livre, page 10, jusqu’à la fin, page 329. Or, nous allons le voir, ce n’est pas du tout anecdotique, c’est en réalité une question de civilisation.

« Pas un jour sans qu’un “porc” ne soit balancé à la vindicte générale : peu importe la réalité des faits, la présomption d’innocence… s’il est célèbre, c’est encore mieux » (p. 10).

On pourrait négliger le fait que Zemmour soit visiblement un obsédé sexuel qui ne nous épargne pas ses sous-entendus graveleux – il parle à toutes les pages des “jambes” des jolies femmes, laissant entendre par cet euphémisme qu’en réalité il vise plus haut… Mais sa complaisance pour les prédateurs sexuels est impardonnable.

« Ce qu’on considérait naguère avec horreur comme d’odieuses habitudes américaines était entré dans la culture française. Le retentissement de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn avait été un détonateur. On avait alors reproché aux journalistes français d’avoir caché le libertinage de l’ancien ministre des finances. Ce qui était à leur honneur était devenu leur honte » (p. 19).

On remarquera au passage l’amalgame entre le viol et le libertinage.

Et encore, toujours à propos de l’affaire du Sofitel :

« Cette ridicule affaire ancillaire nous ramenait à Karl Marx, qui, lui, avait engrossé la bonne. Autre temps, autre mœurs. J’y vois la confirmation de cette “féminisation de la société” contre laquelle je m’étais élevé dans un de mes livres… Dans une société traditionnelle, l’appétit sexuel des hommes va de pair avec le pouvoir ; les femmes sont le but et le butin de tout homme doué qui aspire à s’élever dans la société (sic). Les femmes le reconnaissent, l’élisent, le chérissent… » (p. 138).

Cynisme et imposture

Je ne suis pas sûr que toutes les femmes soient ravies d’être tenues pour le “butin” du sieur Zemmour, qui, dans sa fatuité, se considère à l’évidence lui-même comme l’archétype de “tout homme doué qui aspire à s’élever dans la société”. Mais il y a mieux encore que ce cynisme odieux, que cet exhibitionnisme subliminal, que cette frénésie lubrique, et on le trouve à la page suivante :

« DSK, menottes derrière le dos entre deux cops new-yorkais, marchant tête baissée, c’est un renversement de mille ans de culture royale et patriarcale française (sic !). C’est une castration de tous les hommes français. Le séducteur est devenu un violeur, le conquérant un coupable » (p. 139).

Ici, on n’est plus dans l’anecdote. Le fourbe Zemmour révèle son imposture dans toute son horreur, en même temps que sa véritable identité. Car c’est la courtoisie, laquelle a mis la femme sur un piédestal, qui a fait l’identité de la France depuis mille ans.

La place éminente qu’a toujours occupée la femme dans les sociétés occidentales est la marque la plus sûre de la grandeur de notre civilisation. On n’a pas attendu en France la révolution de l’égalitarisme et les revendications du féminisme pour reconnaître au sexe faible bien des titres de supériorité sur l’homme (au sens du latin vir). Et cela conférait à la femme de justes privilèges. La galanterie est déjà un beau mot, en dépit d’une certaine équivoque, mais la courtoisie, dont les codes ont été forgés à l’apogée du moyen âge, a une tout autre portée. Or, la courtoisie ne se conçoit pas sans la femme ; elle n’existe à vrai dire que par et pour la femme, car c’est celle-ci qui l’inspire. C’est grâce à la courtoisie, en raison donc de ces principes que la femme a su imposer à l’homme pour qu’il se civilisât en dominant ses instincts, que nous pouvons espérer échapper à un monde de brutes.

La courtoisie n’a de sens que dans une société dont la femme est reine. Comment ne le serait-elle pas, du reste, pour les catholiques – c’est-à-dire pour tous les Occidentaux jusqu’à la prétendue réforme du XVIe siècle -, qui vénèrent la Vierge Marie, Notre-Dame, et qui l’implorent dans leurs malheurs ? Le personnage le plus emblématique de l’histoire de France, celui qui en a été le sauveur par excellence, n’est pas un roi, c’est une jeune fille simple, sainte Jeanne d’Arc, que les Anglais et leurs complices ont immolée à Rouen, mais dont le sacrifice a donné à la France la volonté de se délivrer.

Solidarité abjecte

Nous ne pouvons donc qu’être atterrés de ce qui pourrait faire croire à l’étranger que la France aurait avili l’image de la femme. Quelques semaines avant le scandale du 14 mai 2011 à La Nouvelle York, Christian Jacob, à l’époque patron des députés UMP, mû par une sorte de pressentiment, avait déjà dénoncé en Dominique Strauss-Kahn un individu déraciné qui ne pouvait représenter notre pays. M. Jacob ne s’attendait sûrement pas à avoir raison si tôt, et à ce point, en dépit de la batterie de casseroles tintinnabulant que traînait le directeur général du FMI. Accusé d’avoir violé une femme de chambre du Sofitel, celui-ci a sali la réputation de la France dans le monde. La solidarité abjecte que lui ont témoignée ses amis, ses affidés et ses congénères comme Zemmour est toute à leur déshonneur.

Honneur, courtoisie : comprennent-ils seulement ce que cela signifie ? C’est pourtant dans ces valeurs éternelles que notre peuple puise la force de durer dans l’histoire.

Mais, pour cet immigré algérien qui n’a pas une goutte de sang français, c’est un prédateur sexuel, un satyre, un pervers échangiste, du reste d’origine étrangère comme lui, qui est devenu le symbole de la France française. Le fourbe Zemmour singe les Français, mais il révèle malgré lui à quel point il nous est étranger dans son essence, en dépit de son verbiage et de ses tours de joueur de bonneteau.

Même le fanatique musulman Tariq Ramadan a droit à la faveur de Zemmour :

« Je demeure convaincu que Tariq Ramadan est tombé dans un piège. Les jeunes femmes qui l’accusent expliquent qu’elles ne peuvent se détacher de lui… C’est cette fameuse notion “d’emprise”, dernière trouvaille des féministes pour criminaliser l’homme bourreau éternel, sans se rendre compte, dans leur hargne vindicative, que leur définition de “l’emprise” et de ses effets pervers ressemble comme une sœur à ce qu’on appelait jadis “les affres de l’amour”. » Et Zemmour de présenter le pauvre Ramadan comme une “victime” du journaliste qui l’interrogeait à sa sortie de prison (p. 148).

Dans un article de Marianne.net du 28 septembre 2021 intitulé “Ces passages extrêmement graves à propos de DSK et de Tarik Ramadan dans le livre d’Eric Zemmour”, Malika Sorel-Sutter rapporte qu’en décembre 2018 Le Journal du dimanche “révélait l’existence de chaleureux messages échangés entre Eric Zemmour et Tarik Ramadan”, qui se concluaient par des “Amitiés” et des “Embrassades”, ajoutant que Zemmour, pour s’en expliquer, avait évoqué une simple “cordialité orientale” (sic).

Corps étranger

Zemmour revient sans cesse sur la question, c’est pour lui une obsession. C’est même le seul fil conducteur de son interminable récit. Évoquant la mort de Sean Connery, qui avait créé le personnage de James Bond au cinéma, Zemmour écrit avec nostalgie que l’acteur avait vécu à « une époque où la virilité n’était pas dénigrée, ostracisée, vilipendée, voire diabolisée, pénalisée ; une époque où un séducteur, “un homme qui aimait les femmes”, n’était pas considéré comme un violeur en puissance » (p. 329).

Vous admirerez cette apologie de la liberté du coq dans le poulailler.

Zemmour prend donc la défense de Strauss-Kahn, de Tariq Ramadan et des prédateurs sexuels en général. Ceux qui voudraient y voir le plaidoyer pro domo d’un individu libidineux qui s’identifie à ces deux malheureuses victimes du féminisme ne seraient que de vilaines gens…

Mais quand même, quand Zemmour raconte ce qu’on lui a dit pour le dissuader d’y aller, on a des doutes :

« Des amis me mettaient en garde. Ma vie privée serait étalée à l’encan ; mes frasques, mes amours, “mon misérable petit tas de secrets”, comme disait Malraux, seraient sortis de l’ombre protectrice. Mediapart est déjà sur ton dos, ils vont te trouver une fille qui t’accusera d’agression sexuelle, de viol ; c’est facile aujourd’hui ; il suffit qu’elle se déclare sous emprise. Et une femme sous emprise, qu’est-ce que c’est, sinon ce qu’on appelait naguère une femme amoureuse ? » (p. 18).

Ce passage ressemble furieusement à un contre-feu. On peut en dire autant de la couverture de Paris-Match du 23 septembre 2021 où l’on voit Zemmour et sa directrice de campagne, Sarah Knafo, tendrement enlacés en costume de bain. (Ce n’étaient pas du tout des photos volées prises par des paparazzi, comme Zemmour l’a prétendu ; il est prouvé que le reportage a été fait avec son accord ; du reste, l’article est à la gloire de Zemmour et de sa maîtresse.)

La vision de la femme oppose nettement l’Orient à l’Occident. Choc des civilisations ! (Ce sont des notions culturelles et non géographiques. La civilisation dite “orientale” s’étend de Kaboul à Casablanca. Elle englobe donc l’Afrique du nord, autrement dit le Maghreb, bien que ce mot signifie “Occident” en arabe.) Le voile islamique et les autres règles vestimentaires imposées aux Juives comme aux musulmanes en sont une manifestation éloquente, étant observé que le judaïsme est une religion orientale au même titre que l’islam. Ces deux religions sont isomorphes : l’islam est un judaïsme universaliste, le judaïsme est un islam raciste.

Dans la civilisation orientale, la femme est une proie pour l’homme, un “butin”, comme dit cyniquement Zemmour. Dans l’Occident chrétien, au contraire, la femme est une déesse à laquelle on adresse des poèmes qui ressemblent à des prières. Pour un Occidental de bonne souche, la femme est la merveille de la création et la preuve de l’existence de Dieu. Moïse Eric Zemmour, quant à lui, de par son atavisme, sa famille, son milieu, sa culture, est aux antipodes de cette conception de la femme. Zemmour, dont le nom signifie “olive” en tamazight, langue des Berbères, dont tous les ancêtres étaient des Juifs d’Afrique du nord comme lui, est oriental de part en part, à l’instar de Strauss-Kahn (Juif achkénaze, donc d’origine turque) ou de Tariq Ramadan (musulman arabe d’origine égyptienne). Ce sont en quelque sorte ses doubles, en toute « solidarité orientale ». Il n’est pas assimilé, il ne fait que semblant de l’être. C’est un Français de papier : “Eric à l’état civil, Moïse à la synagogue” ; “Juif à la maison, français de la rue”, a-t-il lâché impudemment – et imprudemment -, pensant visiblement qu’il pouvait tout se permettre. Le mépris de Zemmour pour la femme, qui n’est pour lui qu’un “butin”, prouve qu’il est un corps étranger à la France, nation d’Occident.

Source : Zemmour, la femme et l’Occident | Henry de Lesquen

Encyclopédie des colères : la mort du père ou la mort sociale

Encyclopédie des colères : la mort du père ou la mort sociale

L’homme moderne est un enfant. Depuis la déclaration des Droit de l’Homme et du Citoyen, l’homme est un être sans racines, sans attaches, en perpétuelle situation de mineur. Il demande des autorisations pour tout : pour faire construire, pour conduire, pour chasser, pour instruire ses enfants chez lui, pour monter une école et aujourd’hui même pour aller au restaurant ou prendre un train.

Cette situation de mise sous tutelle des citoyens tient au fait que la figure du Père est confisquée par l’Etat. L’homme moderne n’est jamais père. Ni socialement, ni civiquement, ni politiquement. C’est si vrai, que la paternité moderne n’a pas de définition. La paternité d’un père se résume à la place que lui concède sa compagne, un rôle par défaut, qui ne recouvre de réalité qu’administrative.

L’Etat est allé très loin dans l’arasement de la notion du «père ». Ce qui est vu par les féministes comme la disparition tant souhaitée de « l’autorité paternelle », est surtout la mort du père en tant que pierre angulaire du Politique.

Avec la mort du Père – initiée par la mise à mort du Roi, a débuté l’explosion du rempart protégeant les familles : la disparition de la notion de « bon père de famille » dans notre droit en est le signe tangible. La Gestation Pour Argent en sera la déroute définitive. Chaque fois que l’Etat légifère intrusivement dans ce qui est des libertés familiales, la ruine progresse toujours plus : abolition de la fessée, quasi interdiction de l’instruction en famille, obligations vaccinales, partage des congés parentaux…

Les féministes ont préféré la mise sous tutelle de l’Etat de tous plutôt que de s’interroger sur la mise en œuvre des libertés. Elles ont préféré voir mourir le Politique contre des carnets de chèques bancaires et un droit de vote fallacieux, mensonger et inutile.

Pourtant la paternité – comme la maternité – est une caractéristique de notre commune humanité. Mais il y a une différence fondamentale dans la mise en acte de la paternité. La maternité est un état, elle se vit ; la paternité, elle, se choisit. Tout enfant est  » reconnu  » par un père, là où il naît d’une mère. Cet acte libre de reconnaissance est le plus souvent le fait du père naturel, parfois par d’un père adoptif ou symbolique.

En ce qu’elle est un acte de la volonté, la paternité est une liberté, elle est une responsabilité : elle est Politique.

La reconnaissance d’un enfant change profondément le rôle social de l’homme qui en fait acte. Par cette décision, il entre, en relation symbolique avec le féminin en vue de la sécurité, de la santé, de la salubrité et de l’éducation de sa progéniture. Autrement dit, il prend sa place d’homme en tant qu’axe anagogique dans le monde. Il prend ainsi sa place en tant que maillon de la chaîne de la transmission. Le père est donc par nature la figure anti droitdelhommiste.

Par l’acte de reconnaissance de ses enfants, l’homme pose dans l’ordre naturel, la pierre de fondation de la cellule prépolitique qu’est la famille. En découlent des devoirs et des responsabilités nombreuses, pour le bon exercice desquels la société lui octroie ses libertés publiques et privées. 

La famille est la grande perdante des choix anthropologiques, juridiques et politiques de ces soixante dernières années du fait de la mort du Père.

Refuser cette figure du père, c’est s’attaquer à l’un des murs porteurs de la famille ; c’est dissoudre la structure même du corps social pour la remplacer par un agrégat d’individus atomisés et sans liens. La disparition du père, c’est la mort à terme de toutes nos libertés.

Sans un retour au pater familias, s’en est fini de la civilisation. Cessons donc d’être des mineurs, halte aux enfantillages pour que nos enfants soient à nouveau libres sur la terre ferme de leurs aïeux.

Monsieur K

Familles

Familles

 

« Avec deux n », précisait voilà quelques années Jean-Marie Le Pen quand on lui demandait l’orthographe de Gilbert Collard. Un avocat bruyant et franc-maçon, dont les nombreux sauts de carpe ambitionnaient surtout de le faire connaître, vient de rejoindre Zemmour, après d’autres. Curieuse méthode pour un opportuniste, la candidature Z ne parvenant pas à décoller : mais beaucoup de chercheurs de places ont rejoint Napoléon juste avant Waterloo. Ce petit événement parisien demande une observation et une question. La remarque, d’abord : ce ralliement confirme, aussi clair que le soleil, la nature du zemmourisme actuel : c’est un cartel de mécontents, une course d’ambitions, un rêve de réussite, sans contenu doctrinal. La question : qu’apportent au courant qu’ils rejoignent ces nouveaux transfuges ? J’aurais tendance à répondre, rien d’autre que l’importance qu’ils se donnent.

On va voir si Marine Le Pen a du caractère. Elle subit aujourd’hui, en cataracte, les conséquences de ses nombreuses erreurs. Erreurs de jugement sur les hommes. On ne promeut pas inconsidérément des ambitieux sans convictions pour leur ôter ensuite les avantages auxquels ils s’étaient habitués. Erreurs de jugement sur la doctrine, génératrice de marches et contremarches. Sans doute le pur libéralisme économique est-il à la fois injuste et infaisable, mais une certaine démagogie simpliste et socialisante n’en est pas moins vaine. Erreur sur la façon de présenter la doctrine. Paraître oublier l’immigration a ouvert un boulevard aux obsédés de la question musulmane. Voilà donc la candidate du Rassemblement National aujourd’hui abandonnée, et pas seulement par des aventuriers en quête de notoriété, mais par de nombreux braves Français qui ne se sentent plus représentés par elle.

Sans déifier le suffrage universel, le réalisme commande de ne pas se priver d’un des rares moyens d’agir qui nous reste, le vote.  » Par tous les moyens, même légaux ! « . Que choisir, ou qui choisir à la présidentielle, est donc une question importante. S’abstenir revient à plébisciter Emmanuel Macron. Mon réflexe serait de voter Marine Le Pen puisque sa famille a porté le drapeau français depuis 1973 (et même bien avant), à des moments où il n’était pas si commode de le faire. Mais il ne lui suffira pas de montrer du caractère, il lui faudra surtout de la jugeote. Du bon sens, dont elle a grandement manqué ces dernières années. Sa première faute capitale, d’où beaucoup d’autres sont nées, fut de chasser son père de son mouvement. Ce fut un crime contre la famille.

Or, toute politique bonne, toute cité solide, se fonde sur la famille, cellule de base de la société. Nier, dans sa pratique, sa propre famille, est signe d’un désordre intellectuel et moral.

Or c’est la marque commune des principaux candidats. Z a quitté son épouse pour fonder une nouvelle famille avec sa conseillère, Marine habite avec ses chats dans la même maison qu’une amie, Macron vit avec une vieille femme sans lui avoir fait d’enfants. Il ne s’agit pas ici de disputer de leurs goûts et voluptés, mais de constater que, comme François Hollande précurseur en la matière, tout ce monde prétend donner le primat aux élans individuels sur la famille. On n’installait pas naguère de célibataire à l’Elysée, et il ne se trouvait d’ailleurs pas de célibataire de plus de cinquante ans : il n’y avait que des pères, des grands pères, mariés ou veufs. Je ne prétendrai pas qu’ils étaient irréprochables, Louis XIV n’était pas un enfant de chœur…

Mais la famille capétienne arrondissait son pré carré au bénéfice des Français. La gauche romantique et moraliste a nommé hypocrisie l’effort que des générations ont accompli pour perpétuer un modèle et transmettre un patrimoine.

On ne saurait prétendre défendre et incarner la France si l’on fait passer la fantaisie de l’individu devant le service des familles.

Martin Peltier