Les erreurs de Louis XVI par Jacques Bainville

Les erreurs de Louis XVI par Jacques Bainville

 

Ces lignes sont parmi les dernières écrites par le grand historien d’Action Française Jacques Bainville, de l’Académie Française. 

Louis XIV avait de l’intelligence et du caractère. Louis XV avait de l’intelligence et manquait de caractère. Louis XVI, avec toutes les vertus, avait une intelligence médiocre et il était indolent. On ne peut pas s’étonner que, malgré les meilleures intentions du monde, il ait perdu la monarchie.

Un hasard malheureux fit encore qu’il avait perdu son père, si bien qu’à Louis XV déjà vieilli succéda un jeune homme de vingt ans, très confit en dévotion, à qui l’on avait surtout appris que le grand-père menait une vie scandaleuse. On imagine bien que les filles du défunt roi avaient Madame du Barry en horreur. Elles avaient endoctriné leur neveu qui ne se contenta pas d’exiler la favorite mais qui se mit à défaire systématiquement tout ce que son prédécesseur avait fait.

Un de ses premiers actes fut de rappeler les Parlements orgueilleux qui tenaient tête à la couronne. Comprit-il très bien ce qu’il faisait ? c’est douteux. Il obéit surtout aux influences qui s’exercèrent sur lui. Mais, dès ses débuts, il s’enfonçait dans une contradiction insoluble et destinée à devenir mortelle. En effet il appelait au ministère un réformateur qui s’appelait Turgot, et les Parlements, défenseurs des droits acquis, s’opposaient à toutes les réformes. Pour réformer le royaume et supprimer les abus, il eût fallu que le roi agît par voie d’autorité. Il avait, d’emblée, entamé la sienne en rétablissant celle de ces magistrats qui s’étaient arrogé le pouvoir de repousser les lois qiu étaient contraires à leurs idées ou à leurs intérêts, bien que la puissance législative fût censée appartenir au souverain.

Combattu et paralysé par les Parlements, ne pouvant faire aboutir ses projets, Turgot dut se retirer. Entre son ministre et les magistrats, le malheureux Louis XVI avait dû choisir et ne pouvant plus revenir sur le mal qu’il s’était fait, ce fut le ministre qu’il sacrifia. Par une contradiction non moins absurde le public lui en fit le reproche, tandis qu’il applaudissait ces parlementaires privilégiés et défenseurs des privilèges qui parlaient un langage insolent et factieux et se présentaient comme les défenseurs de la liberté.

Dès lors Louis XVI s’épuisa dans la vaine recherche d’une amélioration impossible. Il y perdit peu à peu sa popularité. A la fin, impuissant devant les parlementaires unis à la noblesse et au clergé, il se résolut à sauter le grand pas et à convoquer les États Généraux, espérant trouver dans le Tiers État l’appui qui lui était refusé ailleurs.

C’est pourquoi il voulut que la représentation du Tiers État fût doublée. Mais le troisième ordre, ayant autant de députés que les deux premiers, demanda et devait demander à voter par tête. De plus le roi, pour faire entendre la voix de la bourgeoisie, avait invité tous ceux qui avaient des idées à les exposer librement. Ce fut une pluie d’écrits de toutes sortes parmi lesquels figura la célèbre brochure de Sieyès : «  Qu’est-ce que le Tiers État ? Rien. Que doit-il être ? Tout. ».

Louis XVI avait semé le vent. Il récolta la tempête et de plus, faisant ce qu’il avait déjà fait avec Turgot et avec le Parlement, au lieu de suivre la voie qu’il avait lui-même tracée, il vint se mettre en travers. Lorsque les députés du Tiers, forts de leur nombre et de l’autorité qu’il leur avait donné, voulurent transformer les États Généraux en assemblée, il prétendit de son côté maintenir la distinction des trois ordres, conformément aux traditions, aux usages et à l’ancienne constitution du royaume. C’est ainsi que de ses propres mains, Louis XVI fit la Révolution. Pouvait-elle être évitée ? Nous répondrons « Oui, certainement ».

La France avait besoin de réformes. Il fallait y procéder d’autorité et brisant les coalitions d’intérêt qui s’y opposaient. C’est ce que les rois de France avaient toujours fait, ce qu’avait fait encore Richelieu puis Louis XIV. Sans cela la monarchie n’eût pas duré aussi longtemps. Pour être un roi réformateur, il fallait être un roi autoritaire.

N’était-ce pas ce que la France attendait ? Le XVIIIe siècle, dans la personne du plus illustre de ses interprètes c’est à dire Voltaire, avait exalté des souverains qui étaient de purs despotes, comme Frédéric II et Catherine, mais qui imposaient le progrès par le despotisme.

Au fond les Français, en 1789, n’aspiraient pas à la liberté mais à l’égalité, qui en est d’ailleurs exactement le contraire. C’est si vrai que, dix ans plus tard, dix ans seulement, la dictature de Bonaparte était acclamée. Il était vraiment inutile pour en venir là, de mettre la France sens dessus dessous et de faire couler des torrents de sang. Avec des intentions excellentes, l’infortuné Louis XVI avait fait un mal immense. Il l’a expié si durement qu’on ne peut pas avoir la dureté de lui en vouloir. Mais il serait faux de voir en lui une victime de la fatalité.

Supposons un roi qui eût continué la politique commencée par Louis XV dans les derniers jours de son règne. On fût arrivé, sans bouleverser le pays et sans tout détruire, à un état des choses fort semblable à celui que créa le premier consul, lequel, du reste, rétablit et restaura une partie de ce qui avait été détruit dans l’anarchie révolutionnaire.

Finalement, Louis XVIII, qui était fort intelligent, prit la France telle que Napoléon l’avait laissée. Pour en venir là, il était bien inutile d’avoir fait couper la tête d’un roi, d’une reine et d’une quantité de braves gens sans compter tous ceux que vingt ans de guerre avaient tués.

Jacques Bainville, de l’Académie Française

Pour un bioconservatisme intégral, contre les biotechs et le transhumanisme

Pour un bioconservatisme intégral, contre les biotechs et le transhumanisme

La lutte contre l’avortement, la procréation médicalement assisté (PMA), la gestation pour argent, le dépistage anténatal ou encore la « castration » féminine généralisée, mais encore le combat pour la liberté d’accoucher à domicile (AAD ou ANA) sont un seul et même combat : la lutte pour la vie. Non, nos enfants de sont pas des objets !

Sous couvert de science, les biotechnologies progressent et accaparent le vivant.
Les biotechnologie sont définie par l’OCDE comme « les applications de la science et de la technologie à des organismes vivants ou à leurs composantes, produits ou modélisations, dans le but de modifier des matériaux, vivants ou non, à des fins de production de connaissances, de biens ou de services. » Derrière ces prétendues avancées de la science, se cache le contrôle biopolitique sur le vivant. Le corps humain devient un objet comme les autres. Là se situe l’alpha et l’omega du projet transhumaniste. Dans cette bio-économie transhumaine, inhumaine, nos libertés d’action sont annihilées et la possibilité de voir naitre à l’avenir des enfants échappant à cette nouvelle industrie est éclipsée.

La naissance, elle-même, est attaquée, nous privant collectivement de la capacité de nous extraire de la tyrannie sanitaire du « bio-marcher ».

Le contrôle est partout : 71,1 % des femmes en âge d’enfanter sont sous contraceptifs hormonaux ou mécaniques, comme le stérilet, 217 291 avortements ont eu lieu en 2019, 7 000 couples ont eu recours à la PMA, 1 enfant sur 30 nait par FIV, 1 grossesse sur 10 fait l’objet d’une amniocentèse, 98% des naissances ont lieu en structures médicales et les autres formes d’accouchement tendent à être interdites.

Les femmes « se font faire » un enfant par les biotechnologies de pointe. Nos techniciens – cachés sous le titre ronflant de médecins – les rendent alternativement fertiles ou infertiles. Ils fabriquent les bébés en laboratoire ; ils se prononcent tel des devins sur leur avenir, les conduisant parfois à la mort ; puis les sortent du ventre maternel par des moyens non physiologiques. Enfin, ils attestent de leurs naissances en lieu et place du Père. Toutes les pratiques qui sortent du cadre vanté par les services publics sont calomniées… Et si nos femmes voulaient autre chose ?

En France, une femme sur dix utilise aujourd’hui les méthodes naturelles[1] de régulation des naissances. Ces femmes ont la volonté de se réapproprier leur corps et de ne pas compromettre leur santé et leur fertilité.

Selon un sondage IFOP  de janvier 2021, 17% des femmes de 18 à 45 ans déclarent vouloir ”tout à fait” accoucher à domicile et 19% disent ”plutôt oui”[2].
Cette pratique naturelle, physiologique et traditionnelle de mettre au monde a fait un bon de 115% cette année. S’il est théoriquement possible en France d’accoucher librement, dans la pratique, cette liberté est terriblement restreinte : seulement 80 sage-femmes font encore courageusement ce travail, malgré le fallacieux décret de 2014 sur les assurances professionnelles qui les empêche d’exercer. Quant aux femmes qui accouchent seules – l’accompagnement d’une accoucheuse traditionnelle ou doula étant interdit en France, elles risquent de faire l’objet de l’attention et des poursuites des organismes « sociaux ». 

Les architectes de l’enfant comme objet voient ces tentatives d’émancipation comme une régression qu’ils combattent sans merci. Il en est ainsi du Juif Israël Nisand, gynécologue obstétricien de l’Hôpital Américain de Paris, président du collège Nation des gynécologues et obstétricien de France de 2017 à 2020, décoré officier de légion d’honneur. Ce « héros de la nation » a fait de ses combats mortifères des spécialités médicales : IVG, diagnostics prénataux ou encore PMA.

Pourtant mouillé dans le scandale de la pilule de 3ème génération[3] en 2013, ce qui aurait dû le conduire à une certaine discrétion, Nisand n’hésite pas à déplorer le retour des méthodes naturelles[4] de régulation des naissances, lors d’un colloque qui s’est tenu à l’Assemblée « nationale ». Pour lui, les femmes usant de ces méthodes sont des adolescentes inconscientes, qui font augmenter le nombre d’avortements.
Magnifique inversion accusatoire quand on pense qu’une Française sur dix est concernée !

Israël Nisand s’est prononcé également contre la possibilité d’accoucher à domicile sur France culture[5], tandis que la journalalope qui l’interroge clôture son intervention sur des menaces à peine voilée à l’intention des femmes accouchant seules. Il a répété sur BFM[6] qu’il s’agit d’une régression et multiplie les allocutions médiatiques en ce sens. L’inénarrable Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo, pense quant à lui que cette pratique « doit être interdite ». Hostiles à ces pratiques millénaires, les Nisand et les Alexandre nous proposent cependant de charmantes innovations comme la PMA post-mortem, la PMA pour les malades mentales dites « transgenres[7] », ils se prononcent pour le clonage thérapeutique[8] ou encore pour « l’encadrement » de la Grossesse Pour Argent.

Refusons la culture de mort que représentent l’avortement et ses corolaires, la pilule abortive – faussement présentée comme contraceptive. Refusons l’eugénisme que suppose la PMA ! Battons-nous pour le droit d’accoucher librement, pour la propagation des méthodes naturelles de régulation des naissances et pour que les méthodes alternatives naturelles à la PMA – qui existent ! soient proposées aux couples en situation d’infertilité. Il en va du devenir moral de la nation, il en va de son avenir démographique, c’est-à-dire Politique.

Face à la tyrannie biopolitique transhumaniste, monstre né de la rencontre de la toute-puissance techno-capitaliste de Big Pharma, des fictions juridiques devenues folles, et de société libérales effondrées, opposons l’immense et exaltant projet d’un bioconservatisme intégral : faisons des bébés bio, dans des mamans bio, dans nos maisons bio !

Monsieur K

 

[1]  étude Ined-Inser : https://presse.inserm.fr/la-contraception-en-france-nouveau-contexte-nouvelles-pratiques/3674/

[2] https://drive.google.com/file/d/1JWsFTatGtMlbxD-gI8E7X2KVIl5oyPMN/view

[3] https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/10/pilule-enquete-sur-ces-medecins-lies-aux-laboratoires_1814864_3224.html

[4] https://www.leparisien.fr/societe/sante/50-ans-apres-sa-legalisation-le-desamour-des-francaises-pour-la-pilule-contraceptive-08-02-2017-6663984.php

[5] https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/elles-seraient-de-plus-en-plus-nombreuses-a-accoucher-seules-chez-elles-et-sans-assistance

[6] https://rmc.bfmtv.com/emission/c-est-une-regression-le-professeurisraelnisand-denonce-l-augmentation-des-accouchements-a-domicile-2047319.html

[7] https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-27-juillet-2020

[8] S’il déclare le clonage comme un « crime contre l’humanité », il ne l’écarte pas à des fins thérapeutiques, il s’est prononcé favorablement à un encadrement de la gestation pour autruit

RIP R.P Jean-Jacques Marziac

RIP R.P Jean-Jacques Marziac

C’est avec tristesse que nous apprenons le décès 

du Révérend Père Jean-Jacques MARZIAC

pieusement décédé ce dimanche 9 janvier.

Prédicateur infatigable, il était né le 2 juillet 1924 à Strasbourg et ordonné prêtre le 11 février 1954 pour les Missions Africaines de Lyon, il fut missionnaire en Côte d’Ivoire et au Dahomey (Bénin), avant d’être chassé de sa communauté pour ses positions traditionnelles.

Le Révérend Père Marziac fonda la Maison Saint-Joseph de Caussade la Communauté des Coopérateurs du Christ-Roi, qui dispensent les Exercices de Saint-Ignace.

Il demeura toujours un soutien fidèle de Monseigneur Lefebvre et de la Fraternité Saint-Pie X.

Le Père Marziac fut un grand ami de l’Action Française et s’était félicité de voir des jeunes refuser la dédiabolisation et continuer l’oeuvre de Maurras, confiant en cette parole de saint Pie X : « son oeuvre aboutira ». 

La messe de funérailles sera célébrée
par Monseigneur Bernard Tissier de Mallerais,
ce mercredi 12 janvier, à 14h30,
au Monastère Saint-Joseph de Caussade (82300).

R.I.P

L’antidémocratisme intégral

L’antidémocratisme intégral

À l‘Action Française, nous eûmes et avons sans cesse à cœur de combattre cette lèpre contagieuse qu’est la démocratie et plus encore son enfant bâtard qu’est le démocratisme. Pour deux raisons nous y revenons encore une fois.

Premièrement, comme nous le rappelle Jean Haupt : “tant qu’il y aura des parents conscients de leur mission, ils ne cesseront de répéter à leurs enfants : « faites bien attention ; couvrez-vous, n’attrapez pas froid », même s’ils sont traités de vieilles badernes et de « croulants ». De même, ne devons-nous jamais nous lasser de crier aux peuples « casse-cou ! » et, à la propagande intensive, sans scrupule, de la démocratie, qui, sous le couvert de slogans idéalistes, exploite en fait les passions des hommes, leurs faiblesses, leur tendance naturelle à la facilité, nous devons opposer les arguments de la Contre-Révolution” (Jean Haupt, Le procès de la démocratie).

Deuxièmement, parce que nous nous inquiétons des populismes. Expliquons-nous. Derrière ce mot de démocratie peuvent se cacher quatre réalités politiques, quatre acceptions du terme. La première cache derrière le mot de démocratie le système politique issu de la Révolution française et de son corpus idéologique – philosophie dite des Lumières, Droits de l‘Homme, vision rousseauiste du Contrat social, etc. La deuxième acception désigne simplement le système politique pur, c’est-à-dire une organisation de la cité fondée sur le pouvoir d’un peuple donné. La troisième consiste à reconnaître la seconde à un échelon donné – démocratie communale tempérée par un pouvoir national royal par exemple, id est une forme mixte de gouvernement politique. Enfin, la quatrième acception peut être apparentée à la démophilie, c’est-à-dire l‘amour du peuple.

Que les nationalistes aiment le peuple, qu’ils soient démophiles, est un sain sentiment car nous ne nous battons jamais que pour le peuple à travers la nation – celle-ci n’étant jamais une déesse à laquelle nous devons tout sacrifier – ; nous combattons pour le bien commun qui est le moyen nécessaire pour que chaque personne puisse réaliser ce pour quoi elle est faite. C’est ainsi que nous avons pu avoir quelques tendresses pour les Gilets jaunes qui ont tenté, vainement, de se dresser contre l‘ennemi oligarchique. Mais entre la démophilie et le démocratisme, il n’y a qu’un pas que nous ne devons jamais franchir. Voir dans le soulèvement des peuples, dans les révolutions populaires un bien en soi qui permettrait une restauration nationale ou l‘instauration d’une France enfin libérée du joug des Etats confédérés est d’une naïveté coupable ! D’aucuns nous diraient qu’il ne s’agit nullement d’une fin en soi, mais d’une occasion pour les nationalistes de renverser le pouvoir, un instrument aux mains des antidémocrates que nous sommes !  Impossible. Pensez-vous qu’un peuple ayant conscience de sa force pourrait tolérer qu’on lui ôte son pouvoir

Croire au peuple, c’est croire au pouvoir que celui-ci a de se guider lui-même, or le peuple n’est jamais qu’une masse errante, proie de toutes les puissances organisées !
Car enfin, croire que le peuple souverain puisse se soulever souverainement, c’est croire au principe démocratique même, c’est croire qu’une multitude parvienne à structurer consciemment un projet politique qui sache séparer le bon grain de l‘ivraie, c’est-à-dire qui connaisse sa finalité, les moyens d’y parvenir et même les embûches ! Le peuple en est incapable et ce n’est nullement sa vocation. Et si encore notre peuple était sain ! Mais regardons-le : en pleine dégénérescence, victime d’un viol démocratique depuis plus de deux cents ans et d’un antichristianisme qui le fait se rouler dans la fange des plus répugnantes idées et se complaire dans l‘assouvissement de ses plus bas instincts ! Pensez-vous qu’un peuple asservi et perverti par la pornographie, le métissage, la bestialisation, la dévirilisation, le consumérisme, l‘esprit bourgeois et le matérialisme puisse connaître le bon, le beau et le vrai ? Comme le disait Lucien Rebatet, « il n’y a pas une seule fissure dans l‘énorme bloc de sa bêtise » (Les Décombres).
Notre peuple, s’il devient souverain, creusera non pas sa tombe, mais sa fosse commune.
Regardez la dernière votation suisse qui autorise le mariage des invertis, regardez les préoccupations des français et osez espérer en notre peuple. Le peuple n’est pas fait pour guider, il est fait pour être guidé. Quelle solution ? Quelle issue ? Un roi pour nous guider, une aristocratie pour préparer sa venue. Que les jeunes générations et les plus anciennes n’aient aucun espoir de restauration par le nombre, mais qu’elles s’efforcent de devenir cette nouvelle aristocratie qui guidera le peuple et préparera la venue du Roi qui sauvera le nombre de lui-même.
 
Guillaume Staub
Il y a 50 ans Xavier Vallat rendait sa belle âme à Dieu

Il y a 50 ans Xavier Vallat rendait sa belle âme à Dieu


Il y a 50 ans, le 6 janvier 1972 disparaissait à Annonay (Ardèche), Xavier Vallat. C’était le Jour des Rois, comme il convenait à cette âme de vaillant serviteur de la cause capétienne. C’est avec émotion que je rends hommage à ce compagnon de captivité de Charles Maurras, qui fut aussi un grand politique et un grand écrivain et qui, bien que mon aîné de plus de cinquante ans, m’honorera, au cours de mes bien lointaines jeunes années sur notre terre commune et tant aimée du Vivarais (département de l’Ardèche), d’une amitié dont je mesure encore chaque jour tout le prix.

                                                                                          L’âme du Vivarais         

Bien que né le 23 décembre 1891,par suite des hasards des nominations de son père maître d’école, à Villedieu, petit village de Provence, Xavier Vallat appartenait à une solide lignée paysanne implantée à Pailharès, en haute Ardèche. En lui je voyais s’irradier l’âme ardente, passionnée, courageuse, que le contact familier avec un sol âpre et avare ramène sans cesse aux réalités. Comme pour tous les grands sages du Vivarais, comme pour jadis Olivier des Serres, comme pour son contemporain et ami Gustave Thibon, le patriotisme était chose concrète, sentie, charnelle et trouvait tout naturellement sa plus haute expression dans la fidélité à son père, à un être de chair et de cœur, héritier d’un domaine à faire prospérer, en somme dans la fidélité au roi de France. Enfin il avait hérité du catholicisme de ses ancêtres (« Catholique et français toujours ») sans cesse ravivé par les humbles pèlerinages qui parsèment les monts où vint mourir, après les avoir rechristianisés, entre d’impressionnantes forêts de sapins le 31 décembre 1640, à la Louvesc, le grand saint Jean-François Régis…..

Cette personnalité si riche de sève, de caractère et d’âme, était douée d’une franche gaieté et d’une verve de bon aloi, comme en témoignent les contes qu’il publia en 1923 aux Editions du Pigeonnier fondées par son ami d’enfance le délicieux poète Charles Forot. Vallat se mit très tôt au service de la France. Dès la Grande Guerre sa conduite fut celle d’un héros: revenu deux fois au front après avoir été blessé, il dut le 30 mai 1919 dans la Somme être amputé d’une jambe dans d’atroces souffrances. Mais conscient de ne faire que son devoir, il garda toujours un optimiste communicatif. Les électeurs de la circonscription de Tournon-Annonay le désignèrent le 16 novembre 1919 comme député sous le signe de l’Union sacrée. Réélu en 1928, devenu en janvier 1940 vice-président de la Chambre des députés, il ne cessa de lutter contre l’individualisme athée. Il était alors l’orateur talentueux de la Fédération nationale catholique, mais il gardait des relations toujours cordiales, même enjouées, avec ses collègues députés de tous bords.                                                                                     

                                                                                            La question juive 

Pragmatique plutôt qu’idéologue, il prit conscience d’un problème juif comme beaucoup de Français au fur et à mesure que grandissait l’influence de cette communauté dans les années 1930. Dans son livre point du tout complaisant mais honnête et intelligent, consacré à Xavier Vallat. Du nationalisme chrétien à l’antisémitisme d’Etat (Grasset 2001), Laurent Joly reconnaît que son discours du 5 juin 1936 déplorant qu’avec Léon Blum « pour la première fois ce vieux pays gallo-romain (serait) gouverné par un juif » ne déclencha guère de réactions hostiles dans l’opinion. Vallat, explique Laurent Joly, voyait la question juive comme un aspect d’un danger autrement plus grave: le péril communiste. Il lui apparaissait que les Juifs, par leur appartenance au peuple élu, étaient avides de domination et des biens de ce monde et pouvaient faire le lit autant de « la fortune anonyme et vagabonde » que de l’esprit de dilution et de révolution, ce que disait d’ailleurs aussi l’israélite Bernard Lazare.
Et dans une démocratie qui ne cesse d’émietter la société, il lui apparaissait que cette communauté pouvait facilement devenir un Etat dans l’Etat. Survint la débâcle de 1940, Vallat se retrouva tout naturellement aux côtés du maréchal Pétain qui, face à une guerre que d’autres avaient voulue et si mal préparée, agissait courageusement pour épargner aux Français les pires malheurs. En tant que secrétaire général des Anciens combattants ou fondateur de la Légion française des Anciens combattants destinée à opérer le redressement civique et moral de la France, ou encore en tant que Commissaire général aux questions juives, ou en tant que rédacteur d’un statut des juifs, jamais Vallat, héritier des plus hautes traditions catholiques et françaises, ne montra une attitude de soumission envers l’Occupant national-socialiste qui en vint à exiger son départ le 19 mars 1942. Laurent Joly, qui ne tombe pas dans le travers de ceux qui jugent les comportements de 1942 en fonction d’une « Solution finale » dont on n’entendit parler qu’en 1945, relève les efforts qu’accomplit Vallat en faveur des juifs anciens combattants de même que sa véhémente protestation après la rafle de décembre 1941, de même que les conseils insistants de prudence qui permirent à son ami juif le docteur Nora d’en sauver plusieurs milliers.


L’Action Française 

 

1944 : victoire de la bêtise, du mensonge et de la haine. Vallat qui venait de prendre, à Radio-Journal, la succession de Philippe Henrio assassiné, fut arrêté en août. Traîné de prison en prison, il s’entendit condamné le 10 décembre 1948 par la Haute Cour à dix ans d’emprisonnement et à l’indignité nationale. Les « libérateurs » traitaient ainsi ceux qui, lors de la tourmente, n’avaient pas fui leurs responsabilités. Mais les occasions de servir allaient encore se présenter. A la maison centrale de Clairvaux, il retrouva son ami Charles Maurras, et naquit entre les deux hommes faits pour s’attirer et se comprendre une amitié extraordinaire, si bien qu’à sa libération en mars 1950, par une grâce signée Vincent Auriol, président de la République, Vallat devint le collaborateur assidu d’Aspect de la France créé trois ans plus tôt. En 1960, il en assurait la codirection avec Georges Calzant. A la mort de ce dernier, en 1962, il en devint le directeur et commença, pour cet ami du président Antoine Pinay et de bien d’autres hommes politiques en exercice, une période d’activité intense.
Installé alors à Annonay, il venait chaque semaine à Paris, et sa chronique sereine, joviale, nourrie de vastes connaissances, n’avait d’égale que le charme de sa conversation. C’était pour le journal qui ne pouvait pas encore s’appeler L’Action Française, la période faste de Pierre Chaumeil, Bernard Faÿ, Henri Massis, Jacques Perret, Louis-François Auphan, Philippe Roussel, François Léger, Jacques Ploncard d’Assac, Jean Brune… Mais la santé de Vallat s’altéra vite. 

Au début de 1966 il céda sa charge à Pierre Pujo tout en restant directeur honoraire. Il occupa ses dernières années à ajouter à une oeuvre littéraire déjà bien fournie:

– Charles Maurras n° d’écrou 8321 (Plon,1953),
– Le nez de Cléopâtre (Les Quatre fils Aymon,1957),
– La Croix,les Lys et la peine des hommes (Les Quatre fils Aymon,1960),
quelques autres ouvrages de souvenirs:

– Lettres passemurailles,
sa correspondance avec Maurras de mars 1950 à novembre 1952 (La Table Ronde,1966),
– Feuilles de Fresnes 1944-1948 (Lienhart,Aubenas,1971) et,
– Le grain de sable de Cromwell (Lienhart,Aubenas,1972).

Revenons sur La Croix, les Lys et la peine des hommes, son livre essentiel (réédité en 1982 avec une préface de votre serviteur par les éditions Ulysse à Bordeaux) où il montre le parfait accord entre les encycliques pontificales, les déclarations des princes et les actions des élus catholiques et monarchistes sur la question sociale, aussi loin du libéralisme effréné que du socialisme concentrationnaire. A le lire, plein de compassion pour la « misère imméritée » des travailleurs consécutive à la Révolution dite française, on voit l’erreur de ceux qui parlent de Vallat comme de l’homme d’une idée fixe, obnubilé par la seule question juive.

Hospitalisé au cours de l’été 1971, il s’éteignit dans la sérénité et dans une parfaite confiance en Dieu à l’hôpital d’Annonay. Il repose dans une tombe toute simple au cimetière de Pailharès (Ardèche), à l’ombre de son église paroissiale où il avait appris à défendre l’Eglise de l’Ordre.

Michel FROMENTOUX

Ce minable tyran qui jouit d’écraser les Français

Ce minable tyran qui jouit d’écraser les Français

 

Dans un entretien accordé au Parisien, le président Macron a déclaré :

 

“Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder”. “Donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout, c’est ça la stratégie”.

“Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné”.

Les Français étaient pourtant habitués au ton méprisant de Macron, mais voici que ce président – le plus mal élu de tous les présidents de la Ve république – vient de déclarer la guerre aux non-vaccinés.

En rendant responsables les vaccino-sceptiques de tous les maux de la société, ce minable tyran qui jouit d’écraser les autres, pratique l’inversion accusatoire : « Et ça, c’est l’immense faute morale des antivax: ils viennent saper ce qu’est la solidité d’une nation ».

Celui qui se veut, selon le principe républicain, garant de l’unité de la nation, montre son vrai visage : il divise et assume vouloir faire des non-vaccinés des citoyens de seconde zone.

La désobéissance, de plus en plus ferme, s’impose maintenant à tous si l’on ne veut pas basculer définitivement dans un monde de ségrégation et de punitions continuelles.

Macron devra rendre des comptes pour avoir sali la France et méprisé les Français. En ce début d’année, alors que les Français vont une nouvelle fois s’entredéchirer pour élire le successeur de cette ribambelle de présidents tous plus anti-français les uns que les autres, aidons les « nationaux » à prendre conscience de l’urgence d’en finir avec la démocratie.

Le Roi était père de tous les Français, la république les divise et les oppose.