Macron Réélu

Macron Réélu

Cinq ans de plus pour la clique de Macron. Assurément cinq ans de chaos. Certains de nos amis, malgré toutes les répugnances et le dégoût que pouvaient leur inspirer l’infâme démocratie que nous subissons, ont soutenu Marine le Pen. « Votez, je vote, votons tous. La devise de notre Action Française est d’agir, d’avancer, de manifester « par tous les moyens », même légaux. » C’est en ces termes que Maurras achevait sa Chronique « Politique » dans l’Action Française du 27 mars 1908.

Il ne s’agissait certainement pas de donner un blanc-seing à celle qui a reculé sur tout et qui a mis à la porte, pour se faire accepter du système, un nombre important de patriotes sincères. Il s’agissait de faire tout ce qui était possible pour barrer la route à celui qui est l’incarnation la plus parfaite de l’anti France. Deux millions d’immigrés en plus, 600 milliards de dette supplémentaire, 20% des lits d’hôpitaux fermés, crise des gilets jaunes, gestion du covid et dictature sanitaire, humiliation diplomatiques, mépris permanent, destruction de la famille, allongement du délai de l’avortement à 14 semaines, laxisme judiciaire, soumission à Bruxelles, etc., tel a été le bilan de 5 ans de politique macroniste. Nous n’espérions pourtant pas grand-chose de cette élection tant nous sommes convaincus que jamais une victoire de la nation ne sortira des urnes. La victoire (frauduleuse ?) de Macron permettra-t-elle d’accélérer l’histoire ? Poussera-t-elle à des insurrections du pays réel significatives ? L’histoire nous le dira. Ce qu’il y a de certain, c’est que la vermine est le Président le plus mal élu de Marianne V et que l’abstention révèle un rejet de Système. Toute l’anti France était mobilisée pour la victoire du serviteur de l’étranger : la crasse médiatique, les associations antiracistes, la maçonnerie par la voix de Georges Serignac, Grand Maître du Grand Orient de France, le monde des artistes et du sport, l’administration… Macron devait gagner légalement ou par la fraude, il devait assurer la continuité du projet de destruction de la France.  

« Non seulement il ne vaut pas la peine de désirer une pareille République, mais il importe de la haïr comme le plus dangereux des pièges tendus à la France par nos ennemis du dehors et du dedans. Son rêve peut flatter l’imagination par un air résigné et conciliateur. Mais ce n’est rien qu’un rêve, médiocre en lui-même et, par ses conséquences, fou. Personne n’a le droit d’exposer la patrie pour un conte bleu. Il faut que les Français puissent s’en rendre compte. Disons-le leur, et rudement, pour qu’on ne les voie plus s’asseoir ni hésiter à ce carrefour de l’action”, disait encore Charles Maurras.

Que de temps perdu, que d’argent gaspillé (4,72 euros par Français inscrit sur les listes électorales sans compter les dizaines de millions empruntés par les partis), que d’énergies qui ont cru aux urnes… Et voilà une nouvelle fois la France fracturée et plus affaiblie que jamais. La réélection de Macron est une catastrophe pour le pays : recul de l’âge de la retraite, euthanasie, pillage du patrimoine industriel… Voilà quelques-unes des promesses d’un président qui a manifestement très envie « d’emmerder » les Français.

Fidèle à sa vocation, l’Action Française s’emploiera à dénoncer et à combattre par l’action les méfaits du régime. « La démocratie c’est le mal, la démocratie c’est la mort », il nous faut rappeler haut et fort nos raisons contre la république et pour la monarchie, il nous faut convertir les « nationaux » en véritables nationalistes, il nous faut travailler à la diffusion d’une pensée droite qui s’attaque aux institutions meurtrières de leur république qui n’est autre que le règne toujours plus puissant de l’étranger. C’est aussi à une révolution mentale que nous devons aspirer, tout patriote digne de ce nom doit faire le deuil de ses illusions démocratiques. 

Des périodes de chaos peuvent surgir des surprises, parfois divines ! Sachons garder l’espérance, soyons d’AF : intellectuels et violents.

LE COMBAT CONTINUE, ON LES AURA ! 

Charybde et Scylla

Charybde et Scylla

“La démocratie partout et toujours, n’est que le paravent de la dictature juive”
Louis Ferdinand Céline

Alors que le candidat de l’Empire du mensonge – l’Otan globohomosexuel – fait face à la candidate de la gauche gaullo-jacobine, la main des nationalistes ne doit point trembler. Il faut apporter tous nos suffrages à la marrane Marion Perrine Le Pen/Micaleff.

Il faut le faire malgré la fraude ab initio que constitue toute démocratie représentative parlementaire, en dépit même que la « démocratie c’est le mal, la démocratie c’est la mort », selon le mot du Maître de Martigues.
Il faut le faire en dépit des fraudes nouvelles que permet le vote électronique : une soixantaine de communes, soit un million et demi de scrutins sont concernées. C’est beaucoup plus qu’il n’en faut pour truquer le résultat des élections qui sont préparées par les sondages et organisées par le Ministère de l’Intérieur. Comme le disait Staline « ce ne sont pas ceux qui votent qui comptent, ce sont ceux qui comptent qui votent ».

Il faut voter Le Pen en dépit des résultats frauduleux que permet le décompte informatique sous-traité aux fraudeurs de renommée internationale Scythel et Dominion. Nous avons pu prendre connaissance des processus de fraude en nous rendant en personne auprès d’un informateur basé à Barcelone. Nous savons donc pertinemment qu’ils fraudent et comment… Il faut tout de même voter pour la Le Pen.

Il faut le faire sans illusion, sans être contaminés par de dégradantes espérances démocratiques, il faut le faire en militants contrerévolutionnaires qui ne cèdent en rien à l’électoralisme des ‘nationaux’, candaules et cocus éternels de la farce électorale.

Il faut le faire comme le zeck qui sabote le bel ordonnancement du goulag. Il faut voter comme on pose un acte d’opposition dérisoire mais avec la ferme intention de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nuire à nos ennemis. Il faut voter Le Pen, non pas en souvenir des paroles de son père, qui ne furent jamais que des mots creux, qu’elle a reniés et trahis de surcroît, mais en raison même de l’embarras que sa candidature semble susciter à la tyrannie J.

La Le Pen n’est pas nationaliste, pas même une ‘nationale’, elle n’est ni de Droite ni à droite, rien en elle n’attire notre sympathie. Elle pourrait bien cependant être la candidate de l’acceleration de l’histoire. Raison suffisante pour en faire notre candidate. Elle peut gagner, sa nullité même rend désirable son élection pour tous ceux qui veulent voir advenir une révolution nationale, qui devra bien commencer par des désordres et une émeute…

#ToutSaufMacron

Il y en a d’autres raisons de voter pour la Le Pen : Maurras ne nous a-t-il pas enjoint toute sa vie durant, tout en combattant les faux axiomes démocratiques, à lutter partout et toujours, chaque fois qu’une occasion se présentait, et « par tous les moyens même légaux » ?

Les Français ne font pas de politique. Se retrancher des élections, c’est renoncer à parler à nos compatriotes dans les quelques instants où ils condescendent à s’occuper du Bien commun de la Cité… S’abstenir de voter pour affirmer sa cohérence théorique, manifester sa misanthropie, ou signaler sa vertu antidémocratique est une attitude qu’on peut comprendre et excuser… Trop de nos amis s’y abandonnent. Pourtant elle n’est pas sans constituer une faute pour tout vrai révolutionnaire : s’abstenir de voter contre les plans de l’oligarchie c’est renoncer à porter un coup – si dérisoire soit-il – pour des raisons de convenances ou de scrupules. S’abstenir, c’est seconder la tyrannie par son manque de pugnacité.

Ils trichent, certes. Mais plus les Français voterons contre les candidats favoris de l’oligarchie, plus la fraude sera massive et partant visible… Il faut leur compliquer la tâche autan que possible. Ne pas voter revient à s’abstenir de toute résistance, cela revient donc à prêter la main à nos bourreaux… S’abstenir, voter blanc ou nul, revient à voter Macron.

Emmanuel Macron est LE candidat du Great Reset et du Nouvel Ordre Mondial. Il ne semble pas pouvoir être remplacé aisément, comme la campagne de premier tour l’a montré. Faire battre Macron, c’est faire échec au Great Reset et ce serait une immense victoire !

Sans rien céder à l’électoralisme, au démocratisme, votons, faisons voter Le Pen, non pas dans une logique du moindre mal, mois encore parce qu’on croirait à l’ahurissante thèse qu’elle serait une candidate « denozidées », mais parce qu’elle est la candidate du #ToutSaufMacron, parce que Emmanuel Macron est indispensable au Great Reset, et que plus la Le Pen sera haut, plus nous contribueront à desserrer la corde autour du cou des Français.

Et, dans l’éventualité – toujours possible – d’une victoire de l’incompétence, nous nous rapprocherions du pouvoir, voire même de la Restauration nationale.

Monsieur K.

Voter contre l’anti-France

Voter contre l’anti-France

Maurras en a donné la preuve, la chose qu’on nomme république française ne fait
pas de bien à la France, la chose qu’on nomme démocratie ne permet pas de bien gouverner.

L’événement l’a confirmé aux heures pénibles : en 1870, les républicains ont fait un coup d’Etat en pleine défaite militaire, ce qui entraîna les conséquences les plus graves. En 1914, ayant constitué un système d’alliances contraignant, tout en se mettant à la remorque de l’Angleterre, ils ont précipité le pays dans une boucherie dont il ne s’est jamais relevé. En 1940, rebelote, avec le désastre, l’exode et l’occupation en prime, après quoi le front républicain au complet s’est jeté dans les bras du Maréchal Pétain, auquel il fit ignoblement payer la note, en 44. Nous savons tout cela, c’est pourquoi nous ne fondons pas d’espérance sur l’élection présidentielle.

Elle peut servir cependant à deux choses : nous offrir une image plus juste de la situation sociale et politique, que ne le font les sondages et les commentateurs accrédités. Elle nous permet aussi de choisir le moindre mal. « Par tous les moyens même légaux » !

A s’en tenir aux « grandes masses, » c’est la république qui a gagné au premier tour, l’intégralité des candidats s’en prévalant explicitement. La discipline républicaine a été bonne à gauche, elle a permis à Mélenchon de se hisser à 22 %. Le parti socialiste a achevé un déclin déjà bien dessiné en 2017 avec le résultat d’Olivier Faure, les Républicains, victimes à la fois des primaires et de leur inutilité (les modérés étant désormais incarnés par Macron), ont disparu. Cela rend vaine la stratégie « d’union des droites », puisqu’il n’y a plus de « droite ».

Si l’on entre dans le détail, il y a un vote géographique : les grandes villes contre les campagnes et les bourgs, indépendamment de la sociologie marxiste (« bourgeois » contre « prolétaires »), avec deux cas particuliers, intéressants : Paris et Marseille. Marine Le Pen est l’élue des campagnes et des bourgs, Macron, Mélenchon, Zemmour et Jadot, ceux des grandes villes. En somme, la France créolisée et soumise aux médias, a voté pour le grand
remplacement, et par contraste, par son reliquat français, pour le candidat qui lui était le plus nettement opposé. C’est évident à Paris : Macron 35, Mélenchon 39, Zemmour 8,2 , Jadot 7,6, Pécresse 6,6 et Le Pen 5,5. Hildalgo, Roussel, Poutou et Arthaud totalisant 3,5 %, l’anti-France atteint 83 %. A Marseille, la fidélité au nom de Le Pen tempère le phénomène : Mélenchon 32,1, Macron 22,6, Le Pen 20,9, Zemmour, 11,1, tous les autres étant au-dessous de 5. Il y a eu un phénomène de vote utile anti-invasion. Bien que créolisée, Marseille se défend mieux contre la propagande arc-en-ciel que Paris. D’autre part, la défection des grosses pointures du RN (Ravier, Marion, Collard) n’a pas empêché Le Pen de distancer nettement Zemmour en Paca, par un phénomène analogue à celui des Européennes de 99 (avec Le Pen père et Mégret).

En somme, tout se passe comme si les nouveaux Français des grandes villes et des banlieues, unis aux bobeaufs soumis au politiquement correct, avaient assuré la poussée de l’anti-France. Cette coalition des vieux qui promeuvent le grand remplacement et des jeunes qui l’incarnent s’oppose à ceux qu’on pourrait appeler les païens de l’arc-en-ciel, ceux qui ne croient pas aux dogmes de la société d’après.

Si l’on regarde maintenant le vote en fonction de l’âge, sur la tranche 25-64 ans, Le Pen arrive nettement en tête. La France qui travaille et sur laquelle on prélève l’argent nécessaire à faire subsister un système à bout de souffle, vote Le Pen.

En résumé ce qui subsiste du pays réel choisit, à tort ou à raison, Le Pen alors que l’anti-France, que le pays légal est en passe d’imposer, vote pour la coalition arc-en-ciel toute puissante déjà, à Paris.

La politique du pire étant la pire, cela ne laisse nul doute sur notre devoir au second tour, quelles que soient nos critiques ou nos répulsions.

Martin Peltier 

Présidentielles : 5 ans de plus pour Macron ? 

Présidentielles : 5 ans de plus pour Macron ? 


Nous l’avions prévu : le second tour de la grande mascarade électorale verra s’opposer, comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Jamais autant que sous nos yeux ne se sont vérifiées les idées d’Action Françaises : « la démocratie c’est le mal, la démocratie c’est la mort ». Tout patriote doit faire le deuil de ses illusions démocratiques. Notre combat reste le même : limiter les méfaits de la république, pratiquer le compromis nationaliste, montrer aux Français la voie royale du salut national.

Néanmoins dans l’état actuel des choses, le nihilisme sociétal et national de l’infâme Macron, candidat de la finance et du grand remplacement doit être combattu par tous les moyens, même légaux.
Le Comité Directeur de l’Action Française

Entretien avec le dessinateur ProjetKO

Entretien avec le dessinateur ProjetKO

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour un entretien avec le dessinateur ProjetKO. Nous souhaitions l’interroger car nous ne pouvons qu’admirer la qualité de ses dessins, la pertinence de ceux-ci et, de ce fait, le courage dont doit faire preuve l’âme qui les fait surgir à la vie.

L’Action Française : Cher monsieur, nous vous remercions d’avoir bien voulu accepter cet entretien pour l’Action Française. Tout d’abord, pourriez-vous présenter votre travail, sa genèse et le sens profond de votre combat ? Autrement dit, pourquoi êtes-vous devenu cet artiste dissident et pourquoi le devenir à travers cette forme spécifique de dessin que vous pratiquez ? D’ailleurs, comment la définiriez-vous ?

ProjetKO : Merci à vous pour votre intérêt et cette tribune. Je réalise et diffuse des illustrations « dissidentes » depuis 2015, principalement sur les réseaux sociaux mais aussi dans quelques revues et journaux nationalistes comme Rivarol. « Projet KO » est une référence directe au film « Fight Club », sorti en 1999, qui a été déterminant pour mon éveil politique. Toutefois, il ne s’agit pas dans mon esprit de militantisme anarchiste mais de participer à mettre K.O leur République, qui occupe la France que je défends, celle des traditions et de Jehanne d’ArcMa production est donc essentiellement d’inspiration nationaliste et catholique.

Comment définir ce que je fais ? Je communique par le dessin et des textes concis dans un soucis constant d’efficacité. Ce sont des synthèses de ce que je comprends et ressens du monde contemporain, en suivant l’actualité, en lisant les « bons » livres et en côtoyant les personnalités de notre milieu (extrémiste?). Ces illustrations visent à trouver la meilleure mise en scène possible permettant de résumer un événement, une personnalité, une problématique.

AF : Il semble que vous utilisiez un ensemble assez impressionnant de mode de dessin et d’instruments – mine de plomb, pastels, fusain, peinture à l’huile, acrylique, encres, pyrogravure, vitrail… – pourquoi cette diversité ?

ProjetKO : Tout à fait, je cherche toujours le moyen graphique le plus approprié au sujet traité afin de surprendre ou émouvoir le public. Le but est d’allier le fond et la forme en une image, sans aucun texte si possible. Expérimenter toutes ces techniques sur divers supports évite également l’ennui, permet de se renouveler et surtout de trouver des nouvelles idées de rendu… pour le dessin suivant !

AF : Vous proposez actuellement trois livres sur votre site internet – site que nous indiquerons à la fin de cet entretien -, pouvez-vous nous les présenter ? Comment sont-ils structurés ?

ProjetKO : Les 3 premiers albums regroupent de manière thématique les illustrations produites entre 2016 et 2020. « Portraits » organise les hommages et satires de personnalités nationalistes, dissidentes, révisionnistes… ou la lie de l’humanité suivant la sensibilité de chacun !

« Miroirs » regroupe des illustrations reflétant l’effondrement de notre civilisation. Le témoignage d’une époque nihiliste : matérialisme, mondialisme, finance apatride, laïcité, immigration, féminisme…avec quelques pistes d’espérance pour l’avenir.

Enfin, « Rappels » recontextualise les dessins d’actualités parus dans cette période charnière qui a vu le Brexit, l’insurrection des Gilets Jaunes, le martyre de Notre Dame, la crise (dés)organisée du Coronavirus et la tyrannie sanitaire toujours en cours… pour ne pas oublier les faits marquants subis par le peuple au nom de la « démocratie ».

AF : Votre second livre, Miroirs, offre un ensemble terrifiant de dessins illustrant à la perfection la décadence absolue dans laquelle l’Occident se complaît, quels sont pour vous les principaux maux qui nous accablent et s’abattent sur nous ? Sauriez-vous discerner l’origine de ceux-ci ?

ProjetKO : Miroir est l’album le plus personnel, après les durs constats, il finit sur des notes d’espoir appelant à un sursaut de vitalité du peuple. En fin de compte, je pense que le déficit démographique est notre principal problème. Entre l’immigration de masse venue essentiellement d’Afrique dans la joie du « grand métissage », le taux de natalité de nos femmes très insuffisant et l’avortement de masse (220 000 par an !), c’est un véritable suicide civilisationnel auquel nous assistons, en deux générations à peine. Or, ce n’est pas un accident, mais un programme de destruction de la France, rigoureusement orchestré par leur République. Le mal est profond et on peut le faire remonter à la Révolution de 1789-1793, qui a bouleversé l’ADN royaliste du peuple français en imposant les contre-valeurs républicaines. Valeurs que l’on sait aujourd’hui mortelles pour l’occident : les fameux « Droits de l’homme et du citoyen » (pourquoi distinguer l’homme du citoyen/goy ?), les mantras » liberté-égalité-fraternité » sont autant d’attaques dissimulées contre le peuple blanc et en particulier catholique. Dans une société en perte de sens, où la place de la religion a largement disparu du quotidien des familles françaises, toutes les valeurs se trouvent inversées : l’anti-racisme est un racisme anti-blanc de fait, la laïcité institutionnelle ne vise qu’à achever la religion catholique (tout comme le concile Vatican II). Or, que l’on soit croyant ou non, il y a encore 60 ans, la religion catholique offrait un cadre de vie stable et pérenne aux familles. Aujourd’hui, le mariage est déconsidéré, les familles recomposées sont la norme et les enfants, l’avenir, sont toujours plus maltraités et bientôt vendus aux LGBT. Ainsi, le matérialisme et l’égoïsme sont partout, le constat est cruel : les banques ont désormais remplacé les églises au cœur des villages de France.

AF : Plus spécifiquement, pourriez-vous vous attarder sur la crise du covid ? Que fut-elle pour vous ? Que put-elle nous dire de notre nation, de son peuple et de ses dirigeants ?

ProjetKO : La crise du Covid n’est pas terminée, les élections présidentielles nous offrent une trêve dont nous ne sommes pas dupes et les mondialistes vont évidemment dérouler leur programme (Great Reset) comme prévu : nouveaux variants, 4ème dose, pass « chinois » que tout le monde voit venir, fin de l’argent liquide… La difficulté étant la domestication effective du peuple, littéralement « dressé » à coup de mesures plus absurdes les unes que les autres depuis deux ans (les énumérer ici serait fastidieux !). Résultat, nous constatons qu’un nombre important de personnes continue de porter ce stupide masque après la suspension de son obligation. Peuple apathique où quasiment tout le monde est vacciné (y compris les anciens Gilets Jaunes !). Des parents vaccinent leurs enfants avec un produit expérimental risqué, contre une maladie inoffensive… les effets secondaires de ces traitements sont étouffés (pour combien de temps encore ?) par les politiques et les médias complices (qui a dit corruption ?). Tout cela est évidement criminel… mais ça passe ! Au nom de la liberté : « on ne veut pas mourir » crient les boomers en cœur ! Les élections au suffrage universel manipulées à coup de « story telling » (le sketch Zemmour/Marine/Pécresse/Macron), l’avortement à 9 mois de grossesse, le puçage programmé de la population par l’UE… oui, l’avenir de nos enfants paraîtrait bien sombre si nous n’avions pas la certitude que tout cela s’effondrera comme un château de cartes, tant les convictions dans le camp mondialiste-zombifié sont inexistantes. C’est bien simple, tout est laid avec eux. Le beau, le vrai et le juste sont de notre côté, donc je m’accroche à l’idée de produire chaque semaine des dessins-témoins, pour mieux supporter de vivre cette époque.

AF : Dans le combat difficile qui est le nôtre, les figures votives sont encourageantes, nous avons besoin de maîtres, de héros – morts ou vivants -, quelles sont les vôtres ? Vous en livrez quelques-unes dans votre premier livre, Portraits. Quelle place y tiennent les grandes figures d’Action Française ?

ProjetKO : En effet, mes héros sont morts pour la plupart, les plus inspirants seraient Degrelle et Brasillach dont j’ai particulièrement soigné les compositions dans l’album « Portraits ». Un exemple simple de ma démarche : le portrait de Charles Maurras a été réalisé en pyrogravure sur bois (aspect intemporel), de profil, en prenant soin de détailler particulièrement son oreille car, bien que sourd, il entendait mieux que personne les lois de la nature. Sinon, mes héros actuels sont les plus marginaux des dissidents : Ryssen, Le Lay, Reynouard… Peut-être mon côté provocateur, mais aussi la certitude que ce sont de belles personnes humainement.

AF : Parmi celles-ci, il y a celle de sainte Jehanne d’Arc – d’ailleurs vos éditions se nomment Le Réveil de Jehanne -, quelle place particulière tient la sainte de la Patrie pour vous ? Que devrait-elle incarner pour un Français nationaliste soucieux du sort de son pays ?

ProjetKO : Ce qu’il faut admirer chez Jehanne c’est son absence de doute, sa totale confiance en la Providence à partir du moment où le cœur est en action. La figure de Jehanne est en effet très importante dans mon quotidien, j’en ai réalisé plusieurs portraits originaux et elle me guide d’une certaine façon. Sa (courte) vie est une leçon exemplaire. Elle continue de nous inspirer, j’aurais envie de dire qu’elle continue « de nous secouer ». En effet, je pense qu’à l’image de Jehanne, le rôle des femmes est de pousser les hommes à l’action, sans quoi ils manquent de courage il faut bien l’avouer. En quelque sorte, ils agissent par amour chevaleresque ! Jehanne avait pour mission de pousser les hommes à se dépasser, à renverser le cours de l’Histoire de France. C’est ce dont nous avons besoin de nos jours. Où est-elle en 2022 ?

AF : Permettez-nous une question difficile. L’Action Française est souvent attaquée pour son refus de se soumettre aux États confédérés, il semblerait que nous soyons des maniaques de la question juive, des antisémites obsessionnels. Or chez vous, nous pouvons admirer quelques dessins de Jérôme Bourbon devant un bol de soupe où flottent quelques chapeaux bien reconnaissables, des dessins d’Hervé Ryssen ou encore de Robert Faurisson. Pourquoi cet attachement à la question juive ? Est-ce une des clefs de compréhension des problèmes que nous connaissons ?

ProjetKO : Quelle belle question ! Lutter contre leur démocratie républicaine, telle qu’elle nous est imposée depuis deux siècles, est de toute évidence « antisémite » au regard de la jurisprudence médiatique. «La démocratie, c’est la mort » disait Maurras. A cela, j’ajouterais que « l’antisémitisme, c’est la vie ! ». Pour être sérieux, de QUI parle-t-on ? des juifs en général ? Ce serait stupide, d’autant que nous vivons avec eux au quotidien, sans problèmes majeurs (contrairement à d’autres communautés). Cependant, le fait est que la religion juive, par essence apatride et déicide, est en guerre contre tout ce qui est nationaliste et catholique. Une guerre sournoise, une guerre à mort. Toute l’œuvre d’Hervé Ryssen l’a décrite, il m’arrive d’y faire allusion dans certaines illustrations mais c’est assez rare en fait. J’identifie parfaitement le problème mais n’en fais pas une fixation dans ma production.

AF : Bien que la situation semble désespérée, discernez-vous des lueurs d’espoir ? Où doit, selon vous, se porter le combat ? Quelles sont nos forces ?

ProjetKO : Bernanos disait en 1945 « L’espérance est une détermination héroïque de l’âme, et sa plus haute forme est le désespoir surmonté. » L’humanité est au pied du mur et chacun doit se remettre en question avant d’accabler le sort. Notre combat aura lieu sur tous les fronts et en particulier à l’intérieur de nous-mêmes. Chacun doit faire sa part. Personnellement, connaissant mes forces et faiblesses à 40 ans passés, j’ai choisi de me rendre utile sur le front culturel, saccagé par des décennies de gauchisme paresseux. Notre force ? la résilience ! Les féministes et LGBT disparaîtront d’eux-mêmes avant 10 ans, submergés par leurs « chances pour la France », qui pratiquent une forme de dialogue disons… expéditive. Le socle du peuple français est fissuré mais pas encore effondré. Comme je l’ai dit plus haut, la solution est démographique, tout en découle. Le peuple blanc doit faire des enfants, et « 2virgule1 » ne suffiront pas ! J’ai beaucoup d’admiration pour les familles nombreuses « de souche », souvent catholiques traditionalistes (je n’en suis pas) et voir lors d’événements nationalistes tous ces jeunes parents de quatre, cinq ou six enfants me réjouit au plus haut point. En définitive, le moteur de notre action, la mienne en tout cas, ce sont les gosses !

AF : Merci beaucoup pour cet entretien ! In fine, comment pouvons-nous vous aider ? Vous soutenir ?

ProjetKO : Déjà, on peut me soutenir en s’abonnant et partageant le canal Telegram « projet_ko » où je publie en priorité, plusieurs fois par semaine. Ensuite, toutes mes illustrations sont disponibles à la demande en reproductions de qualité et signées (nous contacter par mail). Enfin, l’auto-édition coûtant cher, on peut acheter les albums sur le site PROJETKO.FR ou dans les librairies partenaires, afin d’aider au financement de l’album suivant, « Cycles », qui sera la continuité de « Miroirs » et qui développera plus particulièrement la thématique des combats pour la vie.

Merci beaucoup pour vos questions.

Adresse mail : projet.ko@yahoo.com
Site internet : https://www.projetko.ft
Canal Telegram : https://t.me/projet_ko

Propos recueillis par Guillaume Staub

Russie – Ukraine et la France seule

Russie – Ukraine et la France seule

Malgré le besoin que beaucoup éprouvent de se rattacher idéalement au combat des uns ou des autres, et cela malgré les incroyables invraisemblances des narrations Russes ou Ukrainiennes, il n’est pas inutile de faire quelques remarques pour les très rares âmes encore en mesure de faire face à la plus plate banalité des faits, qui sont têtus comme chacun sait.

Comme l’avait souligné en son temps Pierre Sidos, devant la situation désespérée de la France, beaucoup de nationaux sont tentés par les combat des autres: avant-hier Katanga, Yémen, Liban, hier Karens et Hmongs, Croatie, Serbie, aujourd’hui Syrie, Arménie, Ukraine ou Dombas… Combats d’abord et surtout verbaux, devenus plus risibles encore depuis qu’ils se déroulent sur les réseaux asociaux…

Nous remarquons que les nationalistes – ou plus exactement les identitaires – qui ont passé le plus clair de leur temps à ne pas aborder la question raciale – et en particulier la question juive – ces deux dernières décennies soutiennent publiquement le bataillon néonazi Azov, dont ils ne savaient rien ou presque il y a un mois.

Cela pose plusieurs questions : eux-mêmes, quelle opinion ont-ils du national-socialisme ? On aimerait qu’ils nous en disent plus, car de deux choses l’une, ou bien ils sont nationaux-socialistes mais ils le cachent très bien (où sont leurs articles, leurs livres, leurs organisations, leurs émissions de radio, leurs vidéos, leurs actions ?) ou bien ils ne le sont pas. Mais s’ils ne le sont pas, pourquoi cette débauche de solidarité électronique suivie d’aucun effet ? S’ils sont authentiquement dévoués à la cause des peuples autochtones d’Europe, pourquoi n’ont-ils rien dit depuis huit ans que le gouvernement juif et fantoche de Kiev bombarde des femmes, des enfants et des vieillards, blancs, européens et chrétiens au Donbass ? Ces vies-là ne comptent-elles pas ? Elles méritent donc d’être sacrifiées sur l’autel de leur géopolitique de boudoir…

La vérité c’est qu’il n’y a ni sincérité ni gravité à leur position de principe, ils affichent ainsi leur vertu « identitaire » sur les réseaux. Cela sera sans conséquences néfastes sur leurs petites vies d’emprunt, puisque c’est tout l’occident mesmerisé par le formidable appareil de propagande juive qui la valide. N’était ce petit sous-entendu philonazi… au sujet duquel les médias (((occidentaux))) montrent une complaisance qui ne s’explique que par la haine ancienne et indéracinable de tout ce qui est Russe.

Nous avons vu se déverser des tombereaux de rêveries, d’ignominies, de mensonges sous la plume électronique de gens que je considérais comme des camarades sinon comme des amis. Ils se sont livrés à une orgie de « solidarité » valorisante d’autant plus écœurante qu’elle n’implique aucun sacrifice, pas même de risque social, sans parler de risques physiques, puisqu’ils ont préféré le confort de Facebook aux périls du front. Ils se moquent bien d’entraîner ce qui leur tient lieu d’auditoire dans des impasses politiques, pourvu que leur appétit sans limite de gloriole numérique soit satisfait…

Pour le bien de la mouvance nationaliste française, ils auraient été mieux inspirés de conserver une certaine réserve en n’oubliant pas que le bataillon Azov a fort à faire et qu’il ne viendra pas faire la révolution nationale ici, en France à leur place… La décence, un certain réalisme politique, un souci des priorités et de la charité bien ordonnée le commandait. Mais la jobardise, le romantisme et la pose leur tenant lieu de boussole, il ne fallait pas s’attendre à autre chose.

Un mot également sur les « doctrinaires » qui « condamnent » l’opération russe selon le principe du « ni trusts, ni soviets » et qui en appellent à la solidarité avec l’Ukraine, nation européenne « agressée » par le tyran de Moscou…

Premièrement, cette position irénique (favorisant toujours la paix – quoiqu’il en coûte) fait fi du rapport de force créé par l’Empire du mensonge -Otan-Soros-Cia en 2014 lors du coup d’État coloré. J’avais alors ménagé la possibilité – certes très mince- d’une révolution nationale qui aurait capitalisé sur l’événement. Sur un malentendu cela aurait pu se produire. Mais nous ne sommes plus en 2014, les nationaux-socialistes Ukrainiens n’ont pas botté le cul de leurs oligarques juifs, ils ont préféré faire leur sale guerre de purification ethnique dans les provinces de l’Est.

Recuire les vieux slogans éculés du Groupe Action Jeunesse revient à apporter son appui moral aux opérations de destruction de la Russie. Mais plus grave et surtout – et c’est la seule chose qui m’émeut aujourd’hui – c’est appuyer les opérations de destruction des nations européennes, à commencer par l’Ukraine ! Destruction par submersion migratoire et par subversion lgbtqim+. Réalisation du Plan Kalegi et du Baphomet cabalistique. 

Une remarque en passant sur la destruction de l’Ukraine. Comme nous l’avions prévu dès le début de l’opération russe de février 2022, la Hongrie, la Roumanie et la Pologne prendront elles aussi part au dépeçage de l’Ukraine.

Nous avons passé des heures à expliquer les guerres hybrides de l’Otan en Italie et ailleurs (Belgique, Turquie, Espagne et Portugal, Opération Condor dans le Cône sud-américain) moins par goût pour l’histoire que pour prévenir les opérations hybrides de l’Otan alors en devenir… 

Nous avons échoué là aussi. Mais nos analyses sont confirmées : la subversion de la Droite révolutionnaire est un enjeu vital pour l’Empire antéchristique adossé à l’Amérique…

Comme l’Otan utilisa des éléments retournés de la Droite italienne dans l’Operation Gladio qui jouèrent un rôle central dans les attentats, en particulier ceux de Milan et de Bologne, l’Empire recrute ses tirailleurs dans la droite la plus bête du monde

Un mot aux poutinolâtres de stricte observance : Poutine gouverne un Empire multiethnique où les Russes ethniques sont désormais en minorité dans leur propre capitale, il persécute les nationalistes Russes, les dissidents, les militants de la vérité historique qui cherchent à rétablir la vérité sur le faux culte shoatique… Et il se prépare à convoquer un congrès international antifasciste quand il aura fini de « dénazifier » l’Ukraine.

Poutine ne fera pas la révolution nationale à notre place. Cessez de propager la légende selon laquelle Poutine est la synthèse de la Révolution conservatrice que vous appelez de vos vœux depuis vos boudoirs pas moins tristes que ceux de vos clones kieviens.

La situation dans laquelle nous met l’intervention militaire Russe sur le territoire ukrainien est celle d’un nouveau Yalta, que juifs de Russie et d’Amérique signent sur le dos de l’Europe, ce contre quoi nous prévenons depuis 2016, tandis que vous faisiez campagne pour (((Donald Trump))) …

 

                     Moscovites, kieviens, à tous n’opposez que la « France Seule »

 

Monsieur K

hongrie : Viktor orban remporte la bataille

hongrie : Viktor orban remporte la bataille

La Hongrie de Viktor Orban est-elle devenue une dictature ?
Le parti de Viktor Orban a remporté les élections qui se tinrent hier, dimanche 2 mars en Hongrie. Le Fidesz-KDNP, coalition du premier ministre Viktor Orban, aurait récolté 53,13% des voix – résultat en progression par rapport au scrutin de 2018 où ils eurent 49,27% des voix et 133 sièges au parlement – contre la coalition menée par Peter Marki-Zay qui peine à arriver à 35% des voix et 56 sièges. Quant au parti nationaliste – ou plus simplement patriote, mais sur la droite de Viktor Orban -, Mi Hazank récolterait 6,18% des voix et 7 sièges, résultats encourageants pour une première élection. Rappelons que ce parti est issu du courant Mi magunk et créé au sein du parti Jobbik le 22 mail 2018, date à laquelle le Jobbik commença sa politique de normalisation et de recentrage politique qui le mena de l’extrême droite à une coalition, celle de ces élections, qui rassemble des partis de l’extrême gauche à la droite de trahison. En effet, nous trouvons dans cette coalition menée par Peter Marki-Zay, aussi bien le Jobbik, le parti socialiste hongrois ou encore les partis écologistes ! Ce dut être une des principales faiblesses de cette coalition.
Rappelons que le mode de scrutin hongrois est particulier, laissant une certaine place à la proportionnelle. En effet, l’Assemblée nationale est un parlement d’une seule chambre composée de 199 sièges pourvus pour quatre ans selon un mode de scrutin que l’on nomme parallèle. Sont ainsi à pourvoir 106 sièges au scrutin uninominal à un seul tour dans autant de circonscriptions électorales, auxquels s’ajoutent 93 sièges pourvus au scrutin plurinominal proportionnelle de liste avec seuil électoral de 5 % dans une unique circonscription national.
Il s’agit donc d’une nette victoire pour le parti de Viktor Orban qui se trouve réellement plébiscité par la population hongroise ! Ce dernier se permit même de déclarer, à l’attention des instances dirigeantes de l’Union européenne :  » Nous avons remporté […] une victoire si grande qu’on peut sans doute la voir depuis la Lune, et en tout cas certainement depuis Bruxelles » !
N’oublions jamais qu’aucune solution restauratrice de la nation ne sortira des urnes en France et, si la Hongrie continue de résister quelque peu à la vague destructrice de la modernité, c’est un combat qu’elle ne pourra pas gagner dans le temps long si elle continue à déposer son destin dans les mains de citoyens bien perméables aux attraits de celle-ci ! Un peuple se corrompt plus facilement qu’il ne s’assainit.
                                                                                                                                            Guillaume Staub 
Gérard Bedel ? Présent !

Gérard Bedel ? Présent !

« Seigneur, endormez-moi dans votre paix certaine
Entre les bras de l’Espérance et de l’Amour.
Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine.
Et pour vos seuls vrais biens a battu sans retour »

Maurras, la prière de la fin

Le samedi 19 mars, jour de la solennité de Saint Joseph, à l’âge de 78 ans, notre ami Gérard Bedel rendait sa belle âme à Dieu. Gérard Bedel était un Français exemplaire, membre du Comité Directeur de l´Action Française et vice-président de l´ADMP, il s’est vigoureusement opposé à la dédiabolisation de l’AF. Né le 17 février 1944 sous l’Etat français, Gérard Bedel était professeur de Lettres. Il démissionna de l’Éducation Nationale en 1981, par intégrité intellectuelle et morale. Il reprit alors la boutique des cahiers de Charles Péguy en 1985. Il continuera toujours à enseigner jusqu’après la retraite en 2016. Engagé depuis toujours et jusqu’au bout dans le combat national, il était un monarchiste convaincu, un royaliste de raison et, par voie de conséquence, un catholique fervent, thomiste, traditionaliste. Il était défenseur de tout ce qui est français, à commencer par la langue. Attaché à toutes les traditions, religieuse, politique, il participa à de nombreuses publications, collabora notamment à Lectures françaises et à L’Echo d’Action française. Il consacra son temps et son énergie au combat qui était le sien jusqu’à ses derniers instants, jusqu’à son dernier souffle puisqu’un énième ouvrage sur Jacques Bainville (sujet qui lui tenait très à cœur) est actuellement chez un éditeur. Gérard Bedel était en effet un écrivain prolifique. On lui doit un grand nombre d’ouvrages dont voici la liste non exhaustive : Monseigneur Trochu, maître de l’hagiographie (2005), Le latin par la messe : un itinéraire linguistique et religieux suivi de Les chrétiens dans l’empire romain : langue, littérature et art (2007), 9 histoires de Noël (2008), Merveilleux Noëls du Moyen Age (2009), Louis XVI, ou la tragédie de la vertu (2010), Le général de Sonis (2012), Qui suis-je ? Pétain (2014), Le Cardinal Pie. Un défenseur des droits de Dieu (2015), Le gaullisme : maladie sénile de la droite (2018), Précis d’histoire de l’Action française (2021). 

Converti par Bossuet et les auteurs du XVIIe siècle dans sa seizième année, il fut pour résumer un honnête homme, un grand Français et un vrai chrétien. Ses obsèques religieuses ont eu lieu le jeudi 24 mars au Bois, il repose désormais au cimetière de Mérigny. 

La devise de Gérard Bedel pourrait être celle-ci : « intransigeant avec les idées, tolérant avec les hommes »

L’Action Française présente à sa veuve Jacqueline, à ses enfants et petits-enfants, à ses proches et à ses amis, ses sincères et attristées condoléances.  

Requiescat in pace ! 

International : l’Artsakh est attaqué !

International : l’Artsakh est attaqué !

Alors que tous les regards semblent tournés vers l’Ukraine, que le potentiel d’empathie occidental est pleinement concentré sur son peuple, l’Azerbaïdjan attaque à nouveau le Haut-Karabakh – ou Artsakh -, terre arménienne, dans la plus totale indifférence ! En effet, il semble que les troupes musulmanes profitent de la situation internationale explosive pour agresser des terres chrétiennes ; d’autant plus que la Russie, pays protecteur de la région, se trouve déjà bien occupée plus à l’ouest. Cette agression, comme la précédente, s’apparente de plus en plus à un nouveau nettoyage ethnique… Mais silence ! Celui-ci est bien autorisé, les papiers sont en règle ! Les crétins solennels de la démocratie ne sauraient le déplorer.

Revenons aux faits. Comme le rapporte le journal Présent du mardi 29 mars 2022 : << En effet, alors que les troupes de Bakou ne cessent de multiplier les accrochages à la frontière depuis des mois dans l’indifférence la plus complète de la communauté internationale, le ministre arménien des Affaires étrangères a dénoncé samedi une << invasion azérie >> survenue jeudi dernier et marquée notamment par << des tirs d’artillerie constants >> ayant causé la mort de deux soldats arméniens et fit une quinzaine de blessés >>. Un rassemblement pacifique eut lieu le 26 mars à Stpanakert pour exiger une solution, les organisateurs, craignant un nouveau génocide d’Arméniens par l’Azerbaïdjan, exigent que les expulsions d’Arméniens du Haut-Karabakh cessent. Ils pleuraient, la veille 25 mars, 3 soldats arméniens qui perdirent la vie – nous donnons le nom de ces combattants : Davit Robert Mirzoyan, Ishkhan Serjik Ohanyan et Ararat Tosyan. Ces derniers ont trouvé la mort après une attaque où fut constatée la présence de drones turcs Bayraktar TB-2. Ces soldats décédèrent dans le village arménien de Paroukh, aujourd’hui aux mains de l’ennemi.

Quelle réponse des occidentaux ? Quelle réaction ? Aucune. Seule la Russie répondit à cette agression en envoyant un contingent militaire pour le maintien de la paix dans cette région et en exigeant le retrait immédiat des troupes de Bakou. Le 29 mars, le porte-parole de la présidence russe, Dmitry Peskov, a déclaré : « La Russie déploie des efforts très énergiques pour poursuivre les efforts visant à maintenir la paix dans la région du Haut-Karabakh et pour que les parties remplissent leurs obligations respectives. ». Pourquoi un tel silence des occidentaux ? Jean-Christophe Buisson avance quelques raisons pour Le Figaro (18/03/2022). Premièrement, la principale raison doit être trouvée du côté de la Turquie qui participe activement à cette guerre contre l’Arménie, ennemi de toujours, en envoyant armes et hommes sur place. Or cette Turquie est, d’une part, membre de l’OTAN et, d’autre part, retient sur son territoire des centaines de milliers de migrants qui pourraient être lâchés sur l’Europe et semer une nouvelle fois le chaos. C’est pourquoi les gouvernements occidentaux marchent sur des œufs avec la Turquie et ne souhaitent pas l’affrontement direct. A ces raisons, nous pourrions ajouter le peu d’intérêt que représente l’Arménie – quels seront nos enjeux dans cette région si périphérique? Qui donc peut se soucier encore en Europe de défendre cette terre ancestralement chrétienne contre les assauts de peuples musulmans ? Ou plutôt, ne serait-ce pas par peur d’être accusé d’islamophobie – indicible horreur ! – que nos dirigeants ne souhaitent pas s’opposer de front à l’Azerbaïdjan ? Qu’importe les raisons, les Arméniens sont abandonnés une nouvelle fois.

Quand nous voyons au quotidien nos pseudo-élites tenir des discours hystériques contre la Russie – à l’instar d’un Bruno le Maire désirant « provoquer l’effondrement de l’économie russe » – pour son attaque de l’Ukraine et le silence absolu concernant cette guerre-ci, nous ne pouvons que constater la totale hypocrisie de nos sociétés ! Qui décide quelle guerre doit être déplorée ? Qui sélectionne les victimes incarnées et celles qui ne le sont que secondairement ?

Il semblerait bien que la défense des nations et des peuples contre des ennemis extérieurs dépende fortement de la géostratégie américaine ! Le maître désire, le maître exige : mourrez pour Kiev, ne perdez pas votre temps avec l’Artsakh !

Guillaume Staub

L’AF expliquée par le marquis Marie de Roux 

L’AF expliquée par le marquis Marie de Roux 

La doctrine d’Action Française est si forte que ses détracteurs, plutôt que d’en discuter les thèses, ont souvent préféré se fabriquer une idée de l’Action Française à laquelle ils ont attribué des idées philosophiques et religieuses qu’elle n’a jamais professées. C’est cette malhonnêteté intellectuelle que dénonce le marquis de Roux, grand avocat des causes nationales, dans un petit mais substantiel ouvrage paru en 1927 sous le titre Charles Maurras et le nationalisme de l’Action Française. Sa lecture reste indispensable à quiconque veut se débroussailler l’esprit des idées toutes faites et des calomnies sans cesse déversées sur notre école de pensée.

L’intérêt national

L’essentiel s’y trouve, à commencer par l’affirmation que l’Action Française n’est pas un parti : elle se refuse « à ce rôle de faction organisée qui dominerait l’État. Elle déclare à l’avance que le roi, restauré par elle, devra gouverner avec le concours de tous et en employant les plus compétents ». De même, elle met en garde contre tout parlementarisme, « même tempéré par la couronne », car c’est toujours un gouvernement de partis. Première condition pour être d’Action Française : « éliminer de la discussion politique nos goûts, penchants ou répugnances, partis-pris de sentiment ou habitudes d’esprit ». Alors, s’étant ainsi libéré, savoir s’appuyer sur l’expérience historique montrant ce qui réussit ou échoue, ce qui produit des effets heureux ou malheureux : c’est « l’empirisme organisateur ». La première leçon de l’observation objective des faits est que « les intérêts particuliers doivent être non sacrifiés mais subordonnés à l’intérêt général » qui est pour nous Français « l’intérêt national », lequel requiert le bienfait de « l’autorité ». Celle-ci doit être désignée de façon qu’elle puisse « réaliser l’unité du commandement, avoir l’indépendance, la durée et la continuité » et que « l’intérêt de celui qui l’exerce coïncide avec l’intérêt de ceux sur qui et pour qui elle s’exerce ». C’est la monarchie héréditaire. Une monarchie respectueuse de la foi catholique, dont toute l’Histoire atteste les bienfaits. Une monarchie en outre assez forte pour ne pas avoir besoin d’entretenir une clientèle de fonctionnaires, donc pour décentraliser, faire revivre les petites « républiques locales » et les organisations professionnelles. Au bout de ce résumé de la méthode propre à notre mouvement, le marquis de Roux précise que les royalistes d’Action Française n’ont pas à attendre la restauration pour servir : « Ils ne sont royalistes que parce qu’ils sont patriotes : ils se sentiraient donc inexcusables de ne pas défendre de tout leur pouvoir l’héritage en l’absence de l’héritier. » Langage toujours actuel.

Définitions

Restent alors à bien définir trois locutions que la mauvaise foi a si souvent travesties : Le « nationalisme intégral » est « celui qui sacrifie au bien de la nation les préjugés révolutionnaires », donc celui qui conclut « à la monarchie » ; le « politique d’abord » exprime tout simplement la « priorité (et non la primauté) du moyen politique », étant bien entendu qu’il s’agit ici de l’ordre des moyens purement humains ; le « par tous les moyens » veut dire tous les moyens légaux ou illégaux, mais honnêtes et avouables, comme par exemple, même sans avoir encore la force de remplacer le mauvais législateur, tout mettre en œuvre pour faire échec à une mauvaise loi. Il faut lire attentivement les pages où le marquis de Roux parle de la nécessaire collaboration des croyants et des incroyants. Il en précise les conditions : se réunir au nom de l’intérêt national, dans un but donc temporel, qui ne suppose ni interconfesionnalisme, ni spiritualisme syncrétiste, ni libéralisme mettant toutes les religions sur le même plan. Voilà donc l’Action Française telle qu’elle est, telle qu’elle se définit, telle que l’honnêteté commande de la considérer, qu’on l’approuve ou non.

On a malheureusement voulu en faire un mouvement aux préoccupations philosophiques ou religieuses suspectes. Les diffamations de prétendus bien-pensants, démocrates chrétiens pour la plupart, aboutirent en 1926 à la mise à l’index de L’Action Française par Rome. C’est à eux que répond le marquis de Roux.

Le bienfait catholique

D’abord l’agnosticisme de Maurras. Notre maître avait eu en effet le malheur de perdre la foi au sortir de l’adolescence, mais il en souffrait et restait assoiffé de vérité.

« Ce n’est pas assez dire, écrit le marquis, de constater que la politique de Maurras ne se déduit pas de son agnosticisme. Loin d’en découler, elle est psychologiquement une réaction contre lui. »

Nul danger de paganisme, ou de panthéisme, ou d’immoralité à fréquenter Maurras ; sa façon de dénoncer les faux dieux que le monde moderne fait souvent passer pour le vrai a ramené plus d’un de ses amis à retrouver la foi de leur enfance (à commencer par Henri Vaugeois). Et si Maurras a montré qu’il existe « une physique politique qui étudie légitimement les conditions et les résultats de nos activités d’un point de vue qui n’est pas celui de la morale », il a toujours reconnu que la morale reprend ses droits « pour nous dicter notre devoir d’état de citoyen ». Il va même plus loin, reconnaissant que « non seulement l’obligation morale, mais l’obligation juridique n’a de sens et de force que par référence de l’Absolu ».

Tout à l’opposé de la morale kantienne, Maurras pense que « transformer en accord les oppositions de l’intérêt et du devoir c’est le chef-d’œuvre de la politique », en quoi il se trouve en plein accord avec les plus grands politiques catholiques qui avaient avant lui étudié les institutions secourables à la faiblesse humaine.

Accord qui se manifeste éminemment dans le domaine de la doctrine sociale de l’Église, si bien exposée et approfondie par le marquis de La Tour du Pin et que l’Action Française a faite sienne.

Universalité

Dans sa critique de la démocratie, dans son anti-libéralisme et dans sa conception du catholicisme, Maurras a toujours insisté « sur l’universalité du bienfait catholique, sur la situation privilégiée qui est due entre toutes les confessions, entre tous les cultes, à l’Église catholique sur la terre de France et sur toute la terre habitée ». On sait en effet où la « séparation » de la république d’avec la foi qui a fait la France nous mène aujourd’hui… Ce sens catholique de l’universalité, d’un juste et d’un bien communs à l’humanité inspire aussi le nationalisme de l’Action française, pour lequel « le génie national correspond aux façons qui nous sont le plus naturelles et faciles de nous élever à un type supérieur d’humanité ». Ce ne sont là que quelques exemples de la richesse de l’ouvrage du marquis de Roux. Un livre que le temps n’a pas usé, qui confirme les adhérents dans leur choix et qui guérit les hésitants de leurs états d’âme.

Michel Fromentoux, membre du Comité Directeur de l’Action Française