Pour le Grand Orient, “le discours sur la peste brune ou la menace fasciste que représenterait le RN n’a plus lieu d’être”

Pour le Grand Orient, “le discours sur la peste brune ou la menace fasciste que représenterait le RN n’a plus lieu d’être”

L’ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Daniel Keller, déclare :

« Je pense que le discours sur la peste brune ou la menace fasciste que représenterait le RN n’a plus lieu d’être. Je comprends effectivement l’étonnement, la crainte même que peut susciter l’histoire du Rassemblement National, ses origines que je n’oublie pas évidemment. Mais je ne crois pas que les libertés fondamentales ni les grandes valeurs républicaines seront menacées demain.

Ce qui érode le pacte social et le modèle social et républicain de notre cher pays, ce sont surtout les risques de déclassement économique, d’appauvrissement social, notamment des classes moyennes, et les défis vertigineux en termes de politique régalienne, de respect de la laïcité, d’immigration, de sécurité ou de politique pénale et sur lesquels les Français ont exprimé leur mécontentement dimanche. […]

Le 7 juillet au soir, nous aurons peut-être un premier ministre venu du Rassemblement National. Les corps constitués qui irriguent notre pays doivent-ils s’y préparer ?

Nous sommes républicains avant tout et, encore une fois, le peuple français fera son choix. Oui, tout le monde devra se rassembler pour permettre à la France de se redresser et au pays d’aller mieux dans les trois ans à venir. Nous devrons tous aider à ce que cette nouvelle expérience gouvernementale, si elle doit advenir, ne soit pas le chaos que certains annoncent. Et puis en 2027 les Français trancheront à nouveau. »

 Élections européennes & dissolution de l’Assemblée 

 Élections européennes & dissolution de l’Assemblée 

Pour ces élections européennes, les Français ont sans surprise rejeté le rêve européiste, la politique migratoire et ont infligé un camouflet bien mérité au macronisme – camouflet d’autant plus significatif que le poudré de l’Elysée et son premier ministre s’étaient activement impliqués dans la campagne électorale. Toutefois, comme nous nous y attendions, rien ne change : les sièges gagnés par des mouvements nationaux européens ne sont pas en mesure de bloquer la politique d’Ursula von der Leyen qui entend bien poursuivre le plan du Nouvel Ordre Mondial.

Dissolution 

La dissolution de l’Assemblée nationale ouvre une nouvelle période qui s’annonce violente pour les Français qui subissent chaque jour davantage les effets cumulés des cinq Mariannes successives. Les Français seront encore divisés. Voici venu le temps des basses magouilles politiciennes : la gauche a annoncé un « Front populaire » tandis que la droite à la sauce Reconquête et Rassemblement national ne parviendront à aucune entente.

Si nous savons, à l’Action Française, qu’en république, seuls priment les intérêts politiciens, nous ne saurions nous désintéresser de ces élections législatives : notre souci de l’intérêt national nous commande de faire barrage à ceux qui veulent la guerre et la disparition de la France.

Que faire ? 

« Par tous les moyens, même légaux » : l’Action Française continue le combat pour le Bien commun et, œuvrant pour limiter les méfaits du régime républicain, prendra ses responsabilités pour les prochains scrutins en soutenant les candidats les moins dociles à l’agenda de la décivilisation : sionisme, européisme, wokisme, immigration, bioéthique.

L’arnaque Zemmour

L’arnaque Zemmour

L’engouement d’une bonne partie de la droite pour Eric Zemmour est un phénomène qui n’est pas sans rappeler celui de la droite pour les Croix-de-Feu du colonel de La Rocque : c’est une impasse semblable, sans lendemain. 

On a beau répéter de Zemmour qu’il est l’énergie au service de l’inutile, qu’il se situe bien plus dans la tradition de Bonaparte que dans celle des rois qui ont fait la France, qu’il est un vrai sioniste à rebours de la politique arabe de la France restaurée par Charles de Gaulle, rien n’y fait et l’engouement reste le même.

Sans doute se trouve-t-il des racistes anti-Arabes au front bas et des nostalgiques de l’Algérie française dans les rangs des zemmouristes, mais la majorité est trompée par ce bonimenteur qui n’est que le symbole de la droite versaillaise, celle qui n’a rien appris et renie les leçons de Maurras, Bainville, Léon Daudet, Léon de Montesquiou et les autres…

Être monarchiste, c’est être ni de droite, ni de gauche. Et s’il nous est arrivé, dans notre jeunesse, de combattre l’extrême gauche, c’est pour la raison qu’elle déstructurait la société et faisait le jeu des forces hostiles à la dignité et l’indépendance de notre pays. Nous avonscombattu les philosophes au nom de la raison, pensant, comme Louis de Bonald et Charles Maurras, que les lois contraires à la nature de la société doivent être abrogées car il y a quelque chose au dessus de la loi des hommes qui ne fait que traduire les passions du moment.

Aujourd’hui, mai 68 a presque gagné non par la puissance de ses idées mais bien plus par la lâcheté de la droite et de la gauche. C’est la même lâcheté qui caractérisent les zemmouristes, ils se soucient de la France comme d’une guigne : ils sont européistes quand il n’y aurait rien de plus urgent que de quitter l’Union européenne. Ils privilégient les combats sociétaux sur le combat politique. Ils confondent les excès de l’immigration et leur haine de l’Islam. Ils sont principalement anti-Arabes et anti-Africains et considèrent, à l’instar d’Angela Merkel, que la Méditerranée est un mur infranchissable alors que la France, quand elle était gouvernée, la voyait comme un trait d’union.

Zemmour est complice de la dégradation de la France et il pousse le mouvement, tout en haine des Arabes et de l’Islam, comme s’il était commandé par un Etat étranger davantage préoccupé par sa folie meurtrière que par la prise en compte de l’intérêt français.

Charles Saint-Prot

Nouvelle-Calédonie : la justice doit s’attaquer aux commanditaires des émeutes selon les élus

Nouvelle-Calédonie : la justice doit s’attaquer aux commanditaires des émeutes selon les élus

Les independantistes ont installe un barrage bloquant sur le rond-point du quartier de Montravel a Noumea. Nouvelle-Caledonie, Noumea, 24 mai 2024. Photographie par Delphine Mayeur pour « Le Monde ».

Depuis bientôt trois semaines, la Nouvelle-Calédonie est en proie à des émeutes qui ont débuté dans les quartiers nord de Nouméa avant de s’étendre à d’autres communes du Grand Nouméa. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, peinent rétablir l’ordre et à sécuriser certains quartiers, laissant de nombreux habitants dans l’insécurité.

Les responsables non-indépendantistes du Rassemblement et des Loyalistes ont tenu une conférence de presse du 31 mai 2024 pour faire le point sur la situation et exprimer leur principale préoccupation : l’incapacité des forces de l’ordre à reprendre le contrôle de certains quartiers après 19 jours d’émeutes. “Nous constatons que cela fait trois semaines que ces émeutes ont commencé et de très nombreux Calédoniens sont encore pris en otage dans leurs quartiers”, a déclaré Virginie Ruffenach, membre du Rassemblement. Selon eux, de nombreux habitants vivent encore dans des zones où la CCAT (Coordination des comités d’auto-défense des tribus) dicte sa loi, empêchant ainsi certains de se soigner ou de se ravitailler librement. Bien que les élus reconnaissent que les forces de l’ordre font un travail remarquable, ils exigent que des opérations de libération soient menées dans les autres quartiers de Nouméa et les autres communes du Grand Nouméa.

“L’État a les moyens de rétablir l’ordre, mais ça urge dans les quartiers non encore libérés, il faut désormais qu’il agisse”, a déclaré Sonia Backès, présidente de la province Sud.

À défaut, les responsables les loyalistes continueront d’encourager la protection des quartiers par les habitants eux-mêmes. Gil Brial, membre du groupe Loyalistes au Congrès, a critiqué certains médias qui dépeindraient ces “voisins vigilants” en miliciens surarmés. “Il n’y a pas une frange de la population qui assassine des gens, ils protègent simplement leurs familles et nous avons besoin de cette mobilisation, elle est essentielle”, a-t-il déclaré. Au-delà de l’ordre public, le député de la seconde circonscription, Nicolas Metzdorf, a demandé à la “justice indépendante” de s’attaquer désormais aux responsables de la CCAT, qu’il juge entièrement responsables de la situation.

Nous sommes surpris de voir qu’aucun commanditaire n’a encore été condamné“, a-t-il déclaré, ajoutant quebeaucoup de Calédoniens ne se sentent plus protégés par l’État depuis le début des émeutes“.

” La CCAT ne cautionne pas les actes de vandalisme. Ces actes ne doivent pas ternir notre lutte pour le bien de tous les citoyens du Kanaky. Notre combat concerne tous les Calédoniens et la paix durable passe par la souveraineté du Kanaky. Un mensonge répété mille fois se transforme-t-il en vérité ? Vous avez 4 heures ! », Commente-t-on sur Radio Cocotier.

Les responsables loyalistes ont également fait le point sur les discussions menées avec les indépendantistes dans le cadre de la mission du dialogue installée par Emmanuel Macron. Bien qu’ils aient des divergences avec les indépendantistes, ils ont déclaré être prêts à dialoguer avec les instances légitimes et les personnes désignées par le FLNKS. “Ce qui permettra de sortir de ce conflit est une solution politique“, a déclaré Sonia Backès. La situation en Nouvelle-Calédonie reste donc tendue, avec des émeutes qui durent depuis près de trois semaines et des habitants. qui vivent dans l’insécurité. Les responsables politiques appellent à une action plus forte de l’État pour rétablir l’ordre et protéger la population, tout en étant prêts à dialoguer pour trouver une solution politique à long terme.

Amaury Duplessis

Entretien avec Pierre-Marie Bonneau

Entretien avec Pierre-Marie Bonneau

Pouvez-vous présenter votre parcours ? 

Tout d’abord, je tiens à remercier l’Action française pour cet entretien.

Je suis avocat à Toulouse et militant nationaliste depuis 40 ans. Mes premiers engagements, comme lycéen, furent liés aux protestations contre la Loi Savary, du nom de l’ancien ministre de Mitterrand, qui voulait détruire l’enseignement libre catholique.

J’ai alors rejoint le Groupe Union Défense, le syndicat étudiant à l’emblématique rat noir, dont j’ai assuré la direction à Toulouse durant mes premières années universitaires.

J’ai ensuite, après quelques tâtonnements, adhéré à l’Œuvre française, mouvement auquel je reste toujours fidèle, à ce jour, au travers de mon engagement dans le mouvement “Les Nationalistes”.

Quel sens donnez-vous à votre candidature ? 

J’ai presque envie de vous répondre par l’absurde…

Quel sens a donc cette élection ?

Quel pouvoir ont les parlementaires européens ? Qui dirige l’Europe ?

Les membres de la commission ne sont élus par personne… Ils sont le reflet du pouvoir réel de ceux qui, derrière nos gouvernants, dirigent en réalité nos nations.

Le maître de Martigues distinguait le pays réel du pays légal. Il existe aujourd’hui un troisième pays, sachant rester dans l’ombre, qui, souvent contre l’esprit même des lois, dirige en réalité nos sociétés.

Et ma candidature doit permettre aux nationalistes, qui, seuls ou presque, osent designer aujourd’hui ce pouvoir qui ne veut pas apparaître, de s’adresser enfin à nos compatriotes et de pouvoir ouvrir les vrais débats.

Une multitude de lois nous étouffent, nous persécutent, et ont renvoyé notre parole dans les catacombes. À nous de savoir saisir l’opportunité que nous donne cette élection européenne pour parler en plein jour.

Pourquoi “forteresse Europe” ? 

Forteresse Europe ? Une forteresse permet de défendre des positions, elle est un bastion. Mais elle permet aussi de lancer une reconquête, d’installer des bastions en territoire hostile.

Nous avons choisi comme logo de campagne la forteresse Vauban, ce chef-d’œuvre du génie militaire français.

Une ville défendue par Vauban était imprenable tandis qu’une ville qu’il assiégeait ne pouvait que tomber entre ses mains, disait-on au grand siècle…

Quels meilleurs auspices choisir pour remplir notre devoir envers notre France ?

Quelle Europe ? 

L’Europe. La seule. Il n’en existe pas plusieurs. L’Europe est une civilisation.

La Nation est à l’Europe ce que la cité était à la Grèce antique, c’est-à-dire la manifestation d’une forme propre de génie et d’organisation politiques.

Quand la Grèce a renoncé à la cité, elle est sortie de l’histoire comme puissance politique, au profit d’abord de l’état macédonien puis de la Rome antique.

Il n’y a donc pas d’Europe à choisir, puisque l’Europe existe.

Mais elle n’a évidemment que peu de points communs avec le monstre bureaucratique que constitue aujourd’hui l’Union Européenne.

Elle est une forme de collaboration entre nations souveraines à réinventer chaque jour.

Le XXIe siècle commence à peine aujourd’hui, les grand axes politiques et civilisationnels mondiaux évoluent sous nos yeux.

À nous de savoir trouver une Europe qui saura, par sa forme, retrouver sa place dans le monde : la première !

Frexit ou Europe des nations ? 

Encore une fois, cela a-t-il réellement un sens ?

La Nation est, selon la magnifique définition qu’en donnait José Antonio primo de Rivera, une unité de destin dans l’universel.

L’Europe peut être identitaire, puisqu’elle est une civilisation.

Mais elle ne jamais connu d’unité de destin parce qu’elle n’a, tout simplement, jamais été une nation.

Nous devons défendre cette identité et redonner force aux nations souveraines et indépendantes qui les composent, c’est là l’unique formule qui a fait ses preuves.

C’est encore une leçon d’empirisme organisateur…

Pour cela, il nous faut évidemment reconquérir notre souveraineté économique et monétaire, retrouver ce Franc qui a accompagné notre histoire depuis Jean le Bon en 1360.

Mais cela ne sera pas suffisant. Il nous faut aussi changer d’Europe, c’est-à-dire jeter enfin dans les poubelles de l’histoire l’ensemble des principes issus des écoles de pensées globalistes, mondialistes, qui ont présidé à la création de leur Union européenne.

À ce prix, tout est possible.

Pour résumer, deux slogans :

Qui vive ? France !

Europe ! Jeunesse ! Révolution !

Notre programme : http://www.euronat.net/documents/programme-nationalistes.pdf

La Nouvelle-Calédonie prise en otage par une “branche radicale” des indépendantistes

La Nouvelle-Calédonie prise en otage par une “branche radicale” des indépendantistes

Au lendemain de la treizième journée d’émeute, le bilan est lourd en Nouvelle-Calédonie : 7 personnes sont décédées, 115 policiers et gendarmes ont été blessés, et 370 personnes ont été interpellées. Des incendies violents ont éclaté à Kameré, nécessitant l’évacuation de 35 personnes, dont 7 mineurs, par la mer. Un civil a été tué à proximité des barrages du CHT. Dans le voisinage du quartier de Kaméré, les forces du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont toujours en train d’essayer de déloger des individus qui se sont positionnés sur des toits ces derniers jours, équipés de fusils de précision. La zone de Rivière Salée, ainsi que les communes de Païta et de Dumbéa, demeurent des « points chauds ». Les autorités ont dégagé la route de Nouville, offrant ainsi un accès à la clinique Kuindo-Magnin. Les conducteurs peuvent désormais observer l’étendue des dommages infligés au CFA (Centre de formation d’apprentis), qui a malheureusement été la cible d’un incendie et de pillages.

Plutôt , la médiathèque de Rivière-Salée, située à Nouméa, avait été incendiée dans la nuit du 18 au 19 mai 2024

Face à cette situation, la jeunesse de Nouvelle-Calédonie se demande comment (re)construire un destin commun. Lors d’une rencontre avec le président français Emmanuel Macron, une vingtaine de jeunes ont exprimé leurs doutes et leurs profondes inquiétudes depuis le début des émeutes. “Jamais, je n’y aurais cru”, a déclaré un habitant du PK6. “J’ai une bande d’amis qui se déchire actuellement à cause de ces violences. Les gens se filment entre eux avec les téléphones, on ne sait pas pourquoi et où ces vidéos vont finir. Je vis dans un profond sentiment d’insécurité.”

Une étudiante a quant à elle exprimé sa tristesse et sa colère face aux violences. “Comment construire un destin commun avec ces personnes ? La mission du dialogue est un idéal à atteindre, mais la réalité, c’est qu’il est difficile aujourd’hui de parler avec des gens de camps opposés qui refusent de s’écouter.” Dans ce contexte, on s’interroge sur la portée de la visite éclair du président Emmanuel Macron sur le caillou. Après une visite visant à rétablir la tranquillité dans le pays et à favoriser les échanges entre les élus, Emmanuel Macron a dévoilé, au cours de la nuit du 23 mai 2024, les trois “piliers” fondamentaux pour un retour à la sérénité : la sécurité, la reconstruction économique et la voie politique.

Concernant ce dernier point, à l’origine des troubles, le chef de l’État s’engage à ne “pas forcer le passage” sur la réforme constitutionnelle à condition que les barrages soient levés “dans les plus brefs délais”. S’il en est ainsi, il promet de faire “un bilan d’étape dans un mois” et espère ardemment un accord global avec les responsables politiques locaux.

Cependant, les violences continuent dans le nord de Nouméa, malgré la visite d’Emmanuel Macron. Une septième personne a été tuée le 24 mai 2024 dans la ville, pour la première fois par un policier, “pris à partie physiquement”. Les exactions se concentrent désormais dans le nord de l’agglomération, le calme revenant dans plusieurs quartiers où des commerces rouvrent. Le chef de l’État a exhorté les chefs de file indépendantistes d’appeler à “lever les barrages”, condition, à ses yeux, pour mettre fin à l’état d’urgence, qui peut être prolongé par le Parlement au-delà du 27 mai 2024. La situation en Nouvelle-Calédonie reste pour l’heure très tendue et incertaine. Les perspectives pour sortir de la crise dépendront en grande partie de la capacité des acteurs politiques locaux à trouver un accord et à rétablir la sécurité sur le territoire.

Le second sujet abordé lors de la visite d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie portait sur les défis économiques et la réparation suite aux dégâts causés par les émeutiers. Pour gérer cette question épineuse, la ministre déléguée aux Outre-mer
Marie Guévenoux a prolongé son séjour sur le territoire de quelques jours et une mission spéciale a été instaurée, comprenant des hauts fonctionnaires dépêchés sur place ainsi qu’une “équipe dédiée” à Paris. “La priorité sera accordée à une aide d’urgence pour le paiement des salaires, la résolution des problèmes de trésorerie des entreprises, avec des délais de paiement et des reports d’échéances, avec l’engagement des assureurs et également des prêts taux zéro pour soutenir l’ensemble des professionnels” , a déclaré le président de la République. “Ce qui sera organisé dans les prochains jours, c’est l’établissement d’un fonds de solidarité pour soutenir le secteur économique et ainsi aider les salariés, les gérants et les indépendants dans une situation critique

En parallèle, l’État mettra en place une “mesure exceptionnelle et urgente” pour la réparation des bâtiments publics, y compris les écoles et les collèges, en faveur des collectivités qui bénéficieront de dispositifs d’aide. “Un travail considérable doit être accompli pour reconstruire rapidement et de manière judicieuse. L’ensemble des acteurs devra élaborer une stratégie économique qui envisage sa diversification et l’avenir du nickel, essentiel dans le contexte actuel”,a souligné Emmanuel Macron.

Les réactions des responsables politiques locaux à la visite d’Emmanuel Macron sur le caillou ont été globalement positives. Sonia Backès, la présidente de la province Sud, a déclaré qu’il y avait “un espace pour un accord global si ces violences cessent immédiatement”. Elle s’est dite “rassurée” sur le plan politique et a souligné que la visite d’Emmanuel Macron lui avait permis de prendre conscience de la gravité de la situation. Elle a cependant insisté sur le fait que le temps de dialogue ne serait ouvert que si les barrages étaient levés et que les violences cessaient. Louis Mapou, le président du gouvernement, a quant à lui indiqué que “les réponses données nous satisfont”. Il a salué la volonté d’Emmanuel Macron de “faire un chemin ensemble” et a souligné l’importance de travailler ensemble pour reconstruire le territoire. Il a cependant précisé qu’aucun chiffre n’avait encore été avancé concernant le montant des destructions et de l’aide de l’État. Nicolas Metzdorf, le député de la seconde circonscription, a pour sa part salué “la franchise et l’écoute” d’Emmanuel Macron, tout en insistant sur la nécessité de “travailler ensemble pour sortir de la crise”.

Dans le même temps, Emmanuel Macron a exhorté le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) à demander à ses partisans de lever les barrages, mais le groupe n’a pas clairement suivi les souhaits du président. Au lieu de cela, le FLNKS
“renouvelle son appel au calme” et “demande également de desserrer l’étau”, mais précise que cela ne s’applique qu’aux principaux axes de circulation pour permettre aux Calédoniens de circuler librement de manière progressive.

La cellule de coordination des actions du terrorisme” confirme la poursuite de sa mobilisation

Le même message a été répété la veille par Christian Tein, chef de la cellule de coordination des actions de terrain (CCAT)… mais les habitants de Nouméa , CCAT signifie plutôt volontiers : “cellule de coordination des actions du terrorisme ” (NDLR), un groupe radical affilié au FLNKS. Dans une vidéo, Tein a demandé “le retrait du projet de loi sur la modification du corps électoral et l’accession du pays à la pleine souveraineté”. Il a déclaré que le groupe “reste mobilisé” et promet de “mener
la contestation jusqu’au bout”, malgré le fait qu’il ait été assigné à résidence, que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ait qualifié son groupe de “mafieux” et que le procureur de Nouméa ait ouvert une enquête à son encontre. Pour autant, au lendemain de la visite éclair du Président de la République ,Nicolas Metzdorf, député de la seconde circonscription est revenu le 25 mai 2024 sur sa déclaration emprunte d’optimisme. Il a livré son analyse sur les discussions qui vont s’ouvrir, dans un long message publié sur les réseaux sociaux. Les Leaders indépendantistes apparaissent bel et bien dépassés par une “branche radicale” issue de la CCAT qui ne voudrait pas d’un accord. Ainsi, les “leaders indépendantistes modérés” seraient devenus inaudibles et dépassés par cette branche qui menacerait “tous ceux qui voudront accepter de dialoguer et de taper dans la main avec nous”, faisant régner un “régime de la terreur”. On l’aura compris, à l’instar du député on admet volontiers que la quête d’un accord d’ici un mois sera “difficile, pas impossible, mais difficile”. Étant entendu que les habitants de Nouméa sont pris en otage par la CCAT.

Amaury Duplessis

Guerre hybride en Nouvelle-Calédonie : l’Azerbaïdjan et la Chine cherchent à nuire à Paris

Guerre hybride en Nouvelle-Calédonie : l’Azerbaïdjan et la Chine cherchent à nuire à Paris

Le ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin, a mis en cause le 16 mai 2024 l’implication de l’Azerbaïdjan dans les troubles indépendantistes en Nouvelle-Calédonie. “Ce n’est pas un fantasme, c’est une réalité“, a-t-il déclaré sur France 2, affirmant que “une partie des indépendantistes calédoniens (ont) fait un deal avec l’Azerbaïdjan“.


Cette déclaration intervient alors que le drapeau de l’Azerbaïdjan a été aperçu à plusieurs reprises ces dernières semaines dans les mains et sur les t-shirts de manifestants indépendantistes en Nouvelle-Calédonie. Certains ont même brandi le portrait du président azéri, Ilham Aliev. L’Azerbaïdjan a immédiatement réagi en niant “tout lien entre les leaders de la lutte pour la liberté calédonienne et l’Azerbaïdjan“. Mais pour Tigrane Yegavian, géopolitologue spécialiste du Caucase, cette ingérence via le levier du décolonialisme permet à l’Azerbaïdjan d’accroître son influence à l’international.

Cette ingérence azérie dans les affaires du territoire ultramarin s’inscrit surtout dans un contexte de tension croissante entre la France et l’Azerbaïdjan. Bakou, qui a conquis l’enclave arménienne du Haut-Karabakh en septembre dernier, ne digère pas l’appui politique et diplomatique de Paris à l’Arménie. Dans le même temps, le gouvernement français a interdit en Nouvelle-Calédonie le réseau social chinois TikTok, craignant des tentatives de désinformation venant de puissances étrangères. Le député LR Jean-Louis Thiériot a annoncé son souhait de lancer une commission d’enquête à ce sujet “dès lundi”, pour que “ces ingérences étrangères en Nouvelle-Calédonie” soient “dénoncées et documentées”. Car l’Azerbaïdjan comme la Chine opèrent ces derniers temps un rapprochement avec les élites du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et chercheraient, à dessein, à attiser le chaos pour nuire à Paris, chacun pour ses raisons propres.


Pour la Chine, l’intérêt pour l’archipel est double : le nickel, essentiel pour lesindustries de l’aéronautique et de la défense, et sa zone maritime au cœur du Pacifique, fortement géostratégique. La Chine y voit une opportunité de briser l’encerclement dont elle fait l’objet de la part du Japon, de Taïwan et des Philippines, tout en renforçant sa présence dans l’arrière-cour de l’Australie.

L’importance commerciale et militaire de Nouméa n’est pas nouvelle, puisqu’elle avait été convoitée par les Japonais et utilisée par les Alliés comme base logistique pour le Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour autant, l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie est incertain depuis le troisième et dernier référendum d’autodétermination de décembre 2021. En effet, le contexte de ce vote était très particulier, puisqu’il avait eu lieu en pleine épidémie de Covid-19 et que le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), indépendantiste, avait appelé à boycotter les urnes, ce qui avait entraîné une baisse importante de la participation. L’arrivée d’un gouvernement indépendantiste en Polynésie française est une mauvaise nouvelle pour Paris, qui cherche à gérer les conséquences du référendum calédonien. Cependant, cela va également obliger la France à clarifier ses objectifs dans la région.


Contrairement à l’Australie, la poussée chinoise dans la région ne représente pas un risque existentiel pour la France. Cependant, ce que la France doit éviter, c’est une autonomisation de ces deux territoires qui pourrait se terminer par leur vassalisation. Or, la Chine n’est pas la seule à avoir des vues sur la Nouvelle-Calédonie : l’Australie et les États-Unis ont également des relais d’influence dans la région, et ils ne considèrent la France que comme un allié de second rang. L’affaire des sous-marins australiens, commandés en 2016 et annulés en septembre 2021, a d’ailleurs jeté un trouble immense sur les relations franco-australiennes, en démontrant la prééminence des liens anglo-saxons.


Quoiqu’il en soit, la France n’est plus liée commercialement à l’Australie et peut donc jouer sa propre partition dans la région, en s’inspirant de certains micro-États qui soufflent le chaud et le froid et naviguent entre Washington et Pékin, sans s’allier à un bloc. Pour cela, la France devrait mettre les moyens militaires et économiques sur la table, car ce ne sont pas les dizaines de millions d’investissements annoncés par Paris qui convaincront les deux territoires de résister aux promesses mirobolantes venues de Chine. En effet, si la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie sont très utiles pour la projection française dans la région, leur isolement extrême par rapport à l’Europe ne peut que les pousser à travailler avec les pays plus proches en fonction d’objectifs communs.

Amaury Duplessis

Nouvelle Calédonie : la saison des Machettes 

Nouvelle Calédonie : la saison des Machettes 

« On veut tuer du Blanc » a-t-on entendu sur les barricades des Kanaks, tandis que les morts s’empilent et que l’île est couverte d’incendies criminels, de barricades insurgées et de barrage loyalistes.
Les forces du désordre institutionnalisé, dernier rempart de l’oligarchie font l’objet de tirs tendus dont l’un a déjà coûté la vie à un gendarme.
Tout laisse penser que la situation est bien pire que ce que les médias menteurs laissent entrevoir, tout laisse croire que les « autorités » sont dépassées. Le décret d’État d’urgence en est un aveu fort lisible.

Guerre raciale

Le critère de lecture de ce conflit avec une population demeurée à demi sauvage et il y a peu encore cannibale, est un critère racial.
On peut le déplorer ou s’en réjouir, le fait persiste. Ce conflit est bêtement, brutalement, simplement racial. Le vocabulaire employé sur les plateaux de télévision le révèle sans fard.
Ce conflit fut déjà sanglant dans un récent passé que la France a semble-t-il oublié – avec ses incendies domiciliaires, ses viols et ses morts comme nous l’avait raconté ADG avant que le Patron ne lui présente la facture.

Étincelle politique

L’étincelle qui a servi de prétexte à rallumer ce conflit est une sombre clause ouvrant le droit de vote aux métropolitains résidant sur l’île.
Métropolitains – entendez Blancs – contre Kanaks – noirs aborigènes du Pacifique.
La brutale simplicité de ce conflit doit beaucoup à la conscience raciale des Kanaks dont toutes les solidarités plongent leurs racines dans la parenté : famille, clan, tribu, race.
Les Blancs eux, pour cents raisons qui dépassent le cadre du présent papier, ont été dépouillés de leur solidarités naturelles.
Les Caldoches et les “métro” les réapprennent de façon accélérée. Quand les Orcs assiègent leurs jolies maisons, ils redécouvrent les vertus des solidarités primitives. Ils redécouvrent qu’ils appartiennent à une famille, à un quartier, à une nation, à une race.
Cela servira aux métropolitains de Métropole, car ces événements en Nouvelle Calédonie sont des prolégomènes à ce qui finira par se produire en France métropolitaine.

Terminus Haïti

Aujourd’hui, la France continentale est d’ores et déjà un nouveau Brésil, un pays créole de tant d’écœurantes façons. Il s’achemine pour devenir une sorte d’Afrique du Sud, où les Blancs qui ont fait le pays seront chassés de leurs foyers et égorgés, avant de se muer en un Haïti géant, enfin libérés des Français qu’ils auront fini de tuer et de chasser.
Noirs enfin seuls, enfin libres, livrés à eux même. Nuit sans fin de la civilisation, vagissement primal jusqu’à ce que toute mort s’en suive.

Sébastien Kerrero (Monsieur K)

Colonel Alain Corvez : qui sera le maître de la Terre ?

Colonel Alain Corvez : qui sera le maître de la Terre ?

Ceux dont l’amour de la patrie et l’admiration pour l’œuvre accomplie par leurs aïeux au prix d’efforts héroïques coulent dans le sang, vivent des moments tragiques, car ils savent que la technocratie supranationale veut faire disparaître ce qu’ils ont de plus cher, au profit d’une gouvernance européenne nivelant les particularismes nationaux -qui sont l’âme des nations-, et liée nécessairement à l’OTAN, c’est-à-dire aux États-Unis d’Amérique comme les traités de l’Union Européenne le stipulent formellement.

Ce nivellement présenté comme inéluctable par ses thuriféraires est répété par les médias aux ordres de la direction atlantique.

Voir depuis des années la France, qui était en pointe dans de nombreux secteurs de l’activité humaine, détruite progressivement par des dirigeants médiocres ou corrompus qui ne croient pas en elle et en son destin universel, et ne voient d’avenir que dans la construction d’une Europe supranationale dissolvant les nations, leurs cultures et leurs souverainetés, soulève le cœur de ceux qui s’y refusent et comprennent qu’aucune opposition sérieuse ne peut émerger d’une technocratie surpuissante qui se protège pour conserver son pouvoir par la corruption de tout l’appareil politique.

Imposer à chaque fois la Présidente de la Commission de l’UE quand la Chine invite la France ou vient lui rendre visite est un affront fait à ce grand pays nous honorant de son intérêt et une nouvelle marque de l’abandon de la France au profit de l’entité apatride de Bruxelles, tête de pont sur le continent de Washington. 

Pour ajouter à l’infamie, le Président français et la Présidente allemande de la Commission ont parlé anglais au Président chinois dans la palais de l’Elysée !

Ces soumis à la gouvernance mondiale exécutent les plans diaboliques de destruction des atouts et des richesses multiples qui ont fait de la France, une des plus anciennes nations du monde, moteur central du monde gréco-latin- chrétien bâtisseur de la plus grande civilisation que le monde ait connue- d’après Malraux- berceau accueillant des artistes du monde entier et centre rayonnant de la pensée humaniste universelle, enfin, de nos jours encore grâce au Général de Gaulle, détentrice du feu nucléaire «  qui rend invulnérable », d’un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, et du plus grand domaine maritime mondial.

Pour les Etats-Unis, le retour de ce rôle singulier de la France serait une catastrophe : une Europe de nations souveraines coopérant entre elles et avec la Russie- un retour du projet gaulliste en quelque sorte- ruinerait leur domination du continent par le biais d’une UE soumise sous le parapluie nucléaire américain.

Pourtant nombreux sont-ils, sans doute majoritaires, qui revendiquent cet héritage, mais écrasés par un système oligarchique possédant financièrement les principaux médias et muselant leur parole.

Cette oligarchie financière basée à la City de Londres et à Wall Street de New York, a progressivement subjugué l’Europe de l’Ouest avec le plan Marshall de l’immédiat après-guerre, 

( voir l’excellent ouvrage de l’historienne Annie Lacroix-Riz : «  Les origines du Plan Marshall et «  La République des imposteurs » et « L’ami américain, Washington contre de Gaulle 1940-1970 » de l’historien Eric Branca, )

puis, après l’effondrement de l’Union Soviétique, l’ensemble du continent, dont elle contrôle désormais toutes les arcanes administratives, sociales, politiques, possède tous les médias qui n’informent plus mais diffusent la propagande visant à perpétuer cette domination. Toute la classe politique européenne est désormais soumise dans une obéissance servile à cette oligarchie qui s’enrichit de toutes sortes de trafics en faisant croire qu’elle lutte contre eux.

( voir à cet égard le livre de Jean-Francois Gayraud «  La mafia et La Maison Blanche » ainsi que « L’art de la guerre financière » et ses autres études qui documentent cette prédation mafieuse. Voir aussi Henri ROURE «  Dieu n’a pas béni l’Amérique » )

On voit des hommes brillants et cultivés trahir leurs convictions pour « faire carrière » et adopter les perversions morales que l’oligarchie promeut, ou, au minimum, s’en accommoder. Écartés par des complots mafieux sont ceux qui présentent des programmes patriotiques et proposent de remettre les choses à leur juste place.

La démocratie a été pervertie, ses tares fondatrices décrites par Tocqueville dans son observation de la jeune Constitution américaine, vers 1835, ayant subverti les systèmes politiques occidentaux. ( voir ci-dessous ). Il en résulte que seule une étincelle venue de l’extérieur sera susceptible de provoquer le coup de force qui remettra à leurs justes places les valeurs saines, sans doute de façon tragique.

Mais cette révolution européenne est inéluctable car elle est aussi «  un impératif catégorique »qui, tôt ou tard, rétablira les équilibres stratégiques logiques : l’Est et l’Ouest du vieux continent n’ont aucune raison de se menacer; l’Ukraine ne doit pas être la plate-forme anti-russe que l’Otan a constituée, provoquant l’intervention militaire russe devant le refus des négociations stratégiques demandées face à cette menace existentielle. La solution à la crise de Cuba en octobre 1962 par le respect des intérêts légitimes des deux blocs est l’exemple à suivre : la sagesse a évité la guerre et de nombreux morts. 

La destruction de l’œuvre du Mal qui imprègne toutes les sociétés occidentales ne peut se faire dans un processus électoral classique, biaisé avant même le scrutin, notamment par des sondages manipulés.

Nietzsche, qui annonçait à tous que sa pensée fulgurante ne serait pas comprise avant au moins cent ans, vers la fin de sa période productrice, à Siels-Maria en 1886, s’est interrogé avec insistance dans « Par delà le bien et le mal » sur :

Qui sera le maître de la terre ?

Et de passer en revue les Français épuisés par le socialisme, les Anglais, inintelligents, les Allemands, incapables. Il s’arrête un instant à vanter les avantages d’un métissage d’aristocrates prussiens et de femmes juives, mais il aurait plutôt confiance dans les possibilités non encore exploitées de la race russe .

Acceptons en l’augure : il se pourrait bien, en effet, que la chrétienté orthodoxe russe devienne le phare de la chrétienté globale, accomplissant par là les prédictions de Dostoeïvski – à peu près à la même époque -dénonçant l’attirance du Vatican pour « les idées du siècle », remettant à l’honneur les valeurs fondamentales qui fondent les civilisations, celles de la famille et de la dignité humaine.

Joint au respect des usages, de la tradition et des Anciens propre à la sagesse confucéenne chinoise, au sens de la transcendance chiite éprise de justice et en attente du Messie salvateur, ce corpus culturel et spirituel pourrait constituer le socle sur lequel la Russie, la Chine et l’Iran s’allieraient pour remettre de l’ordre dans les affaires du monde.

Chers amis Étrangers, il vous faut comprendre que la vraie France n’est pas celle des chaînes de télévision ni de ses représentations officielles, toutes entre les mains de l’oligarchie financière mafieuse.

Le peuple français a gardé son bon sens et ses racines culturelles et les manifeste sporadiquement dans des contestations corporatives indépendantes quand l’essentiel vital est menacé , car beaucoup des syndicats ont aussi partis liés avec le système mafieux; mais il a gardé le sens du destin commun, dans les villages et plus généralement en province.

Dans une bonne armée bien entraînée au combat il faut des chefs et des soldats liés par une confiance réciproque, chacun accomplissant sa tâche à sa place, comme il faut des ouvriers, des agriculteurs, des cadres et des dirigeants qui se portent un mutuel respect pour l’emporter sur les défis du progrès, dans la solidarité et la mise en commun des divers talents, chacun apportant sa pierre et son intéressement au succès de l’entreprise. En 1969, la classe capitaliste de l’époque, lassée des exigences du Général de Gaulle de souveraineté nationale, et surtout de participation des employés aux bénéfices de l’entreprise, l’a chassé du pouvoir.

Les différends mondiaux inévitables doivent se régler par la discussion et la diplomatie entre partenaires souverains respectueux.

La France et la Russie doivent naturellement coopérer, c’est un « impératif catégorique », au sens d’Emmanuel Kant, comme Chateaubriand et de Gaulle l’ont rappelé, quelles que soient les circonstances.

Dans le sillage de de Gaulle, la Chine et l’Iran doivent aussi être des partenaires privilégiés de la France, dans le respect des différences culturelles et dans l’intérêt mutuel. Une grande politique mondiale de la France en Europe, en Orient -Moyen et Extrême – doit s’appuyer sur les réalités géopolitiques. Notre héritage culturel au Liban et en Syrie, de même que nos possessions en Indo-Pacifique doivent nous imposer une coopération de bon voisinage avec la Russie, l’Iran et la Chine.

 Sans oublier de « marchemos la mano en la mano », « marchons la main dans la main » avec l’Amérique Latine. 

Colonel Alain Corvez 

Que se passe t-il au Proche-Orient ?

Que se passe t-il au Proche-Orient ?

La situation que connaît Gaza depuis plus de cents cinquante jours est atroce. Ce qui se passe là-bas, dans le silence complice de l’Amérique et de l’Union Européenne est révélateur de l’inversion totale des « valeurs » que ces pays prétendent défendre.

Il faut dire que les crimes commis par les Israéliens à Gaza et en Cisjordanie ont leurs racines dans l’histoire lorsqu’il y a un peu plus d’un siècle, Clémenceau, sans consulter personne, abandonna le protectorat de la France sur la Palestine au profit des Anglais, le 1er décembre 1918. A partir de ce moment là, les Britanniques, en collaboration avec les sionistes, commencèrent à « judaïser » la Palestine comme promis implicitement dans la déclaration Balfour. Le problème, c’est que les juifs, à l’époque, n’étaient que 60 OOO  en face de 680 000 Palestiniens peu décidés à se laisser faire. L’Angleterre utilisa la force pour imposer la dictature de la minorité juive en Palestine.

Suite à l’abandon de ce pays par la Grande-Bretagne après la seconde guerre mondiale, l’ONU divisa la Palestine en deux Etats dont le plus petit fut donné à la majorité arabe, majorité devenue, il est vrai, minorité lorsque 7 à 800 000 Palestiniens furent chassés de chez eux par les sionistes, sans que les Occidentaux protestent. Il est vrai qu’à l’époque, ces départs furent présentés comme des départs volontaires alors qu’ils faisaient suite à de multiples massacres organisés et orchestrés par les terroristes juifs. Personne n’était dupe mais les grandes puissances se turent. Depuis, au gré des conflits, les Palestiniens furent persécutés de toutes sortes de manières jusqu’à l’intifada des pierres qui conduisit aux accords d’Oslo. Un court moment, on put croire qu’une solution pacifique pourrait émerger mais la mauvaise foi des Israéliens et l’assassinat de Rabin eurent raison des velléités de paix de ces derniers.

La colonisation à marche forcée d’un coté, l’enfermement concentrationnaire des Gazaouis de l’autre furent le lot quotidien des Palestiniens depuis 1967 jusqu’à aujourd’hui. En 2007, un blocus transforma Gaza en un véritable camp de concentration. Les révoltes furent réprimées dans le sang comme « plomb durci » ou « barrière protectrice »…. Elles firent 11300 tués et 157000 blessés depuis 2000, et ce jusqu’à ce jour fatidique d’octobre…

Trop d’indices et de preuves montrent que Netanyahu était au courant de ce qui se préparait. Gaza fourmille d’espions. Il avait été averti par le ministre des Renseignements égyptien, par les Américains et  par Yeir Lapid, le chef de l’opposition. Or, non seulement le Premier ministre israélien ne tint pas compte de ces avertissements mais il envoya une partie des troupes qui surveillaient Gaza dans le nord du pays à ce moment là et il autorisa une rave-partie à proximité du camp de concentration de Gaza cette nuit là.

Depuis, sous prétexte de libérer les otages et de punir le Hamas, les Israéliens ont rasé Gaza, tué 25 000 civils, en majorité des femmes et des enfants et obligé 85% des gens à se déplacer. Dans la ville de Gaza où 400 000 personnes survivent, il n’y a plus d’hôpital. Seules 3 cliniques fonctionnent encore mais il y a très peu de médecins, pas de médicaments. La population est privée de nourriture. Les gens en proie aux épidémies meurent comme des mouches.

On assiste à un génocide qui doit conduire les survivants à partir. Comme l’a dit Nissim Vatressi, vice-président de la Knesset : « Maintenant, nous avons tous un objectif commun : effacer la bande de Gaza de la surface de la terre ». Pour ce faire, rien de plus simple : pour le général Gallant, ministre de la Défense, il faut traiter les Gazaouis en « animaux humains » en les affamant, ce que les sionistes font depuis trois mois. Pour le ministre du Patrimoine, il faut envoyer une bombe atomique sur le territoire. Le 28 octobre, Netanyahu a rappelé ce que Yahvé avait prescrit à Saul :tuer tous les hommes, les femmes et les enfants des Amalécides. Le génocide actuel obéit à un plan d’épuration ethnique, le plan Feighin, élaboré en 2014 par un ancien vice-président de la Knesset et il suit les prescriptions de leur dieu.

Devant tant de crimes planifiés de longue date, l’Afrique du Sud a eu le courage de trainer Israël devant la Cour internationale de Justice de La Haye. Quel que soit la décision de la Cour, l’impunité totale dont jouissait jusque là l’entité sioniste est terminée. Mais, il ne faut pas se faire d’illusions : la lutte sera longue et difficile car leurs antennes et surtout les collabos tiennent tout en Amérique et en Europe, à commencer par les gouvernements.

Philippe Prévost