« La liberté et l’égalité ne sont que l’amour de la domination et la haine de toute autorité qu’on n’exerce pas. »
Louis de Bonald.
C’est une idée largement reçue de nos jours : la démocratie serait la meilleure forme de gouvernement, voire la seule qui soit légitime et respectable. Toute autre forme de pouvoir ne serait qu’oppression et tyrannie, contre laquelle on aurait le droit et même le devoir de se révolter. Cette étrange philosophie a été soutenue notamment par Jean-Jacques Rousseau dans son Contrat social. Mais qu’est-ce, au juste, que la démocratie ? Qu’en ont pensé les Grecs, à qui on en attribue l’invention ? À ce sujet, il est bon de relire la philosophie de Platon. Dans le livre VIII de La République, il a proposé une théorie complète des différentes formes de gouvernement. On y apprend avec étonnement que Platon tient la démocratie pour l’une des pires constitutions qui soient. Il n’y a de pire, selon lui, que la tyrannie, dont elle n’est pas d’ailleurs pas si éloignée qu’on pourrait croire.
L’aristocratie : le régime idéal selon la philosophie de Platon
La méthode suivie par Platon en philosophie politique consiste à décrire, pour commencer, un État idéal dans lequel règne une parfaite justice. Un État où chacun fait son travail, comme dans un organisme en bonne santé, où chaque organe remplit correctement sa fonction. Cet État parfaitement organisé, dans lequel chacun accomplit la tâche correspondant à ses aptitudes, Platon l’appelle aristocratie, c’est-à-dire gouvernement des meilleurs, des plus vertueux. Cet État est sujet à une multitude de maladies, qu’on peut ramener à quatre formes principales : la timocratie (mot inventé par Platon), l’oligarchie, la démocratie et la tyrannie. La démocratie s’établit généralement sur les ruines de l’oligarchie, qui est le gouvernement des riches, gouvernement qui porte en lui les germes de la guerre civile. C’est la guerre des pauvres contre les riches qui fait passer l’État de l’oligarchie à la démocratie : « la démocratie apparaît lorsque les pauvres, ayant remporté la victoire sur les riches, massacrent les uns, bannissent les autres, et partagent également avec ceux qui restent le gouvernement et les charges publiques. »
Liberté et démocratie : avis politique de Platon
L’un des caractères de l’État démocratique, c’est la liberté ou plutôt la licence qui y règne, et qui fait que « chacun organise sa vie de la façon qui lui plaît. » Aussi trouve-t-on des hommes de toute sorte dans cet État, et c’est ce qui en fait la beauté si particulière : « comme un vêtement bigarré qui offre toute la variété des couleurs, offrant toute la variété des caractères, il pourra paraître d’une beauté achevée. Et peut-être beaucoup de gens, pareils aux enfants et aux femmes qui admirent les bigarrures, décideront-ils qu’il est le plus beau. » Platon énumère dans des lignes pleines d’ironie les avantages de cette liberté propre à la démocratie. Dans cet État, on est libre de ne pas faire la guerre quand les autres la font, mais aussi de la faire quand les autres ne la font pas. On est libre d’exercer les fonctions de juge, même lorsqu’on n’y est pas appelé par la loi. On peut être condamné à la mort ou à l’exil, et rester néanmoins dans sa patrie et y circuler en public. L’homme politique n’y est pas tenu d’avoir suivi une formation spéciale : il lui suffit d’affirmer sa bienveillance pour le peuple, et de se montrer docile aux volontés de celui-ci. Car dans les États démocratiques « on loue et on honore les gouvernants qui ont l’air de gouvernés et les gouvernés qui prennent l’air de gouvernants. »
La démocratie : une course vers l’anarchie ?
Cette étrange maladie de la démocratie, dont l’origine se trouve dans la haine de toute autorité, s’étend à tout et pénètre dans l’intérieur des familles. L’amour de la liberté se prolonge en amour de l’égalité. « Le père s’accoutume à traiter son fils comme son égal et à redouter ses enfants ; le fils s’égale à son père et n’a ni respect ni crainte pour ses parents, parce qu’il veut être libre ; le métèque devient l’égal du citoyen, le citoyen du métèque et l’étranger pareillement. » La même chose arrive dans les écoles : « Le maître craint ses disciples et les flatte, les disciples font peu de cas des maîtres et des pédagogues. » Le même renversement se montre aussi, plus généralement, dans les rapports entre les générations. Tandis que dans une société saine, les jeunes imitent leurs aînés et cherchent à leur ressembler, c’est l’inverse qui se produit dans la société démocratique : « les vieillards s’abaissent aux façons des jeunes gens et se montrent pleins d’enjouement et de bel esprit, imitant la jeunesse de peur de passer pour ennuyeux et despotiques. » Cette égalité et cette liberté, ajoute Platon, se retrouvent également dans les rapports mutuels des hommes et des femmes. N’est-il pas étonnant de lire sous la plume d’un auteur qui écrivait il y a vingt cinq siècles, un portrait si fidèle de ce que nous avons sous les yeux ? Ce « gouvernement agréable, anarchique et bigarré, qui dispense une sorte d’égalité aussi bien à ce qui est inégal qu’à ce qui est égal, » porte en elle-même le mal dont il est condamné à périr. La liberté démocratique est comme un vin qui enivre. À mesure que l’ivresse s’empare des citoyens, ces derniers ne supportent plus aucune forme d’autorité, et « à la moindre apparence de contrainte, s’indignent et se révoltent. » La démocratie est une marche vers l’anarchie : « Ils en viennent à la fin, tu le sais, à ne plus s’inquiéter des lois écrites ou non écrites, afin de n’avoir absolument aucun maître. »
Conclusion : la liberté ouvre les portes à la tyrannie
Si l’on ne devait retenir qu’une chose de la philosophie de Platon, c’est que la nature ne permet pas à la société de se dissoudre. De même que le désir insatiable de richesse a causé la perte de l’oligarchie, le désir insatiable de liberté va perdre la démocratie, et donner naissance à la dernière maladie de l’État, qui est latyrannie. La tyrannie trouve donc son origine dans la démocratie, à laquelle elle ressemble plus qu’on ne croit : le tyran réalise pour lui-même le rêve du démocrate, de faire absolument tout ce qui lui plaît.
Entre 2008 et 2023, les subventions aux associations immigrationnistes ont été multipliées par 3. Analyse de l’IFRAP :
En étudiant le jaune « budgétaire » relatif aux associations annexé au PLF de l’année suivante qui publie les chiffres des subventions accordées par l’Etat, allouées aux missions “asile, intégration et immigration” et versées aux associations, avec 2 ans d’écart, il est possible de montrer que les augmentations de crédits accordées commencent véritablement à compter de 2016. Ils passent en effet de 8,6 millions d’euros à près de 306 millions d’euros. Un montant quasi-stable depuis 2010 si l’on excepte les années 2011 et 2012 où les subventions aux associations avaient atteint respectivement 42 et 45 millions d’euros. Mais à partir de 2016 les montants décollent passant de 306 millions d’euros à près de 981,2 millions d’euros en 2022.
Entre 2008 et 2023, les subventions aux associations multipliés par 3…
Comme le relève fort pertinemment la réponse à une question écrite ministérielle posée par la sénatrice Nathalie Goulet[1] « près de 1.350 associations ont été subventionnées ou rémunérées pour plus de 750 millions d’euros. Elles agissent dans trois domaines de la mission (…) » en tant qu’opérateurs associatifs auxquels l’Etat confie des missions
En matière d’asile : d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement qui leur sont déléguées dans le cadre
En matière d’intégration : en assurant la continuité du parcours personnalisé d’intégration (réfugiés inclus) via la signature d’un contrat d’intégration républicaines avec l’OFII, mais aussi en matière d’accompagnement des étrangers dans leur accès aux droits, au logement, formation professionnelle et insertion, formation linguistique et santé.
En matière d’immigration : accueil, accompagnement des étrangers maintenus en zone d’attente aéroportuaire, assistance juridique aux CRA, et dont les financements s’ajoutent à ceux du fonds FAMI (Fonds européen Asile, Migration, Intégration).
L’ensemble de ces missions déléguées sont réalisées par les associations après sélections suivant des appels d’offre, suivant des appels à projets annuels de niveau national ou territorial (régional ou local) via des contrats territoriaux passés avec les collectivités ou les préfets en matière d’intégration.
Mais des taux d’exécution des OQTF en baisse drastique sur la même période…
Or, alors même que l’argent finançant les associations auxquelles sont déléguées des missions de service public concourant à la réalisation la mission budgétaire Immigration, Asile et intégration, croît de façon continue depuis 2016… le taux d’exécution des OQTF (obligations de quitter le territoire français) diminue drastiquement. Certes le taux d’exécution 2022 est provisoire et atteint 6,9% sur 6 mois[3]), mais en 2012 par exemple, celui-ci était encore de 22,3%, sa chute progressive débutant à compter de cette date pour atteindre un minimum de 6% en 2021.
L’effet ciseaux est donc patent et devrait interroger les pouvoirs publics sur la pertinence de financements accordés à des associations qui pour certaines via des conseils et recours juridiques incessant aboutissent à effondrer le taux d’exécution des OQTF, dont la mauvaise dynamique ne repose pas uniquement sur la non-délivrance de laisser-passer consulaires à la main des pays d’origine.
La Cimade, le Mrap et RESF touchent des subventions publiques. Pour la Cimade, les montants sont d’ailleurs impressionnants : en 2022, c’est presque 6,5 millions d’euros de fonds publics qui lui ont été versés. Et le plus incroyable est que le montant le plus important vient du ministère de l’Intérieur, avec 2,6 millions d’euros, et des préfectures, pour le compte de l’État, avec 2,5 millions. Des fonds publics qui aident notamment les familles à faire recours sur recours quand leurs demandes d’asile sont rejetées par l’Ofpra. Et ce, car l’État leur délègue «l’assistance juridique aux étrangers en situation irrégulière» ! Cherchez l’erreur…
Allons-nous continuer longtemps à accepter un système extrêmement généreux et coûteux pour nos finances publiques, qui finance une casuistique juridique exponentielle – nationale et européenne – aboutissant à ce que les décisions d’expulsion nécessaires et évidentes pour notre protection n’aboutissent jamais ? Réfléchissons aussi à réduire drastiquement les avantages sociaux aux profils radicalisés : il serait possible de supprimer l’attribution de logements sociaux et l’accès aux soins et à l’école pour tout fait de terrorisme, de radicalisation ou d’apologie du terrorisme. On pourrait se poser aussi la question de revenir sur le droit d’asile conventionnel et constitutionnel avec un pouvoir discrétionnaire du ministre de l’Intérieur sur la police des étrangers, comme c’était le cas au début de la Ve République. De grâce, simplifions et encadrons les recours et conditionnons l’aide apportée à une véritable volonté d’intégration et de respect de la France et de ses citoyens contribuables, qui donnent beaucoup pour recevoir des coups de couteau en retour
En cette période de reprise de guerre entre Israël et Palestine, l’Action Française tient à rappeler la position prise par Jacques Bainville en 1920. À cette époque, l’histoire du sionisme est encore très récente. Son fondateur Theodor Herzl avait publié en 1986 le livre L’État des Juifs, qui donne une définition claire du sionisme. En 1920, il est question du démantèlement de l’Empire Ottoman suite à sa défaite lors de la Première Guerre mondiale. La Société des Nations propose de mettre la Palestine sous mandat britannique. L’Angleterre, favorable aux Juifs, jette ainsi les bases de l’Etat hébreu. L’article de Bainville est un témoignage majeur pour retracer l’évolution du sionisme des origines jusqu’à nos jours :
« L’Osservatore romano et la Semaine religieuse de Paris ont récemment publié un ensemble de documents sur la situation de la Palestine. Le sionisme soutenu par le cabinet de Londres y apparaît comme une aventure alarmante à tous les points de vue. Déjà les incidents ont été nombreux.
L’hostilité des sionistes à l’égard des chrétiens
Ils sont d’abord, bien entendu, de nature religieuse. Le sionisme, aux Lieux-Saints, n’a pas l’impartialité des Turcs. Il traite en intrus les représentants des communions chrétiennes. Le haut-commissaire britannique, sir Herbert Samuel, se comporte comme un chef plus religieux que politique. Le « prince d’Israël », ainsi l’ont surnommé ses coreligionnaires, va prier, le jour du sabbat, à la grande synagogue, acclamé par la population juive de Jérusalem. Par contre, le Saint-Sépulcre est un lieu qui lui fait horreur. Au mois de juillet dernier, visitant la basilique, sir Herbert Samuel refuse d’entrer dans le sanctuaire du tombeau. Cette insulte aux chrétiens fut relevée. Le synode des Grecs orthodoxes déposa sur-le- champ le patriarche Damianos en lui reprochant de n’avoir reçu le haut-commissaire que pour essuyer cet affront.
Le sionisme moins tolérant que l’Islam Turc ?
Un tel incident mérite une attention sérieuse. Il montre à quelles rivalités confessionnelles, susceptibles de dégénérer en luttes plus graves, le sionisme doit conduire. On regrette déjà les Turcs, « le seul peuple tolérant », disait Lamartine qui, dans son Voyage en Orient, se demandait, avec son génie divinatoire, ce que deviendraient les lieux saints lorsque leurs gardiens flegmatiques n’y seraient plus. Le sionisme allumera sans doute en Palestine une hideuse guerre de religion : encore un de ces progrès à rebours que les traités auront valu au genre humain. L’Osservatore romano signale, parmi les immigrants juifs qui arrivent en nombre, des fanatiques qui parlent de détruire les reliques chrétiennes. Ce n’est pas tout. Avec la guerre religieuse, le sionisme apporte la guerre sociale. Les juifs venus de Pologne, de Russie, de Roumanie, réclament un partage des terres et l’expulsion des indigènes. M. Nathan Strauss, le milliardaire américain, dit crûment que « les musulmans trouveront d’autres régions pour vivre ». Admirable moyen de réunir, en Asie Mineure et même plus loin, tout l’Islam contre l’Occident.
Etat d’Israël : source de conflits futurs
Il semble qu’en autorisant et en protégeant des expériences aussi dangereuses le gouvernement britannique perde la tête. La proscription du français en Palestine (sir Herbert Samuel ne reçoit plus aucune réclamation dans notre langue) est-elle un avantage suffisant pour compenser l’irritation et le soulèvement du monde islamique ? Le lieutenant Jabotinsky, l’organisateur de la légion juive, emprisonné par le général Allenby et libéré par le haut-commissaire, déclarait récemment au Times : « Le gouvernement juif en Palestine sera le symbole de la coopération anglo-israélite et un centre d’influence pour les sentiments favorables aux intérêts britanniques parmi tous les israélites répandus dans l’univers. » Assurément, il y a cette idée-là dans la politique sioniste du cabinet de Londres. Quel plat de lentilles, si l’on songe à l’immense dommage qui résultera pour l’Angleterre de l’hostilité des peuples musulmans ! Les Grecs à Smyrne, les Juifs à Jérusalem : on a rarement et avec autant d’imprudence préparé plus vaste incendie. »
Selon le ministère de l’Education nationale, en 2021, 44% des élèves de fin de troisième ne maîtrisaient pas les compétences attendues en langue française. Le classement PISA corrobore également cette baisse inquiétante du niveau scolaire, notamment en mathématiques.
Une jeunesse victime de la baisse du niveau scolaire en France
La baisse du niveau des élèves en français semble une dérive structurelle dans notre pays. L’Education nationale est obligée de le reconnaître. A l’ignorance de l’orthographe chez un nombre croissant d’élèves s’ajoute une incompréhension de ce qu’ils lisent et un appauvrissement du vocabulaire qui restreint leur propre expression écrite et orale. Et comme toute pensée s’élabore et se complexifie en fonction du langage dont on dispose, il est clair que les capacités d’abstraction, d’analyse et de jugement critique se trouvent compromises lorsqu’un adolescent se débat avec un nombre de mots digne d’un enfant de cinq ans. La prétention de l’Etat à former les enfants à l’esprit critique, à la simple compréhension de l’information, se trouve dès lors vouée à l’échec puisqu’un jeune sur deux n’est pas en possession des moyens de penser.
Une journaliste du magazine L’Etudiant analysait récemment le phénomène en s’interrogeant sur les causes possibles de cet échec chronique de la mission publique de l’école en France[1] : selon le ministère de l’Education nationale, en 2021, 44% des élèves de fin de 3e ne maîtrisaient pas les compétences attendues en langue française, soit 2% de plus qu’en 2015. A qui doit-on imputer la baisse du niveau scolaire ? Plusieurs pistes sont envisagées.
Les parents sont-ils responsables de cette chute du niveau ?
Du côté des familles, on peut déplorer l’invasion des écrans dont les ravages se découvrent de jour en jour. On constate « l’isolement croissant des adolescents devant les écrans, sans compensation par une incitation à la lecture et aux sorties culturelles. « A la clé, un niveau de culture générale, mais aussi des capacités d’attention et de concentration réduits comme peau de chagrin », déplore Claire Grafion. »
Profs surmenés et peu qualifiés : cause de la baisse générale de l’intelligence ?
Quant à l’institution enseignante, l’article pointe la réduction du nombre d’heures d’enseignement du français : « En 2022, les élèves ont perdu, primaire et collège additionnés, 522 heures de français par rapport aux horaires de 1968, soit deux années de formation. Un manque encore accentué par la suppression des travaux en classes dédoublées, qui permettaient un accompagnement plus qualitatif et individualisé », expose Fanny Capel.
Les professeurs absents non remplacés, la faiblesse criante d’une partie du corps enseignant, recruté malgré une absence de compétences professionnelles, du fait de la pénurie du nombre de candidats à la profession, compromettent gravement l’efficacité du système. A cela s’ajoutent l’appauvrissement des programmes au profit de missions politiques et citoyennes qui encombrent les semaines de classe, mais aussi la baisse des exigences dans les disciplines enseignées, concédées pour ne pas décourager la majorité des élèves en difficulté.
L’école privée en France : seule échappatoire à la baisse du niveau scolaire ?
Autant de facteurs qui, pris cumulativement, condamnent durablement l’enseignement public qui, malgré les effets d’annonce cycliques des ministres successifs et une réelle bonne volonté d’une bonne partie des enseignants, n’est pas disposé à changer de méthodes. A l’heure actuelle, rien n’a fait pour empêcher la stagnation de la France dans le classement PISA.
Les écoles privées, et surtout hors contrat, restent les seules à proposer un enseignement validé par l’expérience de l’efficacité et de la réussite. Les écoles de la Tradition, en plus de préserver les méthodes de l’époque ou la France était en tête dans le classement du niveau scolaire, ont un objectif plus noble encore : celui de guider les élèves vers leur fin ultime d’enfants de Dieu, dans le prolongement et le perfectionnement de l’éducation qui relève d’abord des parents.
L’essor des écoles hors contrat qui découle en partie de l’échec massif et structurel de l’Education nationale révèle par ailleurs une prise de conscience plus forte de la part des parents des enjeux éducatifs et, à terme, professionnels, d’une école publique qui ne parvient plus à assurer sa mission. En stigmatisant les écoles hors contrat, l’Etat ne se grandit pas. Il ferait mieux de s’inspirer de leurs méthodes pour remonter dans le classement du niveau scolaire en Europe. Mais il faudrait pour cela renoncer à une idéologie qui règne en maître dans le monde des pédagogistes et au niveau des instances qui décident quel doit être le type d’homme et de citoyen que l’on veut former.
« Le sionisme allumera sans doute en Palestine une hideuse guerre de religion : encore un de ces progrès à rebours que les traités auront valu au genre humain. […] Avec la guerre religieuse, le sionisme apporte la guerre sociale. […] Admirable moyen de réunir, en Asie Mineure et même plus loin, tout l’Islam contre l’Occident. »
Vérités sur un conflit opposant la Palestine à Israël
La Résistance Palestinienne, avec le Hamas pour fer de lance a lancé une opération de grande ampleur en Palestine occupée qui fait l’étonnement du monde, 50 ans jour pour jour après la guerre du Kippour en 1973. Depuis la fondation de l’état hébreu en 1948, les frontières de la Palestine sont en effet bafouées et les habitants victimes d’un véritable apartheid.
L’Action Francaise, fidèle aux leçons du nationalisme intelligent d’un Bainville comme d’un Maurras, s’oppose au sionisme et soutient indéfectiblement les Palestiniens qui affrontent le même problème que nous autres, Français : une colonisation génocidaire de remplacement et le même ennemi, le judaïsme politique.
La position de l’Action française sur cette actualité brûlante
Les nationalistes d’Action Française, associés aux Nationalistes, soutiennent le droit naturel des autochtones palestiniens à se battre pour la reconquête de leurs terres occupées et appellent à la condamnation de l’Entité sioniste, née du mensonge, du chantage victimaire et de guerres féroces contre tous leurs voisins, à commencer par le Liban.
Ce soutien n’implique aucune approbation des exactions commises par l’un ou l’autre camp contre les populations civiles qui sont malheureusement toujours les premières victimes des conflits armés.
En France, la fausse droite des Le Pen, Zemmour, Rieu, Messiha et Maréchal montre une nouvelle fois ses limites et son allégeance véritable par son soutien inconditionnel au régime de Tel-Aviv.
Dans cette guerre opposant Israël et la Palestine, et de manière générale dans tous les conflits internationaux, les nationalistes ne doivent prendre position qu’en raison de l’intérêt français sans aucune autre considération.
A peine au seuil, passage Choiseul, j’ouvris, je lus, je dévorai. La pluie, qui tombait à torrent, me permettait de m’attarder dans la longue galerie ou, pour mieux dire, dans le pays enchanté du livre nouveau. Plus il m’était nouveau, plus il me semblait m’appartenir en propre, car j’y retrouvais tout ce que je voulais. A distance, il faut appeler cet état d’esprit : l’enthousiasme. Enthousiasme très particulier, venu d’un mélange subtil des deux termes qui nous agitaient secrètement alors : le goût de l’ironie et l’ardeur de la poésie.
Charles Maurras, Maîtres et témoins de ma vie d’esprit. A propos de Sous l’œil des barbares
L’enthousiasme fut aussi cette sensation qui nous étreignit à la parution de cette nouvelle biographie de Maurice Barrès, sous la plume d’Emmanuel Godo, aux éditions Tallandier. Son auteur ne nous est nullement inconnu puisqu’il eut le mérite, parmi bien des publications, de signer déjà de belles biographies de quelques-uns de nos plus grands auteurs : Léon Bloy. Ecrivain légendaire (2017), Huysmans et l’évangile du réel (2007) ou encore Paul Claudel. La vie au risque de la joie (2005). Ce biographe, professeur de littérature, est également un écrivain de talent, ainsi qu’un poète : sa prose s’en ressent à notre plus grand bonheur.
Celui qui cherchera dans ce livre un manuel trop scolaire, accompagnée de son aridité coutumière en sera fort contrit ! Nous sommes ici face à une belle plume dont l’élégance à elle seule mériterait que nous nous arrêtions : « L’enfance réellement vécue, ce sont d’abord des sensations, des impressions inoubliables, une sorte de paradis sensoriel, que l’être emporte pour la vie comme un viatique ou plutôt un terreau, un sol sur lequel il fera son chemin, bâtira ses édifices intérieurs, son œuvre littéraire, politique, personnelle. Des scintillements dans le jardin, le parfum des œillets et des roses, la voix mi-rassurante, mi-inquiétante des parents et des grands-parents qui appellent l’enfant, l’odeur du miel pour le goûter, la répulsion immanquablement suscitée par la ration de pomme de terre et de carottes servie les Morel, au petit collège de Charmes, le jeu d’ombres sur la muraille les jours de plein soleil (…). » (p.20).
Emmanuel Godo ne lit pas la vie de Maurice Barrès à l’ombre de ce qu’il devint, aucune perspective téléologique ne gâte cette étude ; notre auteur s’efforce plutôt de montrer comment Barrès accoucha de lui-même, comment il vint à la vie tout au long de celle-ci !
Naquit-il Lorrain ? Oui et non, car il le devint tout autant qu’il en hérita. C’est pourquoi, nous n’avons pas ici affaire à une vie de Barrès, mais aux vies de celui-ci, c’est-à-dire à ses enfances, à ses adolescences, à ses vies d’adulte. Mêmement, et c’est tout à son honneur, Emmanuel Godo parvint à redonner toute sa place aux œuvres de cet immense écrivain ! Non seulement les livres de Barrès procèdent de sa pensée, mais sa pensée est induite de ses écrits, l’un entraîne l’autre, l’un et l’autre se créent en une spirale géniale qui aboutit à une sublime œuvre !
Quel plaisir de retracer lentement et bellement la vie de celui qui sut écrire Le culte du Moi et le Roman de l’énergie nationale, quel enchantement de se replonger dans les luttes politiques qui marquèrent au fer rouge notre histoire nationale, le boulangisme, l’Affaire Dreyfus, la Grande Guerre. Maurice Barrès y joua un rôle prépondérant. N’oublions pas l’admiration qu’avait pour lui la maître de Martigues :
L’auteur de l’Appel au soldat n’était spécialiste ni de l’économie, ni du fisc, ni de l’élection, ni de la diplomatie, mais il unissait à la réflexion tranquille, à la méditation opiniâtre et ferme, un sens aigu des choses, qui l’eût illuminé de force, et que son autorité, son amitié, son influence auraient imposé. Il était, pour user de son propre langage, le plus puissant intercesseur de l’esprit national auprès de l’esprit électoral et parlementaire.
Charles Maurras, Maîtres et témoins de ma vie d’esprit
Nous ne saurions trop conseiller aux jeunes générations de se replonger dans l’œuvre de ce grand écrivain, mais qui reste encore pour beaucoup un grand inconnu. Qu’à son école, nous sachions, comme Anthime des Lourdines qui dilapida le legs de ses ancêtres, à cause des malheurs que nous provoquèrent, nous ressaisir, et accepter l’héritage que nos aïeux nous léguèrent. Que nous sachions à nouveau marcher à leur côté vers l’avenir qui ne s’écrit jamais qu’avec nos morts sur notre terre.
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