Alors que les propres experts en sécurité de la France rédigeaient un rapport mettant en garde contre l’infiltration islamiste au cœur même des institutions de la République, le président Macron recevait, au palais de l’Élysée, l’un des terroristes jihadistes les plus notoires au monde : Abou Mohammad al-Jolani.
Quelques semaines à peine avant que ce rapport accablant n’atterrisse sur son bureau, Macron accueillait Jolani, le chef de Hay’at Tahrir al-Cham (HTS), ancien affilié à la fois de Daech et d’Al-Qaïda. Jolani a instauré un véritable règne de terreur à travers la Syrie : massacres, exécutions, persécutions religieuses, et ciblage systématique des civils selon leur appartenance religieuse, communautaire ou ethnique.
De l’organisation de massacres de milliers de civils alaouites et chrétiens dans la région côtière de la Syrie plus tôt cette année, à l’assaut brutal contre la communauté druze au sud de Damas il y a quelques semaines à peine, les crimes de Jolani sont bien documentés et toujours en cours. Ses forces ont commis des exécutions, des actes de torture, des crucifixions, des viols, des lapidations, ainsi que l’asservissement sexuel de femmes et de jeunes filles.
Le HTS a également eu recours à la pratique barbare dite du « djihad al-nikah », par laquelle des femmes et des fillettes ont été soumises à des viols systématiques et à l’esclavage sous couvert d’une perversion religieuse. Ce n’est pas un « prétexte », c’est un crime barbare et impardonnable, qu’aucune idéologie, doctrine ou justification politique ne peut excuser.
Sous le commandement direct de Jolani, le HTS a exécuté des civils alaouites, druzes, chiites, chrétiens et kurdes, menant des campagnes de nettoyage ethnique, religieux et sectaire. Ils ont décapité des soldats libanais, enlevé des religieuses chrétiennes à Maaloula, et détruit des lieux de culte.
Jolani n’est pas une figure « réformée ». Il est un criminel de guerre, responsable de crimes contre l’humanité qui se poursuivent encore aujourd’hui.
Et pourtant, alors que le public français est mis en garde contre la montée de l’extrémisme islamiste sur son propre sol, Emmanuel Macron a choisi de légitimer l’un de ses symboles les plus dangereux à l’échelle mondiale — lui offrant non pas la condamnation, mais la crédibilité.
Le moment ne pouvait être plus révélateur. Le rapport actuellement sur le bureau de Macron révèle une stratégie délibérée « d’entrisme » menée par les Frères musulmans, un mouvement idéologiquement extrémiste à l’origine de presque tous les courants du terrorisme islamiste contemporain, de Hamas à Al-Qaïda.
Le rapport décrit en détail comment des organisations liées aux Frères musulmans ont infiltré les écoles, les collectivités locales, les associations et les mosquées à travers la France. Elles construisent des « écosystèmes » fermés visant à remodeler les normes communautaires, à imposer des codes vestimentaires religieux, et à saper les valeurs laïques de l’intérieur.
Il révèle également le soutien financier et politique massif apporté à ces réseaux islamistes par le Qatar et la Turquie, deux régimes autoritaires qui soutiennent de longue date les Frères musulmans. Mais cela ne s’arrête pas à l’idéologie : ce sont ces mêmes régimes qui ont soutenu Abou Mohammad al-Jolani et son groupe terroriste HTS — non seulement politiquement et financièrement, mais aussi sur les plans militaire, logistique, du renseignement et de la formation.
Est-ce une coïncidence ? Bien sûr que non. Il s’agit d’un schéma cohérent et dangereux — un projet islamiste transnational, animé par une idéologie commune, mis en œuvre sous différents visages, et soutenu par les mêmes États qui cherchent à étendre leur influence en exportant l’extrémisme.
Ce constat nous conduit à une question dérangeante : Sommes-nous arrivés au point où des autocraties étrangères dictent les limites de nos démocraties, exploitant nos institutions, orientant nos politiques, et achetant notre silence à coups de partenariats financiers à court terme et de convenances politiques ?
La vérité est dure. Dans le paysage politique actuel, trop de dirigeants se préoccupent davantage de survivre à leur mandat que d’assurer l’avenir de leur pays. Et lorsque les conséquences inévitables surgissent — une nouvelle attaque, une cellule radicale dévoilée — ils rejettent simplement la faute sur leurs successeurs, surtout si le gouvernement suivant est de droite.
Pendant ce temps, une partie de la gauche politique continue à défendre des groupes liés à l’islamisme, prétendant agir par solidarité avec les musulmans. Mais ce n’est pas de la solidarité — c’est de la trahison. Car l’écrasante majorité des musulmans n’a rien à voir avec cette idéologie extrémiste et ne veut aucunement être associée à cet agenda.
En donnant du pouvoir à des extrémistes comme Jolani et en normalisant ceux qui partagent son idéologie, les gouvernements occidentaux ne défendent pas l’islam, ils le mettent en danger, en l’associant à des forces que la plupart des musulmans eux-mêmes rejettent. Ce n’est pas lutter contre l’islamophobie, c’est l’alimenter.
Soyons clairs dans notre langage. Ce que nous combattons, ce n’est pas l’islam, c’est l’extrémisme islamiste. Le terme approprié n’est pas « islamophobie », mais « islamistophobie » : la peur et le rejet d’une idéologie islamiste extrémiste et totalitaire, que partagent aussi bien les musulmans que les non-musulmans.
Ne nous laissons pas berner par les étiquettes. Qu’il s’agisse de HTS, des Frères musulmans ou de tout autre groupe de façade, ces organisations sont unies par une même idéologie violente et suprémaciste. Elles portent des masques différents, s’adressent à des publics différents, adaptent leur ton mais leur but est unique : démanteler la démocratie laïque et imposer un régime théocratique ; un califat islamique régi par la charia, s’étendant de l’Afrique au Moyen-Orient, en passant par l’Europe, le Caucase, l’Asie centrale, et chaque pays ou ville qu’ils estiment pouvoir dominer comme « majorité musulmane ». Leurs ambitions sont globales, leur idéologie totalitaire, et leurs méthodes génocidaires.
Ce n’est pas seulement leur idéologie qui est tordue, mais leur plan : un projet délibéré, à long terme, pour infiltrer, influencer et, en fin de compte, transformer nos institutions, nos sociétés et nos lois de l’intérieur.
Ce projet tout entier et toutes les organisations qui le promeuvent, directement ou indirectement, doit être interdit, combattu et démantelé. Il faut démanteler leurs réseaux, exposer leur propagande, couper leurs financements, et les extirper de chaque institution qu’ils ont infiltrée, avant que les dégâts ne deviennent irréversibles.
Si la France se tient réellement du côté de la République, de la laïcité, et de la dignité de son peuple, elle doit faire un choix. Non entre droite et gauche. Mais entre ceux qui défendent la liberté et ceux qui veulent la détruire.
On ne combat pas l’extrémisme en lui serrant la main. On le combat en traçant la ligne rouge et en tenant sa position.
L’Histoire n’oubliera pas. Elle se souviendra de ceux qui ont défendu la France… Et de ceux qui ont ouvert aux ennemis la porte d’entrée de l’Élysée.
Ribal Al-Assad, Fondateur et Président de la Fondation Iman.
Le récent retour de Donald Trump à Riyad s’est déroulé dans une mise en scène bien rodée : délégations d’affaire, poignées de mains chaleureuses et flatteries si épaisses qu’elles auraient pu étouffer les moins avertis. Une véritable chorégraphie de l’hospitalité arabe. Mais sous les sourires transactionnels et la rhétorique dorée, le véritable enjeu de cette visite résidait dans ce qui n’a pas été dit. Dans son silence, Trump a révélé bien des choses : sur l’avenir des relations américano-saoudiennes, sur le tissu fragile de la géopolitique régionale, et sur les prémices d’une nouvelle guerre de l’énergie.
La guerre pétrolière à venir
Trump n’a pas averti Mohammed ben Salmane que sa politique énergétique minerait la logique économique de Vision 2030. Et pourtant, elle le fera. En adoptant une stratégie d’extraction tous azimuts et en ouvrant largement les vannes des énergies fossiles américaines—fracturation ou non—Trump place les prix du pétrole sur une trajectoire de collision avec la viabilité économique de l’Arabie Saoudite. Tout prix en dessous de 75 dollars le baril met en péril la base fiscale de l’État saoudien—environ le seuil de rentabilité nécessaire au financement de l’agenda transformationnel du prince héritier. Le projet NEOM a déjà été réduit à l’état d’ombre de lui-même. Et le pire est peut-être à venir.
L’argument de Trump ? L’Amérique vendra plus vite, moins cher, plus longtemps. Des experts comme Daniel Yergin estiment que la production pétrolière mondiale atteindra un plateau avant le milieu du siècle—ouvrant une ultime fenêtre de compétition pour la domination d’un marché en contraction. Trump veut remporter cette course. Mais pour cela, il a besoin que MBS joue le jeu—et ne riposte pas en faisant chuter les prix au point de rendre le pétrole de schiste américain non rentable, avec des coûts moyens de production entre 55 et 70 dollars le baril.
Ironie du sort : lors de son premier mandat, Trump avait expressément demandé à MBS—et par son intermédiaire aux Russes—de réduire l’offre pour stabiliser les prix au profit des entreprises américaines de fracturation. Le prince héritier avait obtempéré, contribuant à maintenir les prix à un niveau permettant au schiste américain de survivre. Quelques années plus tard, Jake Sullivan, pour le compte de l’administration Biden, demandait exactement l’inverse : ouvrir les vannes et faire baisser les prix. Ce revirement brutal n’a pas échappé à Riyad, où la loyauté se mesure désormais en levier, non en mémoire.
Ce tableau omet un fait crucial : le retour imminent à pleine production de pays mis à l’écart comme la Russie, l’Iran, la Libye, la Syrie et peut-être le Venezuela. Si les sanctions s’assouplissent ou si les conditions de conflit évoluent—comme semble l’indiquer la politique étrangère implicite de Trump—ces États pourraient inonder le marché. Ajoutez à cela les transformations structurelles de la demande—véhicules électriques, gains d’efficacité, contraction démographique, ralentissement industriel chinois—et la pression sur les prix ne fera que s’intensifier. La coordination OPEP+ pourrait s’effondrer, transformant d’anciens partenaires en rivaux engagés dans une guerre des prix. Les Saoudiens voient venir la tempête. Leur crainte profonde ? Que la tempête passe… et les laisse derrière. Si le monde saute l’étape des énergies fossiles avant que Vision 2030 n’ait abouti, Riyad risque non seulement une crise économique, mais l’effacement stratégique dans un monde post-carbone que Trump ne sait ni lire, ni affronter.
Et pourtant, dans ses remarques au Future Investment Initiative, Trump a misé sur son lien personnel avec MBS, plaisantant : « Je l’aime beaucoup. Je l’aime peut-être un peu trop. C’est pour ça qu’on donne tant—peut-être trop. » Derrière la flatterie, un message : l’affection a un prix, et il augmente.
Inverser le transfert de richesse
La relation économique entre les États-Unis et l’Arabie saoudite ne repose plus sur un partenariat. Elle vise une inversion—du capital, de l’influence, de la dépendance. La visite de Trump, accompagné de la crème du monde des affaires américain, relevait moins du sommet diplomatique que d’un renversement poli du transfert de richesse.
Le modèle est clair : vendre des armes dont l’Arabie saoudite n’a pas besoin, sous la menace d’une insécurité artificiellement entretenue. Forcer le capital à affluer vers les projets américains. Obliger Riyad à financer des opérations politiques lointaines—comme ce fut le cas avec les moudjahidines durant la guerre froide. Louanger le royaume en public tout en vidant ses caisses en privé. Le ton était séduisant ; le fond, extractif.
Mais derrière cette séduction pointait l’angoisse. Trump ne se bat pas seulement pour que l’argent saoudien continue à affluer vers l’Amérique—il se bat pour qu’il ne parte pas vers l’Est. L’influence croissante de Pékin dans les infrastructures du Golfe, la fixation des prix de l’énergie et les systèmes numériques menace de transformer Riyad en puissance alignée sur deux pôles. Le pétroyuan n’est plus une fantaisie marginale et les serveurs Huawei bourdonnent déjà à NEOM. La véritable peur de Trump ? Que flatteries et F-35 ne suffisent plus à détourner le royaume de l’étreinte chinoise.
Autre absence notable : le traité bilatéral de sécurité jadis promis—ce que Trump avait assuré signer avec l’Arabie saoudite même sans Israël. Lorsqu’il suggéra pouvoir le faire adopter au Sénat sans aide extérieure, Netanyahu aurait répliqué : « Je serais curieux de le voir faire sans mon aide. » Que Trump puisse ou non livrer un traité de type OTAN, il peut encore vendre des F-35 et autres armements surfacturés—des luxes que le royaume peine à justifier en période d’accalmie relative.
Toute cette flatterie s’est déroulée alors que la diplomatie américaine menait activement des discussions avec l’Iran. Les quatre rencontres discrètes entre Whitkoff et le négociateur iranien Abbas Araghchi—deux à Rome, deux à Oman—n’ont pas échappé à l’attention. Tandis que Trump encensait MBS sur scène, son équipe tentait de conclure un accord avec l’adversaire régional principal de Riyad. Une manœuvre classique de mise en concurrence. Que l’ouverture vers l’Iran soit sincère ou tactique reste à voir. Mais l’effet est clair : en flirtant avec un apaisement à Téhéran, Trump indique à Riyad que la loyauté n’est pas réciproque. Ce n’est pas un réalignement—c’est un rapport de force.
Fragmentation et isolement de Riyad
Trump n’a pas mentionné les Accords d’Abraham. Ce n’était pas un oubli. Les accords—dans le contexte saoudien surtout—sont morts. Plus d’un an et demi de carnage à Gaza a ravivé chez la jeunesse saoudienne la cause palestinienne, rendant la normalisation politiquement intenable et culturellement toxique. Mais le virage est plus profond que la simple opinion. Israël, lui, est passé à autre chose. Ses actions au Liban, en Syrie et à Gaza ne sont pas des réactions improvisées, mais les pièces d’une doctrine de fragmentation visant à déstabiliser ses voisins par l’annexion territoriale, l’ingénierie démographique et l’érosion des États. Ce ne sont pas des crises isolées ; ce sont les fronts interconnectés d’une stratégie cohérente de désintégration régionale.
Le désintérêt de Trump, voire son refus de reconnaître cette stratégie israélienne, a envoyé un message clair : Riyad est seul. Au sein de la société saoudienne—et de plus en plus parmi ses élites—s’installe une prise de conscience discrète : l’alignement sur les États-Unis a un prix. Après l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, et maintenant Gaza, la question n’est plus seulement de savoir si Washington peut livrer, mais s’il comprend encore les réalités mouvantes de la région.
Ajoutez à cela une rivalité ouverte avec les Émirats arabes unis, qui ont embrassé la normalisation, renforcé leur coordination militaire avec Israël, et se sont positionnés comme le partenaire du Golfe le plus fiable de Washington. La visite de Trump a subtilement joué sur cette rivalité. Si MBS a le sentiment d’être dépassé, ce n’est pas seulement par Téhéran—mais par un autre prince, désormais stratégiquement allié à Tel-Aviv.
Partenaires ou rivaux ?
Trump ne considère pas l’Arabie saoudite comme un allié stratégique en dehors du pétrole. Il la voit comme un concurrent sur le marché des énergies fossiles. Le parapluie sécuritaire américain s’est effiloché—d’abord en Afghanistan, puis à Gaza. Le royaume paie désormais une forme d’assurance, sous la forme d’armes hors de prix et de soumission diplomatique. L’accord est purement transactionnel : payer, obéir, ne rien attendre en retour.
Mais le royaume s’adapte. Il perçoit les manipulations, sent l’opportunisme, et déchiffre les symboles : une séance photo à la Maison Blanche, pas une place à la table des décisions. Il se réoriente—vers Pékin, vers la diversification économique, vers une résistance à la dépendance.
Si un accord nucléaire est conclu avec l’Iran, l’équilibre basculera davantage. Un retour à quelque chose qui ressemble à la relation américano-iranienne d’avant 1979 ferait de Téhéran un prétendant à l’affection et aux investissements de Trump. L’Iran et l’Arabie saoudite pourraient bientôt se retrouver en concurrence pour attirer les faveurs transactionnelles de Trump.
Le milkshake de Trump et le vide stratégique
Le vrai message de Trump à Riyad était simple : « Nous voulons votre argent, pas votre partenariat. » En langage impérial, c’était une déclaration d’intention mercantiliste. Tel le pétrolier du film There Will Be Blood, Trump est venu avec une paille plus grande—et entend bien boire le milkshake de Riyad. Trump a besoin de paraître fort à l’étranger alors que Washington s’affaiblit chez lui. À Riyad, il a trouvé la scène idéale : un prince à séduire, un royaume à facturer, un public mondial à rappeler qui reste le chef, sans avoir besoin du Congrès.
Mais cette avidité à court terme sape toute stratégie de long terme. Si la cible finale est la Chine, alors la stabilité du Moyen-Orient est une condition préalable. L’obsession de Trump pour les retours immédiats et les accords instantanés va à l’encontre du besoin stratégique d’une région apaisée et coopérative.
Plus frappant encore : Trump n’a offert aucune vision, aucune stratégie pour l’ensemble de la région. Sur toutes les cartes—Liban, Syrie, Yémen, Irak—même dans des gestes symboliques comme sa poignée de main avec Ahmad Sharaa et sa promesse de lever les sanctions contre la Syrie (une démarche qui sera extrêmement difficile à faire passer au Congrès)—les Saoudiens perçoivent surtout de l’incertitude et une Amérique à la dérive. À Riyad, il n’y avait ni cadre, ni doctrine—seulement des applaudissements et des factures.
Conclusion : Ce que Riyad a entendu
Ce que Trump n’a pas dit à Riyad comptait plus que tout ce qu’il a fait. Il n’a pas parlé des guerres de prix pétroliers, des excès israéliens, ni de l’enterrement des Accords d’Abraham. Il n’a offert aucun partenariat—juste de la pression. Aucune stratégie—juste un racket.
Les Saoudiens ont entendu ce silence—fort et clair.
Une loi pour l’instauration du droit à l’aide à mourir vient d’être votée le 27 mai 2025 à l’Assemblée nationale.
Il serait donc en France bientôt plus facile d’accéder à l’euthanasie plutôt que de bénéficier de soins palliatifs.
Avec le vieillissement de la population et les dépenses de soins accrues, ce seront toujours les considérations économiques qui primeront.
On ne soignera donc plus, on ne soulagera plus, on tuera en faisant pression sur les personnes âgées, les handicapés, les patients atteints de graves maladies, qui seront poussés à réclamer qu’on accélère leur mort.
La franc-maçonnerie est à l’œuvre : Jacques ATTALI l’avait bien souhaité et prédit, tout comme la pandémie du COVID, dès 1981. Nous y sommes, et les loges applaudissent !
« L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté et la liberté fondamentale, c’est le suicide ; en conséquence le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société.Dans une société capitaliste, des machines à tuer, des prothèses qui permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera trop insupportable, ou économiquement trop coûteuse, verront le jour et seront de pratique courante. Je pense donc que l’euthanasie, qu’elle soit une valeur de liberté ou une marchandise, sera une des règles de la société future.»
Jacques Attali in Recueil d’entretiens menés par Michel Salomon « L’avenir de la vie »
(Collection « Les Visages de l’avenir » Editions Seghers – 1981)
Cette loi est une transgression majeure pour notre société : l’interdit de tuer n’existant plus, la boîte de Pandore est ouverte.
Ce vote du 27 mai n’est qu’une étape, et nous devons espérer que les discussions au Sénat permettront de modifier le texte s’il devait être définitivement adopté par l’Assemblée nationale.
Cette loi mortifère précise qu’il reviendra à un médecin de prendre seul, in fine, la décision de prescrire une substance létale.
Et cette loi prévoit encore un délit d’entrave *à l’accès à l’aide à mourir, puni de deux ans de prison et de 30.000 euros d’amende !
Nous devons rappeler qu’une fin de vie ne se résume pas à un choix binaire entre souffrance et injection létale, et que les soins palliatifs doivent toujours être encouragés et développés.
Le corps médical doit de respecter le Serment d’HIPPOCRATE que nous avons prêté avant le début de notre exercice : » … Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément…« .
Le risque majeur avec cette loi, compte tenu de l’actuelle démographie médicale et de l’absence criante de structures de soins palliatifs, est qu’il pourrait bien arriver qu’il soit plus facile d’avoir accès à un soignant pour demander une aide à mourir que pour être soigné.
C’est pourquoi nous devons tous continuer à nous battre contre cette loi, « par tous les moyens, mêmes légaux »
Docteur Luc Prunieres
* Article L2223-2 du Code de la santé publique :
Entrave à l’interruption légale de grossesse :
Est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse :
1° Soit en perturbant l’accès aux établissements mentionnés à l’article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l’intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;
2° Soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse, des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans les établissements mentionnés au même article L. 2212-2, des femmes venues recourir à une interruption volontaire de grossesse ou de l’entourage de ces dernières.
Qui se souvient de Bernard-Henri Lévy ? C’était un jeune homme des années 70, ami de Mitterrand et de la gauche de pouvoir, un fils de famille, pas d’une très bonne famille, mais riche, son père avait fait fortune dans les bois africains après les indépendances (les administrateurs coloniaux n’étaient plus là pour réguler l’exploitation des fonds et forêts). Lui-même avait fait normale avant de pondre un petit livre bien lancé, La Barbarie à visage humain. C’était l’époque des nouveaux philosophes et de la nouvelle droite. Celle-ci n’était pas de droite et ceux-là pas des philosophes, mais d’habiles publicitaires, de ces intellectuels qui occupaient les médias avant l’invention des réseaux sociaux et des influenceurs.
Je me le rappelle dans le cul de basse-fosse ripoliné où Tesson avait installé le service culture du Quotidien de Paris, ses petits bureaux blancs et ses machines à écrire qu’on aurait dit tirées d’un paquet de Bonux (c’était une lessive connue à l’époque, comme BHL lui-même). Il venait chercher Jean-Marie Rouart, qui dirigeait le service, pour déjeuner, et menait grand bruit dans sa gabardine bleue, laissant porter sa voix sans trop se soucier de ceux qui travaillaient, et sonner ses souliers ferrés sur le sol. Il s’arrêta devant le bureau de Marcel Claverie, qui faisait tourner le service, journaliste capable, expérimenté, d’ailleurs charmant et d’une grande culture discrète. J’ignore si le jeune homme au Col blanc prétendait impressionner le vieux monsieur, mais je me souviendrai toujours du sourire patient, aimable de Marcel Claverie, et du rapide coup d’œil en coin qu’il me lança. C’était tout ce qu’il y avait à opposer à une telle esbroufe. BHL repartit bientôt, comme les grains passent en bord de mer, sans laisser de trace – rien qu’un léger bourdonnement dans les oreilles.
Le personnage n’a pas disparu aussi facilement, hélas, du paysage parisien. Il avait ses réseaux et ses trucs. Son visage de poupon impérieux et maussade s’épanouit bientôt en un sourire vainqueur : à New York, Sarajevo, Karachi et au centre national de la cinématographie, il a durablement installé un commerce international d’idées faciles fondant une morale dominante. Avec sa revue la Règle du Jeu, il a étendu son pouvoir sur plusieurs arrondissements de Paris et quelques salons de l’autre côté de l’Atlantique. Hélas l’âge est venu, il n’intéresse plus les jeunes. Plus personne ne songe à l’entarter. Il n’a jamais réussi à rédiger un bon livre, et son chef d’œuvre au cinéma, Le jour et la nuit (avec Alain Delon et Lauren Bacall, tout de même, on a de l’argent ou on n’en a pas) a été élu GOAT des nanars. Mais il lui faut toujours des strass et des lumières pour vivre. Comme la vieille vedette du cinéma muet dans Boulevard du crépuscule, il croit dur comme fer à un comme back qui ne saurait tarder. Alors, il publie, et il parle. Il a publié en janvier Nuits blanches, autobiographie rêvée et panégyrique de l’insomniaque qu’il est. Depuis, il en fait la promotion. En voici un passage :
« J’aime l’éveil, la vigilance, être en alerte face aux choses et aux autres. Je n’ai pas attendu les wokes pour être éveillé ! Emmanuel Levinas, qui fut mon maître, le dit : la conscience éthique, le souci d’autrui, sont toujours insomniaques ! »
Et comme le mot woke est à la mode, il a brodé à son propos dans une interview à CNews :
« Les relations de domination existent, ce fondement du wokisme n’est pas absurde. Les relations de domination existent et elles existent aussi dans la langue ».
C’est touchant, tout de même, ce vieux bateleur qui découvre la lune. Vous vous rendez compte, il peut exister des dominants et des dominés ! Et cela pourrait se traduire dans la langue !?
Ce n’est plus de la philosophie dans le boudoir, c’est de la philosophie à l’EHPAD. On déplorera sans doute que cette découverte justifie à ses yeux si peu que ce soit le wokisme, mais ce n’est pas le plus important. Le plus poignant est que ce vieux privilégié entre les privilégiés, éternel champion de la richesse, du copinage, des cercles de pouvoir, des réseaux d’influence, des idéologies en vogue, s’avise, les deux pieds déjà dans la vieillesse, qu’il existe des dominés et des dominants ! Mais qu’est-ce qu’on leur apprend à Louis-le-grand ? Et rue d’Ulm ? A conserver leurs privilèges ? Cela, BHL sait le faire, d’instinct. Son engouement pour le woke le rappelle. Entre deux photos, il s’affirme furieusement LGBT : « Changer de genre ? Je suis pour la liberté des gens, pour la liberté des consciences ».
C’est beau comme l’antique, et cela nous annonce peut-être de nouvelles aventures. BHL trans, c’est pour quand ?
Nos terribles souverainistes, qui puisent leur discours patriotique dans les cercles des services secrets et des loges maçonniques, s’affrontent avec ardeur contre les serviteurs du mafieux international George Soros. Ce dernier n’est politiquement pas correct à mentionner en public comme étant également juif. Sinon, l’Institut Wiesel, qui fait office de police de la pensée en Roumanie, se fâche. Les souverainistes roumains s’opposent également à la bureaucratie européenne, laquelle empêcherait Trump de saluer le monde entier, y compris le brave peuple roumain.
Les figures emblématiques, promues par naïveté ou complicité par la presse alternative dans divers pays, sont Călin Georgescu et George Simion, deux pions du Système, qui parasitent les slogans patriotiques.
De leur côté, les libéraux ont combattu férocement le spectre du prétendu nationalisme au nom des idéaux de la communauté LGBT et du communautarisme européen. Les figures du camp souverainiste étaient parfaitement taillées pour être stigmatisées par toutes les insultes issues du vocabulaire cominternien, puisqu’ils simulaient habilement l’imposture d’héritiers de la tradition nationaliste roumaine. Ce pôle politique a été successivement représenté par Elena Lasconi et Nicușor Dan.
La guerre électorale qui fait rage depuis un certain temps (notamment depuis que Călin Georgescu a été empêché de « sauver la nation » par des discours grandiloquents et des invocations théâtrales du nom de Dieu) a complètement aveuglé les masses. Rares sont ceux qui ont osé parler de ce qui est, en réalité, une immense imposture. Des patriotes sincères mais naïfs, comme tout patriote dans un système électoraliste, n’ont même pas remarqué qu’en s’opposant aux réseaux Soros, ils s’étaient inscrits, sans le vouloir, dans le camp sioniste.
Je l’ai déjà dit et je le répète : le souverainisme pro-Trump est foncièrement sioniste. Ou, plus précisément, il constitue le masque de la plus sinistre et puissante secte juive : Chabad Loubavitch. L’administration Trump a pour mission d’imposer une tyrannie technocratique à l’échelle mondiale au profit des forces sataniques qui la dirigent. Et les discours de certaines idoles populaires sur la démocratie, la souveraineté ou nos grands prédécesseurs ne sont qu’un écran de fumée dissimulant une vaste opération spéciale menée par les dinosaures de l’ancien appareil sécuritaire, alliés aux réseaux maçonniques internationaux.
Le premier tour de l’élection présidentielle a clairement démontré que le peuple roumain est parfaitement tolérant, puisqu’il a placé en tête un autre candidat « allogène » : un Rom (Rrom), George Simion, représentant la droite. Après avoir eu pendant deux mandats un président d’origine allemande, Klaus Werner Iohannis, c’est désormais au tour d’un jeune gitan de diriger la Roumanie.
Cela peut paraître étrange que dans un pays comme la Roumanie, rempli d’intellectuels, d’universités, d’auteurs de livres solides, en somme de gens instruits, si peu aient réussi à échapper aux pièges du système électoral. Après 35 ans d’expérience prétendument démocratique, après que tous aient eu accès à de nombreux auteurs décortiquant les origines et les mécanismes du système électoraliste, constater que presque toute “l’élite nationale” s’est effondrée dans la bulle trouble de ce jeu sordide est à juste titre tragique.
La maladie est ancienne. La règle d’or de la manipulation dit que la victime la plus accessible du manipulateur est celle qui est convaincue qu’elle ne peut pas être manipulée.
« Qui, moi ? Être manipulé ? Allons donc ! Je suis professeur, monsieur ! »
Nos intellectuels, nourrissant des convictions patriotiques et des illusions électoralistes, malgré leurs diplômes et titres académiques, correspondent parfaitement au proverbe : « Le sot n’est jamais assez sot s’il n’est pas aussi fanfaron. »
Les réflexions de deux anciens dissidents soviétiques peuvent nous être une aide précieuse pour comprendre le sens des forces contradictoires actuellement à l’oeuvre au sein de l’Union européenne, tandis que sur l’échelle de la menace des séismes politiques, ces forces-là ne font d’un côté que mieux ressortir ce qu’il y a de mythique dans les espérances de la mondialisation, et de l’autre mieux rendre compte des tensions, également contraires, qui règnent au sein du corps politique français.
Lorsque Vladimir Boukovski nous avertit : « J’ai déjà vécu dans votre avenir, et ça n’a pas marché ! », qu’Alexandre Zinoviev propose une analyse sans concession de la matrice idéologique qui a présidé à la constitution de l’UE, ils veulent souligner que la voie choisie par la démocratie libérale triomphante ne fait que reprendre, la teinture seule ayant changé, les abstractions qui fondèrent la défunte Union soviétique.
Identique primat de l’économie, c’est-à-dire matérialisation totale de l’homme, même unilatéralisme de l’histoire menant irréversiblement au bonheur de l’humanité globalisée et sans mémoire, action motrice nécessairement conduite par une élite, sont autant de fondements idéologiques induisant automatiquement des institutions similaires ; le parallèle entre les institutions soviétiques et celles de l’UE laisse effectivement rêveur.
Au niveau international, dont la France de Macron et l’UE sont comme une maquette annonciatrice, l’objectif est une nouvelle organisation qui soumette absolument les peuples déracinés aux contraintes de l’économie capitaliste, assurant la domination d’une caste ploutocratique.
Dans son ouvrage La Fourmilière globale, Zinoviev décrit le nouveau système hiérarchique qui se met en place en Occident : sous un gouvernement très autoritaire, couvert par un discours démocratique mystificateur, « 20 % de la population (…) vivra dans un luxe inimaginable », 40 % tant bien que mal, et 40 % « en enfer ». Discours mystificateur, parce que derrière l’argument sidérant, interdit de discussion, de la modernité et du « progrès », est institué une sorte d’esclavage mental invisible, dont le « goulag » s’appelle le « politiquement correct » !
Ne retenons aujourd’hui qu’une seule chose. Comme nous savons que l’homme est un animal politique, nous savons en conséquence que tout projet d’éviction du politique, c’est-à-dire d’altération de la Cité des hommes, et in fine, de mutation de la nature humaine elle-même est inexorablement voué à l’échec.
Nos deux dissidents nous l’annoncent : l’UE est condamnée à la même mort que l’URSS ; c’est pourquoi la mondialisation, même si elle arrive à établir un temps ce qui ne peut être que le pire des âges de fer, ne sera pas plus solide que la statue de Nabuchodonosor.
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