Louis XVI : Messes et hommages 

Louis XVI : Messes et hommages 

Messes et hommages à Louis XVI 2024

Ce 21 janvier 2024 marquera le 231e anniversaire du martyre de Louis XVI. Comme chaque année, de nombreuses messes de suffrages seront célébrées à cette occasion. En voici une liste non exhaustive que nous mettrons à jour au fur et à mesure que les informations nous arriveront :

20 JANVIER

  • BASTIA : une Messe de Requiem sera célébrée à 17 h en l’église Saint-Charles de Bastia, pour le roi Louis XVI et toutes les victimes de la Révolution.
  • BÉZIERS : l’Association Louis XVI de Béziers vous invite à assister à la Messe de Requiem pour Louis XVI et toutes les victimes de la Révolution, qui sera célébrée à 12 h, en l’église Saint-Jacques, par M. le Chanoine Paul Le Brethon (ICRSP).
  • BORDEAUX : une Messe pour Louis XVI sera célébrée en l’église Saint-Éloi (IBP) le samedi 20 janvier à 18h30.
  • BRUXELLES : l’ICRSP en Belgique vous invite à participer à la messe pour le repos de l’âme de Louis XVI qui sera célébrée par Mgr Gilles Wach, le samedi 20 janvier 2024, à 11 heures, en l’église du couvent Sainte-Anne, avenue Léopold-Wiener. Elle sera suivie d’une réception.
  • CARCASSONNE : une Messe « pour le repos de l’âme du Roi Très Chrétien Louis XVI, martyr de la Révolution, et pour le salut de la France » sera célébrée en la basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse de Carcassonne, à la demande de l’IMB.
  • LA GAUBRETIÈRE (85130) : l’Association Royaliste Légitimiste de Vendée vous invite à la messe célébrée en la chapelle de la Sainte-Famille de Ramberge, à 10 h 30.
  • LYON : l’association Présence du Souvenir Bourbonien vous invite à la Messe pour Louis XVI et pour la France qui sera célébrée à 10 h 30 par le Père Patrick Rollin, en la basilique Saint-Bonaventure (7 place des Cordeliers, 2e arr.). Le prince Rémy de Bourbon-Parme y sera présent en tant que représentant de son cousin le prince Louis de Bourbon, de jure le roi Louis XX. Avec la participation des Trompes de la Diane Lyonnaise.
  • NANTES : une Messe de Requiem pour le repos de l’âme du roi Louis XVI sera célébrée à 16 h 30 par l’abbé Garnier (FSSP), en l’église Saint-Clément.
  • NANTES : une Messe de Requiem suivie de l’absoute pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI, pour toutes les victimes de la Révolution, pour la Bretagne et pour la France sera célébrée à 18 h 30, en l’église Saint-Émilien (FSSPX) du prieuré Saint-Louis.
  • NÎMES : le Cercle Saint-Louis-Roi de France vous invite à la Messe en mémoire du roi Louis XVI et des victimes de la Révolution, qui sera célébrée à 11 h, en la chapelle Sainte-Eugénie, par M. l’abbé Frédéric Auriol (ICRSP).
  • PARIS : une Messe solennelle de Requiem sera célébrée à 19 h, en l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile.
  • PARIS : à 11 h, en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, une messe en mémoire du Roi Louis XVI, des défunts de la Famille royale et des victimes de la Révolution française sera célébrée par l’abbé Olivier Scache, en présence du prince Jean d’Orléans, chef d’une branche cadette de la Maison de Bourbon.
  • PERPIGNAN : le Cercle Légitimiste Hyacinthe Rigaud vous invite à la Messe de Requiem pour Louis XVI qui sera célébrée le samedi 20 janvier 2024, à 18 h 30, en l’église Saint-Matthieu de Perpignan.
  • ROUEN : l’ICRSP vous invite à la Messe de Requiem pour Louis XVI qui sera célébrée en l’église Saint-Patrice, à 11 h.
  • SARRELOUIS (Allemagne) : une messe sera célébrée à 15 h, en l’église Saint-Pierre-Canisius (FSSP) de Sarrelouis.
  • SAINT-CLÉMENT (19700) : le Cercle Légitimiste Guy de Blanchefort vous invite à la Messe de Requiem pour le roi Louis XVI qui sera célébrée à 18 h par un prêtre de la FSSPX en la chapelle Saint-Loup du hameau des Plats-de-Saint-Clément.
  • SAINT-DENIS : à midi pile, une Messe à la mémoire de Louis XVI, sera célébrée en la basilique royale de Saint-Denis, à l’initiative du Mémorial de France à Saint-Denys, suivie de l’absoute dans la crypte.
  • SAINT-MARTIAL (07310) : Messe annulée en raison des conditions climatiques.
  • STRASBOURG : une Messe pour Louis XVI sera célébrée à Strasbourg à 16 heures, en la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire (28, rue du Faubourg de Pierre).
  • TOULOUSE : Monsieur Jacques Charles-Gaffiot, président de l’Académie Louis-XVI, et Madame Christian de Courrèges d’Agnos, déléguée régionale, ont l’honneur de vous inviter à assister ou à vous unir d’intention à la Messe de Requiem qui sera célébrée à 11 h en la chapelle Saint-Jean-Baptiste, pour le roi Louis XVI, la famille royale et les martyrs de la Révolution, par le chanoine Thibaut d’Aviau de Ternay, icrsp.
  • VALENCE : la communauté catholique traditionnelle de Valence et le Fr. Maximilien-Marie du Sacré-Cœur vous invitent à la Messe de Requiem qui sera célébrée en l’église Notre-Dame de Valence (FSSP), le samedi 20 janvier à 11 h.
  • VERNY (57000) : le Cercle légitimiste Robert de Baudricourt organise une commémoration légitimiste en souvenir de sa Majesté le roi Louis XVI, samedi 20 janvier 15h à Verny. Pour plus d’informations : cliquez ici.
  • TOKYO (Japon) : à la demande du Cercle d’Études Royales, une Messe à l’intention de Louis XVI sera dite le samedi 20 janvier à 11h, en la chapelle des martyrs du Japon, à Omiya (adresse : Hayashi Building 2F, 2-256-8, Azuma-chô, Ômiya-ku, Saitama City). Le lendemain sera organisé un pot commémoratif, avec conférence.

21 JANVIER

  • AURILLAC : une Messe pour le roi Louis XVI et sa famille sera célébrée le dimanche 21 janvier à 12h30, à la chapelle de la Sainte-Famille, rue du Monastère à Aurillac, dans le Cantal.
  • BELLOY-EN-FRANCE (95270) : une messe sera célébrée pour Louis XVI, en l’église Saint-Georges, à 11 h.
  • METZ : une Messe pour Louis XVI sera célébrée à 10 h, en l’église Saint-Bernard de Metz.
  • NANCY : une messe pour le repos de l’âme du roi Louis XVI sera célébrée à 10 h 30, en l’église Marie Immaculée (rite extraordinaire).
  • PARIS : sous la présidence de Monseigneur le Duc d’Anjou, chef de la Maison de France, le duc de Bauffremont, président de l’IMB, et les membres du conseil d’administration vous invitent à la Messe qui sera célébrée pour Louis XVI, pour la France et pour la famille royale à 10 h 30 en la Chapelle Expiatoire, 29 rue Pasquier (8e arr.).
  • TOULON : comme chaque année, une messe sera célébrée par les Missionnaire de la Miséricorde Divine en souvenir de Louis XVI et de tous les martyrs de la Révolution française. Elle aura lieu le 21 janvier à 18h30, en l’église Saint-François-de-Paule. Ce sera l’occasion de se souvenir de ce moment dramatique de l’histoire de notre pays et de prier pour la France. La messe sera célébrée dans la forme extraordinaire du rit romain par le chanoine Alain Boussand, curé de Lorgues, et sera chantée en grégorien. Le testament du roi sera lu à la fin de la messe.
  • VANNES : messe pour Louis XVI à Vannes à 8h15. Apéritif offert à l’issue de la messe de 10h00. Programme proposé par le cercle Georges Cadoudal. Pour renseignements et inscription : cliquez ici.

22 JANVIER

  • CAEN : la FSSP de Caen vous invite à la Messe de Requiem avec absoute pour le repos de l’âme du roi Louis XVI qui sera célébrée à 18 h 30, en l’église Saint-Sauveur de Caen.
  • COLMAR : la paroisse personnelle de la Croix Glorieuse vous invite à la messe qui sera célébrée pour le roi Louis XVI à 18 h 30, en l’église Saint-Joseph de Colmar.
  • MARSEILLE : une messe à la mémoire de Louis XVI et des victimes de la Révolution aura lieu à 19h, en la basilique du Sacré-Cœur, rue du Prado. Messe de Requiem avec Trompette et Orgue, célébrée par le Père Olivier Salmeron.
  • MONTPELLIER : une Messe de requiem pour Louis XVI et les victimes de la Révolution sera célébrée par le Chanoine Waché de Corbie, à 19 h, en la Chapelle des Pénitents Bleus de Montpellier.
  • POITIERS : le Cercle Alphonse de Poitiers fera célébrer une Messe pour la France en mémoire de Louis XVI le 22 janvier, à 12h, en l’église Saint-Porchaire à Poitiers.

23 JANVIER

  • LIMOGES : une messe pour Louis XVI sera célébrée en la basilique Saint-Michel-des-Lions à 12 h 15. La messe sera précédée par la lecture du testament royal par M. Philippe Théra. Possibilité d’un repas commun au restaurant Les Échoppes, à partir de 13 h 30. Pour s’inscrire au repas, contactez Alain Texier.

26 JANVIER

  • BRESSOLLES (03000) : une Messe de Requiem pour Louis XVI sera célébrée le vendredi 26 janvier à 18h30, en l’église du Sacré-Cœur de Bressolles, dans l’Allier.

27 JANVIER

  • TARASCON : une Messe de Requiem pour le roi Louis XVI et les victimes de la Révolution sera célébrée le samedi 27 janvier à 18h30, en l’abbaye Saint-Michel de Frigolet. Repas ensuite, inscription au 06 46 33 56 95.

25 FÉVRIER

  • ANGERS : messe pour Louis XVI (11 h) et conférence sur « Bonchamps et Lescure, ou la sainteté politique » (15 h) organisées par le Cercle légitimiste Paul Barillon. Pour inscription et informations complémentaires : cliquez ici.
Taux de natalité en France 2023 : une catastrophe démographique 

Taux de natalité en France 2023 : une catastrophe démographique 

Le taux de natalité en France en 2023 est en chute libre
Le taux de natalité désastreux en France est compensé par les immigrés

Communiqué des AFC :

L’INSEE vient de publier les chiffres du taux de natalité en France pour l’année 2023. Il est né 48 000 enfants de moins qu’en 2022. En 2022 déjà, il était né 100 000 enfants de moins qu’en 2012.

Baisse de la natalité : un « hiver démographique » en France ?

L’enquête sur le congé parental commandée par les AFC à l’IFOP de juillet 2023 permet de mieux connaître les causes du renoncement au désir d’enfant et de se défaire des supputations. Par exemple, si la crise climatique est invoquée, elle n’arrive qu’en cinquième position dans le classement des raisons pour lesquelles les parents renoncent à avoir le nombre d’enfants qu’ils désirent, alors que les deux premières tiennent aux modes de garde, trop chers ou inexistants, et aux problèmes d’emploi et de ressources financières.

L’UNAF vient de publier les nouveaux chiffres du désir d’enfant par foyer : 2,27 est le nombre d’enfants moyen souhaité dans l’ensemble de la population. Bien au-dessus taux de natalité de 1,68 enfants par femme en 2023.

Quelles solutions face à la chute du taux de natalité en France en 2023 ?

Les AFC soutiennent donc la proposition de l’UNAF d’un congé court de 6 mois à 1 an, rémunéré à hauteur de 75% du salaire, comme en Suède, ce qui répondrait aux aspirations des parents et aux besoins des tout-petits et désengorgerait les modes de gardes. Elles encouragent aussi la liberté pour les pères ou les mères qui le souhaitent de prendre un congé jusqu’aux 2 ou 3 ans de l’enfant, congé indemnisé à hauteur de 1100 € par mois.

Faut-il s’inquiéter du déclin de la démographie en France ?

Le décrochage du taux de natalité en France en 2023 atteste d’une tendance inquiétante pour le modèle social français qui repose sur la solidarité intergénérationnelle et doit interroger notre société sur les perspectives qu’elle propose aux jeunes familles.

Les AFC attendent du nouveau gouvernement des mesures très fortes en matière de politique familiale. Celle-ci n’est pas une dépense supplémentaire mais un investissement déterminant pour l’avenir de notre pays.

Conférence avec Monsieur K : 230 ans de culture de mort

Conférence avec Monsieur K : 230 ans de culture de mort

Conférence de Monsieur K 2024
Rendez-vous à la conférence de Monsieur K

Les nationalistes ont-ils à rester indifférents à tout ce qui dépasse le cercle restreint des préoccupations d’ordre national ? C’est le sujet de la prochaine conférence de Monsieur K.

N’avons-nous pas le devoir, en tant que nationalistes d’Action Française, de faire rayonner autour de nous ce trésor de sagesse de la loi naturelle (la loi naturelle est loi créationnelle), mère de notre civilisation depuis 2000 ans ?

Telle est la question essentielle que nous devrions nous poser plus souvent.

Détruire l’homme, c’est détruire la nation.

Idéologie du genre, avortement, euthanasie, wokisme… Le monde contemporain sécrète une idéologie contraire au beau, au bon et au vrai qui envahit tous les secteurs de la vie sociale. Nous-mêmes en sommes, souvent à notre insu, les plus pollués.

Une conscience authentiquement et radicalement écologique ne peut pas ne pas s’en inquiéter.

Si chacun de nous répandait autour de lui ce parfum de culture de vie, en serait-on arrivé là ?

Rendez-vous le 20 janvier pour une conférence de Monsieur K, membre du Comité directeur de l’Action Française.

PAF : 5 €

Réservation obligatoire : paris@lactionfrancaise.fr

Bonne année 2024

Bonne année 2024

Si nous sommes ce que nous devons être, si nous tenons « serré le lien qui nous tient réunis avec les Pères de notre esprit et de notre goût », si les prêtres d’AF prient pour nous et si le souci du Bien commun nous anime, alors 2024 sera l’année de l’amitié et du renouveau Français !

« Tout désespoir en politique est une sottise absolue »C. Maurras

Belle, sainte et heureuse année à tous !

⚜️VIVE LE ROI⚜️

Bioéthique : la recherche en génétique en a-t-elle fini avec ses « principes » ?

Bioéthique : la recherche en génétique en a-t-elle fini avec ses « principes » ?

Bioéthique

Il est des évolutions ou des révolutions politiques, économiques, scientifiques et bioéthiques qui ne sont pas perçues par les peuples, et cela pour plusieurs raisons.

Pourquoi les évolutions sociétales et bioéthiques passent inaperçues ?

D’abord parce que la plupart des évolutions se font progressivement et non par révolution, du moins en apparence. Aussi, ces évolutions ne provoquent pas de choc, pas d’émotions, pas de réactions chez les peuples.

Souvent, les réformes, les réformes dites sociétales principalement, sont précédées d’une longue et intense campagne de propagande conçue scientifiquement de sorte que, lorsque lesdites réformes sont promulguées, elles aient déjà influencé les esprits. Par ailleurs, pour atteindre le but recherché, il est absolument indispensable que ces évolutions apparaissent comme naturelles, comme le produit du sens de l’histoire dont le mouvement, s’il peut être lent, n’en est pas moins aussi puissant et inexorable que celui d’un grand fleuve.

Enfin, d’autres évolutions, dans le domaine bioéthique, sont résolument révolutionnaires et tellement novatrices qu’elles ne sont pas prises au sérieux par les masses qui les regardent comme des abstractions, des projets inconcevables ou des « rêveries » scientifiques relevant exclusivement de la science-fiction ; de la plus spectaculaire des sciences-fictions. C’est assurément le cas des travaux des généticiens sur le clonage, les modifications génétiques et la fabrication de chimères ou de monstres.

C’est ce type d’évolution en bioéthique qui nous intéresse ici. Un type d’évolution bien trop révolutionnaire et immoral pour être conceptualisé par un esprit commun, qui peut éventuellement l’admettre comme une démarche mathématique, abstraite, mais pas comme une réalité agissant en profondeur sur le corps social.

La naissance des embryoïdes !

La prestigieuse revue Nature publiait au mois de septembre dernier une étude présentant une nouvelle « avancée » dans la fabrication in-vitro de « modèles » (sic) d’embryons humains.

L’argument présidant à ces travaux scientifiques repose sur la volonté de dévoiler de nouveaux aspects de la croissance de l’embryon humain. La question de savoir comment ces nouveaux travaux ont pu recevoir l’aval des autorités compétentes en bioéthique occidentales et chinoises mérite d’être posée. Pour l’équipe de Jacob Hanna (Weizmann Institute of Science, Rehovot, Israël), l’une des plus en pointe dans ce domaine de recherche, si ces nouveaux travaux, bien que dignes de la plus noire alchimie,s’exercent néanmoins dans un cadre parfaitement légal, c’est que les pouvoirs publics se sont affranchis « pour partie du poids éthique pesant sur l’étude de vrais embryons. »

Plongées dans « un milieu adéquat » dont la composition est maintenue secrète, ces cellules, se seraient spontanément multipliées, non pas de façon anarchique comme le fait la levure, mais, apparemment, en s’organisant pour fabriquer de l’humain !

Des progrès amoraux et contraires à la bioéthique ?

La publication de cet article dans la revue Nature montre, en tout cas, les « progrès » (ou évolutions) rapides dans la construction de « modèles d’embryons humains » que nos astucieux savants nomment également « embryoïdes » (ce qui ne manque pas d’évoquer les androïdes de la SF). Car il ne s’agit plus là d’embryons créés à partir d’un ovule et d’un spermatozoïde, mais d’une chose fabriquée à partir de cellules qui se répliquent pour donner « naissance » à des réplicants (autre terme de SF très marqué).

Ces embryoïdes sont donc capables de se développer jusqu’à des stades de plus en plus avancés de l’organogenèse, à savoir la croissance de l’embryon puis du fœtus jusqu’à la formation d’un être humain viable.

Un encadrement « bioéthique » bien poreux…

L’équipe israélienne n’est pas la seule à s’être lancée comme une forcenée dans cette étrange recherche qui pourrait bien, un jour, qui sait, déboucher sur la fabrication de Golems. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi ? Quelle morale supérieure pourrait donc l’interdire ? Plusieurs équipes françaises, petites mais dynamiques, revigorées par la permissivité du « libéralisme » macronien, sont également en pointe dans cette affaire. D’ailleurs, pour accompagner ces « percées successives et guider les équipes françaises impliquées dans ces travaux », le conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine, se portant normalement garante en bioéthique, a rendu public, mercredi 11 octobre 2023, un avis favorable sur ces modèles d’embryons, « dont les caractéristiques se rapprochent de plus en plus de celles de véritables embryons humains ».

Depuis le 2 août 2021, cette agence à l’éthique étiolée, limitait la culture des embryoïdes à quatorze jours et exigeait des laboratoires engagés dans cette sombre aventure qu’ils soumettent une demande d’autorisation préalable. Mais, les scientifiques français qui se doivent d’être compétitifs dans ce domaine, comme dans les autres, ont exprimé le souhait de pouvoir cultiver plus longtemps leurs « créatures ». Bingo ! L’Agence pas très éthique a dit oui, et il est d’ores et déjà prévu, très officiellement, d’autoriser la durée de cette culture jusqu’à 28 jours !

Pour justifier cette décision, le savant Jean-François Guérin argue du fait qu’il y aurait « une sorte de boîte noire entre le quatorzième jour et le début du deuxième mois de développement embryonnaire (…). Les phénomènes qui permettent la bonne formation des organes ne sont pas explorés faute de pouvoir cultiver des embryons humains pendant cette période. »

Ainsi, ce qui était tout simplement inenvisageable il y a seulement trois ans, a pourtant été réalisé fort discrètement, en l’absence préalable de tout véritable débat public. Aussi peut-on raisonnablement penser que les vingt-huit jours de culture autorisés désormais, pourraient bien passer à soixante jours dans quelque temps avant d’être repoussés, dans un avenir pas très lointain, à six mois. Plus rien ne l’interdit ! Plus rien : ni bioéthique, ni principes, ni morale, ni transcendance ! C’est donc sans surprise que Jacob Hanna – dont l’objectif affiché serait de produire des tissus à des fins de médecine régénérative – estime prématurée l’idée d’imposer une durée maximale de culture des embryoïdes. « C’est très limitant de n’aller que jusqu’à vingt-huit jours. Je pense que nous devons atteindre la fin des stades d’organogenèse à cinquante jours. Cela nous donnera infiniment plus d’informations critiques. » estime le chercheur israélien.

Or, si le verrou moral a sauté en ce domaine de recherches précis, pourquoi persisterait-il dans les autres domaines de la recherche génétique ?

« C’est un champ de recherche qui se développe à une vitesse incroyable », indiquait dernièrement au journal Le Monde, le neurobiologiste Hervé Chneiweiss qui préside le comité d’éthique de l’Inserm. Encore un savant qui salue l’« avis équilibré de l’Agence de la biomédecine qui apportera de la sécurité aux chercheurs engagés dans ces travaux, un peu comme l’a fait la loi de bioéthique sur la question des chimères. » Une loi bioéthique qui, faut-il le préciser, accorde un blanc-seing aux chercheurs pour expérimenter des chimères animales augmentées de gènes humains,mais prétend interdire les chimères humaines augmentées de gènes animaux. Pourtant, même si cette loi était maintenue en l’état (et rien ne garantit qu’elle le sera), qu’est-ce qui empêchera nos professeurs Nimbus de mélanger des cellules animales à des cellules humaines et non plus seulement des cellules humaines à des cellules animales ?

François-Xavier Rochette

La République, le plus religieux des gouvernements

La République, le plus religieux des gouvernements

La religion républicaine de l'Etre suprême

À en croire une opinion fort répandue en France de nos jours, on aurait trouvé le moyen de vivre sans religion. Il n’y aurait pas de religion d’État, pas de religion enseignée dans les écoles. Les bons élèves vous apprendront que c’est ce qu’on appelle la laïcité.

Notons qu’en disant cela, on donne à ce mot, laïque, un sens qui n’a jamais été le sien. Le laïque, en effet, n’est pas celui qui n’a pas de religion ; c’est le chrétien qui n’est ni ecclésiastique ni religieux. Oui, un laïque est un chrétien, par définition ! De même, le religieux n’est pas celui qui a une religion ; c’est la personne engagée par des vœux monastiques. Faut-il pour être un bon républicain renoncer à parler français correctement ?

D’ailleurs cela existe-t-il, les gens qui n’ont pas de religion ? Ne serait-ce pas plutôt qu’ils ont une religion qu’ils appellent d’un autre nom ? Par exemple, ces fameuses « valeurs » qui paraît-il « nous unissent tous » : sont-elles autre chose qu’une religion ? Une religion sans Dieu peut-être, mais une religion tout de même ?

Ces « valeurs » viennent de quelque part. La religion des Français fut autrefois le catholicisme. Que s’est-il passé entre-temps ? Ce qui s’est passé, c’est, premièrement, la prétendue Réforme. Peut-être ne serait-on pas très loin de la vérité si l’on disait que les Français sont protestants.

L’un des caractères du protestantisme, c’est la servitude de l’Église. La formule est de Bossuet, dans l’Histoire des Variations, au livre V : « Un des fruits que la Réforme produisit fut la servitude où tomba l’Église. Il ne faut pas s’étonner si la nouvelle Réforme plaisait aux princes et aux magistrats, qui s’y rendaient maîtres de tout, et même de la doctrine. »

Bossuet donne pour exemple de cette servitude où l’Église est tombée, un fait arrivé à Montbéliard, ville protestante divisée entre luthériens et calvinistes. Ces chrétiens réformés s’opposaient sur l’article de l’Eucharistie, « obstacle perpétuel à la réunion de tout le parti. »1 Les luthériens, attachés au sens littéral des paroles de Jésus-Christ instituant l’Eucharistie (ceci est mon corps, ceci est mon sang), croyaient à la présence réelle du corps et du sang dans l’Eucharistie, tandis que les calvinistes, partisans du sens figuré, n’y croyaient pas.

Cependant il fallait bien choisir quelle doctrine on allait enseigner dans les écoles. Bossuet, s’appuyant sur la correspondance de Calvin, raconte qu’une assemblée de notables se tint « pour apprendre ce que le prince ordonnerait de la Cène. »2 C’est-à-dire que faute d’arriver à se mettre d’accord sur la question de savoir si le corps du Christ est ou n’est pas réellement présent dans l’hostie consacrée, les chrétiens en furent réduits à demander à l’autorité civile, au comte de Montbéliard, de trancher ! Le prince, qui était luthérien, trancha en faveur du sens littéral. Calvin se lamente devant une telle aberration mais sans pouvoir y apporter de remède. Myconius, pasteur de la cathédrale de Bâle, (qui savait, lui, ce qu’est un laïque) écrit alors à ce sujet : « Les laïques s’attribuent tout, et le magistrat s’est fait pape ».

Pour avoir voulu rejeter l’autorité du Pape, on avait été forcé de mettre le pouvoir religieux dans les mains du prince : « Les nouveaux pasteurs, » écrit Bossuet, « étaient institués par l’autorité du magistrat ; il était juste après cela que ce dernier eût toute la puissance dans l’Église. Ainsi ce qu’on gagna dans la Réforme en rejetant le Pape ecclésiastique, successeur de saint Pierre, fut de se donner un Pape laïc, et de mettre entre les mains des magistrats l’autorité des apôtres. »

Mais les malheurs de la chrétienté ne devaient pas s’arrêter là. Après la Réforme, autre calamité, la Révolution. Après le protestantisme, le déisme. Après les princes luthériens, Robespierre, son éducation nationale et son culte de l’Être suprême.

Robespierre mettait en application le chapitre Du Contrat social de Rousseau sur la religion civile.

Jean-Jacques Rousseau
Jean-Jacques Rousseau

Que trouve-t-on dans ce texte ? D’abord, c’est pour Rousseau une évidence, méritant à peine qu’on s’y arrête, qu’un État sans religion est une chose impossible. « Jamais État ne fut fondé, observe le philosophe de Genève, que la religion ne lui servît de base. »3

Une fois ce principe posé, Rousseau explique pourquoi le catholicisme ne pourra pas être la religion de l’État démocratique dont il vient de tracer le plan. Le principal inconvénient du catholicisme, dit Rousseau, c’est la séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux. Dans les États chrétiens, « on n’a jamais pu venir à bout de savoir auquel du maître ou du prêtre on était obligé d’obéir. »

Rousseau est donc partisan d’« une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles. » Le souverain ne pourra « obliger personne à les croire » ; mais il pourra « bannir de l’État quiconque ne les croit pas ».

Quels seront les dogmes de cette religion civile ? Rappelez-vous : c’est au souverain qu’il appartient de les fixer. Mais au cas où le souverain manquerait d’inspiration, voici les dogmes que Rousseau propose : « l’existence de la Divinité, la vie à venir, le bonheur des justes, le châtiment des méchants, la sainteté du contrat social et des lois. »

Si les limites de cet article permettaient de raconter la suite, il faudrait parler du kantisme, et citer l’excellent petit livre d’Henri Vaugeois, La Morale de Kant dans l’Université de France. Il faudrait aussi parler du positivisme et de la religion de l’Humanité dont le grand-prêtre fut Auguste Comte.

La neutralité de l’État républicain en matière de religion est une pure illusion. « La République est le plus religieux des gouvernements, » disait Henri Vaugeois. La République française est une Église. C’est désormais l’État qui nous apprend ce qu’il faut croire et comment il faut vivre. Et malheur aux sceptiques et aux blasphémateurs ! Le prétendu droit au blasphème ne vaut pas pour toutes les religions, et surtout pas pour celle de l’État.

Jules Putois

  1. Bossuet, ​Histoire des Variations des Églises protestantes, livre IV. ↩︎
  2. Histoire ​des Variations, livre V. ↩︎
  3. Rousseau, ​Du Contrat social, livre IV, chapitre VIII. ↩︎
Joyeux Noël 2023 !

Joyeux Noël 2023 !

L’Action Française vous souhaite un joyeux Noël !

Dans le contexte anxiogène que nous avons traversé durant cette année, Noël nous rappelle qu’il y a 2000 ans, la naissance du Sauveur a déchiré la nuit, pour toujours.

En cette nuit de Noël, que notre joie ne nous fasse pas oublier nos soldats, nos malades et toutes les personnes isolées ou dans l’indifférence.

Fête de la Lumière, de l’humilité et de l’Espérance, Noël est aussi et surtout la fête de la famille, cellule de base de toute société que la république ne cesse de détruire. Pour ces raisons, l’Action Française, loin du consumérisme pourrisseur qui nous environne, souhaite à toutes les familles de France un heureux et saint Noël.

Joyeux Noël et vive le Roi !

Vraie et fausse laïcité

Vraie et fausse laïcité

Vrai et Fausse laïcité, Philippe Prévost
Vrai et Fausse laïcité, Philippe Prévost, Éditions d’Action Française 

Nouveauté aux Éditions d’Action Française : Vraie et fausse laïcité, Philippe Prévost, 13 €.

Fidèle à sa volonté de donner une véritable colonne vertébrale intellectuelle à ses amis, Philippe Prévost, historien et essayiste, militant d’AF depuis de longues années, publie un essai aux jeunes éditions d’Action Française.

Charte de la laïcité, polémiques sur le voile ou l’abaya, fête de Hanoucca à l’Elysée, Comme l’a écrit Jean-Marie Mayeur, historien spécialiste de la IIIe République, « Peu de mots sont plus chargés de passion que celui de laïcité ».

Ce concept a deux sens très différents, pour ne pas dire opposés. Un sens traditionnel dérivé de la parole du Christ: « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » et celui donné à partir de la Révolution ou sous prétexte d’unité, tout a été donné à César et rien à Dieu. 

Ces deux conceptions de la laïcité sont incompatibles contrairement à ce qu’ont cru les partisans du Ralliement et du dernier Concile.

C’est cette histoire mouvementée ou les torts ne sont pas tous du même coté, loin de là, que raconte ce livre… 

A commander sur la boutique de l’action françaiseVraie et fausse laïcité

Le Lorrain Barrès

Le Lorrain Barrès

Entretien avec Jean-Marie Cuny et Sylvain Durain à propos du livre Le Lorrain Barrès.

Le lorrain Barrès, couverture du livre
Le lorrain Barrès, Jean Marie Cuny, Nancy, Editions du Verbe Haut, 2023

AF : Messieurs, d’abord merci d’accorder cet entretien à l’Action Française à l’occasion des 100 ans de la mort de Maurice Barrès. Pourriez-vous, tout d’abord, nous dire comment vous en êtes venus à la connaissance de ce « Prince de la jeunesse » ? Qu’est-il pour vous ?

Jean-Marie Cuny : Barrès est né à Charmes (Vosges) le 17 août 1862. Il est mort le 4 décembre 1923 à l’âge de 61 ans après une vie dense et active. Je me suis intéressé à Barrès à travers la lecture de quelques-unes de ses œuvres.

« Prince de la Jeunesse » en son temps, Barrès n’est pas resté méconnu à notre époque, mais la jeunesse actuelle a trouvé d’autres modèles. Son nom est donné à de nombreuses villes de France. Il est pour moi l’auteur de 18 romans. Ses écrits politiques regroupent également 35 titres et ses cahiers forment 11 volumes… Il y a donc de quoi méditer sur ces pages. Ce Lorrain a œuvré d’importance pour l’identité forte du pays. De plus, il est à l’origine de la Fête Nationale de la France (1920) qui est plus souhaitable que le 14 juillet, bien sûr !

Sylvain Durain : Je suis venu assez tard à Maurice Barrès. D’abord intéressé par Jacques Bainville par le truchement de Pierre Hillard, je me suis plongé dans son œuvre si riche et prophétique. La réédition des Conséquences politiques de la paix aux Editions du Verbe Haut avec une préface de Pierre Hillard va dans ce sens. Barrès m’est venu par son côté Lorrain et plus particulièrement nancéien. En effet, j’ai travaillé en tant que maître d’internat dans le lycée dans lequel Barrès a poursuivi une partie de ses études et dont il parle dans les Déracinés. Puis sont venus ses autres livres.

Le Lorrain Barrès : les attaches régionales du nationaliste

AF : Vous venez d’éditer aux éditions du Verbe Haut un livre consacré à notre auteur, Le Lorrain Barrès, écrit par monsieur Jean-Marie Cuny, spécialiste de l’histoire lorraine. Une telle étude manquait-elle pour mieux appréhender Maurice Barrès ? S’est-on trop focalisé sur son nationalisme et trop peu sur son régionalisme ?

Jean-Marie Cuny : Barrès revendiquait volontiers et sans cesse son identité lorraine, même si ses œuvres nombreuses comportent seulement trois ouvrages concernant la Lorraine : Colette Baudoche (1909) histoire d’une jeune fille de Metz durant l’annexion au Reich ; Le 2 novembre en Lorraine, ouvrage évoquant la terre et les morts ; La Vallée de la Moselle qui contient de belles pages descriptives tout au long du parcours de la rivière qui prend sa source au col de Bussang, dans les Vosges et la Colline Inspirée, roman qui a connu (et connaît toujours) un très grand succès (1914).Mais l’œuvre littéraire de Barrès est essentiellement nationale.

Sylvain Durain : L’aspect régionaliste, comme le rappelle très bien Jean-Marie, a été trop délaissé au profit de son nationalisme si particulier. J’ai découvert, en grand partie grâce à Monsieur Cuny, son attachement viscéral et profond à sa région de naissance. C’est en se cherchant qu’il a retrouvé ses racines et c’est à partir de cet enracinement qu’il est devenu l’homme que l’on connaît.

AF : En quoi Maurice Barrès est-il Lorrain ? Est-ce une identité qu’il reconstruira a posteriori de son évolution, ou vécut-il toujours de cette réalité ?

Jean-Marie Cuny : Maurice Barrès est Lorrain de naissance, dont le berceau natal est à Charmes dans les Vosges. Mais c’est surtout dans son environnement parisien, politique et littéraire, qu’il a pris conscience de son identité lorraine.

Sylvain Durain : Selon moi, Barrès est Lorrain de naissance, certes, mais il est Lorrain car il a arpenté les routes, les chemins, les villages, il a senti et appréhendé l’âme lorraine que peu connaisse. Jean-Marie l’évoque très bien dans son livre. Que serait être lorrain mais ne rien connaître de sa région ? N’en avoir aucun souvenir ni aucune réminiscence ? Ce serait l’identité mondialiste, celle du « je suis chez moi partout ». Ce n’est pas la conception de Barrès.

Barrès, un auteur vraiment germanophobe ?

AF : Nous connaissons bien la germanophobie de Barrès. Comment réussit-il à la concilier avec les héritages germaniques qui parcourent tout de même de larges parties de la Lorraine ?

Jean-Marie Cuny : La germanophobie de Barrès est surtout une protestation vigoureuse contre l’annexion au Reich allemand de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, en 1871. La Lorraine n’a jamais été germanophone. Il y a certes sur son territoire une frontière linguistique avec d’un côté de cette ligne le patois lorrain roman et de l’autre le francique lorrain qui est un héritage de la langue de Charlemagne.

Sylvain Durain : Barrès est très clair à ce sujet, la Lorraine est devenue française, bon gré mal gré, et il faut l’accepter. Je ne suis même pas certain qu’il fût véritablement germanophobe. Comme Bainville, il a compris qui était l’ennemi de l’époque et il le respectait au point de le combattre vigoureusement. Barrès rappelle à plusieurs reprises la trahison des ducs qui nous ont conduit vers la France. Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet, comme les massacres commis par Richelieu contre la Lorraine et les lorrains, avec potentiellement des dizaines de milliers de morts dans le but défranciser la région. Ma formule, pour sortir de ces impasses, est simple : Nous sommes pour une Lorraine libre dans une France libre. Imaginer une indépendance serait totalement ridicule et jouerait, in fine, le jeu du mondialisme.

Le lorrain Barrès, photographie.
Le lorrain Barrès

Quelles sont les œuvres de Maurice Barrès qui traitent de la Lorraine ?

AF : Quelles sont, parmi ses œuvres, celles qui traitent de sa région natale ?

Jean-Marie Cuny : Barrès est un littéraire. Il n’a pas publié d’ouvrages historiques. Bien sûr, il est fortement question de la Lorraine dans la Colline Inspirée (1914). Dans la Vallée de la Moselle, il relate sa randonnée à bicyclette tout au long de la rivière depuis la source. Enfin Le 2 novembre en Lorraine évoque la terre et les morts dans des pages superbes.

Sylvain Durain : Rien à rajouter à la réponse de Jean-Marie Cuny, si ce n’est que le livre Le Lorrain Barrès permet justement de sortir de ce dont nous parlions. Être enraciné dans sa région pour ensuite se projeter vers la France.

Sainte Jeanne d’Arc : une source d’inspiration originaire de Lorraine

AF: Sainte Jeanne d’Arc tient une place prépondérante dans l’univers barrésien. En quoi, pour lui, incarnait-elle un idéal ?

Jean-Marie Cuny : Jeanne d’Arc, tient une place importante dans l’œuvre et la réflexion de Barrès. Il a longtemps médité sur les lieux où vécut la bonne Lorraine durant son enfance. Barrès a parcouru en tous sens le pays de Domremy, Bermont et son ermitage, Vaucouleurs. Je pense que Maurice Barrès cherchait un thème fort afin de réaliser un roman, mais finalement, il a trouvé l’inspiration sur le haut-lieu de Sion-Vaudémont.

Sylvain Durain : Saint Jeanne d’Arc me semble être un idéal pour Maurice Barrès, peut-être même une quête spirituelle qu’il n’aura jamais atteint mais qui l’a accompagné tout au long de sa vie. Après ses passages douteux dans les univers martinistes et ésotériques par le truchement de Stanilsas de Guaïta, peut-être cherchait-il une « figura christi » à suivre. Nous ne le saurons jamais vraiment car Barrès a politisé son idéal en donnant à la France sa deuxième fête nationale. Pour cela il mérite un immense respect.

Quel est l’héritage du lorrain Barrès dans sa région natale ?

AF : Quelle place tient encore Maurice Barrès en Lorraine ? Peut-il encore être honoré ? Est-il oublié ?

Jean-Marie Cuny : Le nom de Maurice Barrès est maintenu sur les plaques de rues de nombreuses villes de France et de Lorraine, bien sûr. Est-il encore lu ? C’est difficile à juger. Peu de ses œuvres sont rééditées mais son dernier livre La Colline Inspirée est un ouvrage toujours lu et relu aujourd’hui. Quant à la maison de Barrès à Charmes, construite par son grand-père, elle a été léguée à madame Paul Bazin, secrétaire de Philippe Barrès. Cette dame a cédé le fonds Barrès à la Bibliothèque nationale de France, en 1978. Cette demeure aurait mérité d’appartenir au patrimoine national. Hélas, tout a été dispersé.

Sylvain Durain : Maurice Barrès est totalement oublié en France et donc en Lorraine. Avec ce livre de Jean-Marie Cuny, nous tentons de faire revivre le sentiment de fierté d’être Lorrain porté par ce grand homme. Un petit livre jeunesse est également prévu pour la Saint-Nicolas, dont le but est d’introduire les plus jeunes à son œuvre.

AF : Nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions et nous invitons nos lecteurs à se procurer au plus vite ce beau livre qui nous permettra de mieux honorer sa mémoire ! Qui vive ? Nos morts !

Sylvain Durain : Un grand merci à vous, les amoureux de la Lorraine peuvent s’abonner à La Nouvelle Revue Lorraine, fondée il y a presque 50 ans par Jean-Marie Cuny. Le livre Le Lorrain Barrèsdédicacé spécialement pour vos lecteurs, est disponible à l’achat sur le site des Éditions du verbe haut, avec un petit mot à nous adresser. Bonne lecture et vive la Lorraine !

Cuny Jean-Marie, Le Lorrain Barrès, Nancy, Editions du Verbe Haut, 2023.

Entretien réalisé par Guillaume Staub

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L’Action Française dit toute sa sympathie aux militants d’Academia Christiana, cet institut de formation politique au service du Bien commun. Ils peuvent bien dissoudre des structures, jamais ils n’empêcheront la France de battre en nos cœurs.

Le Comité Directeur de l’Action Française