Russie – Ukraine

Russie – Ukraine

L’heure est grave. L’Otan ou Empire du mensonge, selon le mot de V. Poutine dévoile son jeu et sa nature véritable. Et choisir entre la cage aux folles de l’homosexualisme globalisé des Macron et des Trudeau ou la démocrature postsoviétique de Poutine n’est pas difficile. 

Il faut que chaque homme libre comprenne que la menace mortelle qui pèse sur toute vie humaine croît avec l’Empire du mensonge, bras armé du judaïsme politique antéchristique, du Great Reset et du transhumanisme.

Dans un conflit il est fréquent que les torts soient partagés. On assiste pourtant à une situation parfaitement unilatérale, ou la partie russe et pro russe n’a aucune part ou presque dans la dégradation de la situation depuis les accords de Minsk 2 de 2015 ou depuis 1991, selon la date que l’on voudra retenir. Ne nous y trompons pas cependant, l’Ukraine est une nation ancienne et comme sa voisine polonaise, elle a des souvenirs amers de la domination russe d’une part et judéo bolchevique de l’autre. Faute d’un procès des crimes du communisme, faute d’une reconnaissance des torts fait par la Russie soviétique dominée par les juifs rouges, de nombreux contentieux demeuraient irrésolus.

Sans vérité pas de pardon, sans vérité pas de paix. Faute d’une vraie introspection sur la période soviétique, la Russie répète et perpétue depuis trente ans les mensonges de la propagande stalinienne : ainsi en va-t-il du motif de « la grande guerre patriotique » présentée comme la défense de la mère patrie alors qu’elle fut une guerre de conquête qui commença par l’occupation de la Finlande. Il en va de même de l’antifascisme de pacotille dont la Russie de Poutine est un des fers de lance : lois ‘mémorielles’ sanctionnant la recherche et la vérité historiques, lois scélérates, persécutions contre les nationalistes russes et les dissidents, prise de participation dans le faux culte shoatique. Dans cet ordre d’idée, V. Poutine et ses relais d’hier et d’aujourd’hui emploient de façon hallucinée une rhétorique « antinazie » lorsqu’ils parlent de « denazifier » l’Ukraine ou de lutter contre les partisans de Stepan Bandera, le Maurras Ukrainien, mort il y a un demi-siècle !

Ces éléments de propagande fonctionnent bien en contexte russe, du fait du maintien du statut quo mémoriel néostalinien. Lorsqu’on entend cette rhétorique dans les médias français, cela a pour effet de faire passer V. Poutine pour un jobart et facilite son assimilation à un dictateur de film de série B. Une chose est vraie cependant, si les nationalistes ukrainiens étaient des idiots, ils ne prolongeraient pas les stéréotypes antirusses pour se concentrer sur les vrais auteurs des malheurs de l’Ukraine : ses (((oligarques))). De même, ils ont eu huit ans pour nous montrer qu’ils voulaient et qu’ils pouvaient faire une révolution nationale, au lieu de quoi ils ont préféré martyriser les populations russophones de l’Est de l’Ukraine pour le compte et sous la bannière de l’Otan comme en témoignent les photos que ces hooligans exhibent sur les réseaux sociaux.

Au lieu de faire le coup de feu contre d’autres Ukrainiens dont le gouvernement de Kiev viole les droits culturels, historiques et politiques, les nationalistes ukrainiens devaient finir la révolution de l’EuroMaidan en faisant le siège de la Rada occupée par le judapo. Ils ont préféré mener une guerre fratricide. L’heure est passée. Ces choix funestes signent la fin d’une voie nationaliste révolutionnaire en Ukraine qui a préféré servir Israël et sa diaspora plutôt que de venger leurs morts de l’Holodomor.

 Le sens des priorités, ne doit pas nous faire sacrifier le sens véritablement apostolique de la vérité, de la justice, de la nuance aussi, au risque de compromettre nous aussi, les chances de la Révolution nationale. L’heure est grave. La priorité désormais est de contraindre le gouvernement français de fait, de cesser toute manœuvre de belligérance, telles que les livraisons d’armes au gouvernement fantoche de Kiev. Il en va peut-être de notre survie. 

Monsieur K

Une ultime transgression du droit à la vie

Une ultime transgression du droit à la vie

Le projet de loi allongeant le délai pour avorter a été définitivement adopté le 23 février 2022. Le quinquennat du chef de l’Etat français s’achève ainsi sur une ultime transgression du droit à la vie.

Le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron quant au progrès de la culture de mort est largement positif : après l’extension de la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes, la conservation d’ovocytes à fins de recherche, l’autorisation des embryons chimères homme-animal, et désormais l’élargissement du délai à l’avortement largement adopté.

Pour adopter le texte « renforçant le droit à l’avortement », il convenait d’aller vite. De passer en force diront certains, car la session parlementaire – élection présidentielle oblige – doit s’achever le 28 février prochain.

« Le Royaume-Uni va jusqu’à 24 semaines, la Suède jusqu’à 18, l’Espagne 14 semaines. Donc en France, on n’est pas vraiment en avance », fulmine Albane Gaillot, députée LREM qui porte le projet depuis plusieurs mois.

Sans surprise, le texte a été adopté par les députés, sur le fil, après une navette parlementaire de trois lectures, et un rejet systématique du texte par le Sénat. La nouvelle loi adoptée par la majorité présidentielle prévoit désormais :

– l’allongement des délais d’accès à l’avortement de douze à quatorze semaines de grossesse ;
– l’autorisation donnée aux sage-femmes de pratiquer des IVG instrumentales ;
– la création d’un répertoire des professionnels et des structures pratiquant les IVG.

L’association Alliance Vita, dénonce une « loi votée au forcing ». « Il est indigne que l’avortement se transforme en variable d’ajustement du gouvernement en toute fin de mandat.

« Le président de la République s’était lui-même prononcé à plusieurs reprises contre l’allongement des délais disant mesurer “le traumatisme que c’est d’avorter” avant que le gouvernement ne reprenne par surprise, sans étude d’impact, cette loi à son compte en décembre dernier », dénonce l’association dans un communiqué.

Le renforcement d’un prétendu droit à l’avortement est-il d’ailleurs une priorité pour ce que les députés sont censés représenter ? Pas vraiment, si l’on regarde un sondage IFOP réalisé en octobre 2020, selon lequel 92% des Français estiment que « l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes » et près de trois quart (73%) d’entre eux jugent également que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’Interruption de grossesse ».

D’aucuns voient, dans le feu vert donné au projet par le chef de l’Etat français, un appel du pied à la gauche et aux progressistes de façon plus générale, à quelques semaines d’un scrutin qui peut réserver des surprises : une analyse que tempère Frédéric Dani, directeur général de l’Ifop, qui doute que l’extension du délai d’avortement ou de la PMA soit un « marqueur assez distinctif » pour rassembler derrière lui l’aile gauche de son électorat.

Quoi qu’il en soit, aucun candidat déclaré à l’élection présidentielle n’a souhaité revenir sur le droit à l’avortement… Pour information, en 2020, 222 000 IVG ont été enregistrées en France, dont 16 % durant les deux dernières semaines d’un délai légal désormais rallongé de deux semaines. Ce qui ajoutera 2000 avortements par an selon les estimations : 2000 assassinats d’enfants innocents, un crime qui crie vengeance contre le Ciel.

Sources : Alliance Vita/La Croix – La porte latine 

Ce qu’on ne vous dit pas à propos du Grand Remplacement

Ce qu’on ne vous dit pas à propos du Grand Remplacement

La macronie ne recule devant rien pour ouvrir la voie à une société de plus en plus mortifère. Et de ce point de vue la crise du covid 19 et la tyrannie sanitaire dont elle a été le théâtre et le prétexte favorise ses desseins. De même que l’on facilite les procédures et que l’on raccourcit les délais pour divorcer, de même que le Parlement a voté la possibilité de changer de patronyme sans aucune raison, au moins une fois dans sa vie, ce qui détruit encore davantage la famille, le rattachement à des racines et efface encore un peu plus la figure du père décidément honnie, de même qu’a été légalisée la PMA sans père, voici que par un décret publié le 19 février il est désormais possible d’avorter en téléconsultation jusqu’à neuf semaines d’aménorrhée. Mise en place pendant le confinement en 2020, cette mesure consistant à permettre aux femmes voulant avorter d’être reçues en téléconsultation par un médecin ou une sage-femme et de pouvoir retirer leur prescription mortifère dans une pharmacie proche de leur domicile et d’avorter seules chez elles avait été présentée comme provisoire. C’est toujours ainsi que les tenants de la culture de mort et du meurtre de masse procèdent : on présente des mesures objectivement criminelles comme expérimentales, transitoires, à l’essai et finalement non seulement on les inscrit dans la durée mais on en aggrave sans cesse la nocivité et l’horreur. Le délai de l’avortement médicamenteux à domicile est donc officiellement et définitivement rallongé, passant de cinq à sept semaines de grossesse, soit de sept à neuf semaines d’aménorrhée. Tout est fait, on le voit, pour faciliter, favoriser, démultiplier l’accès à l’avortement. Et naturellement on ment de manière éhontée en faisant croire aux femmes que l’acte en lui-même est anodin et n’a rien de traumatisant. Or, une jeune femme ayant hélas avorté à domicile confiait ces jours-ci sur Twitter que, contrairement à ce qu’on lui avait dit, ces avortements à domicile ne s’apparentent nullement au simple fait de prendre un cachet : « Hier, j’ai avorté. Et je crois qu’il faut que j’en parle parce que ce que j’ai vécu est finalement très loin de l’idée que j’en avais. […] J’ai l’impression qu’on cache une partie de la violence du procédé. » Eh oui, tuer un être humain, la chair de sa chair, le fruit de ses entrailles, c’est tout sauf un acte anodin, cela ne peut se réduire à prendre un cachet et se dire : après, c’est fini, on passe à autre chose. Il y a un mensonge énorme dans la propagande abortive qui est de faire croire que pratiquer une IVG, comme ils disent, c’est un acte banal, sans conséquence, comme prendre le métro ou faire ses courses.

Et ils vont toujours plus loin dans l’horreur et la folie : ce mercredi 23 février, l’Assemblée nationale vote en dernière lecture la proposition de loi du député, Madame Albane Gaillot, qui étend les délais pour avorter, cette fois-ci de manière chirurgicale, de douze à quatorze semaines de grossesse. La loi sera promulguée dans les jours qui viennent. Un allongement des délais qui conduit à écraser la tête du fœtus, à s’acharner sur lui pour qu’il meure alors qu’il a déjà tout d’un être humain, un cerveau, un cœur qui bat et qui ne demande qu’à aimer et à être aimé, des bras et des jambes, une âme immortelle. Les parents sont toujours émerveillés de la première échographie de leur enfant où déjà se dessine un petit homme, où prend forme dans le ventre de la mère leur progéniture, ce qui sera leur plus grand bonheur, leur plus grande fierté, où l’échographiste donne à entendre les battements du cœur du bébé.

On nous parle beaucoup pendant cette campagne électorale du Grand Remplacement. Le bigame Eric Zemmour en fait le cœur, le centre de ses discours et de ses préoccupations. Valérie Pécresse elle-même a employé à plusieurs reprises ce terme pour essayer de retenir ses électeurs tentés par la thématique de l’ancien journaliste. Désormais Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement national, utilise également ce concept que rejetait pourtant il y a peu encore Marine Le Pen qui y voyait sottement la marque d’un esprit complotiste. Mais ce qu’aucun des candidats à la présidentielle ne dit, c’est qu’il n’y aurait pas de Grand Remplacement, ou plus exactement que ce phénomène n’atteindrait pas l’importance, la gravité qu’il revêt s’il n’y avait pas chaque année en France l’avortement, c’est-à-dire le froid assassinat, d’environ 220 000 enfants français parfaitement viables et éliminés, sacrifiés sur l’autel de l’individualisme, de l’irresponsabilité, d’un égoïsme monstrueux, d’un refus de la vie et de la transmission.

Or ni Valérie Pécresse, ni Marine Le Pen, ni Eric Zemmour, ni aucun autre candidat susceptible d’obtenir d’ici le 4 mars les 500 précieux parrainages ne remet en question, même à la marge, ce permis de tuer, ces assassinats industriels. Pas plus qu’ils n’entendent limiter, restreindre, décourager la contraception de masse qui, elle aussi, est mortifère. Zemmour et Le Pen se sont publiquement prononcés pour la gratuité de la pilule pour les jeunes femmes jusqu’à 25 ans. Drôle de façon de vouloir lutter contre le Grand Remplacement. Car si les jeunes Françaises, les jeunes Européennes ne veulent plus d’enfants, à cause des contraintes que les grossesses et les naissances engendrent, alors, immigration ou pas, nous sommes perdus. Et c’est bien le problème actuellement : le refus de la vie. Lorsque j’étais au lycée à la fin des années quatre-vingt, j’étais déjà étonné de la façon dont on nous parlait de la grossesse qui était presque assimilée à une maladie, à un danger, à un grand malheur. Et les médecins qui venaient faire l’apologie du préservatif masculin censé protéger du sida insistaient surtout déjà sur les dangers d’avoir un bébé. On nous répétait qu’il fallait nous protéger avec le port de ce plastique infâme, comme on nous dit aujourd’hui de la même façon qu’il faut nous protéger avec le port du masque sur la bouche et sur le nez mais en réalité c’est la même logique mortifère et contre-nature qui est à l’œuvre : le refus de la vie, de l’engagement, de la transmission, du don de soi, le fait de considérer l’autre, non comme une personne à aimer, avec laquelle on peut construire quelque chose de solide, de sain, de durable, d’authentique si l’on s’entend bien et que l’on a des convictions communes, des centres d’intérêt semblables, mais comme un danger potentiel qu’il faut fuir ou dont il faut se défier en se protégeant par le port de masques ou de condoms. On est là à des années-lumière d’une société civilisée, raffinée, conquérante, pleine de vitalité, de joie, d’espérance, d’enthousiasme, qui aime et diffuse la vie, qui n’hésite pas à risquer, à se donner, à se sublimer, à se dépasser, à se transcender.


Certes, l’immigration massive que nous subissons à jets continus depuis des décennies est une menace sérieuse pour l’avenir de notre peuple, de notre nation, de notre continent, de notre civilisation. Mais il est plus grave encore que la submersion extérieure, c’est la subversion intérieure. Il y a un danger plus périlleux que les agressions externes, c’est la dissolution, l’effondrement, la démission interne, le suicide assisté.  Les Canadiens français, bien que dominés politiquement, ont résisté au Québec pendant plusieurs siècles face aux assauts du Canada anglophone et protestant grâce à leur foi catholique profonde, à leur vitalité démographique, à leur conscience nationale, à leur rayonnement spirituel. Mais tout s’est effondré à partir de la révolution tranquille de 1960 et des années et décennies qui ont suivi. De même les Espagnols catholiques ont mis plusieurs siècles à reconquérir leur intégrité et souveraineté territoriales lors de la Reconquista, mais ils y ont parfaitement réussi, précisément parce qu’ils avaient conservé de fortes convictions religieuses et nationales, qu’ils croyaient en eux-mêmes, à la justesse, à la noblesse de leur cause. On peut être minoritaire à un moment donné dans son pays, c’est certes un grand malheur qu’il ne faut souhaiter à personne. On peut toujours espérer reconquérir ce qui a été momentanément perdu, et en attendant conserver ce qui peut l’être, refuser le métissage, l’abdication de sa foi, de ses convictions, de son idéal. Mais si l’on n’a plus aucune certitude, aucune colonne vertébrale, aucune racine à laquelle se rattacher, si l’on ne sait plus d’où l’on vient, qui l’on est, où l’on va, si l’on n’a aucun attachement à la terre d’où nous venons et où nous retournerons, si l’on ne sait plus si l’on est un homme ou une femme, si demain on peut décider de changer de patronyme, de genre, d’identité, d’orientation sexuelle, de partenaire, de nationalité, de religion, comme l’on change de chemise, si l’on refuse absolument le principe de la transmission, de la vie, alors il n’y a plus aucun avenir, plus aucun espoir possible. Il n’est plus qu’à tirer l’échelle.
Macron règne actuellement sur les ruines de la gauche et de la droite non pas seulement à cause de la faiblesse et de la médiocrité de ses concurrents, et de l’atomisation, de l’éparpillement de l’offre politique mais aussi parce que les autres partis, les autres candidats, tout autant qu’ils sont, ne proposent en rien une réforme intellectuelle, morale et spirituelle. Ils ne sont en rien une véritable alternative au macronisme cosmopolite et mortifère. Aucun n’appelle, et pour cause, à une révolution des âmes, précisément parce qu’ils n’ont en eux aucune flamme, aucune doctrine, aucun principe directeur. Il n’est que de voir leur vie, leur parcours, leur profil, leur carrière pour s’en convaincre. Plus d’un quart des Français disent actuellement qu’ils ne se déplaceront pas pour voter lors de la présidentielle. Beaucoup de nos compatriotes considèrent cette campagne morne et sans intérêt. Mais comment pourrait-il en aller autrement lorsque l’essentiel est mis de côté, nié, occulté ? Car ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre mais de nourriture qui réchauffe le cœur, élève l’esprit, dilate les volontés, éclaire les intelligences et rassasie l’âme.

Source : Éditorial de Rivarol Gérome Bourbon

Pécresse et Zemmour, la course au chiqué

Pécresse et Zemmour, la course au chiqué

Anne Hidalgo ne déçoit jamais. Valérie Pécresse ayant utilisé lors de sa grande réunion au Zénith l’expression « grand remplacement », elle a déploré que la candidate des républicains ait « franchi un Rubicon de plus ». C’est joli comme la gauche. Et c’est conforme à la fois à l’amnésie ordinaire et au concert prévu. Il s’agit de noter que Valérie Pécresse reprendrait des thèmes et des mots « d’extrême droite ». Or, lors de la primaire des républicains, la Démosthène d’Ile de France avait déjà lancé : « J’ai la conviction que nous ne sommes condamnés ni au grand déclassement ni au grand remplacement ». Les cris d’orfraie et les condamnations morales d’Anne Hidalgo et des autres démocrates sont donc parfaitement artificiels. Il s’agit de montrer du doigt la patronne du conseil régional d’Ile de France comme si elle avait dit une horreur, et de lui rendre ainsi service : en criant qu’elle se radicalise, on espère faire migrer vers elle des électeurs de Marine Le Pen ou du Z, quitte à faire migrer un plus petit nombre d’électeurs de Pécresse vers Macron.

On voit donc à quoi sert la mère Hidalgo : à la même chose que Zemmour, à préparer un deuxième tour Macron Pécresse, id est une alternance centre-droit centre gauche dans la continuité mondialiste. Quant à Valérie Pécresse, ce n’est pas pour rien qu’elle a rencontré Nicolas Sarkozy : elle tente de rejouer 2007, cette présidentielle durant laquelle l’ancien ministre de l’intérieur piloté par Patrick Buisson avait pompé une bonne partie de l’électorat de Jean-Marie Le Pen grâce au Kärcher, au Mont Saint Michel et à l’identité française. Valérie Pécresse découvre ainsi le pavé de charolais, les « Français de Papier », la « France des cathédrales », celle de Péguy et des satellites. Tout cela s’inscrit dans une fin de campagne à la Cnews, tout le monde draguant à droite, y compris Macron sur le nucléaire, et même Roussel avec son « vin de chez nous ». C’est du marketing de base. Même pas des promesses, seulement de petits airs de pipeau qui n’engagent que ceux qui les écoutent.

La mise en scène du grand remplacement a deux autres fonctions. La première découle directement de ce que l’on vient de voir : il s’agit du petit remplacement, sur le plan électoral, de Marine Le Pen par Eric Zemmour. Ainsi le camp national serait-il entièrement normalisé. La deuxième est plus fondamentale : il s’agit de biaiser la notion de grand remplacement et de la vider de son sens. On sait que les deux mots « Grand Remplacement » ont été choisis en 2008 pour vulgariser un phénomène décrit et analysé trente ans auparavant par Jean-Marie Le Pen et le Front National. Il s’agit d’un phénomène démographique, culturel et politique. Or, Valérie Pécresse, elle, y voit une simple façon de voir les choses, à laquelle elle se refuse. Pire, elle l’oppose explicitement au grand déclassement : elle entre ainsi dans une analyse économique et sociologique qui répond à celles de Zemmour. Autrement dit, pour Pécresse comme pour Zemmour, très influencés l’un et l’autre sans qu’ils le reconnaissent par la pensée marxiste, la menace qui pèse aujourd’hui sur l’identité française (l’un y voit une réalité très pesante, l’autre un fantasme évitable) est d’origine économique, et non politique. Autrement dit encore, ces deux candidats utilisent une expression imprécise qui a du succès pour attirer à eux des électeurs du camp de la France, sans connaître la réalité qui se cache derrière ni partager l’analyse nécessaire à la connaître. On leur répondra par un rappel : Politique d’abord ! Et par un mot : « Chiqué » ! Vous ne faites que du chiqué !

Martin Peltier

La maladie de la démocratie

La maladie de la démocratie

« Si l’on se représente tout un peuple s’occupant de politique, et, depuis le premier jusqu’au dernier, depuis le plus éclairé jusqu’au plus ignorant, depuis le plus intéressé au maintien de l’état actuel jusqu’au plus intéressé à son renversement, possédé de la manie de discuter sur les affaires publiques et de mettre la main au gouvernement ; si l’on observe les effets que cette maladie produit dans l’existence de milliers d’êtres humains ; si l’on calcule le trouble qu’elle apporte dans chaque vie, les idées fausses qu’elle met dans une foule d’esprits, les sentiments pervers et les passions haineuses qu’elle met dans une foule d’âmes ; si l’on compte le temps enlevé au travail, les discussions, les pertes de force, la ruine des amitiés ou la création d’amitiés factices et d’affections qui ne sont que haineuses, les délations, la destruction de la loyauté, de la sécurité, de la politesse même, l’introduction du mauvais goût dans le langage, dans le style, dans l’art, la division irrémédiable de la société, la défiance, l’indiscipline, l’énervement et la faiblesse d’un peuple, les défaites qui en sont l’inévitable conséquence, la disparition du vrai patriotisme et même du vrai courage, les fautes qu’il faut que chaque parti commette tour à tour, à mesure qu’il arrive au pouvoir dans des conditions toujours les mêmes, les désastres, et le prix dont il faut les payer ; si l’on calcule tout cela, on ne peut manquer de se dire que cette sorte de maladie est la plus funeste et la plus dangereuse épidémie qui puisse s’abattre sur un peuple, qu’il n’y en a pas qui porte de plus cruelles atteintes à la vie privée et à la vie publique, à l’existence matérielle et à l’existence morale, à la conscience et à l’intelligence, et qu’en un mot il n’y eut jamais de despotisme au monde qui pût faire autant de mal. »

Fustel de COULANGES

Ce très beau texte – dont on admirera aussi bien le souffle que la densité – a été souvent cité par Maurras et l’Action française. Il a été retrouvé dans les papiers du grand historien après sa mort. La maladie qu’il décrit c’est la démocratie. L’auteur de La Cité antique en avait analysé le fonctionnement et perçu toute la malfaisance. Ses observations valent pour les démocraties modernes que cette maladie frappe plus ou moins suivant qu’elles n’ont pas ou qu’elles ont des garde-fous. En France, ces garde-fous sont quasi inexistants. Il est proclamé de façon constante que rien n’est supérieur à la prétendue volonté du peuple. Rien de sacré ne s’impose à elles. Pour capter la volonté populaire, les partis et les clans peuvent user sans vergogne de tous les moyens, promesses démagogiques, tromperies, intimidations.

 

Des luttes féroces

 Sans doute, serait-il excessif de parler dans la France d’aujourd’hui de « tout un peuple s’occupant de politique » : l’abstention progresse et les partis politiques de droite comme de gauche désintéressent de plus en plus. Il reste que la lutte des hommes, des clans, des partis pour le pouvoir est continuelle et que ses effets se font sentir sur la vie sociale comme sur le gouvernement et l’administration du pays. Fustel de Coulanges fait ressortir combien la compétition acharnée pour le pouvoir est malsaine. Quand il parle d’« amitiés factices et d’affections qui ne sont que haineuses », on ne peut s’empêcher de penser au spectacle que nous donnent nos politiciens, et particulièrement aux coups bas qu’ils se portent entre eux pour occuper la première place. Les luttes les plus féroces ont lieu à l’intérieur des partis. La lutte pour le pouvoir n’a pas le caractère d’une compétition loyale dominée par le souci des intérêts du pays mais d’une guerre civile larvée où chacun se réclame de la démocratie à l’encontre de son adversaire. Après le scrutin, les vainqueurs proclament partout : « On a gagné », et entreprennent d’écraser les vaincus en défaisant ce que leurs prédécesseurs ont pu réaliser. Le pays pâtit naturellement de ces luttes continuelles qui entretiennent un trouble permanent. Il lui arrive même d’être ainsi conduit au désastre comme en 1940 où s’effondra la IIIe République. Fustel de Coulanges fait ressortir aussi la dégradation des mœurs, « l’introduction du mauvais goût dans le langage, dans le style, dans l’art », et tout ce qui contribue à « l’énervement… d’un peuple ». L’histoire de nos républiques en témoigne. La démocratie conduit à la perte des qualités qui font les peuples forts. Elle compromet l’avenir en reportant à plus tard le règlement des problèmes qu’elle n’ose pas régler maintenant par électoralisme.

 

Un diagnostic sévère
Le jugement de Fustel de Coulanges est sévère. Pourtant l’historien n’était pas un polémiste, c’est en observateur des régimes politiques qu’il porte un diagnostic sur la démocratie. Il y voit une forme de despotisme. Cela choquera les tenants du “politiquement correct“ qui opposent volontiers la démocratie et la dictature. Il existe pourtant un despotisme de la démocratie. L’ennui, c’est qu’on peut se débarrasser d’un dictateur en le renversant, mais la démocratie, elle, prétend émaner du peuple, alors même qu’elle le trompe et l’asservit intellectuellement et mentalement.

Et toi, quel militant es-tu ? 

Et toi, quel militant es-tu ? 

Nous donnons ci-après, pour l’édification de nos fidèles lecteurs, un extrait d’une lettre privée, adressée à Charles Maurras par l’amiral Antoine Schwerer (1862-1936), président de la Ligue d’Action française au début des années 1930. Nous souhaitons que les observations sagaces – et toujours d’actualité – du grand Chef militaire et politique que fut l’Amiral, suscitent chez eux des réflexions salutaires sur leur propre action (ou inaction suivant les cas), afin qu’elle serve toujours plus efficacement et dans la discipline la Cause nationale et royale, seule digne d’un bon Français.


« Nos ligueurs de toutes les régions peuvent se diviser en trois catégories :

« 1°/ Ceux qui sont fidèles, dévoués, actifs. Ils agissent avec plus ou moins d’adresse selon leurs moyens ; mais ils sont disciplinés, sont toujours prêts à suivre les directives qu’on leur donnera. On peut toujours compter sur eux. Je n’ose pas dire qu’ils forment la majorité.

« 2°/ Ceux qui certainement désirent le rétablissement de la monarchie, qui sont au fond assez attachés à l’AF mais qui n’ont pas en elle la foi robuste qui serait nécessaire. Ils ne font pas grand-chose, soit parce qu’ils sont incapables, soit parce qu’ils ont peur de se compromettre et de plus ils se laissent facilement troubler par tous les bobards. Il faudrait constamment les soutenir, relever leur moral. Après une réunion, ils sont rassérénés, pleins d’ardeur ; ils me répètent à l’envi une phrase, toujours la même et qui finit par m’agacer : « Amiral, comme vous nous avez fait du bien ! ». Ils promettent de travailler. Et puis huit jours après, ils n’y pensent plus.

« 3°/ Enfin, il y a ceux qui dans l’AF voudraient ne voir qu’une sorte de cercle mondain. Ils voudraient surtout la diriger, donner des conseils. Ils sont toujours prêts à critiquer, jamais à agir. Ceux-là sont beaucoup plus nuisibles qu’utiles. Je ne désire qu’une chose, c’est les voir quitter la Ligue. »

Amiral Schwerer


Et toi quel militant es-tu ?

GPA : le nouvel esclavage

GPA : le nouvel esclavage

La Croix titrait le 18 janvier de cette année : « La fin annoncée de l’adoption en Ukraine relance le débat sur la GPA », commentant : « La réforme de l’adoption doit être votée définitivement ce mardi 18 janvier. Elle limite davantage l’adoption internationale. Elle ne sera plus possible dans certains pays, comme en Ukraine, alors que dans ce pays perdure la gestation pour autrui, comme le dénoncent certaines associations. ». Cette bataille de la GPA, nous la perdrons, comme toutes les autres, la machine à broyer les consciences étant trop forte pour que nous puissions lui résister. Qu’importe, notre combat doit se poursuivre et nous devons lutter de toutes nos forces contre toutes les nouvelles barbaries.

Ne nous leurrons pas, le mariage pour tous fut une porte ouverte à la PMA, PMA qui elle- même nous commandera d’autoriser la GPA. Mais qu’est-ce que la GPA si ce n’est la chosification de l’enfant, la réduction d’une personne à un bien dont d’autres peuvent disposer pour assouvir leurs désirs ? La GPA est un nouvel esclavage. Quelle différence entre la mère qui portera en elle un enfant pour autrui et les marchés d’esclaves ? Un vendeur, un acheteur, un marché. La finalité de l’acte ? Je ne vois guère de différence et m’étonne que l’Homme blanc si friand de repentance ne s’offusque pas d’instaurer ce nouvel esclavage. Disons-le tout net, la GPA n’ira pas sans trafic d’enfants. Comment pouvons-nous en être aussi sûrs ? Nous n’avons qu’à regarder les pays européens qui pratiquent déjà légalement la GPA rémunérée : la Géorgie, la Russie, l’Ukraine et l’Albanie.

En Géorgie, le 25 août 2020, la ministre de la Justice Tea Tsulukiani a introduit les nouveaux amendements qui restreignent la loi sur les mères porteuses. Désormais, les parents d’intention, « impliquant à nouveau une femme et un homme seulement », doivent avoir vécu ensemble depuis au moins un an avant d’entamer les procédures de GPA. Marié ou non, le couple, confronté ou non à des problèmes d’infertilité, qui souhaite réellement avoir et élever un enfant, doit s’engager à l’éduquer et « ne pas prendre l’enfant en Géorgie pour violer ensuite ses droits ». Nous ne nous arrêterons pas sur la médiocrité de ces restrictions si peu contraignantes – marié ou non, confronté ou non à des problèmes d’infertilité, une seule année de vie commune, etc -, mais sur ce qu’elles signifient. Ces différentes décisions visent à empêcher – ou du moins à limiter – le trafic d’enfants ou la traite des nourrissons. Parlons clairement : si ces amendements furent faits c’est parce que ce trafic existe et est rendu possible par la législation à travers la notion même de GPA rémunérée.

Trois choses. Premièrement, la GPA en elle-même fait de l’enfant un objet. Deuxièmement, il est donc naturel qu’elle puisse être rémunérée, tout bien peut être l’objet d’un marché. Troisièmement, tout marché n’est contrôlable qu’à un certain degré et engendre des réseaux parallèles non surveillés. Qu’importe les amendements votés, la Géorgie s’est engagée dans une voie sans issue où la misère humaine sera exploitée et les enfants vendus. La GPA acceptée, aucune digue philosophique ne peut empêcher les pires dérives. Que penser de ces enfants commandés avant le confinement et qui ne purent être livrés à leurs « parents » d’adoption ? Ils subissent le même sort que les autres marchandises, c’est-à-dire qu’ils sont stockés en attendant de pouvoir être livrés ; la situation de ces bébés est particulièrement dramatique en Ukraine où ils sont réunis dans des pouponnières improvisées par les agences de GPA. Ces bébés passent leurs premières semaines en isolement, quel traumatisme cela peut générer et quelle abomination est présente sous nos yeux. « Même dans les cas où les commanditaires viennent réceptionner l’enfant, l’enfant est toujours séparé de sa mère de naissance, délibérément exposé au risque bien connu de la blessure d’abandon, un choc traumatique majeur qui, s’il est révélé par les circonstances présentes, existe dans toutes les GPA » (Infochrétienne.com). Et que dire des commandes qui seront abandonnées pour diverses raisons ? Nous nous rappelons de ce fait sordide qui eut lieu en 2014. Un couple d’Australiens commande une enfant en Thaïlande, malheureusement celle-ci était trisomique et souffrait de problèmes cardiaques ; ce même couple renonça donc à la prendre, abandonnant la commande, et prirent sa sœur en parfaite santé. Quand la qualité n’est pas au rendez-vous, on exige un échange ou un remboursement. Ou plus récemment, en 2021, ce couple d’Italiens qui abandonnèrent une petite ukrainienne : « « Une affaire qui fait froid dans le dos ». « Celle d’une petite fille d’un an née d’une gestation pour autrui commandée par un couple italien et ensuite abandonnée à Kiev, comme un objet entassé dans un entrepôt ». Simona Baldassarre, députée européenne, a porté l’affaire sur le plan politique. Les commanditaires italiens s’étaient rendus à Kiev en août 2020 pour avoir recours à une mère porteuse. Mais, après avoir pourtant reconnu l’enfant, le couple la confie « à une baby-sitter trouvée sur place par l’intermédiaire d’une agence d’intérim ». Aujourd’hui, suite à l’intervention du Service de coopération policière internationale, en collaboration avec la Croix-Rouge italienne, la petite fille va regagner l’Italie pour y être confiée à l’adoption » (Génèthique).

L’observation des horreurs qui se produisent dans les pays où la GPA rémunérée est légale doit être un de nos principaux arguments dans notre lutte contre cette pratique inique qui s’oppose fondamentalement à la dignité de l’Homme.

 

Guillaume Staub

Il faut détruire l’OPI – Z

Il faut détruire l’OPI – Z

Éric Zemmour n’est pas le phénomène radicalement neuf, l’OPNI, l’objet politique non identifié, que présentent les médias, et qui s’est présenté lui-même ainsi chez Hanouna ou face aux abstentionnistes. Pas plus que ne l’est Mélenchon, vieux cheval de retour du PS qui s’est découvert insoumis quand il fut repu.

C’est un objet politique très bien identifié et utilisé comme tel par le système. Cet OPI, il est du devoir du camp national de le détruire si nous voulons faire quelque chose pour la France.

Je précise (il faut mettre les pieds dans le plat quand on utilise le mot détruire) que je n’ai rien contre l’homme Zemmour : ce fut un bon camarade au Quotidien de Paris jadis. Il ne brillait pas par un talent particulier mais montrait du courage, de la volonté, et un intérêt certain pour l’histoire de France : je lui souhaite tout le bonheur possible. Voilà huit ans, j’ai commis sur lui une brochure où j’essayais de brosser sereinement ses ombres et ses lumières, je n’ai nulle raison de forcer sur celles-là : c’est sa candidature qui est une mauvaise chose, une très mauvaise chose pour la France.

Reportons-nous à l’Été 2021, au moment où a commencé Zemmour Saison II, Z le politique, ou j’y va-t-y, j’y va-t-y pas. (La Saison I avait été : Zemmour le polémiste vedette qui rabat le caquet des chantres du politiquement correct). Donc, revenons en août 2021 : toutes les études, tous les sondages donnaient le premier tour de la prochaine présidentielle plié. Quelques-uns s’en réjouissaient, la plupart le déplorait, le second tour opposerait Emmanuel Macron à Marine Le Pen, comme en 17. La candidature de Zemmour a eu pour effet mécanique de faire baisser Marine Le Pen, donc de faire baisser aussi la note d’accès au second tour. Au profit de qui ? Dans une chronique à l’époque je discernais deux possibilités : soit aux écologistes, soit aux républicains, la gauche s’étant débrouillée déjà pour couper son maigre carpaccio en tagliatelles minuscules (Depuis, Christiane Taubira a aggravé la chose, comme elle le fit en 2002 : la Franc Maçonnerie a décidé de situer la présidentielle à « droite »). Comme Jadot et sa copine Sandrine se sont arrangés pour miner l’autoroute pourtant toute tracée des verts, c’est donc à Valérie Pécresse que risque de profiter le crime Zemmour.
La question pour un Français est maintenant, pourquoi voter, pour quoi voter, contre quoi voter ? Réponse : contre une révolution mondiale et globale, spirituelle, qui au nom des superstitions du climat, de l’antiracisme, des pandémies et du moralisme LGBTQ, entend liquider la France et l’Europe chrétiennes au profit d’un empire sans frontières d’aucune sorte. Cette révolution, je l’ai nommée la révolution arc-en-ciel. Dans cette perspective, Macron et Pécresse sont équivalents, équivalents aussi les altermondialistes Jadot et Mélenchon. :

Mais pourquoi, diront certains, puisqu’elle a été mauvaise, ne pas miser carrément Zemmour ? Il dit certaines choses agréables à entendre ! Pourquoi ? Parce qu’il les dit tard, il les dit mal, il ne dit pas tout ce qu’il faudrait dire, et ce qu’il dit, il le dit expressément pour capter l’électorat patriote. Parce qu’il a été autorisé et promu par des milliardaires propriétaires de presse à cette fin. Parce que son premier souci n’est pas la France. Je vous conseille de lire à ce sujet le livre de Youssef Hindi, l’autre Zemmour, après le mien. Et parce que, loin de combattre la révolution arc-en-ciel  qui nous menace, il réduit le combat à la question de l’immigration, et même de l’islam : c’est nécessaire, ce n’est pas suffisant. Et cette erreur de jugement est le fruit de son communautarisme, que ses parrains financent.

Si, par malheur, l’OPI Z passait devant Marine Le Pen à cette élection, cela se traduirait par la normalisation du camp national au profit du système.

Martin Peltier 

SOUVENIR DU 6 FÉVRIER 1934

SOUVENIR DU 6 FÉVRIER 1934

Le «devoir de mémoire » n’est pas un monopole de nos adversaires, et les patriotes et nationalistes doivent se souvenir, et amener la collectivité nationale à se souvenir avec eux. C’est aussi, pour les chrétiens que nous sommes, l’occasion de prier Dieu d’accueillir ces morts qui nous sont chers.

La date du 6 février rappelle aux Parisiens l’anniversaire douloureux de la juste manifestation du 6 février 1934 et de sa sanglante répression.

En janvier 1934, alors que le gouvernement de la France était dirigé par le franc-maçon Chautemps, éclata une affaire criminelle qui mettait en évidence la collusion entre plusieurs politiciens, et un escroc de haut vol. Celui-ci, Alexandre Stavisky, était un aventurier cosmopolite qui savait échapper aux condamnations. Il  avait organisé une fraude au travers du Crédit municipal de Bayonne. Cet organisme financier attirait des souscripteurs par la promesse de revenus, lesquels provenaient en fait des apports de nouveaux entrants. Une telle manipulation n’était possible qu’avec le soutien intéressé de politiciens, de magistrats et de journaux, et il s’avéra notamment que Stavisky était lié avec des parlementaires radicaux et francs-maçons, et même un ministre en place !

Alors que le scandale battait son plein, Stavisky  fut retrouvé agonisant dans un chalet des Alpes, et il est probable qu’il « fut suicidé » (l’usage au passif de ce verbe, incorrection apparente au plan de la langue, n’est pas innocent !) Dans ce climat délétère, les manifestations de Parisiens exaspérés par la révélation de la corruption des politiques se succédaient depuis janvier, aux cris de « A bas les voleurs !». Elles atteignirent leur apogée le 6 février, alors que les participants étaient nombreux place de la Concorde et aux abords de la Chambre des Députés. Il y avait parmi eux des anciens combattants (encore jeunes à cette époque !), des membres de ligues patriotiques (Camelots du Roi, Jeunesses Patriotes, Solidarité française, Croix de Feu…), mais aussi de simples citoyens …Cependant, selon un mot célèbre, si la République ne sait pas gouverner, elle sait se défendre. Comme les protestataires tentaient de s’approcher de la Chambre, qui était alors le centre du pouvoir, le gouvernement n’hésita pas à faire tirer et il y eut entre 15 et 40  morts (selon que l’on tient compte des effets immédiats ou des suites) et plus de  2000 blessés parmi les manifestants.

Le récit officiel, tel que les médias menteurs le donnent généralement de nos jours, est tout différent :  les protestataires sont devenus des factieux, voire des fascistes, et le gouvernement complice des corrompus est devenu le rempart de la République et de la démocratie. En réalité, les accusations de complot contre le régime sont fallacieuses. Les états-majors des ligues ont incité à des manifestations de protestation, mais, faute d’entente entre eux et d’objectifs politiques précis, ils sont restés loin des affrontements ou même ont dissuadé leurs militants de tenter d’envahir la Chambre des Députés. Maurras, en particulier, n’a pas tenté de profiter de l’évènement . L’on discute d’ailleurs encore de nos jours sur la question de savoir si les chefs des mouvements nationalistes  ont ainsi agi avec une sage prudence, ou s’ils ont laissé perdre une occasion historique de mettre fin à un régime incapable et corrompu. Quoi qu’il en soit, les ligues n’ont pas voulu, ce jour-là, renverser la République. Cela a d’ailleurs provoqué par la suite une réaction activiste, le complot de la Cagoule.

Quelques mots encore sur l’escamotage qui a suivi le 6 février: au lendemain de l’émeute, le responsable de la répression sanglante, le gouvernement du radical Daladier, qui avait succédé à Chautemps, a dû laisser la place à un gouvernement d’union nationale, avec notamment la présence du très populaire Maréchal Pétain. Mais ce ne  fut qu’un tour de passe-passe : les parlementaires obtinrent ainsi le retour au calme et, quelques mois plus tard, se débarrassèrent de ce gouvernement qui leur avait été imposé. Nous avons connu quelque chose de semblable à notre époque, après la révolte des Gilets Jaunes, que des Black Blocks bien utiles  au gouvernement ont envoyé dans le décor… Oui, vraiment, la République sait toujours se défendre contre les insurrections du pays réel…

François MARCERON

La femme comme butin

La femme comme butin

Dans son dernier livre, publié en septembre 2021 pour préparer sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, La France n’a pas dit son dernier mot (éd. Rubempré), Zemmour prend fait et cause pour les prédateurs sexuels. Le sujet le préoccupe visiblement, puisqu’il y revient à six reprises, du début de son livre, page 10, jusqu’à la fin, page 329. Or, nous allons le voir, ce n’est pas du tout anecdotique, c’est en réalité une question de civilisation.

« Pas un jour sans qu’un “porc” ne soit balancé à la vindicte générale : peu importe la réalité des faits, la présomption d’innocence… s’il est célèbre, c’est encore mieux » (p. 10).

On pourrait négliger le fait que Zemmour soit visiblement un obsédé sexuel qui ne nous épargne pas ses sous-entendus graveleux – il parle à toutes les pages des “jambes” des jolies femmes, laissant entendre par cet euphémisme qu’en réalité il vise plus haut… Mais sa complaisance pour les prédateurs sexuels est impardonnable.

« Ce qu’on considérait naguère avec horreur comme d’odieuses habitudes américaines était entré dans la culture française. Le retentissement de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn avait été un détonateur. On avait alors reproché aux journalistes français d’avoir caché le libertinage de l’ancien ministre des finances. Ce qui était à leur honneur était devenu leur honte » (p. 19).

On remarquera au passage l’amalgame entre le viol et le libertinage.

Et encore, toujours à propos de l’affaire du Sofitel :

« Cette ridicule affaire ancillaire nous ramenait à Karl Marx, qui, lui, avait engrossé la bonne. Autre temps, autre mœurs. J’y vois la confirmation de cette “féminisation de la société” contre laquelle je m’étais élevé dans un de mes livres… Dans une société traditionnelle, l’appétit sexuel des hommes va de pair avec le pouvoir ; les femmes sont le but et le butin de tout homme doué qui aspire à s’élever dans la société (sic). Les femmes le reconnaissent, l’élisent, le chérissent… » (p. 138).

Cynisme et imposture

Je ne suis pas sûr que toutes les femmes soient ravies d’être tenues pour le “butin” du sieur Zemmour, qui, dans sa fatuité, se considère à l’évidence lui-même comme l’archétype de “tout homme doué qui aspire à s’élever dans la société”. Mais il y a mieux encore que ce cynisme odieux, que cet exhibitionnisme subliminal, que cette frénésie lubrique, et on le trouve à la page suivante :

« DSK, menottes derrière le dos entre deux cops new-yorkais, marchant tête baissée, c’est un renversement de mille ans de culture royale et patriarcale française (sic !). C’est une castration de tous les hommes français. Le séducteur est devenu un violeur, le conquérant un coupable » (p. 139).

Ici, on n’est plus dans l’anecdote. Le fourbe Zemmour révèle son imposture dans toute son horreur, en même temps que sa véritable identité. Car c’est la courtoisie, laquelle a mis la femme sur un piédestal, qui a fait l’identité de la France depuis mille ans.

La place éminente qu’a toujours occupée la femme dans les sociétés occidentales est la marque la plus sûre de la grandeur de notre civilisation. On n’a pas attendu en France la révolution de l’égalitarisme et les revendications du féminisme pour reconnaître au sexe faible bien des titres de supériorité sur l’homme (au sens du latin vir). Et cela conférait à la femme de justes privilèges. La galanterie est déjà un beau mot, en dépit d’une certaine équivoque, mais la courtoisie, dont les codes ont été forgés à l’apogée du moyen âge, a une tout autre portée. Or, la courtoisie ne se conçoit pas sans la femme ; elle n’existe à vrai dire que par et pour la femme, car c’est celle-ci qui l’inspire. C’est grâce à la courtoisie, en raison donc de ces principes que la femme a su imposer à l’homme pour qu’il se civilisât en dominant ses instincts, que nous pouvons espérer échapper à un monde de brutes.

La courtoisie n’a de sens que dans une société dont la femme est reine. Comment ne le serait-elle pas, du reste, pour les catholiques – c’est-à-dire pour tous les Occidentaux jusqu’à la prétendue réforme du XVIe siècle -, qui vénèrent la Vierge Marie, Notre-Dame, et qui l’implorent dans leurs malheurs ? Le personnage le plus emblématique de l’histoire de France, celui qui en a été le sauveur par excellence, n’est pas un roi, c’est une jeune fille simple, sainte Jeanne d’Arc, que les Anglais et leurs complices ont immolée à Rouen, mais dont le sacrifice a donné à la France la volonté de se délivrer.

Solidarité abjecte

Nous ne pouvons donc qu’être atterrés de ce qui pourrait faire croire à l’étranger que la France aurait avili l’image de la femme. Quelques semaines avant le scandale du 14 mai 2011 à La Nouvelle York, Christian Jacob, à l’époque patron des députés UMP, mû par une sorte de pressentiment, avait déjà dénoncé en Dominique Strauss-Kahn un individu déraciné qui ne pouvait représenter notre pays. M. Jacob ne s’attendait sûrement pas à avoir raison si tôt, et à ce point, en dépit de la batterie de casseroles tintinnabulant que traînait le directeur général du FMI. Accusé d’avoir violé une femme de chambre du Sofitel, celui-ci a sali la réputation de la France dans le monde. La solidarité abjecte que lui ont témoignée ses amis, ses affidés et ses congénères comme Zemmour est toute à leur déshonneur.

Honneur, courtoisie : comprennent-ils seulement ce que cela signifie ? C’est pourtant dans ces valeurs éternelles que notre peuple puise la force de durer dans l’histoire.

Mais, pour cet immigré algérien qui n’a pas une goutte de sang français, c’est un prédateur sexuel, un satyre, un pervers échangiste, du reste d’origine étrangère comme lui, qui est devenu le symbole de la France française. Le fourbe Zemmour singe les Français, mais il révèle malgré lui à quel point il nous est étranger dans son essence, en dépit de son verbiage et de ses tours de joueur de bonneteau.

Même le fanatique musulman Tariq Ramadan a droit à la faveur de Zemmour :

« Je demeure convaincu que Tariq Ramadan est tombé dans un piège. Les jeunes femmes qui l’accusent expliquent qu’elles ne peuvent se détacher de lui… C’est cette fameuse notion “d’emprise”, dernière trouvaille des féministes pour criminaliser l’homme bourreau éternel, sans se rendre compte, dans leur hargne vindicative, que leur définition de “l’emprise” et de ses effets pervers ressemble comme une sœur à ce qu’on appelait jadis “les affres de l’amour”. » Et Zemmour de présenter le pauvre Ramadan comme une “victime” du journaliste qui l’interrogeait à sa sortie de prison (p. 148).

Dans un article de Marianne.net du 28 septembre 2021 intitulé “Ces passages extrêmement graves à propos de DSK et de Tarik Ramadan dans le livre d’Eric Zemmour”, Malika Sorel-Sutter rapporte qu’en décembre 2018 Le Journal du dimanche “révélait l’existence de chaleureux messages échangés entre Eric Zemmour et Tarik Ramadan”, qui se concluaient par des “Amitiés” et des “Embrassades”, ajoutant que Zemmour, pour s’en expliquer, avait évoqué une simple “cordialité orientale” (sic).

Corps étranger

Zemmour revient sans cesse sur la question, c’est pour lui une obsession. C’est même le seul fil conducteur de son interminable récit. Évoquant la mort de Sean Connery, qui avait créé le personnage de James Bond au cinéma, Zemmour écrit avec nostalgie que l’acteur avait vécu à « une époque où la virilité n’était pas dénigrée, ostracisée, vilipendée, voire diabolisée, pénalisée ; une époque où un séducteur, “un homme qui aimait les femmes”, n’était pas considéré comme un violeur en puissance » (p. 329).

Vous admirerez cette apologie de la liberté du coq dans le poulailler.

Zemmour prend donc la défense de Strauss-Kahn, de Tariq Ramadan et des prédateurs sexuels en général. Ceux qui voudraient y voir le plaidoyer pro domo d’un individu libidineux qui s’identifie à ces deux malheureuses victimes du féminisme ne seraient que de vilaines gens…

Mais quand même, quand Zemmour raconte ce qu’on lui a dit pour le dissuader d’y aller, on a des doutes :

« Des amis me mettaient en garde. Ma vie privée serait étalée à l’encan ; mes frasques, mes amours, “mon misérable petit tas de secrets”, comme disait Malraux, seraient sortis de l’ombre protectrice. Mediapart est déjà sur ton dos, ils vont te trouver une fille qui t’accusera d’agression sexuelle, de viol ; c’est facile aujourd’hui ; il suffit qu’elle se déclare sous emprise. Et une femme sous emprise, qu’est-ce que c’est, sinon ce qu’on appelait naguère une femme amoureuse ? » (p. 18).

Ce passage ressemble furieusement à un contre-feu. On peut en dire autant de la couverture de Paris-Match du 23 septembre 2021 où l’on voit Zemmour et sa directrice de campagne, Sarah Knafo, tendrement enlacés en costume de bain. (Ce n’étaient pas du tout des photos volées prises par des paparazzi, comme Zemmour l’a prétendu ; il est prouvé que le reportage a été fait avec son accord ; du reste, l’article est à la gloire de Zemmour et de sa maîtresse.)

La vision de la femme oppose nettement l’Orient à l’Occident. Choc des civilisations ! (Ce sont des notions culturelles et non géographiques. La civilisation dite “orientale” s’étend de Kaboul à Casablanca. Elle englobe donc l’Afrique du nord, autrement dit le Maghreb, bien que ce mot signifie “Occident” en arabe.) Le voile islamique et les autres règles vestimentaires imposées aux Juives comme aux musulmanes en sont une manifestation éloquente, étant observé que le judaïsme est une religion orientale au même titre que l’islam. Ces deux religions sont isomorphes : l’islam est un judaïsme universaliste, le judaïsme est un islam raciste.

Dans la civilisation orientale, la femme est une proie pour l’homme, un “butin”, comme dit cyniquement Zemmour. Dans l’Occident chrétien, au contraire, la femme est une déesse à laquelle on adresse des poèmes qui ressemblent à des prières. Pour un Occidental de bonne souche, la femme est la merveille de la création et la preuve de l’existence de Dieu. Moïse Eric Zemmour, quant à lui, de par son atavisme, sa famille, son milieu, sa culture, est aux antipodes de cette conception de la femme. Zemmour, dont le nom signifie “olive” en tamazight, langue des Berbères, dont tous les ancêtres étaient des Juifs d’Afrique du nord comme lui, est oriental de part en part, à l’instar de Strauss-Kahn (Juif achkénaze, donc d’origine turque) ou de Tariq Ramadan (musulman arabe d’origine égyptienne). Ce sont en quelque sorte ses doubles, en toute « solidarité orientale ». Il n’est pas assimilé, il ne fait que semblant de l’être. C’est un Français de papier : “Eric à l’état civil, Moïse à la synagogue” ; “Juif à la maison, français de la rue”, a-t-il lâché impudemment – et imprudemment -, pensant visiblement qu’il pouvait tout se permettre. Le mépris de Zemmour pour la femme, qui n’est pour lui qu’un “butin”, prouve qu’il est un corps étranger à la France, nation d’Occident.

Source : Zemmour, la femme et l’Occident | Henry de Lesquen