Il faut détruire l’OPI – Z

Il faut détruire l’OPI – Z

Éric Zemmour n’est pas le phénomène radicalement neuf, l’OPNI, l’objet politique non identifié, que présentent les médias, et qui s’est présenté lui-même ainsi chez Hanouna ou face aux abstentionnistes. Pas plus que ne l’est Mélenchon, vieux cheval de retour du PS qui s’est découvert insoumis quand il fut repu.

C’est un objet politique très bien identifié et utilisé comme tel par le système. Cet OPI, il est du devoir du camp national de le détruire si nous voulons faire quelque chose pour la France.

Je précise (il faut mettre les pieds dans le plat quand on utilise le mot détruire) que je n’ai rien contre l’homme Zemmour : ce fut un bon camarade au Quotidien de Paris jadis. Il ne brillait pas par un talent particulier mais montrait du courage, de la volonté, et un intérêt certain pour l’histoire de France : je lui souhaite tout le bonheur possible. Voilà huit ans, j’ai commis sur lui une brochure où j’essayais de brosser sereinement ses ombres et ses lumières, je n’ai nulle raison de forcer sur celles-là : c’est sa candidature qui est une mauvaise chose, une très mauvaise chose pour la France.

Reportons-nous à l’Été 2021, au moment où a commencé Zemmour Saison II, Z le politique, ou j’y va-t-y, j’y va-t-y pas. (La Saison I avait été : Zemmour le polémiste vedette qui rabat le caquet des chantres du politiquement correct). Donc, revenons en août 2021 : toutes les études, tous les sondages donnaient le premier tour de la prochaine présidentielle plié. Quelques-uns s’en réjouissaient, la plupart le déplorait, le second tour opposerait Emmanuel Macron à Marine Le Pen, comme en 17. La candidature de Zemmour a eu pour effet mécanique de faire baisser Marine Le Pen, donc de faire baisser aussi la note d’accès au second tour. Au profit de qui ? Dans une chronique à l’époque je discernais deux possibilités : soit aux écologistes, soit aux républicains, la gauche s’étant débrouillée déjà pour couper son maigre carpaccio en tagliatelles minuscules (Depuis, Christiane Taubira a aggravé la chose, comme elle le fit en 2002 : la Franc Maçonnerie a décidé de situer la présidentielle à « droite »). Comme Jadot et sa copine Sandrine se sont arrangés pour miner l’autoroute pourtant toute tracée des verts, c’est donc à Valérie Pécresse que risque de profiter le crime Zemmour.
La question pour un Français est maintenant, pourquoi voter, pour quoi voter, contre quoi voter ? Réponse : contre une révolution mondiale et globale, spirituelle, qui au nom des superstitions du climat, de l’antiracisme, des pandémies et du moralisme LGBTQ, entend liquider la France et l’Europe chrétiennes au profit d’un empire sans frontières d’aucune sorte. Cette révolution, je l’ai nommée la révolution arc-en-ciel. Dans cette perspective, Macron et Pécresse sont équivalents, équivalents aussi les altermondialistes Jadot et Mélenchon. :

Mais pourquoi, diront certains, puisqu’elle a été mauvaise, ne pas miser carrément Zemmour ? Il dit certaines choses agréables à entendre ! Pourquoi ? Parce qu’il les dit tard, il les dit mal, il ne dit pas tout ce qu’il faudrait dire, et ce qu’il dit, il le dit expressément pour capter l’électorat patriote. Parce qu’il a été autorisé et promu par des milliardaires propriétaires de presse à cette fin. Parce que son premier souci n’est pas la France. Je vous conseille de lire à ce sujet le livre de Youssef Hindi, l’autre Zemmour, après le mien. Et parce que, loin de combattre la révolution arc-en-ciel  qui nous menace, il réduit le combat à la question de l’immigration, et même de l’islam : c’est nécessaire, ce n’est pas suffisant. Et cette erreur de jugement est le fruit de son communautarisme, que ses parrains financent.

Si, par malheur, l’OPI Z passait devant Marine Le Pen à cette élection, cela se traduirait par la normalisation du camp national au profit du système.

Martin Peltier 

SOUVENIR DU 6 FÉVRIER 1934

SOUVENIR DU 6 FÉVRIER 1934

Le «devoir de mémoire » n’est pas un monopole de nos adversaires, et les patriotes et nationalistes doivent se souvenir, et amener la collectivité nationale à se souvenir avec eux. C’est aussi, pour les chrétiens que nous sommes, l’occasion de prier Dieu d’accueillir ces morts qui nous sont chers.

La date du 6 février rappelle aux Parisiens l’anniversaire douloureux de la juste manifestation du 6 février 1934 et de sa sanglante répression.

En janvier 1934, alors que le gouvernement de la France était dirigé par le franc-maçon Chautemps, éclata une affaire criminelle qui mettait en évidence la collusion entre plusieurs politiciens, et un escroc de haut vol. Celui-ci, Alexandre Stavisky, était un aventurier cosmopolite qui savait échapper aux condamnations. Il  avait organisé une fraude au travers du Crédit municipal de Bayonne. Cet organisme financier attirait des souscripteurs par la promesse de revenus, lesquels provenaient en fait des apports de nouveaux entrants. Une telle manipulation n’était possible qu’avec le soutien intéressé de politiciens, de magistrats et de journaux, et il s’avéra notamment que Stavisky était lié avec des parlementaires radicaux et francs-maçons, et même un ministre en place !

Alors que le scandale battait son plein, Stavisky  fut retrouvé agonisant dans un chalet des Alpes, et il est probable qu’il « fut suicidé » (l’usage au passif de ce verbe, incorrection apparente au plan de la langue, n’est pas innocent !) Dans ce climat délétère, les manifestations de Parisiens exaspérés par la révélation de la corruption des politiques se succédaient depuis janvier, aux cris de « A bas les voleurs !». Elles atteignirent leur apogée le 6 février, alors que les participants étaient nombreux place de la Concorde et aux abords de la Chambre des Députés. Il y avait parmi eux des anciens combattants (encore jeunes à cette époque !), des membres de ligues patriotiques (Camelots du Roi, Jeunesses Patriotes, Solidarité française, Croix de Feu…), mais aussi de simples citoyens …Cependant, selon un mot célèbre, si la République ne sait pas gouverner, elle sait se défendre. Comme les protestataires tentaient de s’approcher de la Chambre, qui était alors le centre du pouvoir, le gouvernement n’hésita pas à faire tirer et il y eut entre 15 et 40  morts (selon que l’on tient compte des effets immédiats ou des suites) et plus de  2000 blessés parmi les manifestants.

Le récit officiel, tel que les médias menteurs le donnent généralement de nos jours, est tout différent :  les protestataires sont devenus des factieux, voire des fascistes, et le gouvernement complice des corrompus est devenu le rempart de la République et de la démocratie. En réalité, les accusations de complot contre le régime sont fallacieuses. Les états-majors des ligues ont incité à des manifestations de protestation, mais, faute d’entente entre eux et d’objectifs politiques précis, ils sont restés loin des affrontements ou même ont dissuadé leurs militants de tenter d’envahir la Chambre des Députés. Maurras, en particulier, n’a pas tenté de profiter de l’évènement . L’on discute d’ailleurs encore de nos jours sur la question de savoir si les chefs des mouvements nationalistes  ont ainsi agi avec une sage prudence, ou s’ils ont laissé perdre une occasion historique de mettre fin à un régime incapable et corrompu. Quoi qu’il en soit, les ligues n’ont pas voulu, ce jour-là, renverser la République. Cela a d’ailleurs provoqué par la suite une réaction activiste, le complot de la Cagoule.

Quelques mots encore sur l’escamotage qui a suivi le 6 février: au lendemain de l’émeute, le responsable de la répression sanglante, le gouvernement du radical Daladier, qui avait succédé à Chautemps, a dû laisser la place à un gouvernement d’union nationale, avec notamment la présence du très populaire Maréchal Pétain. Mais ce ne  fut qu’un tour de passe-passe : les parlementaires obtinrent ainsi le retour au calme et, quelques mois plus tard, se débarrassèrent de ce gouvernement qui leur avait été imposé. Nous avons connu quelque chose de semblable à notre époque, après la révolte des Gilets Jaunes, que des Black Blocks bien utiles  au gouvernement ont envoyé dans le décor… Oui, vraiment, la République sait toujours se défendre contre les insurrections du pays réel…

François MARCERON

La femme comme butin

La femme comme butin

Dans son dernier livre, publié en septembre 2021 pour préparer sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, La France n’a pas dit son dernier mot (éd. Rubempré), Zemmour prend fait et cause pour les prédateurs sexuels. Le sujet le préoccupe visiblement, puisqu’il y revient à six reprises, du début de son livre, page 10, jusqu’à la fin, page 329. Or, nous allons le voir, ce n’est pas du tout anecdotique, c’est en réalité une question de civilisation.

« Pas un jour sans qu’un “porc” ne soit balancé à la vindicte générale : peu importe la réalité des faits, la présomption d’innocence… s’il est célèbre, c’est encore mieux » (p. 10).

On pourrait négliger le fait que Zemmour soit visiblement un obsédé sexuel qui ne nous épargne pas ses sous-entendus graveleux – il parle à toutes les pages des “jambes” des jolies femmes, laissant entendre par cet euphémisme qu’en réalité il vise plus haut… Mais sa complaisance pour les prédateurs sexuels est impardonnable.

« Ce qu’on considérait naguère avec horreur comme d’odieuses habitudes américaines était entré dans la culture française. Le retentissement de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn avait été un détonateur. On avait alors reproché aux journalistes français d’avoir caché le libertinage de l’ancien ministre des finances. Ce qui était à leur honneur était devenu leur honte » (p. 19).

On remarquera au passage l’amalgame entre le viol et le libertinage.

Et encore, toujours à propos de l’affaire du Sofitel :

« Cette ridicule affaire ancillaire nous ramenait à Karl Marx, qui, lui, avait engrossé la bonne. Autre temps, autre mœurs. J’y vois la confirmation de cette “féminisation de la société” contre laquelle je m’étais élevé dans un de mes livres… Dans une société traditionnelle, l’appétit sexuel des hommes va de pair avec le pouvoir ; les femmes sont le but et le butin de tout homme doué qui aspire à s’élever dans la société (sic). Les femmes le reconnaissent, l’élisent, le chérissent… » (p. 138).

Cynisme et imposture

Je ne suis pas sûr que toutes les femmes soient ravies d’être tenues pour le “butin” du sieur Zemmour, qui, dans sa fatuité, se considère à l’évidence lui-même comme l’archétype de “tout homme doué qui aspire à s’élever dans la société”. Mais il y a mieux encore que ce cynisme odieux, que cet exhibitionnisme subliminal, que cette frénésie lubrique, et on le trouve à la page suivante :

« DSK, menottes derrière le dos entre deux cops new-yorkais, marchant tête baissée, c’est un renversement de mille ans de culture royale et patriarcale française (sic !). C’est une castration de tous les hommes français. Le séducteur est devenu un violeur, le conquérant un coupable » (p. 139).

Ici, on n’est plus dans l’anecdote. Le fourbe Zemmour révèle son imposture dans toute son horreur, en même temps que sa véritable identité. Car c’est la courtoisie, laquelle a mis la femme sur un piédestal, qui a fait l’identité de la France depuis mille ans.

La place éminente qu’a toujours occupée la femme dans les sociétés occidentales est la marque la plus sûre de la grandeur de notre civilisation. On n’a pas attendu en France la révolution de l’égalitarisme et les revendications du féminisme pour reconnaître au sexe faible bien des titres de supériorité sur l’homme (au sens du latin vir). Et cela conférait à la femme de justes privilèges. La galanterie est déjà un beau mot, en dépit d’une certaine équivoque, mais la courtoisie, dont les codes ont été forgés à l’apogée du moyen âge, a une tout autre portée. Or, la courtoisie ne se conçoit pas sans la femme ; elle n’existe à vrai dire que par et pour la femme, car c’est celle-ci qui l’inspire. C’est grâce à la courtoisie, en raison donc de ces principes que la femme a su imposer à l’homme pour qu’il se civilisât en dominant ses instincts, que nous pouvons espérer échapper à un monde de brutes.

La courtoisie n’a de sens que dans une société dont la femme est reine. Comment ne le serait-elle pas, du reste, pour les catholiques – c’est-à-dire pour tous les Occidentaux jusqu’à la prétendue réforme du XVIe siècle -, qui vénèrent la Vierge Marie, Notre-Dame, et qui l’implorent dans leurs malheurs ? Le personnage le plus emblématique de l’histoire de France, celui qui en a été le sauveur par excellence, n’est pas un roi, c’est une jeune fille simple, sainte Jeanne d’Arc, que les Anglais et leurs complices ont immolée à Rouen, mais dont le sacrifice a donné à la France la volonté de se délivrer.

Solidarité abjecte

Nous ne pouvons donc qu’être atterrés de ce qui pourrait faire croire à l’étranger que la France aurait avili l’image de la femme. Quelques semaines avant le scandale du 14 mai 2011 à La Nouvelle York, Christian Jacob, à l’époque patron des députés UMP, mû par une sorte de pressentiment, avait déjà dénoncé en Dominique Strauss-Kahn un individu déraciné qui ne pouvait représenter notre pays. M. Jacob ne s’attendait sûrement pas à avoir raison si tôt, et à ce point, en dépit de la batterie de casseroles tintinnabulant que traînait le directeur général du FMI. Accusé d’avoir violé une femme de chambre du Sofitel, celui-ci a sali la réputation de la France dans le monde. La solidarité abjecte que lui ont témoignée ses amis, ses affidés et ses congénères comme Zemmour est toute à leur déshonneur.

Honneur, courtoisie : comprennent-ils seulement ce que cela signifie ? C’est pourtant dans ces valeurs éternelles que notre peuple puise la force de durer dans l’histoire.

Mais, pour cet immigré algérien qui n’a pas une goutte de sang français, c’est un prédateur sexuel, un satyre, un pervers échangiste, du reste d’origine étrangère comme lui, qui est devenu le symbole de la France française. Le fourbe Zemmour singe les Français, mais il révèle malgré lui à quel point il nous est étranger dans son essence, en dépit de son verbiage et de ses tours de joueur de bonneteau.

Même le fanatique musulman Tariq Ramadan a droit à la faveur de Zemmour :

« Je demeure convaincu que Tariq Ramadan est tombé dans un piège. Les jeunes femmes qui l’accusent expliquent qu’elles ne peuvent se détacher de lui… C’est cette fameuse notion “d’emprise”, dernière trouvaille des féministes pour criminaliser l’homme bourreau éternel, sans se rendre compte, dans leur hargne vindicative, que leur définition de “l’emprise” et de ses effets pervers ressemble comme une sœur à ce qu’on appelait jadis “les affres de l’amour”. » Et Zemmour de présenter le pauvre Ramadan comme une “victime” du journaliste qui l’interrogeait à sa sortie de prison (p. 148).

Dans un article de Marianne.net du 28 septembre 2021 intitulé “Ces passages extrêmement graves à propos de DSK et de Tarik Ramadan dans le livre d’Eric Zemmour”, Malika Sorel-Sutter rapporte qu’en décembre 2018 Le Journal du dimanche “révélait l’existence de chaleureux messages échangés entre Eric Zemmour et Tarik Ramadan”, qui se concluaient par des “Amitiés” et des “Embrassades”, ajoutant que Zemmour, pour s’en expliquer, avait évoqué une simple “cordialité orientale” (sic).

Corps étranger

Zemmour revient sans cesse sur la question, c’est pour lui une obsession. C’est même le seul fil conducteur de son interminable récit. Évoquant la mort de Sean Connery, qui avait créé le personnage de James Bond au cinéma, Zemmour écrit avec nostalgie que l’acteur avait vécu à « une époque où la virilité n’était pas dénigrée, ostracisée, vilipendée, voire diabolisée, pénalisée ; une époque où un séducteur, “un homme qui aimait les femmes”, n’était pas considéré comme un violeur en puissance » (p. 329).

Vous admirerez cette apologie de la liberté du coq dans le poulailler.

Zemmour prend donc la défense de Strauss-Kahn, de Tariq Ramadan et des prédateurs sexuels en général. Ceux qui voudraient y voir le plaidoyer pro domo d’un individu libidineux qui s’identifie à ces deux malheureuses victimes du féminisme ne seraient que de vilaines gens…

Mais quand même, quand Zemmour raconte ce qu’on lui a dit pour le dissuader d’y aller, on a des doutes :

« Des amis me mettaient en garde. Ma vie privée serait étalée à l’encan ; mes frasques, mes amours, “mon misérable petit tas de secrets”, comme disait Malraux, seraient sortis de l’ombre protectrice. Mediapart est déjà sur ton dos, ils vont te trouver une fille qui t’accusera d’agression sexuelle, de viol ; c’est facile aujourd’hui ; il suffit qu’elle se déclare sous emprise. Et une femme sous emprise, qu’est-ce que c’est, sinon ce qu’on appelait naguère une femme amoureuse ? » (p. 18).

Ce passage ressemble furieusement à un contre-feu. On peut en dire autant de la couverture de Paris-Match du 23 septembre 2021 où l’on voit Zemmour et sa directrice de campagne, Sarah Knafo, tendrement enlacés en costume de bain. (Ce n’étaient pas du tout des photos volées prises par des paparazzi, comme Zemmour l’a prétendu ; il est prouvé que le reportage a été fait avec son accord ; du reste, l’article est à la gloire de Zemmour et de sa maîtresse.)

La vision de la femme oppose nettement l’Orient à l’Occident. Choc des civilisations ! (Ce sont des notions culturelles et non géographiques. La civilisation dite “orientale” s’étend de Kaboul à Casablanca. Elle englobe donc l’Afrique du nord, autrement dit le Maghreb, bien que ce mot signifie “Occident” en arabe.) Le voile islamique et les autres règles vestimentaires imposées aux Juives comme aux musulmanes en sont une manifestation éloquente, étant observé que le judaïsme est une religion orientale au même titre que l’islam. Ces deux religions sont isomorphes : l’islam est un judaïsme universaliste, le judaïsme est un islam raciste.

Dans la civilisation orientale, la femme est une proie pour l’homme, un “butin”, comme dit cyniquement Zemmour. Dans l’Occident chrétien, au contraire, la femme est une déesse à laquelle on adresse des poèmes qui ressemblent à des prières. Pour un Occidental de bonne souche, la femme est la merveille de la création et la preuve de l’existence de Dieu. Moïse Eric Zemmour, quant à lui, de par son atavisme, sa famille, son milieu, sa culture, est aux antipodes de cette conception de la femme. Zemmour, dont le nom signifie “olive” en tamazight, langue des Berbères, dont tous les ancêtres étaient des Juifs d’Afrique du nord comme lui, est oriental de part en part, à l’instar de Strauss-Kahn (Juif achkénaze, donc d’origine turque) ou de Tariq Ramadan (musulman arabe d’origine égyptienne). Ce sont en quelque sorte ses doubles, en toute « solidarité orientale ». Il n’est pas assimilé, il ne fait que semblant de l’être. C’est un Français de papier : “Eric à l’état civil, Moïse à la synagogue” ; “Juif à la maison, français de la rue”, a-t-il lâché impudemment – et imprudemment -, pensant visiblement qu’il pouvait tout se permettre. Le mépris de Zemmour pour la femme, qui n’est pour lui qu’un “butin”, prouve qu’il est un corps étranger à la France, nation d’Occident.

Source : Zemmour, la femme et l’Occident | Henry de Lesquen

Encyclopédie des colères : la mort du père ou la mort sociale

Encyclopédie des colères : la mort du père ou la mort sociale

L’homme moderne est un enfant. Depuis la déclaration des Droit de l’Homme et du Citoyen, l’homme est un être sans racines, sans attaches, en perpétuelle situation de mineur. Il demande des autorisations pour tout : pour faire construire, pour conduire, pour chasser, pour instruire ses enfants chez lui, pour monter une école et aujourd’hui même pour aller au restaurant ou prendre un train.

Cette situation de mise sous tutelle des citoyens tient au fait que la figure du Père est confisquée par l’Etat. L’homme moderne n’est jamais père. Ni socialement, ni civiquement, ni politiquement. C’est si vrai, que la paternité moderne n’a pas de définition. La paternité d’un père se résume à la place que lui concède sa compagne, un rôle par défaut, qui ne recouvre de réalité qu’administrative.

L’Etat est allé très loin dans l’arasement de la notion du «père ». Ce qui est vu par les féministes comme la disparition tant souhaitée de « l’autorité paternelle », est surtout la mort du père en tant que pierre angulaire du Politique.

Avec la mort du Père – initiée par la mise à mort du Roi, a débuté l’explosion du rempart protégeant les familles : la disparition de la notion de « bon père de famille » dans notre droit en est le signe tangible. La Gestation Pour Argent en sera la déroute définitive. Chaque fois que l’Etat légifère intrusivement dans ce qui est des libertés familiales, la ruine progresse toujours plus : abolition de la fessée, quasi interdiction de l’instruction en famille, obligations vaccinales, partage des congés parentaux…

Les féministes ont préféré la mise sous tutelle de l’Etat de tous plutôt que de s’interroger sur la mise en œuvre des libertés. Elles ont préféré voir mourir le Politique contre des carnets de chèques bancaires et un droit de vote fallacieux, mensonger et inutile.

Pourtant la paternité – comme la maternité – est une caractéristique de notre commune humanité. Mais il y a une différence fondamentale dans la mise en acte de la paternité. La maternité est un état, elle se vit ; la paternité, elle, se choisit. Tout enfant est  » reconnu  » par un père, là où il naît d’une mère. Cet acte libre de reconnaissance est le plus souvent le fait du père naturel, parfois par d’un père adoptif ou symbolique.

En ce qu’elle est un acte de la volonté, la paternité est une liberté, elle est une responsabilité : elle est Politique.

La reconnaissance d’un enfant change profondément le rôle social de l’homme qui en fait acte. Par cette décision, il entre, en relation symbolique avec le féminin en vue de la sécurité, de la santé, de la salubrité et de l’éducation de sa progéniture. Autrement dit, il prend sa place d’homme en tant qu’axe anagogique dans le monde. Il prend ainsi sa place en tant que maillon de la chaîne de la transmission. Le père est donc par nature la figure anti droitdelhommiste.

Par l’acte de reconnaissance de ses enfants, l’homme pose dans l’ordre naturel, la pierre de fondation de la cellule prépolitique qu’est la famille. En découlent des devoirs et des responsabilités nombreuses, pour le bon exercice desquels la société lui octroie ses libertés publiques et privées. 

La famille est la grande perdante des choix anthropologiques, juridiques et politiques de ces soixante dernières années du fait de la mort du Père.

Refuser cette figure du père, c’est s’attaquer à l’un des murs porteurs de la famille ; c’est dissoudre la structure même du corps social pour la remplacer par un agrégat d’individus atomisés et sans liens. La disparition du père, c’est la mort à terme de toutes nos libertés.

Sans un retour au pater familias, s’en est fini de la civilisation. Cessons donc d’être des mineurs, halte aux enfantillages pour que nos enfants soient à nouveau libres sur la terre ferme de leurs aïeux.

Monsieur K

Familles

Familles

 

« Avec deux n », précisait voilà quelques années Jean-Marie Le Pen quand on lui demandait l’orthographe de Gilbert Collard. Un avocat bruyant et franc-maçon, dont les nombreux sauts de carpe ambitionnaient surtout de le faire connaître, vient de rejoindre Zemmour, après d’autres. Curieuse méthode pour un opportuniste, la candidature Z ne parvenant pas à décoller : mais beaucoup de chercheurs de places ont rejoint Napoléon juste avant Waterloo. Ce petit événement parisien demande une observation et une question. La remarque, d’abord : ce ralliement confirme, aussi clair que le soleil, la nature du zemmourisme actuel : c’est un cartel de mécontents, une course d’ambitions, un rêve de réussite, sans contenu doctrinal. La question : qu’apportent au courant qu’ils rejoignent ces nouveaux transfuges ? J’aurais tendance à répondre, rien d’autre que l’importance qu’ils se donnent.

On va voir si Marine Le Pen a du caractère. Elle subit aujourd’hui, en cataracte, les conséquences de ses nombreuses erreurs. Erreurs de jugement sur les hommes. On ne promeut pas inconsidérément des ambitieux sans convictions pour leur ôter ensuite les avantages auxquels ils s’étaient habitués. Erreurs de jugement sur la doctrine, génératrice de marches et contremarches. Sans doute le pur libéralisme économique est-il à la fois injuste et infaisable, mais une certaine démagogie simpliste et socialisante n’en est pas moins vaine. Erreur sur la façon de présenter la doctrine. Paraître oublier l’immigration a ouvert un boulevard aux obsédés de la question musulmane. Voilà donc la candidate du Rassemblement National aujourd’hui abandonnée, et pas seulement par des aventuriers en quête de notoriété, mais par de nombreux braves Français qui ne se sentent plus représentés par elle.

Sans déifier le suffrage universel, le réalisme commande de ne pas se priver d’un des rares moyens d’agir qui nous reste, le vote.  » Par tous les moyens, même légaux ! « . Que choisir, ou qui choisir à la présidentielle, est donc une question importante. S’abstenir revient à plébisciter Emmanuel Macron. Mon réflexe serait de voter Marine Le Pen puisque sa famille a porté le drapeau français depuis 1973 (et même bien avant), à des moments où il n’était pas si commode de le faire. Mais il ne lui suffira pas de montrer du caractère, il lui faudra surtout de la jugeote. Du bon sens, dont elle a grandement manqué ces dernières années. Sa première faute capitale, d’où beaucoup d’autres sont nées, fut de chasser son père de son mouvement. Ce fut un crime contre la famille.

Or, toute politique bonne, toute cité solide, se fonde sur la famille, cellule de base de la société. Nier, dans sa pratique, sa propre famille, est signe d’un désordre intellectuel et moral.

Or c’est la marque commune des principaux candidats. Z a quitté son épouse pour fonder une nouvelle famille avec sa conseillère, Marine habite avec ses chats dans la même maison qu’une amie, Macron vit avec une vieille femme sans lui avoir fait d’enfants. Il ne s’agit pas ici de disputer de leurs goûts et voluptés, mais de constater que, comme François Hollande précurseur en la matière, tout ce monde prétend donner le primat aux élans individuels sur la famille. On n’installait pas naguère de célibataire à l’Elysée, et il ne se trouvait d’ailleurs pas de célibataire de plus de cinquante ans : il n’y avait que des pères, des grands pères, mariés ou veufs. Je ne prétendrai pas qu’ils étaient irréprochables, Louis XIV n’était pas un enfant de chœur…

Mais la famille capétienne arrondissait son pré carré au bénéfice des Français. La gauche romantique et moraliste a nommé hypocrisie l’effort que des générations ont accompli pour perpétuer un modèle et transmettre un patrimoine.

On ne saurait prétendre défendre et incarner la France si l’on fait passer la fantaisie de l’individu devant le service des familles.

Martin Peltier

Les erreurs de Louis XVI par Jacques Bainville

Les erreurs de Louis XVI par Jacques Bainville

 

Ces lignes sont parmi les dernières écrites par le grand historien d’Action Française Jacques Bainville, de l’Académie Française. 

Louis XIV avait de l’intelligence et du caractère. Louis XV avait de l’intelligence et manquait de caractère. Louis XVI, avec toutes les vertus, avait une intelligence médiocre et il était indolent. On ne peut pas s’étonner que, malgré les meilleures intentions du monde, il ait perdu la monarchie.

Un hasard malheureux fit encore qu’il avait perdu son père, si bien qu’à Louis XV déjà vieilli succéda un jeune homme de vingt ans, très confit en dévotion, à qui l’on avait surtout appris que le grand-père menait une vie scandaleuse. On imagine bien que les filles du défunt roi avaient Madame du Barry en horreur. Elles avaient endoctriné leur neveu qui ne se contenta pas d’exiler la favorite mais qui se mit à défaire systématiquement tout ce que son prédécesseur avait fait.

Un de ses premiers actes fut de rappeler les Parlements orgueilleux qui tenaient tête à la couronne. Comprit-il très bien ce qu’il faisait ? c’est douteux. Il obéit surtout aux influences qui s’exercèrent sur lui. Mais, dès ses débuts, il s’enfonçait dans une contradiction insoluble et destinée à devenir mortelle. En effet il appelait au ministère un réformateur qui s’appelait Turgot, et les Parlements, défenseurs des droits acquis, s’opposaient à toutes les réformes. Pour réformer le royaume et supprimer les abus, il eût fallu que le roi agît par voie d’autorité. Il avait, d’emblée, entamé la sienne en rétablissant celle de ces magistrats qui s’étaient arrogé le pouvoir de repousser les lois qiu étaient contraires à leurs idées ou à leurs intérêts, bien que la puissance législative fût censée appartenir au souverain.

Combattu et paralysé par les Parlements, ne pouvant faire aboutir ses projets, Turgot dut se retirer. Entre son ministre et les magistrats, le malheureux Louis XVI avait dû choisir et ne pouvant plus revenir sur le mal qu’il s’était fait, ce fut le ministre qu’il sacrifia. Par une contradiction non moins absurde le public lui en fit le reproche, tandis qu’il applaudissait ces parlementaires privilégiés et défenseurs des privilèges qui parlaient un langage insolent et factieux et se présentaient comme les défenseurs de la liberté.

Dès lors Louis XVI s’épuisa dans la vaine recherche d’une amélioration impossible. Il y perdit peu à peu sa popularité. A la fin, impuissant devant les parlementaires unis à la noblesse et au clergé, il se résolut à sauter le grand pas et à convoquer les États Généraux, espérant trouver dans le Tiers État l’appui qui lui était refusé ailleurs.

C’est pourquoi il voulut que la représentation du Tiers État fût doublée. Mais le troisième ordre, ayant autant de députés que les deux premiers, demanda et devait demander à voter par tête. De plus le roi, pour faire entendre la voix de la bourgeoisie, avait invité tous ceux qui avaient des idées à les exposer librement. Ce fut une pluie d’écrits de toutes sortes parmi lesquels figura la célèbre brochure de Sieyès : «  Qu’est-ce que le Tiers État ? Rien. Que doit-il être ? Tout. ».

Louis XVI avait semé le vent. Il récolta la tempête et de plus, faisant ce qu’il avait déjà fait avec Turgot et avec le Parlement, au lieu de suivre la voie qu’il avait lui-même tracée, il vint se mettre en travers. Lorsque les députés du Tiers, forts de leur nombre et de l’autorité qu’il leur avait donné, voulurent transformer les États Généraux en assemblée, il prétendit de son côté maintenir la distinction des trois ordres, conformément aux traditions, aux usages et à l’ancienne constitution du royaume. C’est ainsi que de ses propres mains, Louis XVI fit la Révolution. Pouvait-elle être évitée ? Nous répondrons « Oui, certainement ».

La France avait besoin de réformes. Il fallait y procéder d’autorité et brisant les coalitions d’intérêt qui s’y opposaient. C’est ce que les rois de France avaient toujours fait, ce qu’avait fait encore Richelieu puis Louis XIV. Sans cela la monarchie n’eût pas duré aussi longtemps. Pour être un roi réformateur, il fallait être un roi autoritaire.

N’était-ce pas ce que la France attendait ? Le XVIIIe siècle, dans la personne du plus illustre de ses interprètes c’est à dire Voltaire, avait exalté des souverains qui étaient de purs despotes, comme Frédéric II et Catherine, mais qui imposaient le progrès par le despotisme.

Au fond les Français, en 1789, n’aspiraient pas à la liberté mais à l’égalité, qui en est d’ailleurs exactement le contraire. C’est si vrai que, dix ans plus tard, dix ans seulement, la dictature de Bonaparte était acclamée. Il était vraiment inutile pour en venir là, de mettre la France sens dessus dessous et de faire couler des torrents de sang. Avec des intentions excellentes, l’infortuné Louis XVI avait fait un mal immense. Il l’a expié si durement qu’on ne peut pas avoir la dureté de lui en vouloir. Mais il serait faux de voir en lui une victime de la fatalité.

Supposons un roi qui eût continué la politique commencée par Louis XV dans les derniers jours de son règne. On fût arrivé, sans bouleverser le pays et sans tout détruire, à un état des choses fort semblable à celui que créa le premier consul, lequel, du reste, rétablit et restaura une partie de ce qui avait été détruit dans l’anarchie révolutionnaire.

Finalement, Louis XVIII, qui était fort intelligent, prit la France telle que Napoléon l’avait laissée. Pour en venir là, il était bien inutile d’avoir fait couper la tête d’un roi, d’une reine et d’une quantité de braves gens sans compter tous ceux que vingt ans de guerre avaient tués.

Jacques Bainville, de l’Académie Française

Pour un bioconservatisme intégral, contre les biotechs et le transhumanisme

Pour un bioconservatisme intégral, contre les biotechs et le transhumanisme

La lutte contre l’avortement, la procréation médicalement assisté (PMA), la gestation pour argent, le dépistage anténatal ou encore la « castration » féminine généralisée, mais encore le combat pour la liberté d’accoucher à domicile (AAD ou ANA) sont un seul et même combat : la lutte pour la vie. Non, nos enfants de sont pas des objets !

Sous couvert de science, les biotechnologies progressent et accaparent le vivant.
Les biotechnologie sont définie par l’OCDE comme « les applications de la science et de la technologie à des organismes vivants ou à leurs composantes, produits ou modélisations, dans le but de modifier des matériaux, vivants ou non, à des fins de production de connaissances, de biens ou de services. » Derrière ces prétendues avancées de la science, se cache le contrôle biopolitique sur le vivant. Le corps humain devient un objet comme les autres. Là se situe l’alpha et l’omega du projet transhumaniste. Dans cette bio-économie transhumaine, inhumaine, nos libertés d’action sont annihilées et la possibilité de voir naitre à l’avenir des enfants échappant à cette nouvelle industrie est éclipsée.

La naissance, elle-même, est attaquée, nous privant collectivement de la capacité de nous extraire de la tyrannie sanitaire du « bio-marcher ».

Le contrôle est partout : 71,1 % des femmes en âge d’enfanter sont sous contraceptifs hormonaux ou mécaniques, comme le stérilet, 217 291 avortements ont eu lieu en 2019, 7 000 couples ont eu recours à la PMA, 1 enfant sur 30 nait par FIV, 1 grossesse sur 10 fait l’objet d’une amniocentèse, 98% des naissances ont lieu en structures médicales et les autres formes d’accouchement tendent à être interdites.

Les femmes « se font faire » un enfant par les biotechnologies de pointe. Nos techniciens – cachés sous le titre ronflant de médecins – les rendent alternativement fertiles ou infertiles. Ils fabriquent les bébés en laboratoire ; ils se prononcent tel des devins sur leur avenir, les conduisant parfois à la mort ; puis les sortent du ventre maternel par des moyens non physiologiques. Enfin, ils attestent de leurs naissances en lieu et place du Père. Toutes les pratiques qui sortent du cadre vanté par les services publics sont calomniées… Et si nos femmes voulaient autre chose ?

En France, une femme sur dix utilise aujourd’hui les méthodes naturelles[1] de régulation des naissances. Ces femmes ont la volonté de se réapproprier leur corps et de ne pas compromettre leur santé et leur fertilité.

Selon un sondage IFOP  de janvier 2021, 17% des femmes de 18 à 45 ans déclarent vouloir ”tout à fait” accoucher à domicile et 19% disent ”plutôt oui”[2].
Cette pratique naturelle, physiologique et traditionnelle de mettre au monde a fait un bon de 115% cette année. S’il est théoriquement possible en France d’accoucher librement, dans la pratique, cette liberté est terriblement restreinte : seulement 80 sage-femmes font encore courageusement ce travail, malgré le fallacieux décret de 2014 sur les assurances professionnelles qui les empêche d’exercer. Quant aux femmes qui accouchent seules – l’accompagnement d’une accoucheuse traditionnelle ou doula étant interdit en France, elles risquent de faire l’objet de l’attention et des poursuites des organismes « sociaux ». 

Les architectes de l’enfant comme objet voient ces tentatives d’émancipation comme une régression qu’ils combattent sans merci. Il en est ainsi du Juif Israël Nisand, gynécologue obstétricien de l’Hôpital Américain de Paris, président du collège Nation des gynécologues et obstétricien de France de 2017 à 2020, décoré officier de légion d’honneur. Ce « héros de la nation » a fait de ses combats mortifères des spécialités médicales : IVG, diagnostics prénataux ou encore PMA.

Pourtant mouillé dans le scandale de la pilule de 3ème génération[3] en 2013, ce qui aurait dû le conduire à une certaine discrétion, Nisand n’hésite pas à déplorer le retour des méthodes naturelles[4] de régulation des naissances, lors d’un colloque qui s’est tenu à l’Assemblée « nationale ». Pour lui, les femmes usant de ces méthodes sont des adolescentes inconscientes, qui font augmenter le nombre d’avortements.
Magnifique inversion accusatoire quand on pense qu’une Française sur dix est concernée !

Israël Nisand s’est prononcé également contre la possibilité d’accoucher à domicile sur France culture[5], tandis que la journalalope qui l’interroge clôture son intervention sur des menaces à peine voilée à l’intention des femmes accouchant seules. Il a répété sur BFM[6] qu’il s’agit d’une régression et multiplie les allocutions médiatiques en ce sens. L’inénarrable Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo, pense quant à lui que cette pratique « doit être interdite ». Hostiles à ces pratiques millénaires, les Nisand et les Alexandre nous proposent cependant de charmantes innovations comme la PMA post-mortem, la PMA pour les malades mentales dites « transgenres[7] », ils se prononcent pour le clonage thérapeutique[8] ou encore pour « l’encadrement » de la Grossesse Pour Argent.

Refusons la culture de mort que représentent l’avortement et ses corolaires, la pilule abortive – faussement présentée comme contraceptive. Refusons l’eugénisme que suppose la PMA ! Battons-nous pour le droit d’accoucher librement, pour la propagation des méthodes naturelles de régulation des naissances et pour que les méthodes alternatives naturelles à la PMA – qui existent ! soient proposées aux couples en situation d’infertilité. Il en va du devenir moral de la nation, il en va de son avenir démographique, c’est-à-dire Politique.

Face à la tyrannie biopolitique transhumaniste, monstre né de la rencontre de la toute-puissance techno-capitaliste de Big Pharma, des fictions juridiques devenues folles, et de société libérales effondrées, opposons l’immense et exaltant projet d’un bioconservatisme intégral : faisons des bébés bio, dans des mamans bio, dans nos maisons bio !

Monsieur K

 

[1]  étude Ined-Inser : https://presse.inserm.fr/la-contraception-en-france-nouveau-contexte-nouvelles-pratiques/3674/

[2] https://drive.google.com/file/d/1JWsFTatGtMlbxD-gI8E7X2KVIl5oyPMN/view

[3] https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/10/pilule-enquete-sur-ces-medecins-lies-aux-laboratoires_1814864_3224.html

[4] https://www.leparisien.fr/societe/sante/50-ans-apres-sa-legalisation-le-desamour-des-francaises-pour-la-pilule-contraceptive-08-02-2017-6663984.php

[5] https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/elles-seraient-de-plus-en-plus-nombreuses-a-accoucher-seules-chez-elles-et-sans-assistance

[6] https://rmc.bfmtv.com/emission/c-est-une-regression-le-professeurisraelnisand-denonce-l-augmentation-des-accouchements-a-domicile-2047319.html

[7] https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-27-juillet-2020

[8] S’il déclare le clonage comme un « crime contre l’humanité », il ne l’écarte pas à des fins thérapeutiques, il s’est prononcé favorablement à un encadrement de la gestation pour autruit

RIP R.P Jean-Jacques Marziac

RIP R.P Jean-Jacques Marziac

C’est avec tristesse que nous apprenons le décès 

du Révérend Père Jean-Jacques MARZIAC

pieusement décédé ce dimanche 9 janvier.

Prédicateur infatigable, il était né le 2 juillet 1924 à Strasbourg et ordonné prêtre le 11 février 1954 pour les Missions Africaines de Lyon, il fut missionnaire en Côte d’Ivoire et au Dahomey (Bénin), avant d’être chassé de sa communauté pour ses positions traditionnelles.

Le Révérend Père Marziac fonda la Maison Saint-Joseph de Caussade la Communauté des Coopérateurs du Christ-Roi, qui dispensent les Exercices de Saint-Ignace.

Il demeura toujours un soutien fidèle de Monseigneur Lefebvre et de la Fraternité Saint-Pie X.

Le Père Marziac fut un grand ami de l’Action Française et s’était félicité de voir des jeunes refuser la dédiabolisation et continuer l’oeuvre de Maurras, confiant en cette parole de saint Pie X : « son oeuvre aboutira ». 

La messe de funérailles sera célébrée
par Monseigneur Bernard Tissier de Mallerais,
ce mercredi 12 janvier, à 14h30,
au Monastère Saint-Joseph de Caussade (82300).

R.I.P

L’antidémocratisme intégral

L’antidémocratisme intégral

À l‘Action Française, nous eûmes et avons sans cesse à cœur de combattre cette lèpre contagieuse qu’est la démocratie et plus encore son enfant bâtard qu’est le démocratisme. Pour deux raisons nous y revenons encore une fois.

Premièrement, comme nous le rappelle Jean Haupt : “tant qu’il y aura des parents conscients de leur mission, ils ne cesseront de répéter à leurs enfants : « faites bien attention ; couvrez-vous, n’attrapez pas froid », même s’ils sont traités de vieilles badernes et de « croulants ». De même, ne devons-nous jamais nous lasser de crier aux peuples « casse-cou ! » et, à la propagande intensive, sans scrupule, de la démocratie, qui, sous le couvert de slogans idéalistes, exploite en fait les passions des hommes, leurs faiblesses, leur tendance naturelle à la facilité, nous devons opposer les arguments de la Contre-Révolution” (Jean Haupt, Le procès de la démocratie).

Deuxièmement, parce que nous nous inquiétons des populismes. Expliquons-nous. Derrière ce mot de démocratie peuvent se cacher quatre réalités politiques, quatre acceptions du terme. La première cache derrière le mot de démocratie le système politique issu de la Révolution française et de son corpus idéologique – philosophie dite des Lumières, Droits de l‘Homme, vision rousseauiste du Contrat social, etc. La deuxième acception désigne simplement le système politique pur, c’est-à-dire une organisation de la cité fondée sur le pouvoir d’un peuple donné. La troisième consiste à reconnaître la seconde à un échelon donné – démocratie communale tempérée par un pouvoir national royal par exemple, id est une forme mixte de gouvernement politique. Enfin, la quatrième acception peut être apparentée à la démophilie, c’est-à-dire l‘amour du peuple.

Que les nationalistes aiment le peuple, qu’ils soient démophiles, est un sain sentiment car nous ne nous battons jamais que pour le peuple à travers la nation – celle-ci n’étant jamais une déesse à laquelle nous devons tout sacrifier – ; nous combattons pour le bien commun qui est le moyen nécessaire pour que chaque personne puisse réaliser ce pour quoi elle est faite. C’est ainsi que nous avons pu avoir quelques tendresses pour les Gilets jaunes qui ont tenté, vainement, de se dresser contre l‘ennemi oligarchique. Mais entre la démophilie et le démocratisme, il n’y a qu’un pas que nous ne devons jamais franchir. Voir dans le soulèvement des peuples, dans les révolutions populaires un bien en soi qui permettrait une restauration nationale ou l‘instauration d’une France enfin libérée du joug des Etats confédérés est d’une naïveté coupable ! D’aucuns nous diraient qu’il ne s’agit nullement d’une fin en soi, mais d’une occasion pour les nationalistes de renverser le pouvoir, un instrument aux mains des antidémocrates que nous sommes !  Impossible. Pensez-vous qu’un peuple ayant conscience de sa force pourrait tolérer qu’on lui ôte son pouvoir

Croire au peuple, c’est croire au pouvoir que celui-ci a de se guider lui-même, or le peuple n’est jamais qu’une masse errante, proie de toutes les puissances organisées !
Car enfin, croire que le peuple souverain puisse se soulever souverainement, c’est croire au principe démocratique même, c’est croire qu’une multitude parvienne à structurer consciemment un projet politique qui sache séparer le bon grain de l‘ivraie, c’est-à-dire qui connaisse sa finalité, les moyens d’y parvenir et même les embûches ! Le peuple en est incapable et ce n’est nullement sa vocation. Et si encore notre peuple était sain ! Mais regardons-le : en pleine dégénérescence, victime d’un viol démocratique depuis plus de deux cents ans et d’un antichristianisme qui le fait se rouler dans la fange des plus répugnantes idées et se complaire dans l‘assouvissement de ses plus bas instincts ! Pensez-vous qu’un peuple asservi et perverti par la pornographie, le métissage, la bestialisation, la dévirilisation, le consumérisme, l‘esprit bourgeois et le matérialisme puisse connaître le bon, le beau et le vrai ? Comme le disait Lucien Rebatet, « il n’y a pas une seule fissure dans l‘énorme bloc de sa bêtise » (Les Décombres).
Notre peuple, s’il devient souverain, creusera non pas sa tombe, mais sa fosse commune.
Regardez la dernière votation suisse qui autorise le mariage des invertis, regardez les préoccupations des français et osez espérer en notre peuple. Le peuple n’est pas fait pour guider, il est fait pour être guidé. Quelle solution ? Quelle issue ? Un roi pour nous guider, une aristocratie pour préparer sa venue. Que les jeunes générations et les plus anciennes n’aient aucun espoir de restauration par le nombre, mais qu’elles s’efforcent de devenir cette nouvelle aristocratie qui guidera le peuple et préparera la venue du Roi qui sauvera le nombre de lui-même.
 
Guillaume Staub
Il y a 50 ans Xavier Vallat rendait sa belle âme à Dieu

Il y a 50 ans Xavier Vallat rendait sa belle âme à Dieu


Il y a 50 ans, le 6 janvier 1972 disparaissait à Annonay (Ardèche), Xavier Vallat. C’était le Jour des Rois, comme il convenait à cette âme de vaillant serviteur de la cause capétienne. C’est avec émotion que je rends hommage à ce compagnon de captivité de Charles Maurras, qui fut aussi un grand politique et un grand écrivain et qui, bien que mon aîné de plus de cinquante ans, m’honorera, au cours de mes bien lointaines jeunes années sur notre terre commune et tant aimée du Vivarais (département de l’Ardèche), d’une amitié dont je mesure encore chaque jour tout le prix.

                                                                                          L’âme du Vivarais         

Bien que né le 23 décembre 1891,par suite des hasards des nominations de son père maître d’école, à Villedieu, petit village de Provence, Xavier Vallat appartenait à une solide lignée paysanne implantée à Pailharès, en haute Ardèche. En lui je voyais s’irradier l’âme ardente, passionnée, courageuse, que le contact familier avec un sol âpre et avare ramène sans cesse aux réalités. Comme pour tous les grands sages du Vivarais, comme pour jadis Olivier des Serres, comme pour son contemporain et ami Gustave Thibon, le patriotisme était chose concrète, sentie, charnelle et trouvait tout naturellement sa plus haute expression dans la fidélité à son père, à un être de chair et de cœur, héritier d’un domaine à faire prospérer, en somme dans la fidélité au roi de France. Enfin il avait hérité du catholicisme de ses ancêtres (« Catholique et français toujours ») sans cesse ravivé par les humbles pèlerinages qui parsèment les monts où vint mourir, après les avoir rechristianisés, entre d’impressionnantes forêts de sapins le 31 décembre 1640, à la Louvesc, le grand saint Jean-François Régis…..

Cette personnalité si riche de sève, de caractère et d’âme, était douée d’une franche gaieté et d’une verve de bon aloi, comme en témoignent les contes qu’il publia en 1923 aux Editions du Pigeonnier fondées par son ami d’enfance le délicieux poète Charles Forot. Vallat se mit très tôt au service de la France. Dès la Grande Guerre sa conduite fut celle d’un héros: revenu deux fois au front après avoir été blessé, il dut le 30 mai 1919 dans la Somme être amputé d’une jambe dans d’atroces souffrances. Mais conscient de ne faire que son devoir, il garda toujours un optimiste communicatif. Les électeurs de la circonscription de Tournon-Annonay le désignèrent le 16 novembre 1919 comme député sous le signe de l’Union sacrée. Réélu en 1928, devenu en janvier 1940 vice-président de la Chambre des députés, il ne cessa de lutter contre l’individualisme athée. Il était alors l’orateur talentueux de la Fédération nationale catholique, mais il gardait des relations toujours cordiales, même enjouées, avec ses collègues députés de tous bords.                                                                                     

                                                                                            La question juive 

Pragmatique plutôt qu’idéologue, il prit conscience d’un problème juif comme beaucoup de Français au fur et à mesure que grandissait l’influence de cette communauté dans les années 1930. Dans son livre point du tout complaisant mais honnête et intelligent, consacré à Xavier Vallat. Du nationalisme chrétien à l’antisémitisme d’Etat (Grasset 2001), Laurent Joly reconnaît que son discours du 5 juin 1936 déplorant qu’avec Léon Blum « pour la première fois ce vieux pays gallo-romain (serait) gouverné par un juif » ne déclencha guère de réactions hostiles dans l’opinion. Vallat, explique Laurent Joly, voyait la question juive comme un aspect d’un danger autrement plus grave: le péril communiste. Il lui apparaissait que les Juifs, par leur appartenance au peuple élu, étaient avides de domination et des biens de ce monde et pouvaient faire le lit autant de « la fortune anonyme et vagabonde » que de l’esprit de dilution et de révolution, ce que disait d’ailleurs aussi l’israélite Bernard Lazare.
Et dans une démocratie qui ne cesse d’émietter la société, il lui apparaissait que cette communauté pouvait facilement devenir un Etat dans l’Etat. Survint la débâcle de 1940, Vallat se retrouva tout naturellement aux côtés du maréchal Pétain qui, face à une guerre que d’autres avaient voulue et si mal préparée, agissait courageusement pour épargner aux Français les pires malheurs. En tant que secrétaire général des Anciens combattants ou fondateur de la Légion française des Anciens combattants destinée à opérer le redressement civique et moral de la France, ou encore en tant que Commissaire général aux questions juives, ou en tant que rédacteur d’un statut des juifs, jamais Vallat, héritier des plus hautes traditions catholiques et françaises, ne montra une attitude de soumission envers l’Occupant national-socialiste qui en vint à exiger son départ le 19 mars 1942. Laurent Joly, qui ne tombe pas dans le travers de ceux qui jugent les comportements de 1942 en fonction d’une « Solution finale » dont on n’entendit parler qu’en 1945, relève les efforts qu’accomplit Vallat en faveur des juifs anciens combattants de même que sa véhémente protestation après la rafle de décembre 1941, de même que les conseils insistants de prudence qui permirent à son ami juif le docteur Nora d’en sauver plusieurs milliers.


L’Action Française 

 

1944 : victoire de la bêtise, du mensonge et de la haine. Vallat qui venait de prendre, à Radio-Journal, la succession de Philippe Henrio assassiné, fut arrêté en août. Traîné de prison en prison, il s’entendit condamné le 10 décembre 1948 par la Haute Cour à dix ans d’emprisonnement et à l’indignité nationale. Les « libérateurs » traitaient ainsi ceux qui, lors de la tourmente, n’avaient pas fui leurs responsabilités. Mais les occasions de servir allaient encore se présenter. A la maison centrale de Clairvaux, il retrouva son ami Charles Maurras, et naquit entre les deux hommes faits pour s’attirer et se comprendre une amitié extraordinaire, si bien qu’à sa libération en mars 1950, par une grâce signée Vincent Auriol, président de la République, Vallat devint le collaborateur assidu d’Aspect de la France créé trois ans plus tôt. En 1960, il en assurait la codirection avec Georges Calzant. A la mort de ce dernier, en 1962, il en devint le directeur et commença, pour cet ami du président Antoine Pinay et de bien d’autres hommes politiques en exercice, une période d’activité intense.
Installé alors à Annonay, il venait chaque semaine à Paris, et sa chronique sereine, joviale, nourrie de vastes connaissances, n’avait d’égale que le charme de sa conversation. C’était pour le journal qui ne pouvait pas encore s’appeler L’Action Française, la période faste de Pierre Chaumeil, Bernard Faÿ, Henri Massis, Jacques Perret, Louis-François Auphan, Philippe Roussel, François Léger, Jacques Ploncard d’Assac, Jean Brune… Mais la santé de Vallat s’altéra vite. 

Au début de 1966 il céda sa charge à Pierre Pujo tout en restant directeur honoraire. Il occupa ses dernières années à ajouter à une oeuvre littéraire déjà bien fournie:

– Charles Maurras n° d’écrou 8321 (Plon,1953),
– Le nez de Cléopâtre (Les Quatre fils Aymon,1957),
– La Croix,les Lys et la peine des hommes (Les Quatre fils Aymon,1960),
quelques autres ouvrages de souvenirs:

– Lettres passemurailles,
sa correspondance avec Maurras de mars 1950 à novembre 1952 (La Table Ronde,1966),
– Feuilles de Fresnes 1944-1948 (Lienhart,Aubenas,1971) et,
– Le grain de sable de Cromwell (Lienhart,Aubenas,1972).

Revenons sur La Croix, les Lys et la peine des hommes, son livre essentiel (réédité en 1982 avec une préface de votre serviteur par les éditions Ulysse à Bordeaux) où il montre le parfait accord entre les encycliques pontificales, les déclarations des princes et les actions des élus catholiques et monarchistes sur la question sociale, aussi loin du libéralisme effréné que du socialisme concentrationnaire. A le lire, plein de compassion pour la « misère imméritée » des travailleurs consécutive à la Révolution dite française, on voit l’erreur de ceux qui parlent de Vallat comme de l’homme d’une idée fixe, obnubilé par la seule question juive.

Hospitalisé au cours de l’été 1971, il s’éteignit dans la sérénité et dans une parfaite confiance en Dieu à l’hôpital d’Annonay. Il repose dans une tombe toute simple au cimetière de Pailharès (Ardèche), à l’ombre de son église paroissiale où il avait appris à défendre l’Eglise de l’Ordre.

Michel FROMENTOUX