Tout d’abord, je tiens à remercier l’Action française pour cet entretien.
Je suis avocat à Toulouse et militant nationaliste depuis 40 ans. Mes premiers engagements, comme lycéen, furent liés aux protestations contre la Loi Savary, du nom de l’ancien ministre de Mitterrand, qui voulait détruire l’enseignement libre catholique.
J’ai alors rejoint le Groupe Union Défense, le syndicat étudiant à l’emblématique rat noir, dont j’ai assuré la direction à Toulouse durant mes premières années universitaires.
J’ai ensuite, après quelques tâtonnements, adhéré à l’Œuvre française, mouvement auquel je reste toujours fidèle, à ce jour, au travers de mon engagement dans le mouvement « Les Nationalistes ».
Quel sens donnez-vous à votre candidature ?
J’ai presque envie de vous répondre par l’absurde…
Quel sens a donc cette élection ?
Quel pouvoir ont les parlementaires européens ? Qui dirige l’Europe ?
Les membres de la commission ne sont élus par personne… Ils sont le reflet du pouvoir réel de ceux qui, derrière nos gouvernants, dirigent en réalité nos nations.
Le maître de Martigues distinguait le pays réel du pays légal. Il existe aujourd’hui un troisième pays, sachant rester dans l’ombre, qui, souvent contre l’esprit même des lois, dirige en réalité nos sociétés.
Et ma candidature doit permettre aux nationalistes, qui, seuls ou presque, osent designer aujourd’hui ce pouvoir qui ne veut pas apparaître, de s’adresser enfin à nos compatriotes et de pouvoir ouvrir les vrais débats.
Une multitude de lois nous étouffent, nous persécutent, et ont renvoyé notre parole dans les catacombes. À nous de savoir saisir l’opportunité que nous donne cette élection européenne pour parler en plein jour.
Pourquoi « forteresse Europe » ?
Forteresse Europe ? Une forteresse permet de défendre des positions, elle est un bastion. Mais elle permet aussi de lancer une reconquête, d’installer des bastions en territoire hostile.
Nous avons choisi comme logo de campagne la forteresse Vauban, ce chef-d’œuvre du génie militaire français.
Une ville défendue par Vauban était imprenable tandis qu’une ville qu’il assiégeait ne pouvait que tomber entre ses mains, disait-on au grand siècle…
Quels meilleurs auspices choisir pour remplir notre devoir envers notre France ?
Quelle Europe ?
L’Europe. La seule. Il n’en existe pas plusieurs. L’Europe est une civilisation.
La Nation est à l’Europe ce que la cité était à la Grèce antique, c’est-à-dire la manifestation d’une forme propre de génie et d’organisation politiques.
Quand la Grèce a renoncé à la cité, elle est sortie de l’histoire comme puissance politique, au profit d’abord de l’état macédonien puis de la Rome antique.
Il n’y a donc pas d’Europe à choisir, puisque l’Europe existe.
Mais elle n’a évidemment que peu de points communs avec le monstre bureaucratique que constitue aujourd’hui l’Union Européenne.
Elle est une forme de collaboration entre nations souveraines à réinventer chaque jour.
Le XXIe siècle commence à peine aujourd’hui, les grand axes politiques et civilisationnels mondiaux évoluent sous nos yeux.
À nous de savoir trouver une Europe qui saura, par sa forme, retrouver sa place dans le monde : la première !
Frexit ou Europe des nations ?
Encore une fois, cela a-t-il réellement un sens ?
La Nation est, selon la magnifique définition qu’en donnait José Antonio primo de Rivera, une unité de destin dans l’universel.
L’Europe peut être identitaire, puisqu’elle est une civilisation.
Mais elle ne jamais connu d’unité de destin parce qu’elle n’a, tout simplement, jamais été une nation.
Nous devons défendre cette identité et redonner force aux nations souveraines et indépendantes qui les composent, c’est là l’unique formule qui a fait ses preuves.
C’est encore une leçon d’empirisme organisateur…
Pour cela, il nous faut évidemment reconquérir notre souveraineté économique et monétaire, retrouver ce Franc qui a accompagné notre histoire depuis Jean le Bon en 1360.
Mais cela ne sera pas suffisant. Il nous faut aussi changer d’Europe, c’est-à-dire jeter enfin dans les poubelles de l’histoire l’ensemble des principes issus des écoles de pensées globalistes, mondialistes, qui ont présidé à la création de leur Union européenne.
Au lendemain de la treizième journée d’émeute, le bilan est lourd en Nouvelle-Calédonie : 7 personnes sont décédées, 115 policiers et gendarmes ont été blessés, et 370 personnes ont été interpellées. Des incendies violents ont éclaté à Kameré, nécessitant l’évacuation de 35 personnes, dont 7 mineurs, par la mer. Un civil a été tué à proximité des barrages du CHT. Dans le voisinage du quartier de Kaméré, les forces du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont toujours en train d’essayer de déloger des individus qui se sont positionnés sur des toits ces derniers jours, équipés de fusils de précision. La zone de Rivière Salée, ainsi que les communes de Païta et de Dumbéa, demeurent des « points chauds ». Les autorités ont dégagé la route de Nouville, offrant ainsi un accès à la clinique Kuindo-Magnin. Les conducteurs peuvent désormais observer l’étendue des dommages infligés au CFA (Centre de formation d’apprentis), qui a malheureusement été la cible d’un incendie et de pillages.
Plutôt , la médiathèque de Rivière-Salée, située à Nouméa, avait été incendiée dans la nuit du 18 au 19 mai 2024
Face à cette situation, la jeunesse de Nouvelle-Calédonie se demande comment (re)construire un destin commun. Lors d’une rencontre avec le président français Emmanuel Macron, une vingtaine de jeunes ont exprimé leurs doutes et leurs profondes inquiétudes depuis le début des émeutes. « Jamais, je n’y aurais cru », a déclaré un habitant du PK6. « J’ai une bande d’amis qui se déchire actuellement à cause de ces violences. Les gens se filment entre eux avec les téléphones, on ne sait pas pourquoi et où ces vidéos vont finir. Je vis dans un profond sentiment d’insécurité. »
Une étudiante a quant à elle exprimé sa tristesse et sa colère face aux violences. « Comment construire un destin commun avec ces personnes ? La mission du dialogue est un idéal à atteindre, mais la réalité, c’est qu’il est difficile aujourd’hui de parler avec des gens de camps opposés qui refusent de s’écouter. » Dans ce contexte, on s’interroge sur la portée de la visite éclair du président Emmanuel Macron sur le caillou. Après une visite visant à rétablir la tranquillité dans le pays et à favoriser les échanges entre les élus, Emmanuel Macron a dévoilé, au cours de la nuit du 23 mai 2024, les trois « piliers » fondamentaux pour un retour à la sérénité : la sécurité, la reconstruction économique et la voie politique.
Concernant ce dernier point, à l’origine des troubles, le chef de l’État s’engage à ne « pas forcer le passage » sur la réforme constitutionnelle à condition que les barrages soient levés « dans les plus brefs délais ». S’il en est ainsi, il promet de faire « un bilan d’étape dans un mois » et espère ardemment un accord global avec les responsables politiques locaux.
Cependant, les violences continuent dans le nord de Nouméa, malgré la visite d’Emmanuel Macron. Une septième personne a été tuée le 24 mai 2024 dans la ville, pour la première fois par un policier, « pris à partie physiquement ». Les exactions se concentrent désormais dans le nord de l’agglomération, le calme revenant dans plusieurs quartiers où des commerces rouvrent. Le chef de l’État a exhorté les chefs de file indépendantistes d’appeler à « lever les barrages », condition, à ses yeux, pour mettre fin à l’état d’urgence, qui peut être prolongé par le Parlement au-delà du 27 mai 2024. La situation en Nouvelle-Calédonie reste pour l’heure très tendue et incertaine. Les perspectives pour sortir de la crise dépendront en grande partie de la capacité des acteurs politiques locaux à trouver un accord et à rétablir la sécurité sur le territoire.
Le second sujet abordé lors de la visite d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie portait sur les défis économiques et la réparation suite aux dégâts causés par les émeutiers. Pour gérer cette question épineuse, la ministre déléguée aux Outre-mer Marie Guévenoux a prolongé son séjour sur le territoire de quelques jours et une mission spéciale a été instaurée, comprenant des hauts fonctionnaires dépêchés sur place ainsi qu’une « équipe dédiée » à Paris. « La priorité sera accordée à une aide d’urgence pour le paiement des salaires, la résolution des problèmes de trésorerie des entreprises, avec des délais de paiement et des reports d’échéances, avec l’engagement des assureurs et également des prêts taux zéro pour soutenir l’ensemble des professionnels » , a déclaré le président de la République. « Ce qui sera organisé dans les prochains jours, c’est l’établissement d’un fonds de solidarité pour soutenir le secteur économique et ainsi aider les salariés, les gérants et les indépendants dans une situation critique«
En parallèle, l’État mettra en place une « mesure exceptionnelle et urgente » pour la réparation des bâtiments publics, y compris les écoles et les collèges, en faveur des collectivités qui bénéficieront de dispositifs d’aide. « Un travail considérable doit être accompli pour reconstruire rapidement et de manière judicieuse. L’ensemble des acteurs devra élaborer une stratégie économique qui envisage sa diversification et l’avenir du nickel, essentiel dans le contexte actuel »,a souligné Emmanuel Macron.
Les réactions des responsables politiques locaux à la visite d’Emmanuel Macron sur le caillou ont été globalement positives. Sonia Backès, la présidente de la province Sud, a déclaré qu’il y avait « un espace pour un accord global si ces violences cessent immédiatement ». Elle s’est dite « rassurée » sur le plan politique et a souligné que la visite d’Emmanuel Macron lui avait permis de prendre conscience de la gravité de la situation. Elle a cependant insisté sur le fait que le temps de dialogue ne serait ouvert que si les barrages étaient levés et que les violences cessaient. Louis Mapou, le président du gouvernement, a quant à lui indiqué que « les réponses données nous satisfont ». Il a salué la volonté d’Emmanuel Macron de « faire un chemin ensemble » et a souligné l’importance de travailler ensemble pour reconstruire le territoire. Il a cependant précisé qu’aucun chiffre n’avait encore été avancé concernant le montant des destructions et de l’aide de l’État. Nicolas Metzdorf, le député de la seconde circonscription, a pour sa part salué « la franchise et l’écoute » d’Emmanuel Macron, tout en insistant sur la nécessité de « travailler ensemble pour sortir de la crise ».
Dans le même temps, Emmanuel Macron a exhorté le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) à demander à ses partisans de lever les barrages, mais le groupe n’a pas clairement suivi les souhaits du président. Au lieu de cela, le FLNKS « renouvelle son appel au calme » et « demande également de desserrer l’étau », mais précise que cela ne s’applique qu’aux principaux axes de circulation pour permettre aux Calédoniens de circuler librement de manière progressive.
« La cellule de coordination des actions du terrorisme » confirme la poursuite de sa mobilisation
Le même message a été répété la veille par Christian Tein, chef de la cellule de coordination des actions de terrain (CCAT)… mais les habitants de Nouméa , CCAT signifie plutôt volontiers : « cellule de coordination des actions du terrorisme » (NDLR), un groupe radical affilié au FLNKS. Dans une vidéo, Tein a demandé « le retrait du projet de loi sur la modification du corps électoral et l’accession du pays à la pleine souveraineté ». Il a déclaré que le groupe « reste mobilisé » et promet de « mener la contestation jusqu’au bout », malgré le fait qu’il ait été assigné à résidence, que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ait qualifié son groupe de « mafieux » et que le procureur de Nouméa ait ouvert une enquête à son encontre. Pour autant, au lendemain de la visite éclair du Président de la République ,Nicolas Metzdorf, député de la seconde circonscription est revenu le 25 mai 2024 sur sa déclaration emprunte d’optimisme. Il a livré son analyse sur les discussions qui vont s’ouvrir, dans un long message publié sur les réseaux sociaux. Les Leaders indépendantistes apparaissent bel et bien dépassés par une « branche radicale » issue de la CCAT qui ne voudrait pas d’un accord. Ainsi, les « leaders indépendantistes modérés » seraient devenus inaudibles et dépassés par cette branche qui menacerait « tous ceux qui voudront accepter de dialoguer et de taper dans la main avec nous », faisant régner un « régime de la terreur ». On l’aura compris, à l’instar du député on admet volontiers que la quête d’un accord d’ici un mois sera « difficile, pas impossible, mais difficile ». Étant entendu que les habitants de Nouméa sont pris en otage par la CCAT.
Le ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin, a mis en cause le 16 mai 2024 l’implication de l’Azerbaïdjan dans les troubles indépendantistes en Nouvelle-Calédonie. « Ce n’est pas un fantasme, c’est une réalité« , a-t-il déclaré sur France 2, affirmant que « une partie des indépendantistes calédoniens (ont) fait un deal avec l’Azerbaïdjan« .
Cette déclaration intervient alors que le drapeau de l’Azerbaïdjan a été aperçu à plusieurs reprises ces dernières semaines dans les mains et sur les t-shirts de manifestants indépendantistes en Nouvelle-Calédonie. Certains ont même brandi le portrait du président azéri, Ilham Aliev. L’Azerbaïdjan a immédiatement réagi en niant « tout lien entre les leaders de la lutte pour la liberté calédonienne et l’Azerbaïdjan« . Mais pour Tigrane Yegavian, géopolitologue spécialiste du Caucase, cette ingérence via le levier du décolonialisme permet à l’Azerbaïdjan d’accroître son influence à l’international.
Cette ingérence azérie dans les affaires du territoire ultramarin s’inscrit surtout dans un contexte de tension croissante entre la France et l’Azerbaïdjan. Bakou, qui a conquis l’enclave arménienne du Haut-Karabakh en septembre dernier, ne digère pas l’appui politique et diplomatique de Paris à l’Arménie. Dans le même temps, le gouvernement français a interdit en Nouvelle-Calédonie le réseau social chinois TikTok, craignant des tentatives de désinformation venant de puissances étrangères. Le député LR Jean-Louis Thiériot a annoncé son souhait de lancer une commission d’enquête à ce sujet « dès lundi », pour que « ces ingérences étrangères en Nouvelle-Calédonie » soient « dénoncées et documentées ». Car l’Azerbaïdjan comme la Chine opèrent ces derniers temps un rapprochement avec les élites du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et chercheraient, à dessein, à attiser le chaos pour nuire à Paris, chacun pour ses raisons propres.
Pour la Chine, l’intérêt pour l’archipel est double : le nickel, essentiel pour lesindustries de l’aéronautique et de la défense, et sa zone maritime au cœur du Pacifique, fortement géostratégique. La Chine y voit une opportunité de briser l’encerclement dont elle fait l’objet de la part du Japon, de Taïwan et des Philippines, tout en renforçant sa présence dans l’arrière-cour de l’Australie.
L’importance commerciale et militaire de Nouméa n’est pas nouvelle, puisqu’elle avait été convoitée par les Japonais et utilisée par les Alliés comme base logistique pour le Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour autant, l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie est incertain depuis le troisième et dernier référendum d’autodétermination de décembre 2021. En effet, le contexte de ce vote était très particulier, puisqu’il avait eu lieu en pleine épidémie de Covid-19 et que le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), indépendantiste, avait appelé à boycotter les urnes, ce qui avait entraîné une baisse importante de la participation. L’arrivée d’un gouvernement indépendantiste en Polynésie française est une mauvaise nouvelle pour Paris, qui cherche à gérer les conséquences du référendum calédonien. Cependant, cela va également obliger la France à clarifier ses objectifs dans la région.
Contrairement à l’Australie, la poussée chinoise dans la région ne représente pas un risque existentiel pour la France. Cependant, ce que la France doit éviter, c’est une autonomisation de ces deux territoires qui pourrait se terminer par leur vassalisation. Or, la Chine n’est pas la seule à avoir des vues sur la Nouvelle-Calédonie : l’Australie et les États-Unis ont également des relais d’influence dans la région, et ils ne considèrent la France que comme un allié de second rang. L’affaire des sous-marins australiens, commandés en 2016 et annulés en septembre 2021, a d’ailleurs jeté un trouble immense sur les relations franco-australiennes, en démontrant la prééminence des liens anglo-saxons.
Quoiqu’il en soit, la France n’est plus liée commercialement à l’Australie et peut donc jouer sa propre partition dans la région, en s’inspirant de certains micro-États qui soufflent le chaud et le froid et naviguent entre Washington et Pékin, sans s’allier à un bloc. Pour cela, la France devrait mettre les moyens militaires et économiques sur la table, car ce ne sont pas les dizaines de millions d’investissements annoncés par Paris qui convaincront les deux territoires de résister aux promesses mirobolantes venues de Chine. En effet, si la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie sont très utiles pour la projection française dans la région, leur isolement extrême par rapport à l’Europe ne peut que les pousser à travailler avec les pays plus proches en fonction d’objectifs communs.
« On veut tuer du Blanc » a-t-on entendu sur les barricades des Kanaks, tandis que les morts s’empilent et que l’île est couverte d’incendies criminels, de barricades insurgées et de barrage loyalistes. Les forces du désordre institutionnalisé, dernier rempart de l’oligarchie font l’objet de tirs tendus dont l’un a déjà coûté la vie à un gendarme. Tout laisse penser que la situation est bien pire que ce que les médias menteurs laissent entrevoir, tout laisse croire que les « autorités » sont dépassées. Le décret d’État d’urgence en est un aveu fort lisible.
Guerre raciale
Le critère de lecture de ce conflit avec une population demeurée à demi sauvage et il y a peu encore cannibale, est un critère racial. On peut le déplorer ou s’en réjouir, le fait persiste. Ce conflit est bêtement, brutalement, simplement racial. Le vocabulaire employé sur les plateaux de télévision le révèle sans fard. Ce conflit fut déjà sanglant dans un récent passé que la France a semble-t-il oublié – avec ses incendies domiciliaires, ses viols et ses morts comme nous l’avait raconté ADG avant que le Patron ne lui présente la facture.
Étincelle politique
L’étincelle qui a servi de prétexte à rallumer ce conflit est une sombre clause ouvrant le droit de vote aux métropolitains résidant sur l’île. Métropolitains – entendez Blancs – contre Kanaks – noirs aborigènes du Pacifique. La brutale simplicité de ce conflit doit beaucoup à la conscience raciale des Kanaks dont toutes les solidarités plongent leurs racines dans la parenté : famille, clan, tribu, race. Les Blancs eux, pour cents raisons qui dépassent le cadre du présent papier, ont été dépouillés de leur solidarités naturelles. Les Caldoches et les « métro » les réapprennent de façon accélérée. Quand les Orcs assiègent leurs jolies maisons, ils redécouvrent les vertus des solidarités primitives. Ils redécouvrent qu’ils appartiennent à une famille, à un quartier, à une nation, à une race. Cela servira aux métropolitains de Métropole, car ces événements en Nouvelle Calédonie sont des prolégomènes à ce qui finira par se produire en France métropolitaine.
Terminus Haïti
Aujourd’hui, la France continentale est d’ores et déjà un nouveau Brésil, un pays créole de tant d’écœurantes façons. Il s’achemine pour devenir une sorte d’Afrique du Sud, où les Blancs qui ont fait le pays seront chassés de leurs foyers et égorgés, avant de se muer en un Haïti géant, enfin libérés des Français qu’ils auront fini de tuer et de chasser. Noirs enfin seuls, enfin libres, livrés à eux même. Nuit sans fin de la civilisation, vagissement primal jusqu’à ce que toute mort s’en suive.
Ceux dont l’amour de la patrie et l’admiration pour l’œuvre accomplie par leurs aïeux au prix d’efforts héroïques coulent dans le sang, vivent des moments tragiques, car ils savent que la technocratie supranationale veut faire disparaître ce qu’ils ont de plus cher, au profit d’une gouvernance européenne nivelant les particularismes nationaux -qui sont l’âme des nations-, et liée nécessairement à l’OTAN, c’est-à-dire aux États-Unis d’Amérique comme les traités de l’Union Européenne le stipulent formellement.
Ce nivellement présenté comme inéluctable par ses thuriféraires est répété par les médias aux ordres de la direction atlantique.
Voir depuis des années la France, qui était en pointe dans de nombreux secteurs de l’activité humaine, détruite progressivement par des dirigeants médiocres ou corrompus qui ne croient pas en elle et en son destin universel, et ne voient d’avenir que dans la construction d’une Europe supranationale dissolvant les nations, leurs cultures et leurs souverainetés, soulève le cœur de ceux qui s’y refusent et comprennent qu’aucune opposition sérieuse ne peut émerger d’une technocratie surpuissante qui se protège pour conserver son pouvoir par la corruption de tout l’appareil politique.
Imposer à chaque fois la Présidente de la Commission de l’UE quand la Chine invite la France ou vient lui rendre visite est un affront fait à ce grand pays nous honorant de son intérêt et une nouvelle marque de l’abandon de la France au profit de l’entité apatride de Bruxelles, tête de pont sur le continent de Washington.
Pour ajouter à l’infamie, le Président français et la Présidente allemande de la Commission ont parlé anglais au Président chinois dans la palais de l’Elysée !
Ces soumis à la gouvernance mondiale exécutent les plans diaboliques de destruction des atouts et des richesses multiples qui ont fait de la France, une des plus anciennes nations du monde, moteur central du monde gréco-latin- chrétien bâtisseur de la plus grande civilisation que le monde ait connue- d’après Malraux- berceau accueillant des artistes du monde entier et centre rayonnant de la pensée humaniste universelle, enfin, de nos jours encore grâce au Général de Gaulle, détentrice du feu nucléaire « qui rend invulnérable », d’un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, et du plus grand domaine maritime mondial.
Pour les Etats-Unis, le retour de ce rôle singulier de la France serait une catastrophe : une Europe de nations souveraines coopérant entre elles et avec la Russie- un retour du projet gaulliste en quelque sorte- ruinerait leur domination du continent par le biais d’une UE soumise sous le parapluie nucléaire américain.
Pourtant nombreux sont-ils, sans doute majoritaires, qui revendiquent cet héritage, mais écrasés par un système oligarchique possédant financièrement les principaux médias et muselant leur parole.
Cette oligarchie financière basée à la City de Londres et à Wall Street de New York, a progressivement subjugué l’Europe de l’Ouest avec le plan Marshall de l’immédiat après-guerre,
( voir l’excellent ouvrage de l’historienne Annie Lacroix-Riz : « Les origines du Plan Marshall et « La République des imposteurs » et « L’ami américain, Washington contre de Gaulle 1940-1970 » de l’historien Eric Branca, )
puis, après l’effondrement de l’Union Soviétique, l’ensemble du continent, dont elle contrôle désormais toutes les arcanes administratives, sociales, politiques, possède tous les médias qui n’informent plus mais diffusent la propagande visant à perpétuer cette domination. Toute la classe politique européenne est désormais soumise dans une obéissance servile à cette oligarchie qui s’enrichit de toutes sortes de trafics en faisant croire qu’elle lutte contre eux.
( voir à cet égard le livre de Jean-Francois Gayraud « La mafia et La Maison Blanche » ainsi que « L’art de la guerre financière » et ses autres études qui documentent cette prédation mafieuse. Voir aussi Henri ROURE « Dieu n’a pas béni l’Amérique » )
On voit des hommes brillants et cultivés trahir leurs convictions pour « faire carrière » et adopter les perversions morales que l’oligarchie promeut, ou, au minimum, s’en accommoder. Écartés par des complots mafieux sont ceux qui présentent des programmes patriotiques et proposent de remettre les choses à leur juste place.
La démocratie a été pervertie, ses tares fondatrices décrites par Tocqueville dans son observation de la jeune Constitution américaine, vers 1835, ayant subverti les systèmes politiques occidentaux. ( voir ci-dessous ). Il en résulte que seule une étincelle venue de l’extérieur sera susceptible de provoquer le coup de force qui remettra à leurs justes places les valeurs saines, sans doute de façon tragique.
Mais cette révolution européenne est inéluctable car elle est aussi « un impératif catégorique »qui, tôt ou tard, rétablira les équilibres stratégiques logiques : l’Est et l’Ouest du vieux continent n’ont aucune raison de se menacer; l’Ukraine ne doit pas être la plate-forme anti-russe que l’Otan a constituée, provoquant l’intervention militaire russe devant le refus des négociations stratégiques demandées face à cette menace existentielle. La solution à la crise de Cuba en octobre 1962 par le respect des intérêts légitimes des deux blocs est l’exemple à suivre : la sagesse a évité la guerre et de nombreux morts.
La destruction de l’œuvre du Mal qui imprègne toutes les sociétés occidentales ne peut se faire dans un processus électoral classique, biaisé avant même le scrutin, notamment par des sondages manipulés.
Nietzsche, qui annonçait à tous que sa pensée fulgurante ne serait pas comprise avant au moins cent ans, vers la fin de sa période productrice, à Siels-Maria en 1886, s’est interrogé avec insistance dans « Par delà le bien et le mal » sur :
Qui sera le maître de la terre ?
Et de passer en revue les Français épuisés par le socialisme, les Anglais, inintelligents, les Allemands, incapables. Il s’arrête un instant à vanter les avantages d’un métissage d’aristocrates prussiens et de femmes juives, mais il aurait plutôt confiance dans les possibilités non encore exploitées de la race russe .
Acceptons en l’augure : il se pourrait bien, en effet, que la chrétienté orthodoxe russe devienne le phare de la chrétienté globale, accomplissant par là les prédictions de Dostoeïvski – à peu près à la même époque -dénonçant l’attirance du Vatican pour « les idées du siècle », remettant à l’honneur les valeurs fondamentales qui fondent les civilisations, celles de la famille et de la dignité humaine.
Joint au respect des usages, de la tradition et des Anciens propre à la sagesse confucéenne chinoise, au sens de la transcendance chiite éprise de justice et en attente du Messie salvateur, ce corpus culturel et spirituel pourrait constituer le socle sur lequel la Russie, la Chine et l’Iran s’allieraient pour remettre de l’ordre dans les affaires du monde.
Chers amis Étrangers, il vous faut comprendre que la vraie France n’est pas celle des chaînes de télévision ni de ses représentations officielles, toutes entre les mains de l’oligarchie financière mafieuse.
Le peuple français a gardé son bon sens et ses racines culturelles et les manifeste sporadiquement dans des contestations corporatives indépendantes quand l’essentiel vital est menacé , car beaucoup des syndicats ont aussi partis liés avec le système mafieux; mais il a gardé le sens du destin commun, dans les villages et plus généralement en province.
Dans une bonne armée bien entraînée au combat il faut des chefs et des soldats liés par une confiance réciproque, chacun accomplissant sa tâche à sa place, comme il faut des ouvriers, des agriculteurs, des cadres et des dirigeants qui se portent un mutuel respect pour l’emporter sur les défis du progrès, dans la solidarité et la mise en commun des divers talents, chacun apportant sa pierre et son intéressement au succès de l’entreprise. En 1969, la classe capitaliste de l’époque, lassée des exigences du Général de Gaulle de souveraineté nationale, et surtout de participation des employés aux bénéfices de l’entreprise, l’a chassé du pouvoir.
Les différends mondiaux inévitables doivent se régler par la discussion et la diplomatie entre partenaires souverains respectueux.
La France et la Russie doivent naturellement coopérer, c’est un « impératif catégorique », au sens d’Emmanuel Kant, comme Chateaubriand et de Gaulle l’ont rappelé, quelles que soient les circonstances.
Dans le sillage de de Gaulle, la Chine et l’Iran doivent aussi être des partenaires privilégiés de la France, dans le respect des différences culturelles et dans l’intérêt mutuel. Une grande politique mondiale de la France en Europe, en Orient -Moyen et Extrême – doit s’appuyer sur les réalités géopolitiques. Notre héritage culturel au Liban et en Syrie, de même que nos possessions en Indo-Pacifique doivent nous imposer une coopération de bon voisinage avec la Russie, l’Iran et la Chine.
Sans oublier de « marchemos la mano en la mano », « marchons la main dans la main » avec l’Amérique Latine.
La situation que connaît Gaza depuis plus de cents cinquante jours est atroce. Ce qui se passe là-bas, dans le silence complice de l’Amérique et de l’Union Européenne est révélateur de l’inversion totale des « valeurs » que ces pays prétendent défendre.
Il faut dire que les crimes commis par les Israéliens à Gaza et en Cisjordanie ont leurs racines dans l’histoire lorsqu’il y a un peu plus d’un siècle, Clémenceau, sans consulter personne, abandonna le protectorat de la France sur la Palestine au profit des Anglais, le 1er décembre 1918. A partir de ce moment là, les Britanniques, en collaboration avec les sionistes, commencèrent à « judaïser » la Palestine comme promis implicitement dans la déclaration Balfour. Le problème, c’est que les juifs, à l’époque, n’étaient que 60 OOO en face de 680 000 Palestiniens peu décidés à se laisser faire. L’Angleterre utilisa la force pour imposer la dictature de la minorité juive en Palestine.
Suite à l’abandon de ce pays par la Grande-Bretagne après la seconde guerre mondiale, l’ONU divisa la Palestine en deux Etats dont le plus petit fut donné à la majorité arabe, majorité devenue, il est vrai, minorité lorsque 7 à 800 000 Palestiniens furent chassés de chez eux par les sionistes, sans que les Occidentaux protestent. Il est vrai qu’à l’époque, ces départs furent présentés comme des départs volontaires alors qu’ils faisaient suite à de multiples massacres organisés et orchestrés par les terroristes juifs. Personne n’était dupe mais les grandes puissances se turent. Depuis, au gré des conflits, les Palestiniens furent persécutés de toutes sortes de manières jusqu’à l’intifada des pierres qui conduisit aux accords d’Oslo. Un court moment, on put croire qu’une solution pacifique pourrait émerger mais la mauvaise foi des Israéliens et l’assassinat de Rabin eurent raison des velléités de paix de ces derniers.
La colonisation à marche forcée d’un coté, l’enfermement concentrationnaire des Gazaouis de l’autre furent le lot quotidien des Palestiniens depuis 1967 jusqu’à aujourd’hui. En 2007, un blocus transforma Gaza en un véritable camp de concentration. Les révoltes furent réprimées dans le sang comme « plomb durci » ou « barrière protectrice »…. Elles firent 11300 tués et 157000 blessés depuis 2000, et ce jusqu’à ce jour fatidique d’octobre…
Trop d’indices et de preuves montrent que Netanyahu était au courant de ce qui se préparait. Gaza fourmille d’espions. Il avait été averti par le ministre des Renseignements égyptien, par les Américains et par Yeir Lapid, le chef de l’opposition. Or, non seulement le Premier ministre israélien ne tint pas compte de ces avertissements mais il envoya une partie des troupes qui surveillaient Gaza dans le nord du pays à ce moment là et il autorisa une rave-partie à proximité du camp de concentration de Gaza cette nuit là.
Depuis, sous prétexte de libérer les otages et de punir le Hamas, les Israéliens ont rasé Gaza, tué 25 000 civils, en majorité des femmes et des enfants et obligé 85% des gens à se déplacer. Dans la ville de Gaza où 400 000 personnes survivent, il n’y a plus d’hôpital. Seules 3 cliniques fonctionnent encore mais il y a très peu de médecins, pas de médicaments. La population est privée de nourriture. Les gens en proie aux épidémies meurent comme des mouches.
On assiste à un génocide qui doit conduire les survivants à partir. Comme l’a dit Nissim Vatressi, vice-président de la Knesset : « Maintenant, nous avons tous un objectif commun : effacer la bande de Gaza de la surface de la terre ». Pour ce faire, rien de plus simple : pour le général Gallant, ministre de la Défense, il faut traiter les Gazaouis en « animaux humains » en les affamant, ce que les sionistes font depuis trois mois. Pour le ministre du Patrimoine, il faut envoyer une bombe atomique sur le territoire. Le 28 octobre, Netanyahu a rappelé ce que Yahvé avait prescrit à Saul :tuer tous les hommes, les femmes et les enfants des Amalécides. Le génocide actuel obéit à un plan d’épuration ethnique, le plan Feighin, élaboré en 2014 par un ancien vice-président de la Knesset et il suit les prescriptions de leur dieu.
Devant tant de crimes planifiés de longue date, l’Afrique du Sud a eu le courage de trainer Israël devant la Cour internationale de Justice de La Haye. Quel que soit la décision de la Cour, l’impunité totale dont jouissait jusque là l’entité sioniste est terminée. Mais, il ne faut pas se faire d’illusions : la lutte sera longue et difficile car leurs antennes et surtout les collabos tiennent tout en Amérique et en Europe, à commencer par les gouvernements.
Il fut un temps où la loi, en France, n’autorisait pas le divorce. Le divorce, c’est-à-dire la prétendue dissolution du lien conjugal, fut autorisé une première fois par une loi de 1792 ; puis aboli, sous la Restauration, par la loi Bonald ; et de nouveau autorisé sous la Troisième République, par la loi Naquet.
Le livre que Bonald a écrit contre le divorce n’a rien perdu de son actualité. Combat d’arrière-garde, diront certains. Mais qu’importe ? Une loi « contraire à la nature de la société (1) » ne doit jamais être regardée comme définitive. Le livre de Bonald est un résumé et une réfutation de ce qu’on peut appeler la philosophie moderne. Car la question du divorce est « le champ de bataille où cette philosophie combat depuis si longtemps contre la raison (2)».
La philosophie moderne balance entre l’athéisme et le déisme, qui n’est qu’un « athéisme déguisé (3) », disait Bossuet. D’une manière ou d’une autre, elle ôte Dieu de l’univers : « La philosophie moderne, née en Grèce de ce peuple éternellement enfant, qui chercha toujours la sagesse hors des voies de la raison, commence par ôter Dieu de l’univers, soit qu’avec les athées elle refuse à Dieu toute volonté, en lui refusant même l’existence, soit qu’avec les déistes elle admette la volonté créatrice, et rejette l’action conservatrice ou la Providence ; et pour expliquer la société, elle ne remonte pas plus haut que l’homme : car je fais grâce au lecteur de tout ce qu’elle a imaginé pour rendre raison de l’univers physique, et même de l’homme, sans recourir à un être intelligent supérieur à l’homme et à l’univers. (4) »
Ayant ôté Dieu de l’univers, la philosophie moderne est incapable de concevoir les devoirs de l’homme ; elle ne songe qu’au bonheur de l’homme, c’est-à-dire au fond à son plaisir. Or, « la fin du mariage n’est pas le bonheur des époux, si par bonheur on entend, comme dans une idylle, le plaisir du cœur et des sens, que l’homme amoureux de l’indépendance trouve bien plutôt dans des unions sans engagement. (5) »
Le mariage est un engagement, et de cet engagement naissent des devoirs. « L’homme, la femme, les enfants sont indissolublement unis, non parce que leur cœur doit leur faire un plaisir de cette union ; car que répondre à celui d’entre eux pour qui cette union est un supplice ? Mais parce qu’une loi naturelle leur en fait un devoir, et que la raison universelle, dont elle émane, a fondé la société sur une base moins fragile que les affections de l’homme. (6)»
Bonald se dit persuadé « que le divorce, décrété en France, ferait son malheur et celui de l’Europe, parce que la France a reçu de mille circonstances natives ou acquises le pouvoir de gouverner l’Europe par sa force et par ses lumières, et par conséquent le devoir de l’édifier par ses exemples (7) ».
La question du divorce « remue à elle seule toutes les questions fondamentales de la société sur le pouvoir et sur les devoirs (8) ». L’intention de Bonald est de « faire voir que de la dissolubilité du lien conjugal ou de son indissolubilité, dépend en France et partout le sort de la famille, de la religion et de l’État (9) ».
Le divorce, « faculté cruelle qui ôte toute autorité au père, toute dignité à la mère, toute protection à l’enfant, (10) » n’est pas seulement l’affaire des époux : c’est aussi l’affaire des enfants. « L’engagement conjugal est réellement formé entre trois personnes présentes ou représentées ; car le pouvoir public, qui précède la famille et qui lui survit, représente toujours, dans la famille, la personne absente, soit l’enfant avant sa naissance, soit le père après sa mort. »
Dans le divorce, les droits de l’enfant sont piétinés. « Le père et la mère qui font divorce, sont réellement deux forts qui s’arrangent pour dépouiller un faible ; et l’État qui y consent est complice de leur brigandage. (11) » Par le divorce, la femme devient une marchandise. « Si la dissolution du lien conjugal est permise, même pour cause d’adultère, toutes les femmes qui voudront divorcer se rendront coupables d’adultère. Les femmes seront une marchandise en circulation, et l’accusation d’adultère sera la monnaie courante et le moyen convenu de tous les échanges. (12) »
Cette prédiction n’est-elle pas réalisée sous nos yeux ?
L’Assurance Maladie a proposé le 8 février dernier la mise en place d’un « forfait médecin traitant unique ». Ce forfait détermine un prix forfaitaire pour chaque patient selon sa situation sociale (détenteur de l’ACS, de la CMU…) et la bonne réalisation de vaccins et d’examens de dépistage (vaccination antigrippale, vaccination anti-HPV, dépistage du cancer colorectal, réalisation du fond d’œil pour les diabétiques…). Autrement dit, plus le patient réalise les vaccins et les dépistages proposés, plus son médecin reçoit d’argent de la Sécurité Sociale.
Il existe déjà trois forfaits pour la rémunération du médecin traitant. Cette rémunération forfaitaire représente environ 10% de son chiffre d’affaires annuel, le reste étant constitué par la rémunération à l’acte. L’un de ces forfaits est la fameuse ROSP (« rémunération sur objectifs de santé publique »), refusée par certains médecins pour des raisons déontologiques, qui établit des pourcentages conditionnant une certaine rémunération. Par exemple, pourcentage de patients s’étant fait vacciner contre la grippe, pourcentage de prescriptions d’antibiotiques.
Il faut souligner que, dans le cadre de la ROSP ces restent anonymes. Si le nouveau « forfait médecin traitant » est mis en place (ce qui va être compliqué d’un point de vue administratif au vu du nombre de renseignements qu’il va falloir gérer), l’anonymat sera rompu, le médecin saura combien tel ou tel patient lui rapporte, et pourquoi. Plus un patient aura bien fait ce que les autorités sanitaires lui demandent, plus son médecin traitant sera payé. Ainsi que l’indique Thomas FATOME, le Directeur Général de la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) : « On bascule d’une logique par patientèle à une logique par patient ». Le secret médical sera rompu lui aussi puisque les autorités administratives seront au courant du dossier de chaque patient.
Un médecin peu scrupuleux pourra ainsi prioriser les patients qui lui seront le plus rentables. La relation médecin-patient, déjà bien mise à mal suite au désastre vaccinal covidien, va encore se dégrader. La déontologie est atteinte dans ses bases les plus élémentaires. Ainsi que le dénonce sur X (Twitter) le Dr Guillaume BARUCQ : « On monétise les patients selon leur degré d’obéissance, non plus au médecin, mais à l’administration ».
Ce nouveau forfait est requis par la CNAM en échange d’une hausse du tarif de la consultation (passage à 30 euros) demandé par les syndicats de médecins généralistes (qui se disent représenter les intéressés). La CNAM demande également « l’amélioration de l’accès aux soins » par l’augmentation de l’installation de généralistes dans les zones sous-dotées, et la réduction de certaines prescriptions d’examens biologiques et d’arrêt de travail. Pour l’instant les moyens que la CNAM compte mettre en œuvre pour cela ne sont pas détaillés…
Tout cela indique une mise en place progressive d’une rémunération salariale des médecins (en particulier généralistes), comme l’a d’ailleurs souhaité Macron : il faut « quitter le modèle de la rémunération à l’acte ». Les médecins perdront leur indépendance. De même la mise en place progressive d’une rémunération en fonction des objectifs des autorités pseudo-sanitaires mondialistes accroîtra le contrôle des prescriptions et la soumission des médecins et des patients. La menace d’une forme de crédit social se précise peu à peu.
Sauville, M. Illustrateur. La Gueuse. Impression photomécanique en couleurs. 1903. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
« La seconde des idées révolutionnaires, le principe d’Égalité, constitutif du régime démocratique, livra le pouvoir au plus grand nombre, aux éléments inférieurs de la nation, producteurs moins énergiques et plus voraces consommateurs, qui font le moins et mangent le plus. Découragé, s’il est entreprenant, par les tracasseries de l’Administration, représentante légale du plus grand nombre, mais, s’il est faible ou routinier, encouragé par les faveurs dont la même administration fait bénéficier sa paresse, notre Français se résigna à devenir un parasite des bureaux, de sorte que se ralentit et faillit s’éteindre une activité nationale où les individus ne sont pas aidés à devenir des personnes et les personnes étant plutôt rétrogradées jusqu’à la condition des individus en troupeaux. »
(Charles Maurras, Romantisme et Révolution, Préface L’origine commune)
Contradiction apparente
Nous abordons le deuxième volet du désordre social, en contradiction apparente avec le premier. En effet, à première vue, liberté absolue et égalité sont des termes antinomiques. La liberté sans bornes offre aux membres de la société la loi de la jungle où le fort écrase le faible. Sous la Révolution, la loi Le Chapelier, mère du problème ouvrier en fut un exemple illustre. La destruction des corporations au nom de la Liberté livra l’ouvrier à l’arbitraire patronal.
Mais, contraires selon les règles de la logique classique, les deux éléments de la doctrine républicaine, le libéralisme et l’égalitarisme, sont complémentaires dans la mystique démocratique en cela qu’ils ressortent tous deux du même principe erroné ; l’autonomie de l’individu.
Il existe certes une égalité spécifique entre tous les hommes, mais cette égalité par essence n’empêche pas l’inégalité individuelle des conditions, l’inégalité accidentelle qui fonde les droits relatifs des membres d’une société saine et raisonnable.
Les conséquences de l’Egalité
Le pouvoir, en République, va donc être en apparence livré à la masse, et, reprenant les analyses que saint Thomas a tirées d’Aristote et de Cicéron, Maurras évoque la foule de ceux qui coûtent au corps social plus qu’ils ne lui rapportent, le grand nombre de ceux qui, poussés par les démagogues, voteront les dépenses que le petit nombre règlera. La foule gaspillera, les créateurs de richesses s’épuiseront, et la société sombrera dans l’appauvrissement.
La liberté sans frein ayant engendré l’administration, car il faut bien que l’élu tienne son électeur, cette dernière va se mettre naturellement au service de l’égalité socialisante. Le Français actif et indépendant connaîtra d’abord les freins et les brimades des bureaux mis au service de l’envie égalitaire, et bientôt le citoyen qui pouvait contribuer à la prospérité générale, qui était une personne, c’est-à-dire un être conscient et responsable, conscient de ses droits, de ses devoirs et de ses possibilités, se dégradera en simple individu, consommateur assisté de l’Etat-Providence.
En prétendant concilier des principes frères, dangereux séparément, mortels quand ils sont associés, la démocratie désagrège la société et ravale les personnes au rang d’individus soumis.
« Les libertés, cette énonciation est un non-sens. La Liberté est. Elle a cela de commun avec Dieu, qu’elle exclut le pluriel. Elle aussi dit : sum qui sum. » le lecteur aura reconnu les accents inimitables de Victor Hugo quand il se prend pour un penseur. Leconte de Lisle a dit qu’il était bête comme l’Himalaya. C’est pourtant à l’ombre de l’inégalité reconnue, protectrice, que peuvent fleurir les libertés qui assurent l’épanouissement de la personne, sa réalisation pour le Bien commun.
Après la constitutionnalisation de la « liberté d’avorter », à une encablure d’une loi sur la fin de vie dont la discussion devrait commencer en juin, centrée sur le suicide assisté et prévoyant pour les cas où celui-ci est impossible « l’exception d’euthanasie ». Sur le plan de la gravité et de la symbolique des initiatives réussies ou qui risquent de prospérer sous Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs, cette présidence d’un homme qui a fait le choix de ne pas procréer aura été l’une des plus transgressives de l’histoire de France. Mise en œuvre par lui et ceux qui l’entourent, elle est un assaut multiforme contre la vie, la famille, la lignée, les liens constitutifs d’une société ordonnée au bien commun. Le gendre idéal, le Jupiter lisse qui a le soutien des gens conformistes, bien installés et convenables (sans compter ceux qui se souviennent de lui comme de leur sauveur face à la menace mortelle du covid) est en train de détruire, morceau par morceau, ce qui nous reste de civilisation. Il nous a précipités dans la Révolution par excellence, celle qui fait table rase de tout, y compris de l’homme lui-même et de ce qui fait son humanité.
On nous dit – dans le domaine de la bioéthique, bien sûr, pas celui des paysans, des droits des parents ou de la liberté d’éducation, pour n’évoquer que ceux-là – que l’heure est à l’autonomie absolue de la personne, à la prise en compte de tous les droits et au respect de chacun dans sa liberté de vivre et de procréer. Mais le vrai message que susurre ce discours en apparence bienveillant tient en cinq mots : « Vous serez comme des dieux. » Avec lui, c’est à chaque homme, à chaque femme, et à toutes leurs déclinaisons intermédiaires et changeantes qu’appartient le droit de dire « son » bien, « son » mal, pourvu qu’il aille contre leur acception traditionnelle. Le bien commun, quant à lui, est remplacé par l’ego, ou la somme des ego, et la politique est priée de les servir, même dans ce qu’ils ont de plus conflictuel. Avec un bonus pour le droit du plus fort, par le fait même.
Pour prendre la mesure de ce grand bouleversement qui s’apprête aujourd’hui à franchir de nouvelles étapes fondamentales, il faut souligner le rôle joué par la science, la technique, la machine. Ce faisant on comprendra qu’il ne s’agit en effet que d’une étape: l’avènement de l’intelligence artificielle, de l’homme augmenté et des robots de plus en plus humanoïdes prolongeront – si nous les laissons faire – et aggraveront l’exercice de la haine contre notre nature. Cette nature est niée, nous ne vaudrions pas plus que les autres espèces sur notre planète divinisée… Alors que nous sommes corps et âme créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, appelés à jouir avec lui d’une joie éternelle et à cette fin, soumis à ce que l’on pourrait appeler le mode d’emploi divin qui affirme, à travers la morale, les conditions de notre bonheur.
Revenons à la science. Le ministère de la Santé définit la bioéthique comme un « ensemble de recherches, de discours et de pratiques, généralement pluridisciplinaires, ayant pour objet de clarifier ou de résoudre des questions à portée éthique suscitées par l’avancement et l’application des technosciences biomédicales ».
Tout ce qui renverse aujourd’hui l’ordre établi a été rendu possible par la médicalisation de la procréation (ou son évitement) et la démédicalisation de ce qui était naguère, dans la plupart des cultures du monde, considéré comme un désordre psychiatrique.
D’un côté, le succès (on ne parle guère des inconvénients) de la contraception mécanique ou hormonale sous toutes ses formes, la sécurisation de l’avortement (pour la mère, s’entend), chirurgical ou chimique, l’accès aux gamètes et aux embryons humains, que l’on peut modifier, étudier et détruire, trier, fabriquer, implanter où l’on veut et peut-être un jour dupliquer sans même avoir recours à autre chose qu’à l’ADN de l’intéressé, fait progresser la maîtrise de la fertilité et l’artificialisation de la procréation.
De l’autre, la relative « propreté » de l’élimination du souffrant ou du gêneur en fin de vie ou fatigué de vivre : antalgiques, sédation, poison mortel vous ont aujourd’hui un petit air de médecine compatissante. Fabriquer la vie ou précipiter dans la mort relève aujourd’hui de la technique de laboratoire assistée par le discours politico-médiatique. C’est le progrès !
Et nous en sommes là justement : à l’idée que toutes ces innovations prométhéennes doivent être accessibles à tous, moyennant quelques interdits de façade, plus ou moins pérennes.
Ce n’est pas par hasard que la PMA – la procréation médicalement assistée – a été étendue à toutes les femmes, qu’elles soient célibataires ou en couple de même sexe, sous le premier quinquennat Macron. Il a paru ces jours-ci dans Le Monde un long entretien avec une psychologue, Alix Franceschi-Léger, où elle parle de ses couples qui ont « l’impression de se transformer en machine » en confiant leur désir d’enfant au médecin, et en assumant toute la lourdeur de cette procédure qui est très loin d’aboutir à chaque fois. Mais cette lourdeur, si parlante, qui en dit tant sur l’aspect anti-naturel de ce forçage des corps de l’homme et surtout de la femme, est gommée du débat public. Un enfant sur trente est aujourd’hui conçu de cette manière, dans l’éprouvette du technicien : père et mère sont en voie de devenir des catégories vouées à la confusion, on ne sait plus qui est qui, qui est quoi, lalégitimité de la descendance est devenue une blague. Amoyen et à long terme, c’est le chaos qui s’annonce, soutenu par des lois de filiation profondément révolutionnées, elles aussi sous Macron.
Alors que la France connaît un déficit de naissances historique, le président a annoncé le « réarmement démographique », avec un « grand plan de lutte contre l’infertilité ». PMA étendue, congélations d’ovocytes en feront-elles partie ? C’est la tendance mondiale, de la Russie aux Etats-Unis ; la Chine rendue exsangue par sa politique de l’enfant unique subventionne depuis peu la fécondation in vitro. A force de jouer aux apprentis sorciers les Etats prennent la main…
La PMA a aujourd’hui un visage à la tête de l’État :celui de Gabriel Attal, Premier ministre qui a brandi son homosexualité comme un symbole lors de son premier discours de politique générale et qui a lui-même révélé il y a trois ans être né d’une fécondation in vitro. Attal s’est aussi montré favorable à la GPA, la « gestation pour autrui » qui est en réalité une location d’utérus. Il s’est dit « pas contre une GPA éthique » lors d’un entretien en 2019. Comme si c’était possible. Comme s’il pouvait être « éthique »de fabriquer des embryons, d’en choisir un ou plusieurs selon leur bonne santé, de les implanter chez une mère pour être portés pendant neuf mois et de lui arracher le fruit de ses entrailles à la naissance. Logiquement, c’est la prochaine étape législative. Y arriverons-nous ? Sinon aujourd’hui, du moins avant la fin du deuxième quinquennat Macron ?
Le débat sur la constitutionnalisation de l’« interruption volontaire de grossesse » risque fort d’avoir pour conséquence d’éliminer les espoirs ou plutôt les illusions de ceux qui pensent possible le maintien de quelques barrières dans le domaine. Quasiment comme un seul homme, les députés ont décidé par 493 voix contre 30, et 23 abstentions, d’inscrire la liberté d’avorter dans la « carte d’identité » de la République. Et même parmi les opposants si peu nombreux, personne n’a affirmé le droit de vivre de l’enfant conçu en tant qu’être humain unique et irremplaçable, membre à part entière de notre espèce : ils ont plutôt souligné que l’accès à l’avortement n’était de toute façon pas menacé.
Autrement dit, et quoi qu’ils en pensent dans leur for intérieur, chez les élus du RN à ceux des Insoumis en passant par toutes les couleurs de l’hémicycle, le débat de fond n’existe plus et n’a même plus le droit d’exister dans la sphère politique. Ils n’entendent pas ramer à contre-courant du sens de l’histoire qu’on leur impose et auquel la plupart a de toute façon adhéré. Ils ont accepté les transgressions les unes après les autres, et le discours des droits a fait le reste. Il suffira de l’activer une nouvelle fois pour aller plus loin encore.
En réalité, ils sont tous soumis, aveuglément soumis au mensonge bioéthique. Celle-ci se prétend éthique mais a depuis sa création rejeté les principes les plus simples de la morale et de la réalité humaine et familiale, conditions la véritable paix sociale qui est tranquillité de l’ordre.
Sous Macron, cette emprise nihiliste s’est appesantie comme jamais. On peut la refuser au plan individuel, construire sa vie et sa famille en contournant le néant, mais si la France doit rester ce qu’elle est, on ne peut nier que le combat est aussi politique, et condition de survie.
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